The Dictator met en scène un dictateur mégalomane de la République fictive de Wadiya, incarné par Sacha Baron Cohen, dans une satire outrancière et vulgaire des régimes totalitaires contemporains.
Le film excelle à créer un humour absurde et provocateur dès le départ, avec un rythme effréné qui enchaîne les gags trash sur le pouvoir absolu, les préjugés culturels et les clichés occidentaux, porté par une performance déchaînée de Cohen qui domine chaque séquence.
Cependant, cette énergie débridée s’essouffle par moments dans la seconde moitié, où certains sketches s’empilent sans toujours renouveler l’inventivité, et où la crudité des blagues peut lasser au profit d’une critique plus frontale mais moins subtile. Malgré ces longueurs, l’ensemble reste irrésistiblement drôle pour qui apprécie le second degré extrême, avec des répliques cultes qui collent à la peau et une satire qui égratigne sans complaisance.
Une comédie provocatrice portée par Sacha Baron Cohen, qui assume pleinement son humour absurde, satirique et volontairement excessif. La réalisation de Larry Charles mise sur la caricature et la provocation, avec des situations parfois très drôles, parfois plus discutables selon la sensibilité de chacun.
Le film enchaîne les gags sans retenue, mais l’efficacité est inégale : certaines idées font mouche, d’autres tombent à plat ou s’étirent inutilement. L’ensemble reste néanmoins divertissant pour les amateurs d’humour irrévérencieux, sans atteindre le niveau de ses œuvres les plus marquantes.
Aladeen est le dictateur du Wadiya et est convoqué par le conseil des Nations Unies, où un complot pour le destituer se trame. Aladeen va devoir se battre pour récupérer son trône... Sache Baron Cohen s'amuse toujours comme un gamin avec son personnage, ici il accumule les gags et scuds contre nos dictateurs contemporains, tous y passent avec plus ou moins de goût (surtout moins !). Il est aussi l'un des rares à pouvoir se permettre de se moquer de certains tabous des sociétés occidentales (on sait tous pourquoi !), et même l'un des premiers à jouer avec le militantisme urbain ridicule qu'on voit un peu partout aujourd'hui. Perso, je suis fan de cet humour et je ne vois pas d'autres alternatives ou concurrents dans la comédie. Il y a de bonnes idées, des scènes que je trouve hilarantes (notamment celle du spoiler: léchage d'aisselle ) mais je n'ai pas retrouvé la folie de Borat (dont le sel venait aussi de son côté documentaire).... ce sera bien plus abouti avec "The Grimsby brothers" !
Comédie parodique réalisée par Larry Charles, The Dictator est un très bon divertissement. L'histoire nous fait suivre l'Amiral Général Aladeen, fils d'un dictateur lui ayant succédé à la tête de la République de Wadiya alors qu'il venait de fêter ses sept ans, au détriment de son oncle Tamir, qui espérait accéder au pouvoir. Régnant en maître sur ce petit État pétrolier situé dans la corne de l'Afrique, le dictateur, qui développe un programme d'armes de destruction massive, se voit sommé par les Nations Unies de s'expliquer, faute de quoi une intervention militaire serait mise en œuvre. Conscient des risques qui planent sur son pouvoir autocratique, il se résout à voyager jusqu'aux États-Unis afin d'intervenir au Conseil de Sécurité de l'ONU. Seulement, arrivé sur place, son oncle va le trahir en mettant en application un plan visant à le faire assassiner et à le remplacer par un sosie, un éleveur de chèvres simplet. Ainsi, Tamir espère instaurer une démocratie de façade lui permettant de faire main basse sur le pétrole wadiyen. Commence alors un périple pour l'Amiral Général Aladeen qui tente de reprendre sa place, non pas sans difficultés. Ce scénario s'avère franchement plaisant à visionner pendant toute sa courte durée d'une heure et vingt minutes. L'intrigue débute en exposant la façon dont est arrivé au pouvoir l'homme, ainsi que sa personnalité