J’ai trouvé que ce biopic dramatique était excellent. Il possède une immense richesse. Force est de constater qu’après une année 2020 agité par l’affaire George Floyd, sa portée est d’autant plus puissante. Cela montre qu’il y a des films qui sont intemporels. Au départ je me suis dit qu’on suivait juste l’histoire d’un type. Ce n’était pas désagréable, mais pour autant rien d’extraordinaire. Cependant, quand il commence à travailler à la Maison-Blanche, tout prend forme. La politique vient s’immiscer de force dans sa vie. Le point central va être la lutte pour les droits civiques des Afro-américain. C’est là que son fils a de l’importance. Son axe va être primordial car il va nous montrer la partie terrain de ce combat. David Oyelowo fait toute la différence, et selon moi sans cette exploration, ce film n’aurait pas eu la même résonance. Il vient contrebalancer le pragmatisme du père Cecil Gaines. J’adore Forest Whitaker et il montre là encore une fois tout son talent. Droit et fier, il va être le symbole d’une génération qui a vu leurs parents massacrés, et qui veut pouvoir vivre leur existence s'en ennuie. Cela se complète parfaitement pour avoir un bon panorama des enjeux. J’ai aussi aimé le défilement des différents présidents. Les événements marquants ne vont pas être oubliés dans cette évolution du monde, de l’assassinat de JFK à la guerre du Vietnam. Ils vont graviter autour de la question des droits civiques et on va voir leur impact dessus. Il faut saluer aussi les très bons rôles secondaires d'Oprah Winfrey et Terrence Howard.
"Le Majordome" raconte l'histoire récente des Etats-Unis d'Amérique, et en particulier des droits des Noirs, à travers l'histoire d'un personnage, le majordome de la Maison-Blanche. De Eisenhower jusqu'à la candidature de Barack Obama, ce majordome a vu de nombreux président passer ou trépasser, comme Kennedy. Cecil Gaines, puisque c'est comme cela que ce nomme le majordome, a une histoire vraiment bouleversante. La première scène donne le ton du film, où le tragique prend déjà de l'importance. Mais la vie de Cecil Gaines n'est pas seulement tragique, c'est aussi des moments de joie, avec quelques scènes légères ou humoristiques. Le film joue de ces deux registres, ce qui est parfaitement plaisant. Forest Whitaker incarne avec brio ce personnage charismatique. Oprah Winfrey joue également très bien la femme de Gaines. "Le Majordome" est donc un film très intéressant s'inspirant d'une histoire vraie et bouleversante. Malgré tout, le film est légèrement long, plus de deux heures. C'est donc le principal mais véritable défaut du "Majordome". Il se termine comme il a commencé, entre le tragique et la joie, avec un final franchement réussi.
Partant d'un point de vue doublement nouveau pour explorer la seconde partie du XXème siècle de la politique des Etats-Unis, Le Majordome dresse un portrait à la fois naïf des différents présidents que le héros a pu voir défiler à la Maison Blanche et à la fois violent de ce pays profondément ancré dans un racisme total, dans le Sud bien sûr, mais aussi dans les milieux huppés de Washington.
Le Majordome propose un casting d'une incroyable densité où quelques grands acteurs et actrices blanches ont accepté de jouer des tout petits rôles (John Cusack, Robin Williams, Alan Rickman, Jane Fonda) aux côtés de Forest Whitaker, Oprah Winfrey (impressionnante), Lenny Kravitz, Cuba Gooding Jr, Terence Howard ou encore le trop rare Colman Domingo qui incarnera plus tard le militant noir homosexuel Bayard Rustin (Rustin, George C. Wolfe, 2023).
Si la réalisation est assez classique, pour ne pas dire académique, avec quelques ficelles émotionnelles faciles, il faut noter les parallèles visuels entre les scènes de révolte principalement non-violente et le cérémonial du service à table à la Maison Blanche, à travers ce que vivent, en opposition, un père et son fils, deux éducations, deux façons de faire reconnaître ses droits légitimes. La musique et, plus généralement, la direction artistique et les rares documents d'époque permettent de se fondre, parfois avec nostalgie, dans une fresque dont les deux principales qualités tiennent à son originalité de départ et à son interprétation.
Il y a du Forrest Gump dans cette histoire. Mais là ou Zemeckis maîtrisait totalement son récit et sa mise en scène, le film de Lee Daniels souffre de quelques maladresses. Certes, l'histoire de cet homme est fascinante, et le final plein d'émotions. Mais malgré tout la mise en scène est peu inventive, et les acteurs sont inégaux : Forest Whitaker est bien sûr très bon, sans être extraordinaire ; Oprah Winfrey en fait un petit peu trop. Les acteurs ne semblent pas toujours bien dirigés, mais la très faible qualité du doublage en français du film n'aide pas à se faire un avis totalement objectif. Un film qui parle de l'histoire complexe des États-Unis, c'est passionnant, mais il manque un petit quelque chose de Cinéma pour en faire un grand film. Forrest Gump reste inégalé !
