23459 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 239 critiques spectateurs
5
242 critiques
4
503 critiques
3
302 critiques
2
142 critiques
1
31 critiques
0
19 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
klap2fin
20 abonnés
378 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 26 décembre 2013
Film correct, plein de bons sentiments, qui à travers la vie d’une famille dont le père est majordome à la Maison Blanche, relate une grande partie de la lutte des noirs pour leurs droits et leur intégration dans la société américaine. Le sujet aurait pu être traité différemment en rendant l'histoire bien plus intéressante. A part une minuscule allusion à Mandela vers la toute fin, c’est une histoire très américano-américaine qui ne m'a pas vraiment captivé, d’autant que le film pèche par une lenteur parfois soporifique. Le scénario est plutôt prévisible et assez décevant pour ce qui est des coulisses et intrigues politiciennes au sein de la Maison Blanche. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyé, mais un bon ¼ d’heure en moins aurait pu rendre le film plus digeste. Sans être indispensable, c’est un film qui se laisse voir, mais qui par son manque de grandeur et d'ambition, ne me laissera pas un souvenir impérissable. Film que je trouve pour ma part, outrageusement surnoté.
Je ne suis ni un historien spécialiste de la traite des noirs et de leur évolution dans la société américaine, ni dupe sur les intentions et orientations à peine masquées de ce film (et des films américains en général). C'est donc, libéré de ce poids, je dirais de cette responsabilité liée à cette mission divine qu'est l'analyse cinématographique sur "Allocine" (oui je sais personne ne m'a rien demandé mais j'aime donner mon avis...), le cœur léger et le ventre plein (ah les fêtes...), c'est donc, je disais, sans à priori, que je me suis lancé dans le visionnage de "The butler" ! J'ai beaucoup aimé (on sent le grand analyste hein ?). On est certes un peu décontenancé par ces seconds rôles bizarres (Carey, Winfrey et Karvitz) mais on s'y fait. Les "vrais" acteurs sont excellents et on apprécie toutes ces guests qui se succèdent à chaque changement de président. CRÉDIBLE, SOIGNE, BIEN JOUE et ÉMOUVANT !
Je ne comprend pas les commentaires dithyrambique que j'ai pu lire ou entendre sur le Majordome depuis sa sortie... Oui il est bien réalisé, oui les acteurs y sont brillants, mais ça ne sauve pas le film ! C'est simple il n'y a aucun fil rouge, aucune trame, on n'y raconte rien ! On y suit passivement un personnage principal presque apathique devant ce qui lui arrive chez lui comme à son travail. On traverse tout aussi passivement les époques sans aucun traitement, on voit des gens lutter pour leurs droits civiques, pleurer Kennedy, se moquer de Nixon, se méfier des Black Panters... Et c'est tout ! C'est un condensé en 132 minutes des évènements sociétaux américain au cours du XXème siècle. Vide vide vide, ce film est vide !
Lee Daniels est un réalisateur qui veut se placer lui aussi parmi les grands. Tel un Spike Lee, il veut dénoncer la haine raciale envers les Afro-Américains, montrer que la vie n'est pas rose quand on est noir. Ainsi après un Precious plus proche de la comédie que du drame profond et un Paperboy détesté de tous, le revoici aux commandes d'une œuvre plus ambitieuse : un biopic sur la vie d'Eugene Allen, rebaptisé ici Cecil Gaines, majordome au sein de la Maison Blanche qui servit pendant 34 longues années et a travaillé pour huit Présidents... Malheureusement, si Daniels réussit à améliorer sa mise en scène pour servir quelque chose de plus classique et plus limpide, notamment au niveau des différentes époques que va traverser notre héros, il continue d'être maladroit quant à son message poussif et démesuré. Le film ne s'intéresse donc pas à l'univers atypique du métier de majordome de la Maison Blanche mais bel et bien à celui de majordome noir de la Maison Blanche. Encore une fois, Lee Daniels en fait des tonnes, écule des poncifs, nous balance des évènements dramatiques à la truelle sans se soucier de rester pragmatique. Il y avait pourtant matière à faire un biopic bouleversant mais au lieu de ça, Le Majordome ne convainc pas totalement. Si Forest Whitaker est comme d'habitude épatant et que la palette d'acteurs incarnant les différents Présidents sont plutôt bien grimés derrière leur imposant maquillage (notamment Robin Williams en Dwight Eisenhower et Liev Schreiber en Lyndon B. Johnson), le scénario peine à se concentrer sur un fil conducteur, à nous raconter une histoire intéressante et jongle entre la vie privée de Cecil et ses soucis avec un fils extrémiste, et son statut de black au sein de Présidents de moins en moins racistes. Ce détail, pourtant central et bien qu'il existe, n'est que vaguement montré. Dommage. Reste donc du Majordome un bon film, au sujet intéressant et à la qualité non négligeable mais qui aurait pu être bien moins démagogique ou du moins d'une manière moins poussive.
Vu en VO (merci Madame...;-) et bien aimé ce portrait qui interpelle l'Amérique sur son passé récent, et la communauté afro-américaine sur son histoire et le choix des "armes" pour lutter contre la ségrégation. Un film qui souligne l'importance de ces autres "hommes de l'ombre" dans l'entourage des Grands, ne cherchant pas forcément à influer sur le cours des choses mais se demandant où trouver leur place, s'il leur faut prendre position pour exister vraiment... Le film n'est pas exempt de quelques longueurs mais reste un agréable moment de cinéma.
Malgré les clichés usités et les affres de la communauté noire ici présentées de manière assez commune à de nombreux films, ce film est un pur moment de bonheur de par sa mise en scène, le jeu des acteurs, la sensualité et la beauté des lieux de tournage...