fantasque et autoritaire. S'ensuit une mésaventure savoureuse donnant lieu à des scènes toutes plus délirantes les unes que les autres. Le récit s'appuie sur de véritables dictateurs ayant sévit afin de nous offrir ce portrait semblant fictionnel mais pourtant hélas réel pour certaines populations. Le ton se veut politiquement incorrect à la faveur de gags trashs et sans restrictions se lâchant complètement en s'en prenant à tout le monde. L'humour vulgaire et obscène fonctionne parfaitement en décrochant de nombreux rires et sourires tout du long. C'est franchement drôle. L'ensemble est porté par des personnages hauts en couleur, à commencer par la tête d'affiche. Un rôle parfaitement incarné par un Sacha Baron Cohen s'en donnant à cœur joie à jouer ce Guide suprême misogyne, anti-occidental et antisémite. Cela est d'autant plus réjouissant quand on sait de quelle confession il est réellement. Il est entouré par une distribution tout aussi appréciable comprenant Ben Kingsley, Anna Faris, Jason Mantzoukas ou encore John C. Reilly. Tous ces individus entretiennent des rapports amusants, soutenus par des dialogues qui le sont tout autant. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère de bonne facture. Sa mise en scène amène bien les gags et évolue dans des environnements plaisants alternant entre le pays fictif et la ville de New York. Ce visuel contrastant est accompagné par une bande originale particulièrement appréciable à la faveur des ses titres aux sonorités arabisantes. De plus, celle-ci intègre de nombreux morceaux connus en version arabe qui sont tout aussi bons. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à The Dictator qui, en conclusion, est un long-métrage hautement sympathique, faisant passer un très bon moment de détente, méritant donc largement le coup d'œil.
Un film aussi absurde que drôle, qui me fait toujours autant rire
Le Dictateur reste pour moi un film culte. Je l’avais vu il y a quelques années et, même en le revoyant aujourd’hui, il me fait toujours autant rire. Il y a sûrement une part de nostalgie, mais certaines scènes sont juste incroyables.
La scène de la course m’a encore tué : spoiler: le fait qu’il donne le depart avec un pistolet et qu’il prenne ce même pistolet pour éliminer les autres concurrents c’est tellement absurde que ça en devient génial. Pareil pour la scène de la tyrolienne : spoiler: le moment où il reste bloqué au milieu, et que le ridicule monte en puissance, c’est impossible de ne pas rire tant la scène est poussée à l’extrême.
C’est vraiment un film à prendre au second degré. On ne le regarde pas pour réfléchir ou devenir plus intelligent : au contraire, on en ressort sûrement un peu plus stupide qu’avant, mais dans le bon sens. C’est typiquement le genre de film où on coupe le cerveau et on profite juste de l’humour débile et assumé.
Bref, si vous aimez les comédies absurdes, parfois lourdes mais toujours efficaces, Le Dictateur est un classique à revoir sans hésiter.
On ne présente plus Sacha Baron Cohen, le trublion du cinéma subversif américain. Le légendaire Borat nous revient ici dans une nouvelle comédie tordue où il interprète un dictateur qui découvre la démocratie américaine. Bien évidemment, la critique du pays de l'oncle Sam sera présente, lors d'un discours final magistral.
Très drôle, on ne peut pas faire plus politiquement incorrect, comme c'était déjà le cas dans Borat et Bruno. Ce Dictator sort l'artillerie lourde en matière de clichés. Je l'ai préféré aux précédents films, qui se présentaient sous forme de documentaires, ce dont je suis moins fan. Et puis même si l'humour potache est ici aussi parfois en dessous de la ceinture, je le trouve plus fin, si je puis dire, à bien des égards. Pour les amateurs du genre qui n'ont pas froid aux yeux, vous aimerez à coup sûr cette comédie mémorable qui ne respecte rien. Un excellent divertissement.
