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bobmorane63
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4,0
Publiée le 19 janvier 2022
Un Western contemporain intriguant signé en 1949 dans ses débuts par le cinéaste talentueux John Sturges !! On pense un peu à "Le trésor de la Sierra Madre" de John Huston en regardant l'histoire, ceux de plusieurs hommes en partance, après une partie de poker , pour une recherche d'argents en coffre dans le désert Mexicain mais commence une autre intrigue ou l'un d'eux est recherché par la police, l'arrivée d'une femme à l'oreille curieuse et des rebondissements inattendus . Filmé dans les déserts Mexicains, John Sturges marque sa patte de réalisateur avec une mise en scène soignée bien aidé d'un scénario qui nous interroge sur les personnages. Alors oui, c'est un long métrage qui dure 1 heure 15 comme souvent avec la vedette Randolph Scott mais ici c'est du bon au mème titre que ceux du cinéaste Budd Boetticher , d'ailleurs le producteur de ce long métrage s'associera très souvent à la production avec l'acteur pour de bonnes oeuvres. "Les aventuriers du désert" est aussi plus un film collectif car il y a de très bons comédiens comme la charmante Ella Raines, Arthur Kennedy ou John Ireland pour citer les plus célèbres. A découvrir.
Deuxième production en France de John Sturges ces ‘’Aventuriers du désert’’ est un film bien étrange. Impossible de savoir exactement s’il est réussi ou raté car il me parait incompréhensible à moins d’avoir l’explication par Sturges lui même. Qu’a t il voulu faire? Aucun de ses personnages n’est cohérent, Scott étant exactement traité comme les autres. L’histoire ne tient pas la route, sa localisation dans le désert de la mort n’est pas crédible, la tempête a bon dos pour faire taire les questions posées par les spectateurs et terminer le film dans la confusion. Il faut se contenter de la mise en scène, brouillonne sur les localisations la plupart du temps, avec quelques belles éclaircies lors de flashbacks, notamment la fuite par l’échelle de secours de Shep après son altercation. Le combat des deux méchants (et par n’importe lesquels svp) à coups de pelles est une trouvaille et il est agréable de revoir la ''captive aux yeux clairs'', Ella Raines. Enfin, le fait le plus notable est d’écouter à loisir un des fondateurs du blues de la cote Est: Josh White dont les morceaux musicaux sont respectés ce qui est tout à l’honneur de Sturges, c’est sans doute ce film qui nous le montre le mieux.
Un film tellement peu mémorable que je crois que sans la présence de la délicieuse Ella Raines j'aurais oublié d'en écrire la critique. C'est un des premiers films du futur réalisateur des "Sept Mercenaires" qui montrait déjà une maîtrise technique certaine mais pour mettre en place des péripéties et des personnages forts il y avait encore beaucoup de boulot. Bref on s'ennuie devant ce petit western, qui se déroule à l'époque contemporaine, malgré la présence de la belle comédienne précédemment citée et d'un tournage dans la sinistre fournaise qu'est la justement nommée Vallée de la mort qu'Erich Von Stroheim avait su utiliser de manière magistralement anxiogène et étouffante à la fin de son chef d’œuvre "Les Rapaces" un quart de siècle auparavant.
En guise de recherche de trésor, c'est plutôt statique. Le désert est petit et ils l'ont vite trouvé. Et l'on assiste à un règlement de compte en huis clos dans une espace sans fin, oubliant presque le trésor. En vérité, point n'était nécessaire de rajouter ces histories privées pour ne pas nous laisser profiter de cette quête au trésor qui aurait été intéressante si elle n'eût pas été qualifiée d'"aventure" en français. Les montagnes qui avancent, ok, mais pas les hommes en fait.
