Lola Montès
Note moyenne
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61 critiques spectateurs

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soniadidierkmurgia

1 449 abonnés 4 357 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2012
Le dernier film de Max Ophüls est à rapprocher du "French Cancan" de Renoir de la même année et du "Moulin Rouge" d'Huston sorti en 1952 dans la volonté de leurs auteurs d'effectuer un travail sur la couleur au travers de la restitution d'une époque. La belle époque pour Renoir et Huston, la première moitié du XIXème siècle pour Ophuls. Le cinémascope est arrivé en 1953 et il provoque un regain d'intérêt pour les films à grand spectacle. Pour son dernier film Ophuls adopte un ton désenchanté en narrant de façon grandiloquente le destin funeste de cette courtisane qui fut la maîtresse entre autres de Louis Ier de Bavière et de Franz Litz. Si les scènes de cirque par leur faste grandiose sont plutôt réussies, leur alternance avec les évocations des amours de Lola Montes apporte un contraste troublant entre les promesses vantées par Peter Ustinov et ce qui nous est proposé par Ophuls. Le problème du film il faut bien l'avouer est le jeu de Martine Carol qui en rien n'évoque le charisme irrésistible de cette femme dont Ustinov nous explique qu'elle avait toute l'Europe des princes à ses pieds. Ce n'est d'ailleurs peut-être pas un hasard si Ophuls à aucun moment ne filme sa vedette en gros plan et non pas une volonté de prendre la distance nécessaire à l'évocation distanciée de moments perdus. Une Danièle Darrieux ou une Micheline Presle auraient sûrement donner une autre aura à Lola Montès au moment de sa splendeur. Sans doute pour cette raison le film d'Ophuls est bancal et rate sa cible. Avec le temps et sachant la triste fin de Martine Carol on peut voir un sens prémonitoire au choix de Max Ophuls et se dire que c'est la fragilité de l'actrice qui l'avait convaincu qu'elle saurait mieux qu'une autre rendre sur l'écran la détresse de cette femme déchue qui n'a plus d'autre ressource que d'exposer sa vie sur une piste de cirque. C'est justement dans les scènes de cirque et dans l'exposition des coulisses qu'elle donne toute sa mesure offrant sa propre détresse au personnage. Au final le film qui est le dernier d'Ophuls et celui de l'amorce du déclin pour Carol prend une dimension pathétique qui ne peut qu'émouvoir le spectateur cinéphile.
Parkko
Parkko

194 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2010
Au début j'étais un peu dubitatif (les 20 premières minutes ne sont pas celles que j'ai préférées), et ensuite j'ai vraiment beaucoup aimé.
J'ai trouvé la narration vraiment sympa, cette façon de passer du numéro de cirque à la vie de Lola Montès, c'est une bonne idée, surtout que le réalisateur s'amuse un peu en faisant de son film un vrai spectacle (ça commence par l'ouverture, on hisse le rideau etc. et à la fin on ferme la porte, le spectacle est terminé).

En plus de ça c'est bien filmé, bien mis en scène, le sujet est intéressant, y a certains flash back plus intéressants que d'autres, mais tout de même.
Bernard D.
Bernard D.

131 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2020
De Max Ophüls, je n’avais admiré que « La Ronde » sorti en 1950. Je viens de voir sur grand écran « Lola Montès » produit 5 ans plus tard mais ici dans une version restaurée car à sa sortie il y avait eu un tel scandale que les producteurs avaient coupé certaines scènes et modifié totalement le montage. La version présentée est – selon le carton qui précède le film – très proche des intentions du réalisateur … et au passage, on peut juger de l’évolution - pour ne pas dire révolution des mœurs - depuis 70 ans !
L’histoire est en elle-même simple : l’ascension rapide car « sur canapé » dirons-nous, de la comtesse de Landsfeld (Martine Carol) parmi les plus hautes sphères et en particulier le roi Ludwig 1er de Bavière puis sa déchéance pour terminer dans un cirque à la Nouvelle Orléans où Monsieur Loyal (Peter Ustinov) lui demande chaque soir de répondre à toutes questions des curieux avant de finir dans une « cage aux fauves » où les hommes ont le droit de toucher la main de la « courtisane scandaleuse » pour 1 dollar. Le film est d’ailleurs encadré par l’ouverture et la fermeture d’un rideau … en hommage peut-être à « La Chienne » de Jean Renoir (1931) ?
Ce qui est assez extraordinaire ce n’est pas bien sûr l’histoire de ce conte cruel et mélancolique parois onirique, mais la technique cinématographique avec une caméra rarement immobile suivant toujours les personnages ou prolongeant/annonçant les actions et ce au travers d’un décor baroque hypertravaillé (comme dans « La Ronde ») sans compter les cadrages obliques, les jeux de lumière et d’ombres … et alors que le film a été tourné en cinémascope, l’utilisation de caches pour rétrécir le champ sur des plans plus « intimes ».
Un petit défaut : on ne perçoit pas très bien les rapports qui unissent Mr Loyal et sa bête de cirque même « si le scandale, c’est de l’or partout et que (tous les 2) font le même métier ». Par contre on sera amusé par le choix du peintre officiel du roi de Bavière (Anton Walbrook dont le jeu est très subtil et qui était d’ailleurs le narrateur/meneur de jeu de « La Ronde »), choix fonction non pas du talent … mais de son temps pour faire un tableau. De même on est amusé de voir dans le rôle d’un jeune étudiant autrichien essayant de sauver Lola Montès de la révolte qui éclate en Bavière, Oskar Werner … qui n’est autre que Jules du fameux « Jules et Jim » de François Truffaut (1962).
Un film peut-être réservé aux cinéphiles pour essayer d’approcher toute la finesse technique de Max Ophüls et ce à l’époque où les caméras pesaient un certain poids !
iamameloche
iamameloche

