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Sébastien B.
23 abonnés
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3,5
Publiée le 30 janvier 2024
En 2014 Noah Baumbach réalisait cette petite comédie caustique aux bavardages pétillants sur le choc des générations dans le New-York des beaux quartiers (oui ça sent la « Woody Allen Touch »). Avec un beau casting (Stiller, Watts, Driver), ses réflexions intéressantes sur le temps qui passe et sur le milieu artistique (ici la réalisation de documentaire), le film développe un humour acide pour aboutir à une satire affûtée. Le rythme faiblit parfois mais le visionnage reste agréable et plein de charme.
Je trouve que ce film est fortement sous évalué. Aux premiers abords il paraît fade mais au fur et à mesure que l’histoire se construit, le film s’aiguise et devient de plus en plus juste. Ce couple qui ne veut pas s’engager et qui est en mode auto-pilote a très fort résonné en moi. Ils se plaignent qu’il ne passe rien dans leur vie mais ils ne font rien pour. Ils acceptent ce que la société a à leur offrir en ne remettent rien en question (netflix, smartphone, salle de sport, etc). Il y a énormément de dialogues qui me paraissent tellement réels: « Rome, c’était il y 8 ans déjà ? », « Passe à l’action plutôt qu’être sur le même projet depuis 8 ans », « Cookies’ dough mais c’était mon époque », « Une collaboration avec mon beau père mais c’est mon contact ». Cela prouve qu’en restant spectateur et sur le banc de touche on observe la vie passer en devenant frustré et aigri. On devient de plus en plus fixé sur des détails qui ne sont pas si importants (comment le documentaire d’Adam Driver a été amené). Seul la fin m’a un peu déçu car je pense qu’en réalité il faut un changement plus abrupte pour casser ce cercle vicieux.
While We're Young est un film très sympathique, on reconnaît toujours autant la pâte de Noah Baumbach : des personnages extrêmement bien écrits avec de bons dialogues, leur permettant d'être très crédibles et attachants. Cependant, comparé à Marriage Story Frances Ha, le film a une intrigue plus linéaire et ça retire beaucoup de charmes je trouve, dans le sens où dans les 2 précédents films cités, on a le sentiment de s'égarer complètement au milieu de la vie de quelqu'un et de voir des choses importantes (et moins importantes) de sa vie. Je n'ai pas eu cette sensation devant While We're Young, d'autant plus que le scénario ne parle qu'à très peu de gens (il parle de tout le travail autour d'un documentaire), ce qui fait qu'on ne se reconnaît pas autant dans les personnages et qu'on est pas aussi impliqué que dans Marriage Story par exemple. Cependant, les acteurs restent excellents et leurs personnages suffisamment crédibles pour rendre le film agréable à regarder, donc évidemment, c'est loin d'être une mauvaise œuvre et je vous la recommande malgré tout.
Une vision salutaire vers la jeunesse à travers des portraits brossés à la W. Allen. Les bobos cherchent de l'inspiration dans le passé qu'ils idéalisent mais il s'avère que le temps efface des émotions d'une autre époque.!!
Du Baumbach assez plaisant dans la lignée de ses films. On se laisse prendre par se conflit de génération. Ou l'ambition prend le dessus sur l'amitié. La Caricature est assez amusante. Film riche en thématique. Gros casting le couple Naomi Watts et ben stiller est top. On s'approche d'un Woody Allen.
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1,0
Publiée le 18 octobre 2020
Si vous avez plus de 35 ans vous avez hâte de voir quelque chose qui pourrait remettre en question la façon dont tout vous a déjà été présenté à plusieurs reprises. Cela n'a même pas besoin d'être révolutionnaire. Mais avec While We're Young vous réalisez que vous venez d'assister à un autre film où tout vous avez servi comme avant. Le couple banal qui vient d'avoir un enfant, agissant déconcerté en présence de personnes d'un certain âge qui n'en ont pas. Josh et Cornelia défendant leur état sans enfant et pendant une seconde vous pensez où cela pourrait-il aller. Nulle part d'intéressant tout comme la plupart du public ils n'ont pas d'enfants à la suite d'un problème physique traumatisant et non pas parce qu'ils l'ont choisi. C'est presque comme si chaque groupe d'âge devait s'identifier à ces différences stéréotypées et si vous ne le faites pas alors je ne sais tout simplement pas. Je suis sûr qu'il y avait un message dans ce film mais sa médiocrité l'a malheureusement noyé dans tout le reste...
16 199 abonnés
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2,5
Publiée le 9 août 2020
Une version idèalisèe de la jeunesse amèricaine d'aujourd'hui! On se croirait dans un film de Woody Allen! Ben Stiller et Naomi Watts, Adam Driver et Amanda Seyfried! Deux couples vivant à New York! L'un, sans enfant, a atteint si l'on peut dire la phase de leur couple et l'autre a 25 ans de moins en dèbordant d'ènergie et de crèation! Nous sommes dans un film de Noah Baumbach donc on est dans l'esprit type bobo-new-yorkais ègocentrique! Une fois passè cet obstacle, "While We're Young" peut commencer avec un metteur en scène qui s'amuse à souligner l'absurditè des relations humaines! Celles de quadragènaires qui sympathisent avec des vingtenaires en redècouvrant des choses qu'ils avaient laissèes dans leur jeunesse! La distribution est très bien (bien que Seyfried soit effacèe) sauf dans les petits rôles (c. le couple d'amis, Charles Grodin...). Rien de transcendant là-dedans mais il y a quelques vèritès distrayantes et bonnes à prendre! Fans des « Goonies » s'abstenir...
