Vous n'êtes pas sans savoir que le film est sorti à une semaine d'intervalle d'une autre adaptation de la Guerre des Boutons, cette fois-ci réalisée par Yann Samuell. Bien entendu le choix de sortir deux versions du célèbre livre de Louis Pergaud est douteux et cette guerre marketing n'est en rien constructive. Ceci dit j'étais intrigué de voir au moins un des deux films pour voir si on pouvait s'attendre à quelque chose d'au moins correct ou juste une adaptation qui urine avec joie sur le livre original. J'ai déjà trahi mon opinion dès la première ligne, mais je vais quand même me lancer dans l'analyse de ce carnage cinématographique.
La Guerre des Boutons a déjà fait l'objet d'une très célèbre adaptation signée Yves Robert au début des années 1960. Si l'esprit du livre était un peu édulcoré, le film n'en demeurait pas moins tendre, rafraîchissant et possédait un charme fou tout en conservant quand même une part du propos du livre de Pergaud. Là ce n'est même pas le cas, cette nouvelle guerre des boutons est dénuée de tout capital sympathie tant celle-ci semble s'être vue accorder un soin minimal à des fins purement commerciales.
Concernant une adaptation de livre, je ne pense pas que ce soit nécessaire de faire un copié-collé de l'oeuvre originale mais tout du moins de garder au moins l'esprit du livre, ce qui en fait son essence. Mais ici ce n'est absolument pas le cas. Barratier reprend juste la trame principale du livre qu'il retranscrit en pleine Occupation mais il n'a pas su en discerner les enjeux. Le livre abordait le chauvinisme et surtout la féroce bêtise du monde des enfants qui en fin de compte est très ressemblant au monde des adultes. Là tout semble tout beau tout rose alors que dans ce contexte d'Occupation (ce qui n'était pas une mauvaise idée en soi) on aurait pu s'attendre à quelque chose de plus sale encore. Mais c'est bien simple, ici tous les habitants sont des résistants et par contre les deux collabos sont moches et en plus cancres. Barratier nous ressort son rouquin rebelle des Choristes pour jouer le rôle d'un collabo sous un jour on ne peut plus caricatural. Ce raccourci est con, Barratier a juste négligé l'écriture de ses personnages, ce manichéisme inutile ne sert en rien l'histoire et n'apporte aucune force au récit.
Alors déjà on part sur une bonne base, youpi. Allez je suis sûr que le film contient quand même quelques qualités... Allez parlons d'abord de la technique du film car c'est bien simple sur ce point-là, des qualités, il n'y en a pas... C'est tout bonnement catastrophique même. Barratier nous sert une photographie d'une laideur sans nom, c'est bourré de filtres, ça transpire le retouché, c'est juste hideux. Pareil pour les scènes intérieures, ça pue le studio à plein nez avec ce sur-éclairage tout moche. Au niveau de la mise en scène c'est guère mieux même si Barratier a quand même réussi un exploit que peu de gens ont su réaliser: il arrive à rendre illisibles des scènes de batailles entre mômes. Franchement j'avais hésité à applaudir dans ces moments-là car ça en devenait franchement risible. Je crois qu'à la base le tonton Barratier a oublié qu'il s'agissait de batailles d'enfantS et non d'arrachage de tripes en règle à la mode hollywoodienne. Et puis voilà c'est ça que je reproche surtout à cette nouvelle guerre des boutons: ça tente de se donner un air épique alors que c'est complètement foiré et hors-propos.