25 abonnés 303 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2013
La construction du film est très intéressante : le film se déroule le temps d'un spectacle de cirque et intègre de nombreux flashbacks.
Beaucoup d'éléments à analyser: le rapport fantasme/réalité; la déchéance/l'ascension; la place de la femme; la femme objet; la désillusion; l'éternelle insatisfaction...
L'alternance plans larges/plans resserrés est aussi à noter.
Bref, un film que les cinéphiles apprécieront autant pour sa forme que son fond.
cinephile74
cinephile74

21 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2010
Ce film maudit de Max Ophuls (qui dérouta les spectateurs à sa sortie par son baroquisme et sa narration très inhabituelle) reste encore aujourd'hui une oeuvre visionnaire à plus d'un titre. Exégèse feroce contre les dérives du voyeurisme et de la société spectacle, le metteur en scène apporte une reflexion profonde sur le cinéma et ses propres mécanismes.

Le développement de l'intrigue et les acteurs semblent, par ailleurs, totalement écrasé par les ambitions formelles affichées par le film. Pourtant, "Lola Montès" se doit d'être vu, ne serait-ce que pour l'expérience cinématographique unique qu'il représente.
Xyrons

773 abonnés 3 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2010
Lola montès est un très beau film de Max Ophüls. La mise en scène du réalisateur est irréprochable, l’histoire est travaillée, recherchée et intéressante, il y a un bon rythme, le film est captivant du début à la fin et pour finir, les acteurs comme Martine Carol, Peter Ustinov ou encore Anton Walbrook sont tous convaincants dans leurs rôles. En clair, c’ est à découvrir…
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2008
C'est l'un des évènements de cette fin d'année ; la ressortie exclusive, et dans la version désirée par son auteur, de "Lola Montès", film-phare et rejeté par le public et la presse lors de sa sortie en salles, en 1955. Le travail de restauration est à saluer, et l'idée même que le public français ait accès à cette oeuvre rarissime dans sa version originale est déjà une très bonne nouvelle. Même si le son est chaotique, les couleurs brillent enfin de leur audace pleine et magique. Car en premier lieu, l'oeuvre d'Ophüls surprend par sa modernité de ton et de mise en scène. Les séquences de cirque situent le film entre le fantastique de Tim Burton et l'imagination visuelle dantesque d'Argento (le gore en moins!), tandis que les scènes de jour en campagne rappellent la farce sociale à la Fellini, l'humour en moins. Car il y a un côté inévitablement tragique dans le destin de cette courtisane de second plan, montrée comme une héroïne fatale et épique par la caméra grandiose d'Ophüls. Le travail sur l'espace agrandit à l'infini un cadre qui semble se passer des bordures et des limitations, laissant le hors-champ envahir par-dessus l'image donnée. La démesure des mouvements donnent au film l'allure d'une grande fresque qui mélange l'intime tout en se raccordant aux grands personnages historiques (Roi de Bavière, Franz Liszt), et même si Ophüls se permet des parti pris souvent décalés avec la réalité, comme celle de montrer un Franz Liszt prétentieux et bouffon alors qu'il est justement connu pour son immense culture et son humilité. La forme, elle, est follement complexe et permet au cinéaste d'exploiter toute la richesse du récit en désamorçant le classicisme d'une narration qui, à l'époque, était monnaie courante. "Lola Montès" a donc tout d'une oeuvre révolutionnaire et provocante dans sa manière de mettre pleinement en scène une femme sensuelle, avec une pointe d'érotisme derrière la gentillesse de tout ce beau monde empli d'illusions. Il y a des séquences magistrales
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

144 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2017
Inspiré de la vie de la courtisane Lola Montez, qui au cours du XIXème siècle, eu des amants aussi célèbres que Franz Liszt ou le roi Louis 1er de Bavière, ce portrait de femme déchue est remarquablement interprété par Martine Carol. Si les thématiques abordées manquent parfois quelque peu d'intérêt, force est de constater que la caméra de Max Ophuls est d'une superbe fluidité, et ses nombreux plans-séquences sont superbes et d'une grande poésie.
jerry974
jerry974

