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Un visiteur
4,0
Publiée le 9 avril 2012
Un très beau film, fort & poignant. Un combat touchant, respectable et très bien interprété. La scène de la remise du Prix Nobel est particulièrement belle et émouvante. Je ne connaissais pas Michelle Yeoh, mais c'est une agréable découverte. A voir, même si un p'tit quart d'heure en moins à la fin n'aurait pas été de trop...
Très belle interprétation de Michelle YEOH : dommage qu'on explique pas les raisons profondes de ce pouvoir militaire qui réussit toujours à s'accrocher à la tête du pays. On se demande ce qu'il y a derrière, la bêtise humaine n'expliquant pas tous.
Étonnant pour du Besson mais c'est sans doute le film le plus émouvant de l'année. Un Oscar pour Michelle Yeoh qui est vraiment impressionnante. A voir en anglais et birman.
Je ne sais pas pourquoi Besson s'est attaqué de cette manière à un tel sujet mais si ce film peut servir la cause de la démocratie birmane, il a bien fait. Question cinéma c'est affligeant, Besson n'a aucune des qualités nécessaires pour s'en sortir, habitué du cinéma spectacle imaginaire. Dès les premières minutes tout est faux, l'ambiance asiatique d'abord qui ne dégage aucune poésie, la charge des cowboys militaires à l'opposé du déplacement habituel des birmans qui de nature et sous ce climat ont un gestuel plus lent . Tout le reste sera de même et en plus de mauvais goût, racoleur à l'extrême avec des ralentis indécents et une fin qui traîne jusqu'aux soins palliatifs, comme si nous n'étions pas nous même assez confrontés dans la vie à cette épouvantable épreuve. Les détails ajoutés comme le poste à piles ou les innombrables coups de fil larmoyants sont inopportuns. S'il y avait un sujet où l’on devait nous épargner cela, c'était bien la vie étonnante et exemplaire de Aung San Suu Kyi dont le seul récit sobre et dépouillé nous aurait tiré les larmes. Quasiment rien sur le parti d’opposition. Le plan final d'une laideur accablante est incompréhensible tellement le prix Nobel de la paix 1991 aurait mérité de terminer sur une image rayonnante de force et de beauté. Les acteurs ne sont nullement en cause dans ce film raté ...Besson ne peut s'en prendre qu'à lui-même si une partie du public n'est pas du tout contente. Reste, comme je l'ai dit au début, le poids que ce film pèsera sur les gouvernants actuels de ce magnifique pays qu'est la Birmanie. En tous cas, plus que le Rangoon de Boorman.
Aïe... Si Luc Besson avait souhaité rendre un hommage vibrant à la combattante des libertés en Birmanie, il aurait mieux fait de faire un documentaire. Parce qu'avec "The Lady", dire qu'on a affaire à un film lisse est faible. Le terme de guimauve est plus approprié. Les acteurs jouent propre, la réalisation est soignée, la biographie complète. Rien à jeter, quoi. Ou plutôt tout. Seule la fin, assez émouvante, sauve l'ensemble du naufrage total. Un film reste à faire.
Un film à part dans la filmographie de Luc Besson pour un sujet et ptojet qui devait vraiment lui tenir à coeur puisque fresque historique et sociale retraçant les conditions de l'accès au pouvoir de la dame de Rangoon, San Suu Kyi, la Mandela au féminin, prix Nobel de la paix, une histoire de total sacrifice et dévouement à son peuple. Certes c'est très idéalisé mais on ressent totalement le thème central du sacrifice, sacrifice de sa propre vie familiale, mère, mari, enfants mais peut être aussi et surtout le sacrifice de ceux qui k'entourent, en particulier son mari, acteur central, d'une histoire avec un grand H qu'il accompagne dans l'action à distance mais seul en soutenant une épouse qui s'est donnée à son peuple et qui ne lui appartient plus ni à ses enfants d'ailleurs. Après la prise de pouvoir dictatoriale de la junte Birmane, San Suu Kyi revenue d'Angleterre au chevet de sa mère, ne quittera plus la Birmanie, véritable icône d'un peuple, héroïne de la révolution,de la liberté et de la démocratie en tant qu'héritière morale de son père héros de la nation assassiné par la junte militaire pour prendre le pouvoir. Son retour en Birmanie sonnera le début de l'espoir pour les forces démocratiques clandestines de Birmanie et son statut de binationale la protégera de k'assassinat pur et simple mais elle passera de nombreuses années assignée à résidence et isolée. Des conditions de vie relativement confortables mais un sacrifice de sa vie de femme et de mère. Du courage également pour affronter l'armée et les soldats avec comme principe la non violence. Un rôle en or, majestueusement interprété par l'excellente Michelle Yeoh étonnante de ressemblance avec la vraie San Suu Kyi aujourd'hui à la tête de la Birmanie. Un grand et beau film de Luc Besson avec des images sublimes et une grande force émotionnelle.