Une satire XXL, un récit parodique poussé à l'extrême sur les clichés arabes, journalistiques et politiques mais sur un réel fond véridique. spoiler: Un récit aux scripts simplement impensables aujourd'hui tant ils provoqueraient des réactions fortes dû aux machisme, sexisme, racisme ethnique et donc clichés en cascade du monde arabes (avec quand même une sacrée intelligence verbale mêlant français et "familiarités" arabes). Un récit donc sur cette dictature fictive mais relatant tous ce qui fait de ces régimes des réalités, d'un palais princier surréaliste, condamnations d'une absurdité profonde à la chaine et nombrilisme lunaire. Une morale également bien pensée par rapport à cette solitude que vit cet homme, refusant pourtant toutes avancées sociales et donc, démocratie d'avenir, constate en se voyant peu à peu victime de son auto censure au monde extérieur. Quand au jeu du principal intéresser, Sacha Baron Cohen s'en donne à cœur joie et pousse donc son rôle au plus loin, au plus haut de l'absurde mais une fois encore, respecte les éléments bien réel d'une homme sans fois ni loi. Ben Kingsley ("Prince of Persia", "Ghandi", Iron-Man 2", "Shutter Island"...) en conseiller principal, homme de main mais futur traitre, respecte à son tour les éléments clés, gardant par contre, tous son sang froid. Anna Faris enfin incarne ce que tous les machos détestes, à savoir une femme dirigeant une équipe, une femme d'ambition aux convictions bien présentes et une profonde envie (même si c'était pas gagner d'avance) d'aider à l'insertion, ce dictateur passé rapidement au stade de "victime collatérale" . Une satire réussie mais qui aujourd'hui, à profondément vieillie.
il faut savoir ce qu'on regarde quand on lance ce film. inutile d'y aller si on n'est pas amateur du genre. c'est plein de bonnes idées, c'est presque dingue que ce film ait pu sortir comme ça. c'est pas parfait, c'est pas toujours drôle mais c'est à voir car c'est vraiment globalement réussi et unique
Cette parodie démarre bien, mais n'arrive tout simplement pas à garder le côté amusant du début, elle s'enlise et l'humour devient trop "cheap". Néanmoins c'est un divertissement convenable et évidemment différent de ce qu'on nous sert habituellement. A voir une fois pour le côté déjanté. Il est difficile d'oublier ce film, mais ça n'en fait pas un "must" du cinéma pour autant.
Alors que le film a des moments humoristiques et des lignes satiriques intelligentes qui rappellent les succès antérieurs de Cohen comme « Borat », il souffre souvent d'un humour grossier et prévisible qui ne fonctionne pas toujours. Abandonnant le style documentaire de ses films précédents pour une structure scénarisée conventionnelle, il vise à parodier les régimes totalitaires et les normes culturelles occidentales avec un mélange d'humour cru et de slapstick. Malheureusement, le film semble parfois trop désireux de choquer plutôt que de divertir avec intelligence. Bien que certains critiques et spectateurs apprécient les jeux de mots occasionnels et l'esprit caractéristique de Cohen, d'autres trouvent que le film manque de profondeur et ne livre pas constamment la satire mordante pour laquelle Cohen est connu. Pour moi, « The Dictator » reste un effort audacieux mais inégal qui ne parvient pas à exploiter pleinement son potentiel satirique. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Une bonne satyre du régime dictatorial vue par les américains !Une histoire bien construite avec un personnage principal bien amené tout le long film. Malgré ce ton humoristique bien ajusté à chaque moment du film, ce film n’est pas une très grande réussite. D’une part, on se retrouve rapidement soûlée de ce trait comique parfois lourd, et d’autre part le scénario est facile à deviné. Un choix beaucoup plus poussé pour ce genre de film n’aurait pas été de refus, c’est dommage !