Bullhead
Note moyenne
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402 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 février 2012
Film surprenant. Et pour moi, une vraie bonne surprise.
Il est bien conçu, il se révèle être un vrai thriller, mais de plus, un thriller original. Parce que le milieu n'est pas souvent évoqué au cinéma, parce que les personnages sont particuliers, pour son sujet aussi.
Il mêle la gravité, l'émotion, la violence, une touche de comique (je pense aux garagistes), le drame et même le tragique d'une façon très dosée.
On ne voit pas passer les 2 heures et le suspens est mené de façon à nous garder pris par le film du début à la fin.
Il a ce quelque chose déjà rencontré dans le cinéma belge, une sorte de crudité, de réalisme, mais en même temps tout en finesse.
L'image est parfois très belle, mais le film n'est pas "esthétisant", il ne joue pas de la belle photographie, mais celle-ci l'est réellement.
Et bien sûr, puisque le film repose sur eux: excellents acteurs.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 février 2012
Si peu médiatisé, j'y suis allée par pur hasard, et j'en suis ressortie toute boulversée.....un film magnifique, Je vous le conseille fortement.....
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 février 2012
Très bon film. Avec des acteurs méconnus, et talentueux. L'intrigue est elle aussi originale. Une perle rare
Gil Cdn Qrs
Gil Cdn Qrs

25 abonnés 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2012
La ressemblance à Tom Hardy est indéniable. Sorte de minautore émasculé, Matthias Schoenaerts donne à Bullhead une puissance phénoménale ! Rongé par sa souffrance et incapable de l'extérioriser, Jack arrive à nous transmettre son malaise pendant plus de 2h et c'est sublime. A VOIR ! 8/10
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2012
Voilà un film belge qui change des comédies habituels. Un vrai polar, sombre et sans concession dans les fins fonds de la campagne belge où les mafieux sont des agriculteurs ! Rien que ça ajoute une originalité qui n'est pas feinte bien au contraire. Chez les redneks belges le paysan n'est pas si con plus les coulisses des stupéfiants agricoles font parfois penser à la trilogie "Pusher" de Nicolas Windiong Refn (réalisateur de "Drive") où on suivait des mafieux loin des clichés, en marcels dans les bas-fonds de Copenhague... Le drame de l'enfance étant assez fort pour marqué les esprits (et le héro) grâce à des flash-backs habilement placés. Par contre certains paramètres auraient pu être évités, comme par hasard l'homosexualité se place là où il ne sert strictement à rien et on peut se demander si la police met vraiement autant de moyens pour un tel trafic ?! L'acteur principal a du charisme et fait penser à Tom Hardy... Un polar complexe, presque shakespearien par moment. Un très bon film donc qui déçoit juste pour l'enquête policière, les flics d"élite" qui tombe comme des bleus dans le piège de la coïncidence. En tous cas à conseiller !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 mars 2012
Great atmosphere! A real sense of what is violence in everyday life. Incredible cast -all so perfectly chosen . Bravo. For
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 février 2012
spoiler:


Un des grands films de l'année indéniablement, je le conseille à tous. A la fois modeste et intransigeant, 'Bullhead' marque par son absolutisme et sa brutalité bien dosée sans oublier une sensibilité simple mais profonde.

critique plus complète sur : http://laseancedujeudi.blogspot.com/
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 février 2012
Un grand film de cinéma, noir, tragique, monstrueusement séduisant, fonctionnant sur une plastique irréprochable, une violence silencieuse déracinante ou encore sur la performance animalesque d’un Matthias Schoenaerts qui scotche l’audience dès le premier plan. Michaël R. Roskam est le nom à retenir. Le cinéaste belge se place comme le nouveau Nicolas Winding Refn, son opposé comme son successeur. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2012
Voilà un film comme on a rarement la chance d'en voir, maîtrisé visuellement et scénaristiquement, et qui m'a littéralement scotché sur mon fauteuil.
Venant de Belgique (Flandres), cette terrible histoire de trafic de testostérone, hormones et autres vitamines est bien plus qu'un polar glacial, c'est une descente aux enfers aux accents de tragédie grecque. Jackie, éleveur musculeux et taiseux, se trouve au centre d'un gros marché de produits interdits destinés à engraisser plus rapidement les boeufs de la région. Un policier, enquêtant sur ce trafic, est froidement abattu par cette mafia locale, amenant la police à s'intéresser aux allers et venues de notre héros et des personnes en contact avec lui. Cette soudaine agitation fera resurgir de vieux fantômes dans la tête de Jackie, victime dans l'enfance d'un drame terrible.
A partir de cette trame, Michaël R. Roskam déroule son film avec une virtuosité implacable, attrapant le spectateur par l'émotion et ne le lâchant plus jusqu'au dénouement, deux heures après! On s'enfonce dans cette campagne flamande par vraiment folichonne, peuplée d'êtres cassés, torturés, au passé lourd et au présent sans horizon. On assiste à d'opaques rencontres de mafieux, où le danger est palpable dans chaque plan. Nous pénétrons dans l'intimité de Jackie, s'injectant dans le corps les mêmes produits dont il bourre ses boeufs, devenant ainsi un quasi monstre à la violence sous-jacente et psychologiquement dévasté. L'histoire avance inexorablement, toujours plus noire, toujours plus oppressante, sans que l'on puisse jamais imaginer la direction qu'elle va prendre, la complexité des personnages ne le permettant jamais.
Car en plus d'une mise en scène particulièrement virtuose, jouant avec finesse des gros plans et du rythme de chaque séquence, le scénario remarquablement bien fichu, ne laisse de côté aucun personnage.
Matthias Schoenaerts, dans le rôle de Jackie, est tout simplement sidérant de présence, de violence contenue et de fragilité. Il porte le film sur ses larges épaules, entouré de comédiens épatants, inconnus dans nos contrées, mais renforçant ainsi le récit d'une véracité supplémentaire.