« Les aventuriers du désert » est le quatrième film réalisé par John Sturges mais aussi son premier western, genre qui accompagnera Sturges tout au long de sa carrière riche de près de 40 films (10 westerns). Assistant réalisateur pour la Columbia, c’est avec ce même studio qu’il fait ses débuts de réalisateur en 1946. La particularité de « The walking hills » (les collines qui marchent) est de situer son intrigue à l’époque contemporaine dans la ville frontalière de Mexicali où circulent voitures et divers engins motorisés. En somme l’environnement usuel d’une ville moyenne des années 1940. Environnement qui sera vite gommé quand le cœur du récit sera entamé. Plongé d’emblée dans l’arrière-salle d’un bar, on retrouve Randolph Scott éleveur de chevaux à une table de poker avec deux cowboys (William Bishop et Jérôme Coutland), un vieux prospecteur (Edgar Buchanan) plus deux inconnus (John Ireland et Arthur Kennedy) qui se sont joints à la partie. La conversation dérive sur la légende d’un convoi transportant des lingots d’or disparu il y a près de cent ans. Personne n’a jamais pu mettre la main sur le magot, les montagnes étant mouvantes en raison du vent ont enfoui les chariots sous le sable. Le plus jeune des cowboys évoquant naïvement son cheval ayant récemment buté sur une roue de chariot au même endroit, la table se fige. La soif de l’or s’est installée en un éclair dans chacun des cerveaux. Aussitôt dit aussitôt fait, les sept joueurs auxquels se sont additionnés le patron du bar (Russell Collins) et son guitariste (Josh White) s’engagent sur les « The walking hills » pour trouver fortune bientôt rejoint par Chris (Ella Raines) la maîtresse d’un des deux cowboys. En quelques minutes introductives rondement menées par John Sturges et son scénariste Alan Le May, le cadre semble fixé pour emmener le spectateur vers une resucée du « Trésor de la Sierra Madre » de John Huston, chef d’œuvre du film d’aventures sorti seulement un an plus tôt, agrémentée d’une présence féminine et traversée de plusieurs sous-intrigues qui finiront par quelque peu effilocher le thème central. Mais l’ensemble demeure plutôt cohérent malgré quelques coïncidences un peu faciles amenant une bonne partie des protagonistes à voir leurs destins liés en amont de la recherche du magot notamment au sujet d’une rivalité amoureuse peut-être pas indispensable. John Sturges s’il est encore débutant parvient tout de même à articuler l’ensemble grâce à une galerie de portraits plutôt intéressante qui fera dire à certains que « Les aventuriers du désert » peut être assimilé à un film noir. Randolph Scott plus connu pour ses westerns de la décennie à venir où il arborera le plus souvent une allure impassible guidée par une certaine rectitude morale semble ici parfaitement s’accommoder de plus de nuance, peut-être émoustillé par le regard pénétrant d’Ella Raines actrice aujourd’hui oubliée. John Ireland excellent acteur de second rôle des années 1940 à 1960 rodé au western est convaincant dans un rôle de méchant ambigu. Ce tour de chauffe permet au jeune réalisateur d’acquérir une expérience du genre qui l’amènera à livrer quelques westerns très aboutis et réputés comme « Coup de fouet en retour » (1956), « Règlement de comptes à OK Corral » (1957), « Le dernier train pour Gun Hill » (1958) suivis de son plus haut fait d’armes en 1960 avec « Les sept mercenaires » qui propulsera Steve McQueen vers la gloire. Les deux hommes se retrouveront en 1963 pour « La grande évasion ».
Ce western, de facture classique mais se déroulant en 1950 dans le désert du Nouveau Mexique, lorgne du côté du "Trésor de la Sierra Madre". Tous les ingrédients du Western sont là mais avec une mise en scène plus moderne : flashbacks, espaces confinés, femme de caractère. Tous les personnages sont ambigües et traînent tous un lourd secret ou ne se comportent pas de façon exemplaire (absence de manichéisme). Ella Raines est crédible dans le rôle d'une cow girl au cuir épais. La photographie est très belle et donne de très beaux plans du désert. Un bon western qui donne une vision rare d'une Amérique entre deux époques (1950 et 1850) et montre avec nostalgie le glissement progressif du mode de vie des cow boys vers une vie urbaine. De même les accents rock du blues joué par le black de service donne un avant-goût de ce qui donnera naissance au Rock'Roll nord américain. Donc une bonne histoire avec des aspects intéressants sur l'histoire des Etats-Unis et une description d'une Amérique de légende qui n'existe malheureusement plus.
Le premier western de John Sturges qui demeure solide sur un scénario des plus classiques. La tempête de sable tournée dans la Vallée de la Mort est impressionnante pour l’époque.
Rien à reprocher à Sturges qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il a ni aux acteurs qui font leur job, mais le scénario est tellement moche et vide qu'il faut utiliser des flash back sans intêret pour faire survivre le film, c est dire le niveau