« While we’re young » est une comédie de Noah Baumbach le réalisateur du génial « Frances Ha ». Dans ce film on rit beaucoup mais pas seulement, parce que personne n’est entièrement lumineux et que tout le monde est bon à la lumière de ce qui l’anime, on est amené à réfléchir et on n’a pas l’occasion d’émettre des jugements à l’emporte-pièce. Ce n’est pas souvent que je vois un film qui m’attrape vraiment et me plonge dans son histoire en me faisant oublier la vie réelle et ça a été le cas de « While we’re young ». J’ai accompagné les personnages principaux dans leur découverte du couple de jeunes hypsters et moi aussi j’ai été éblouie par leur vitalité, leur spontanéité, leur originalité. Moi aussi j’ai eu envie de leur ressembler, et parce que j’étais si bien rentrée dans la fiction, moi aussi je me suis questionnée comme les personnages : Comment fait-on pour être toujours cool, pour toujours mener une vie palpitante ? Est-ce que vouloir être comme eux ça fait de moi une gamine qui refuse de grandir ou, au contraire est-ce de refuser d’être comme eux qui ferait de moi une pathétique vieille dame sans horizon ? Bref, c’est un film qui m’a transportée, m’a fait réagir, m’a fait rire et surtout m’a fait aimer Ben Stiller qui habituellement m’insupporte.
Long et affreusement ennuyeux, ce film est un beau loupé ! Un sujet qui aurait pu être intéressant mais qui s'embourbe très vite dans une réflexion branchouille et soporifique sur le sens du documentaire. Tout sonne faux et le sujet ne passionne finalement guère. Un supplice pour finir le film....
"While we're young" est un film nombriliste autour de cinéma documentaire et du rapport entre les gens qui se servent des autres pour monter. C'est lent, sans humour avec des acteurs qui se cherchent sans jamais se trouver. Adam Driver (Le Kylo Ren de Star Wars) montre encore dans ce film qu'il ne fait pas partie du gratin des acteurs et de loin. Ben Stiller & Naomie Watts ne sauvent pas ce film de la torpeur.
Petit film un peu comique. Je trouve les personnages un peu à côté de la réalité, c'est un peu forcé ce qu'ils font. Un peu caricature. Pas si mauvais en soi. Je lui donne une note de passage. Les jeunes ne trichent pas plus que les vieux, c'est une trait de caractère.
En quelques années, Noam Baumach s’est imposé comme le plus à même de reprendre le travail de Woody Allen là où ce dernier le laissera tôt ou tard, à la notable exception près que le Dauphin préfère ouvertement, à l’exploration badine des mystères des sentiments l’analyse sous anxiolytique de la condition d’être humain dans le New York du nouveau millénaire. Ce sont sans doute les limites de ce cinéaste, globalement subtil mais désespérément prisonnier de la petite sphère culturelle qu’il fréquente. Josh et Cornelia, couple de documentaristes quadragénaires aisés mais vaguement éteints sympathisent avec un autre couple, plus jeune de vingt ans : elle fait du yaourt bio, il se rêve en futur génie du documentaire, ce qui titille les pulsions de mentor de son aîné. au contact de cette jeunesse hipstérisée jusqu’à la caricature, le couple englué dans sa routine et ses projets avortés va retrouver une seconde jeunesse...mais maîtrisent-t-ils bien tous les codes d’une génération déjà prête à prendre leur suite ? C’est sans véritable surprise que se déploie ce petit drame existentiel qui traite de la crainte de vieillir, du choc des générations et de l’égotisme parfois ridicule du processus créatif, mais certaines scènes du film sont franchement drôles (la processus de mimétisme en split-screen, le week-end chez le gourou,...) et c’est définitivement chez Baumbach que Ben Stiller livre ses plus belles prestations. Toutefois, il est patent que le réalisateur est totalement prisonnier de ce microcosme artistico-cultureux dont il brocarde paradoxalement les travers avec une certaine finesse : les références culturelles, les lieux, les enjeux, les difficultés,...tout cela ne concerne qu’un tout petit univers très incestueux, qu’on retrouve dans la plupart des grandes métropoles du monde mais qui, au cinéma, semble particulièrement florissant à New York. Aussi déconnecté de la réalité que peut l’être la comédie de moeurs parigote, le résultat, certes bien écrit, plus orchestré et construit que le vaporeux “Frances Ha� dans lequel Greta Gerwig se laissait porter au gré des événements, finit par s’apparenter à l’observation sociologique des petits drames qui secouent un milieu privilégié, par un observateur interne qui ne peut et ne veut pas se montrer trop cinglant avec ses pairs.