Avis mitigé sur ce film. D'accord, c'est un grand et long film parfois émouvant, montrant une petite partie de l'histoire sociale US depuis le milieu du vingtième siècle mais de manière si académique qu'on pourrait presque s'en servir comme base pour un livre d'histoire aseptisé (pléonasme) de niveau préparatoire. D'accord, Forest Whitaker tient une fois encore un grand rôle à la mesure de son talent, ainsi que quelques autres acteurs, d'ailleurs. Mais ce nationalisme suintant par toutes les fissures du film finit par être gonflant. Et puis l'ode finale à la gloire d'Obama nous donnerait presqu'envie de vomir notre quatre heure. Hein? M'en fout, j'ai pas voté pour lui! Il ne faut pas oublier qu'aux Etats-Unis, soit on est républicain (en gros, d'extrême-droite), soit on est démocrate (en gros, d'extrême droite, mais un peu moins) soit on n'est pas américain, donc on est soit sous-développé, soit terroriste (çà dépend de la couleur de peau) soit les deux à la fois. Pour faire simple. On sent bien les bonnes intentions de "Spike" Lee Daniels dans son désir de réhabilitation et d'égalitarisme de la communauté Noire US meurtrie et dont les cicatrices ne sont pas encore complètement guéries, mais sa vision trop "drapeau étoilé" nuit à l'universalité de son message et c'est un peu dommage. M'enfin bon: "God & dollar bless América"...
On pourrait résumer ce film à ce titre de livre : "le racisme pour les Nuls". Tellement c'est d'une simplicité biblique. Un film pour collégiens. Le côté Majordome à la Maison Blanche est complètement occulté. Comme le film n'a rien à dire du côté des présidents successifs, aucun potin d'ailleurs, le film se rabat sur la relation père/fils. Notre ennui est à la hauteur de la platitude de la réalisation.
Une beau drame historique, porté par un Forest Whitaker au mieux de sa forme, qui permet de retracer de manière originale et transversale l'avancé des droits civiques pour les afro américains. Ce film permet également une plongée intéressante dans les coulisses du pouvoir à la maison blanche au travers de plusieurs présidents, aussi différents les uns des autres. A noter toutefois quelques longueurs ...
Bel hommage à Eugene Allen ayant inspiré le personnage de Cecil Gaines. C’est un thème encore délicat qui rappelle les souffrances, les humiliations et les discriminations subies par les afro-américains et la lutte acharnée qu’il leur a fallu mener pour obtenir la reconnaissance de leur citoyenneté et leur véritable affranchissement. Lee Daniels nous offre un travail remarquable de dignité !! C’est aussi une très jolie histoire d’amour. J’ai adoré ; c’est une très belle aventure à ne pas rater.
Film bien trop convenu à mon goût s'arrêtant sur des à propos sans grandes consistances et oubliant l'essentiel. Les années passent, des raccourcis orientés, et voilà ! Sans saveurs et sans émotions. Il reste l’intérêt de cette bio pleine d'épreuves mais totalement noyée dans l'Histoire si mal révélée ! Un loupé ! 2.5/5 pour les interprétations, le reste ... !
Si le sujet traité ici est grave, le film n'en demeure pas moins un excellent divertissement. On accompagne ce Majordome depuis son enfance pour traverser les époques successives qui ont vu naître la lente émancipation des noirs aux Etats-unis. Le réalisateur, s'inspirant de faits réels, oppose deux personnages d'une même famille se déchirant sur fond de lutte raciale. Un père, conditionné dès son enfance a jouer le rôle du parfait serviteur, et qui décroche à force de ténacité un poste de Majordome à la prestigieuse maison blanche, et son fils, qui lui abandonne le foyer dans l'espoir de changer une Amérique raciste qui les exclut. Le spectateur lui retiendra les tensions entre deux générations qui se sont sacrifiés pour qu'au final un président noir puisse accéder aux plus hautes fonctions du pays. Chose amusante, ces mêmes présidents américains qui jalonnent la longue carrière du Majordome en prennent pour leur grade. On assiste, à des exceptions près, à un jouissif défilé d'hypocrites qui dans l'intimité d'un bureau ovale excluent tour a tour de mettre en place une société plus juste. Si le film est plus policé que le virulent Malcom X de Spike Lee, le message qu'il fait passer n'en est pas moins puissant et montre à quel point le processus pour acquérir des droits fût long et compliqué pour les afro-américains. Joué par un Forest Whitaker magistral, ce film, sans être trop moralisateur, vous laissera un bon souvenir.
Le film est bon mais terriblement déprimant. J'apprécie beaucoup de pouvoir vivre l'histoire d'un homme qui a traversé beaucoup d'épreuves dans sa vie et qui a été confronté à la mort maintes fois. J'apprécie moins cette fin morose qu'est la vieillesse et qui me fait culpabiliser de glander devant mon écran. Remarquons toutefois le bon travail de Lee Daniels et les très bons jeux d'acteurs. La longueur du film aurait tout de même pu être évitée en effectuant davantage de sauts dans le temps. Le film encense la démocratie, les droits de l'Homme et les progrès qu'ont été fait aux Etats-Unis d'Amérique. Rappelons tout de même que ce pays a toujours eu un problème avec eux, qu'il s'agisse des noirs, des homosexuels ou des pratiques douteuses d'espionnage, de "kidnapping" et de torture. Des progrès restent à faire sur la morale du film, morale qui nous laisse finalement de marbre. En résumé : un film pas si mal mais qui reste cruellement froid et morbide. On voulait des pleurs, des rires et de l'action... Bref, du Hollywood quoi ! 2,5/5