19 abonnés 449 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2008
Incontestablement avant-gardiste pour son époque, Lola Montès continu à nous toucher par sa mise en scène et la manière dont nous est raconté la vie de cette flamboyante courtisane. C'est une succession de scènes de sa vie qu'elle rejoue au cours d'une représentation de cirque, en tre autre. De cette manière, on rentre naturellement dans des flash backs successifs et efficaces. Le décalage est d'autant plus poignant que sa situation actuelle d'artiste foraine contraste avec la magnificience de ce qu'a été son existence. On respire encore le faste des grandes cours d'Europe ou encore le chic de la côte d'Azur du début du siècle. L'interprétation de Martine Caroll est très crédible : sa bio nous montre aussi de grandes similitudes avec ce rôle. Beaux moments.
PhilippeToile
PhilippeToile

53 abonnés 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2008
Max Ophuls est-il le grand malaimé des réalisateurs de l’après-guerre ? Hormis “La Ronde” que les cinéphiles ont toujours apprécié, on peut répondre par l’affirmative. La sortie de “Lola Montès” lui avait valu en son temps une injuste volée de bois vert et provoqué d’indignes et traitres charcutages de son film. Grâce à une exemplaire restauration, il nous est rendu enfin dans tout son éclat. Un “Director’s Cut” en quelque sorte. Cette histoire d’une célèbre cocotte du second empire est plus actuelle qu’il n’y paraît. Un destin de femme qui avait le tort de trop plaire aux hommes et qu’ils lui firent payer au prix fort. La mise en scène de Max Ophuls, audacieuse pour l’époque, mène à une sorte de synthèse entre théâtralité fellinienne et opulence viscontienne, et sa direction d’acteurs est si efficace qu’il parvient à nous faire croire que Martine Carol avait un soupçon de talent. Il faut dire que le rôle tranchait avec ses habituelles et consternantes polissonneries à la “Caroline chérie”. Passons outre le côté kitch très fifties du film, pour s’attacher à sa valeur documentaire et historique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 novembre 2009
Le plus beau film d'Ophuls. Chaque plan est une peinture à lui tout seul, tellement riche en formes et en couleurs qu'il faudrait une existence entière pour les percevoir toutes. On circule dans un monde unique, entre symbolisme et baroque, entre onirisme et réalisme acerbe, entre la peinture de Monet et les dessins de Duboult. Par de longs travellings dont seul Ophuls à le secret, on penettre un long labyrinthe de couloirs et de fresques felinniennes, flamboyants de poesie et d'humour. Les acteurs sont sublimes : Martine Carol en femme désabusée, et Peter Ustinov en gardien de cirque à la fois cupide et fascinant ( on n'oubliera jamais sa voix ). Le film entier est un entrelac de personnages, principaux ou secondaires, mais le plus petit à sa place et c'est ça qui fait le réalisme du film. Le dernier film de Ophuls, mais aurait-il pu faire mieux ?
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 novembre 2010
Un film à la beauté esthétique étonnante et même à couper le souffle, et aux mouvements de caméra tout à la fois subtils et renversants, mais longuet. De plus, on n'arrive pas à avoir la moindre sympathie pour l'héroïne.
selenie

7 476 abonnés 6 704 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2024
L'histoire démarre aussitôt au sein du cirque, Monsieur Loyal fait ses annonces, Lola Montès arrive bel et bien pour le spectacle, un spectacle indécent qui rappelle le temps béni des phénomènes de foire sauf qu'ici le clou du spectacle est une femme belle mais déchue qui raconte ses amours plus ou moins scandaleuses. Ce cirque est la cour idéale pour le réalisateur, Max Ophüls s'en donne à coeur joie avec les travellings, les mouvements fluides qui virevoltent, les panoramiques... Des techniques très visibles dans le cirque, qui se font plus discrètes quand on est dans les flash-backs. L'esbroufe et le spectaculaire du cirque se fait de plus en plus rare pour nous plonger dans les grandes étapes amoureuses que Lola Montès aurait vécu jadis. Le soucis est de montrer que Lola Montès n'est pas une courtisane vénale mais une victime des circonstances et des rencontres dans un monde baroque mais peut-être cruel pour une femme. Les couleurs sont clinquantes, les décors parfois anachroniques comme pour rappeler qu'il s'agit peut-être de fantasmes et de rêves imaginaires... Mais le cirque s'estompe, il apparaît de moins en moins jusqu'au grand final, on aurait aimé un Monsieur Loyal/Ustinov plus décisif, peut-être un ou deux amants supplémentaires, un indice sur la chronologie et le temps. A voir.
Site : Selenie.fr
Hotinhere

802 abonnés 5 523 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2022
Splendeurs et misères d’une courtisane déchue du 19e siècle, devenue bête de cirque.
Pour son dernier film, Max Ophuls signe un mélodrame baroque sublimé par le Technicolor, mais terni par un récit qui manque de fluidité pour en être complètement captivant.
philippefleury
philippefleury

6 abonnés 111 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 mai 2021
Pourquoi un tel engouement de la critique alors que le film est mortellement ennuyeux. La vraie Lola Montés était un personnage magnifique et flamboyant avec une vie très aventureuse. Martine Carol (en brume !) est totalement inexpressive. Peter Ustinov en fait des tonnes dans un cirque qui n'apporte rien. A fuir.
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