Ce sont des enfants Christophe, des enfants merde! Nous sommes en 1944, très peu ont vu Braveheart je pense alors pourquoi diable est-ce que tu nous ressors les mêmes scènes hein? Ils n'ont pas encore de poil au zboub que tu décides de nous les faire passer pour des guerriers héroïques qui parodient les guerriers héroïques made in hollywood. Tu nous ressors les ingrédients repompés par les mauvais films d'action récents avec ta musique pseudo-héroïque sur une phrase de killer sortie de la bouche d'un Tony Montana des bacs à sable qui arbore son regard de killer accentué par sa cicatrice trop dark qui doit faire mouiller les minettes de 12 ans. Mais quel est l'intérêt de nous ressortir ces scènes pré-fabriquées dans cette histoire? (je me pose la question alors que j'ai déjà la réponse... Aucun, évidemment) Le fait de placer l'intrigue dans un contexte de seconde guerre mondiale était, je trouve, une bonne idée. Il suffisait de savoir l'exploiter, chose que tonton Barratier n'a pas su faire. En fait c'est clairement anecdotique, on fait très peu écho entre les deux "conflits", ça n'a aucun intérêt dans l'intrigue. Enfin si on le fait une fois en comparant de manière trèèèèèès subtile (ironie) que Bacaillé ressemble fortement à un collabo. Donc autant dire que c'est nul, bête et méchant. C'est quand même fou de voir à quel point ce film peut être lourdingue.
La suite ici: http://thelastpictureshow.over-blog.com/article-la-nouvelle-guerre-des-boutons-au-pays-des-bisounours-86575846.html
Tres agréable, les enfants acteurs sont mignons et leur jeu est bien fait. Attention à l'age des enfants spectateurs car l'histoire est transposée pendant la 2eme guerre mondiale et les enfants ne comprennent pas forcément tous les causes et les conséquences de certaines actions. Moment tres sympa
Plus dramatique que l’autre guerre des boutons sorti en 2011, ce film est également correct.
Je ne veux pas comparer les deux œuvres de 2011 qui n’ont rien à voir l’une de l’autre. Ce film-ci se veut plus novateur sur le scénario. L’histoire se déroule durant la seconde guerre mondiale et les enfants des deux villages voisins se font toujours une guerre sans merci. De ce côté-là, on retrouve bien l’humour et les enjeux du film de 1969. Néanmoins, les enfants doivent partager l’affiche avec les adultes qui occupent une place un peu plus importante. Le film traite de la guerre, de la résistance et malgré les initiatives du réalisateur pour innover, le long-métrage devient rapidement très prévisible. Du côté de la mise en scène, Christophe Barratier a fait du bon travail, la photographie est réussie et la direction d’acteur est efficace. Les enfants sont crédibles. Pour le casting, j’ai beaucoup aimé le jeu de Guillaume Canet et Laetitia Casta s’en sort plutôt bien. De même Kad Merad et Gérard Jugnot sont convaincants.
Bref, c’est un film frais avec une petite pointe de sérieux. On passe un bon moment…
Autant j'avais pas aimé La guerre des boutons (pas celui d'Yves Robert bien entendu mais celui de Yann Samuell) autant j'ai détesté La nouvelle guerre des boutons. Je pourrais perdre mon temps a commenter l'indigence du jeu des acteurs, la médiocrité de la photo ou le ridicule des dialogues mais quand ça en a la consistance, l'odeur et la couleur, c'est simplement que c'en est. Au moins, avec ce titre, Jugnot ne peut as nous refaire le coup de la cage aux rossignols...
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3,0
Publiée le 23 octobre 2011
S'annonçant comme une nouvelle adaptation et non un remake du film d'Yves Robert, "La nouvelle guerre des boutons" de Christophe Barratier veut surtout se diffèrencier du film de Yann Samuel! Chose rare pour être signalè, alors que les droits d'adaptations sont tombès dans le domaine public, deux guerres des boutons sortent à une semaine d'intervalle au cinèma! Une drôle de bataille entre des projets similaires! Toujours est-il que cette "Nouvelle guerre des boutons" de Barratier se situe durant la seconde guerre mondiale avec une gravitè qui renforce l'èmotion! A l'affiche, Laëtitia Casta, Guillaume Canet, Kad Merad, François Morel et Gèrard Jugnot! Avec fraîcheur et spontanèitè, les gamins se livrent une guerre sans merci humiliant leurs ennemis en les dèpouillant de leurs boutons! On retrouve l'inègalable Petit Gibus jouè par un attachant Clèment Godefroy pour une histoire bien enlevèe (la jeune fille juive qui fait battre le coeur du leader des Longeverne) et pleine de bons sentiments...