Ce film est une pure merveille, Besson continue a faire des films et c'est tant mieux. Je suit boulversé par cette femme merveilleuse. Et que dire de l'interpretation de Michelle Yeoh absolument sublime.
Le film de Luc Besson débute en 1947, juste après l’assassinat du général Aung San, par des révolutionnaires rivaux alors que tous travaillaient à l’indépendance du pays (1948). Aung San Suu Kyi a 2 ans. Le film passe directement en 1997 à Oxford, en Angleterre, Aung San Suu Kyi est mariée, depuis 1972, à Michael Aris. Elle a deux enfants. Puis, Flash back, en 1988, elle repart dans son pays pour rester près de sa mère mourante. Le pays est en proie à des manifestations sanglantes et Aung San Suu Kyi ne peut fermer les yeux sur la dictature qui règne sur le pays. Le peuple birman en fait son porte parole. Elle ne reviendra jamais.
L’actrice Michelle Yeoh est à l’origine du projet. Elle a cherché un cinéaste pour cette histoire incroyable. C’est la première fois que Luc Besson est « casté » pour la réalisation d’un film. Le scénario est de Rebecca Frayn. Le film a été tourné en Thaïlande, toute proche de la Birmanie qui était interdite. Les décors de Thaïlande sont magnifiques.
The Lady raconte l’histoire de cette femme exceptionnelle mais Luc Besson met surtout l’accent sur la belle histoire d’amour de Aung San Suu Kyi et de son mari. Son mari décédé en 1999, en Angleterre, d’un cancer sans avoir pu revoir son épouse. Aung San Suu Kyi, assignée à résidence en Birmanie, a reçu le prix Nobel de la Paix en 1991. Sa libération a eu lieu pendant le tournage du film.
Michelle Yeoh incarne exceptionnellement cette femme. Elle est Aung San Suu Kyi. L’actrice a appris le birman pour les besoins du film et a pu rencontrer la femme qu’elle incarne avant d’être interdite de territoire en Birmanie. David Thewlis dans le rôle du mari est parfait.
Luc Besson laisse la part belle à l’actrice. On peut reprocher le peu de profondeur de l’histoire du pays. Mais l’histoire d’amour entre Aung San Suu Kyi est mis en avant.
Un bel hymne à la liberté..
Aung San Suu Kyi, libre depuis 2010, a déclaré ces dernières semaines se présenter aux prochaines élections législatives birmanes.
La magnifique Aung San Suu Kyi eût mérité un iconographe mieux inspiré que Luc Besson.... qui, depuis le Grand Bleu qu'on avait bien aimé, il faut l'avouer, n'a plus réalisé (ou produit) que de tristes daubes. C'est Aung San Suu Kyi façon Gala. Tout est axé sur sa belle histoire d'hamûre. Ah, l'hamûre, l'hamûre, toujours l'hamûre! D'ailleurs, lorsqu'on voit la famille Aris, avant qu'elle ne quitte l'Angleterre, y a un petit chien blanc, un espèce de bichon maltais, signe qui ne trompe pas: il caractérise le film pour faire pleurer les mèmères... Il est triste, le toutou, quand gentille maîtresse s'en va. Yap, yap!
Le mur du çon est franchi lorsque la famille Aris, père et fils, part à Stockholm recevoir le prix Nobel de la Paix à la place de l'héroïne. A Rangoon, Suu et sa (fidèle, évidemment) gouvernante veulent bien entendu écouter la cérémonie à la radio. Zut! l'electricité est coupée. On va chercher un transistor. Zut! y a plus de piles. (Ça veut devenir chef d'état, et ça pense même pas à remplacer les piles...) On va chercher un autre transistor. Suspense. Ouf, ça marche. L'orchestre de Stockholm déroule une musique bien poisseuse, genre Canon de Pachelbel. Suu se met au piano et, tout en pleurant abondamment, accompagne l'orchestre... Tout est à l'avenant. Les généraux birmans? Hou! I sont méchants, si si, méchants-méchants. Y en a même un qui prend ses décisions en consultant une tireuse de carte, c'est dire! La situation économique du pays, l'environnement géopolitique? Ignorés. ... Quant à la personnalité véritable de cette femme hors norme, on n'en saura pas plus. Ce qui intéresse Besson, c'est que couple était amoureux, que Aris poussa toujours son épouse à résister, et que la décision de ne pas aller le rejoindre lorsqu'il était mourant fût prise de commun accord. C'est peut être vrai. Mais raconter une histoire pareille par le trou de la serrure de la salle de bain, c'est bien triste....
C'est d'autant plus triste que les deux acteurs sont exceptionnels. David Twelis, qui joue Michael Aris, plus englishe que lui tu meurs, est formidable. Quant à Michèle Yeoh, elle s'est coulée dans la peau d'Aung San Suu Kyi d'une façon hallucinante, reproduisant ses expressions, ses demi-sourires, ses ports de main, de tête, sa grâce timide, d'une façon qu'on n'aurait jamais attendue de la part de la solide actrice de Tigre et dragons et moultes autres productions d'arts martiaux hongkongais....