Le casting est au top, et surtout Forest Whitaker réalise une réelle prouesse. Mais que ce film est mièvre, typiquement américain, fait pour larmoyer et en même temps louer la grandeur de l'Amérique. Cette prétendue histoire vraie n'est qu'une soupe indigeste.
Un très bon biopic finalement assez politique car une bonne partie du film se concentre sur le mouvement des droits civiques aux USA . Les acteurs sont tous bons mais la fin est un peu décevante : trop longue et avec un hommage à Obama rébarbatif et inutile .
Cette histoire retrace, à la manière de «Forrest Gump», la vie aussi bien professionnelle que familiale de l’un des majordomes au service de la Maison-Blanche de la présidence de Dwight D. Eisenhower à Ronald Reagan. Lee Daniels a fait le choix de se focaliser essentiellement sur ce témoin privilégié et son entourage mais ne fait que survoler, par l'intermédiaire de l'un des fils du couple, les événements majeurs des différents mouvements de la lutte pour les droits civiques des Noirs de la fin des années 50 jusqu’à l’élection de Barack Obama. Du coup, le film en souffre un peu et manque historiquement d’impact tout en restant brillant, poignant et très intéressant. Bien que privé d’une nomination à l’Oscar du meilleur acteur, Forest Whitaker nous offre une performance vraiment remarquable et émouvante au milieu d’une belle brochette de seconds rôles.
Ce film est une émouvante représentation de l'apartheid en Amérique de ces dernières années. Cécil Gaimes, quel courage, quelle retenu, devant tous ces évènements relatant la souffrance de son peuple, débattus dans le bureau ovale de la maison blanche, Il nous fait partager son enfance, sa vie famille et son activité professionnel. Au service de huit présidents, nous découvrons l'évolution de la politique Américaine avec les combats et les blessures du peuple noir, jusqu'à la victoire de la présidence OBAMA. Forest Whitaker est très poignant dans l'évolution de son personnage, créant à cette réalisation beaucoup de sensibilités . Cette histoire vrai d'Eugène Allen, vous montrera son fabuleux destin obtenu grâce a ses valeurs humaines, acquises tout au long de sa vie.
Very disappointed by the film. With all the promotion and history surrounding it, I expected a film with more heart and a character with more depth. Whittaker's 'Cecil' was one-dimensional and spineless, lumbering from one scene to the next. Aside from the fact that he served 7 presidents, why was he important and what made his story inspirational? The fact that he managed to stay in a job for 20+ years? Many do that in their lives and I don't see movies being made about them.
Magnifique! Pour moi le meilleur film de l'année 2013. Un grand respect pour Lee Daniels (voir aussi Precious). J'ai regardé le majordome dans l'avion en version originale, puis revisioné deux jours après. Les acteurs même les moins connus jouent leurs rôles à la perfection. Film poignant qui restera gravé dans les anales.
Après avoir lu tant de bonnes critiques, je suis allé voir ce film "la fleur au fusil" et quelle ne fut pas ma déception. J'ai trouvé ce film plat, ennuyeux (je mes suis presque endormis !!), prévisible, le jeu d'acteur est bon mais n'aide en rien à ce que ce film tienne la route. Le thème est grave et je trouve qu'il est mal traité, survolé... Trop d'idées dans chaque scènes mènent chacune d'entre elle à la confusion... Bref, une grosse déception malgré un grand Forest Whitaker, et en parlant de Forest, j'ai lu que certains compare ce film à Forest Gump.... arretez vite les choses illicites messieurs.....
Le majordome est un grand film très émouvant avec des acteurs extraordinaires qui apportent tout une profondeur au personnage. Le scénario est très bien monté, il est très difficile de ne pas se noyer dans une intrigue qui raconte 30 ans d'histoire et 30 ans de métier, mais non, il n'y a aucune noyade du début à la fin. Le sujet est très bien traité, et très bien réalisé. La photographie est très belle. Je m'attendais à un biopic comme il y en a tant d'autres, mais non, le film fut une très grande surprise pour moi et une belle découverte. A voir absolument.
Simple ne signifie pas léger et profondeur n'est pas synonyme lourdeur. Ce film à mon humble avis, se veut simple et profond et il y parvient fort bien. Il est une de ces œuvres à la fois assez résistante pour amener à développer plusieurs niveaux de lecture et inciter au questionnement tout en touchant sobrement celui qui le découvre. Beau moment.
who cares? Faire un tel téléfilm en 2013 est un peu honteux tout de même.
mise en scene plate, jeu d'acteur sous exploité. Du majordome on ne connait pas grand chose au final, tellement on nous cause de son fils et de sa femme.
très déçu donc, tellement que je n'en ai presque rien à dire.
Forrest Gump est loin d'être nom film préféré, mais impossible de ne pas comparer la vision chronologique (parti pris identique au deux réalisateurs) et qui fait passer Gump pour un chef d'oeuvre.
La cerise sur le pompon est Oprah qui passe 40 ans dans l'histoire avec la même tête, avec un fort vieillissement à la fin.
je mets au moins un point pour remercier le réalisateur d'avoir réduit les lignes de texte de Mariah Carey à un long silence ponctué d'un "AAAAARGGHHHHHHH" magistral.