Yann Samuell, fidèle à lui-même, a trouvé dans "La Guerre des boutons" le moyen d'explorer une nouvelle fois le monde de l'enfance, mais pour une fois vraiment par le regard d'enfants, ce qui lui réussit plutôt mieux. Il place son action dans les années 60, soit à la même époque que le film d'Yves Robert, ce qui ne semble pas au départ une idée très originale, mais qui trouve une explication dans les messages véhiculés par le film. Samuell dresse le portrait d'une France en pleine mutation, entre la libération de la femmes, et celle des enfants qui prennent leur destin en main, à l'image du héros, qui se rebelle contre son avenir tout tracé. Le problème c'est que le film de Samuell donne une impression d'inabouti. Il porte l'empreinte de son réalisateur, avec son côté poétique qui transparaît dans quelques scènes magnifiques (la danse de Lebrac et Lanterne à travers leurs fenêtres qui se font face, le dessin à la craie...), mais aussi des émotions pas toujours finement amenées. Sa réalisation semble parfois assez approximative, à l'image de plans de coupes ratés sur le clocher, ou d'un gros faux raccord sur des boutons arrachés qui réapparaissent comme par magie (c'est pas comme si ce détail était dans le titre du film...). Mais surtout Yann Samuell révèle une nouvelle fois son problème dans la direction des acteurs. A de nombreuses reprises, l'interprétation sonne faux, de la part des enfants, mais aussi parfois des adultes, comme Mathilde Seigner, à qui l'on pardonne volontiers tant l'intérêt pour son personnage semble secondaire pour Yann Samuell. Seul Elmosnino tire vraiment son épingle du jeu. Samuell utilise aussi comme il faut le potentiel humoristique de Testo, pour Chabat, c'est plus discutable. Une "Guerre des boutons" sympathique mais dont on aurait pu attendre encore plus.
Au contraire de son concurrent flamboyant 2011, celui-ci n'est qu'un simple remake pataud. Oui, le cahier des charges est rempli sur la trame, mais que tout est laborieusement mis en scène, chaque dialogue est laborieusement anoné par le casting juvénile qui ne semble avoir été casté que sur photo!. Même les placements ou entrée/sorties de champs de ces jeunes acteurs font très préparées et nous sortent totalement du film malgré pourtant quelques réparties très drôles qu'il manquerait peut-être parfois au film d'en-face.
Comme la réalisation n'est pas plus inspirée, on ne gagne finalement pas grand chose à sortir un tel flm.
Quant aux adultes, si Fred dans son rôle de curé est très amusant, les petites batailles infantiles entre le sympathique - mais pas très Césariable - Chabat et le très Gainsbourg Eric Elmosnino - désolé, mais il ne s'agissait donc pas qu'un beau travail d'acteur, ou alors il a gardé des mimiques de son travail précédent - est un peu lourd et déjà vu.
Donc je m'empresse d'oublié celui-ci; après tout l'original de 1961 et l'autre de 2011 suffiront amplement à ma DVD-thèque!
petit gibus excellent, de bonnes trognes d enfants, mais beaucoup de vulgarités et de grosses bastons violentes (attention aux jeunes enfants spectateurs). mouvements de cameras trop rapides par moment qui donne mal a la tete. petits anachronismes : on voit par deux fois des paraboles sur les toits.
C'est sympathique, on prend plaisir à redécouvrir l'époque de la vieille école. Les enfants sont convaincants et s'expriment en français de l'époque. Ca se laisse regarder.
Bravo aux jeunes acteurs tous excellents, Tigibus est formidable! Pourtant cette Guerre des Boutons manque de "Boutons" si je puis dire! Film agréable, de bonnes répliques, mais......légère déception, même si la fin est bien trouvée.