C'est un coup pour rien: dommage. Bon, le film reste agréable. Ça, il ne manque pas une fleur d'orchidée dans le chignon de Suu! En général, elle transporte même toute une vitrine de Monceau-fleurs. Ses sarongs sont ravissants, tout comme sa maison au bord d'un lac. Disons que pour les gens qui ne s'intéressent pas à l'histoire contemporaine, c'est mieux que rien: il leur restera un petit verni. Pour les autres.....
Il y a beaucoup d'à-priori autour de Luc Besson et le voir s'intéresser à la résistante birmane pouvait sembler un peu fou (un peu comme si Franck Dubosc tournait un bon film...), mais justement, il faut savoir passer outre ces à-priori et ce film-là le démontre amplement: c'est un excellent film, empli d'émotion... et c'est peut-être là son seul défaut: il est un peu trop tire-larmes...
Luc Besson comme à son habitude sacrifie l'autenticité sur l'autel des clichés américains. Ainsi, pendant toute la première moitié du film, je l'ai senti incapable de transmettre la moindre émotion, ce qui heureusement cesse dans la seconde moitié, et donc dans le registre mélo, The Lady n'est qu'un demi échec, ou une petite réussite comme on veut. Cependant, le sacrifice de la réalité historique, de la complexité, se fait au prix de la cohérence des situations, et des personnages. Vraiment dommage, surtout que l'on sent que le réalisateur est impliqué, et fait de son mieux. Dommage en fait que Besson n'ait aucun talent. Pas Terrible.
En s’emparant d’un sujet en or, Luc Besson nous offre un très beau portrait de femme mais signe une mise en scène étonnamment académique comme si l’écrasante personnalité de l’admirable Aung San Suu Kyi l’avait impressionné voire inhibé. Surprenant également ce scénario qui s’attache plus au drame conjugal et familial que déclenche l’engagement de son héroïne, qu’à l’analyse politique de la situation birmane traitée assez sommairement. Le film tire donc vers le mélo, heureusement de bon goût, mais laisse un sentiment d’inachevé. On saluera néanmoins la prestation impeccable de Michelle Yeoh et de son partenaire David Thewlis plus british que nature. Pour un témoignage plus politique de la tyrannie militaire en Birmanie, on revisionnera le superbe Rangoon de John Boorman.
L'histoire d'Aung San Suu Kyi méritait d'être adaptée à l'écran et c'est chose faite avec ce biopic de qualité, qui n'est pas sans défaut mais qui d'une manière générale remplit son rôle d'hommage. Le scénario déroule les 10 années clés au cours desquels le destin de The Lady a basculé dans le bon comme dans le mauvais côté. L'ensemble est intéressant et se suit avec beaucoup d'intérêt. Luc Besson met en scène cette histoire avec savoir faire et n'hésite pas à emballer sa mise en scène ( sans atteindre non plus des sommets ). Le point fort du film reste pour moi l'interprétation dans la mesure ou les 2 acteurs principaux sont épatants. Tout d'abord, Michelle Yeoh qui s'est totalement emparé de cette personne hors norme et qui parvient avec un naturel confondant à composer les aspects du personnage, sa dignité, sa présence, sa fierté mais également ses doutes. David Thewlis livre pour sa part une composition extrêmement solide de cet homme qui est dans une situation difficile sur bien des aspects mais qui s'accroche. Le récit se révèle un peu trop didactique dans le sens ou il se contente de relater un certain nombre d'éléments en surface mais sans aller toujours en profondeur. Ainsi, si les difficultés familiales des 2 personnages principaux sont très bien traités et ne manquent pas de profondeurs, ce n'est pas le cas du combat politique de The Lady dont on aurait aimé davantage de précision. Ce point n'est en effet pas toujours exploité ce qui est fort dommage. L'ensemble constitue toutefois un beau film avec des scènes émouvantes.
Fort d'une personnalité brillante et marquante de l'ère contemporaine, la résistante Birmane Aung San Suu Kyi, on était en droit d'attendre de la part de Luc Besson autre chose que ce film très consensuel. On mettra cela sans doute sur la difficulté que lui et ses équipes ont dû avoir pour reconstituer le parcours exceptionnel de ce brin de femme jouée avec excellence par Michelle Yeoh, et sa relation fusionnelle avec son mari interprété brillamment également par David Thewlis. C'est d'ailleurs ce qui fait la force et la faiblesse du film, la concentration du récit sur cette relation si aimante et si tragique à la fois, où l'on démontre toute l'inhumanité de la junte militaire en place. Le tout est enrobé avec une plastique parfaite fort des paysages ravageurs de beauté qu'est l'Asie du Sud-Est. Un peu trop parfait pour n'être qu'un film "tire-larme", sûrement, mais une oeuvre nécessaire politiquement et humainement.