Film divertissant :) Ce n'est pas du grand cinéma mais c'est normal c'est "La guerre des boutons" !!! C'est sympa, drole et c'est bien comme ça (des bonnes répliques déjà cultes : "les avis c'est comme les trous de balles, chacun l'sien"!!!). On est pas déçu en sortant du film car la version 2011 est une bonne copie rafraichit du classique des années 60. Et énorme COUP DE COEUR pour le petit TIGIBUS alias Tristan Vichard qui est tout simplement adorable <3
Ce n’est pas la première fois que le roman de Louis Pergaud (publié en 1912) se retrouve adapté au cinéma, on se souvient tous de la version réalisée par Yves Robert en 1961 ainsi qu’un remake US en 1994 par John Roberts. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il existait déjà une version dans les années 30, celle de Jacques Daroy (1936). Pour la énième fois, le roman se retrouve une fois de plus adapté au cinéma, à deux reprises coup sur coup, à savoir celle de Yann Samuell (sortie sur les écrans le 14 septembre) et celle de Christophe Barratier (sortie seulement une semaine après !). C’est ce que l’on appelle de l’acharnement (attention, ce ne sont pas des remakes de la version de 1961, faute d’avoir pu obtenir les droits). A travers cette nouvelle version, Yann Samuell privilégie l’individualisme au profit du collectif, avec notamment le personnage central, sur lequel le film s’apitoie (son père n’étant plus là, il doit le remplacer à la ferme, il travail dure après l’école alors que ses amis font les fous dans la forêt, il quitte son école et ses amis pour se rendre dans un collègue, etc). Ajoutez à cela, une dimension politique, puisque le film se déroule en 1960, donc en pleine guerre d’Algérie (1954/1962), le héros en rajoute une couche lorsqu’il se met à chercher dans son dictionnaire le mot "indépendance" (en rapport avec la guerre qu’il livre avec ses copains et clin d’œil évident à la guerre d’Algérie). On regrettera que le film soit aussi sage et naïf, la bande-annonce nous montrait des acteurs tels que Eric Elmosnino, Mathilde Seigner, Alain Chabat ou encore Fred Testot, finalement, ils ne sont que des faire-valoir, relégués au second plan, il ne faudra donc pas s’attendre à grand chose de leur part. Dénué d’enjeux dramatiques, ceux qui connaissent déjà au moins une des précédentes versions pourront sans le moindre problème se passer de celle-ci qui n’apporte strictement rien de nouveau ou d’orignal. Reste au final, une qualité photo soignée, de beaux paysages et de jeunes acteurs pour le moins correct, c’est bien mince pour nous tenir en haleine durant plus de 90 minutes.
J'ai moins aimé que l'autre adaptation, meme si elle est plus drole et que j'ai bien aimé lanterne et deux petit assez excellent, le début ma bien ennuyer heureusement le coté sentimental dans la deuxieme partie ma empêché de partir de mon siege, bref c'est pas mal, l'histoire avec alain chabat et...... et bien aussi c'est pas mal mais je préfère un peut plus la nouvelle guerre des boutons on l'on vois beaucoup plus les boutons que dans celui ci.
Il y a quelques années, j'ai vu la version en noir et blanc... J'ai eu un peu peur d'être déçu par cette version. Et pas du tout ! Le ton est léger et sans prise de tête. Les gamins sont géniaux et surtout Tigibus. Trop génial le môme !! Chapeau bas à Lebrac, Lanterne et tous les autres gosses pour leur jeu d'acteur. Les deux maîtres d'école sont plutôt bien joués. Tout passe en douceur et nous suivons le passage à l'âge d'adulte de Lebrac et tous les changements liés à l'adolescence. J'ai retrouvé dans ce film l'ambiance de cette époque et les histoires que me racontaient mes grands-parents de leur jeunesse. Allez le voir !
Bof bof... Déçu, il manque quelque chose à ce film... Les enfants tiennent leur rôles assez naturellement, mais ce sont les adultes qui ne sont pas à la hauteur. Par rapport à l'histoire originale, cela ne ressemble pas. A éviter...