La fin sur le blog
http://sansconnivence.blogspot.com/2012/02/bullhead-de-michael-r-roskam.html
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 février 2012
Vu en avant première au festival Travelling Bruxelles de Rennes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 février 2012
chef d' oeuvre la dramaturgie à le contenue d'une tragédie grec le rythme est parfait et l'image no comment
pour un premier film c'est la perfection
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2012
Après quelques courts-métrages à la qualité variée, Michael R. Roskam passe à la vitesse supérieure avec son poids lourd de sens et de forme ; Bullhead (Rundskop), au titre déjà rugueux, toutes langues confondues. Le réalisateur donne une vraie leçon de mise en scène. Une percussion frontale dans un cinéma flamand qu’on pensait au ralenti depuis la pause effectuée par Fabrice du Welz. Comme un électrochoc visuel, Bullhead assène en une seule frappe l’émergence d’un cinéaste et la mise en « lumière » du talent de Matthias Schoenaerts. Plus qu’une claque, un crash test !
Après une entrée en matière presque onirique, Roskam installe immédiatement une ambiance marquée. On comprend très vite que le réalisateur désire et va réussir à laisser une marque, tracée au fer rouge, dans le paysage cinématographique. Rien de bien nouveau dans l’intention mais la manière inspire le respect. Nous sommes face à un metteur en scène qui maîtrise son objet pour donner du sens, sens de la métaphore et de la narration.
Il réussit en très peu de temps à rendre comme inconnu et presque énigmatique ce monde agricole qu’on pensait tutoyer d’images et de clichés. Sous une résonance mafieuse, un climat est installé et donne au spectateur une sensation de vertige dans l’inconnu ; on ne comprend pas tout de suite, qui est qui et qui fait quoi, pour vite se rendre compte que c’est une volonté de Roskam. Volonté qui donnera des accents immersifs au film. Dans un même temps on veut en savoir plus et se laisser porter par cet opéra visuel.
Sous l’égide du genre policier, le film se dirige avec l’ambivalence de force et de douceur vers une note dramatique très puissante ; entre certaines envolées de Michel Audiard ou bien du récent Animal Kingdom de David Michôd. Nous sommes bien sûr loin de toutes copies ou identifications mais proche d’un cinéma viscéral, indirect de lecture et foudroyant de sensations avant tout.
Là est sans doute la force principale de Roskam, mêler simplicité du propos dans une mise en scène visuelle poussée, non par effets de style, mais par le ton métronomique du montage et un sens du cadre parfait ; on sent un intérêt appuyé pour donner du sens à tous ses plans, à ce titre la scénographie des comédiens est parfaite. S’ajoute le délicat exercice du flashback, amené ici avec délicatesse et toujours justifié. Tout juste s’appuie t’il un peu trop sur les ralentis.
Pièce parfaite du film, la dernière séquence, métaphore même d’une bête qui n’est plus maître de son devenir. Même si évident, brillant !
Cet ensemble apporte un vrai sens à la réalisation, de moins en moins mise en valeur à ce degré dans le cinéma moderne nous rappelant la mise en scène d’un cinéma US des années 70.
Le tout n’aurait qu’un sens minime si le casting, Matthias Schoenaerts en tête de convoi (et même plus), n’était pas là de présence et de jeu pour rendre le film majestueux.
Inconnu (ou presque) Matthias Schoenaerts va marquer les années à venir, longtemps, on ne peut l’affirmer, mais un impact lourd sera donné en 2012 ; on le retrouvera en effet dans « De rouille et d’os » (prochain Audiard), harsard !? pas si sûr !
Dès les premières secondes du film il imprègne l’écran de sa présence, corpulence et charisme au diapason. Apparaissant comme par surprise, bien qu’amené en douceur (parfaite mise en scène à l’appui), Roskam décide de faire de son personnage la pièce centrale de son œuvre. Fort de jeu, immense et bestial de corps, la première séquence dont il occupe l’espace est un travail précis de réalisation. En quelques minutes, une séquence suffit à montrer l’essentiel et donner le ton d’une oeuvre Shakespearienne. Tel un héro/ héraut, Jacky (Matthias Schoenaerts) parsème le film de son aura, chapitrant ainsi cette tragédie familiale et personnelle. Les rôles télescopés autour de lui sont d’une saveur semblable ; du ridicule, les deux garagistes nous rappellent le jeu des comédies flamandes proche de la parodie, pourtant rien ne fait tâche ici, tout est acté. De l’émouvant, le cercle familial du héros, des « seconds couteaux » et « tronches », viennent envahir et s’imprégner de chaque personnage. La douceur contre cette rutilance mâle sera incarnée par Jeanne Dandoy, magnifique dans sa façon si personnelle de donner deux visages au personnage de Lucia, entre douce innocence et ingénue candide.
La somme parfaite qui donne à Bullhead ce mouvement imperceptible des films à la force visuelle et sous-jacente qui ne vous lâche que de longues heures après.
En passant au long métrage Michael R.Roskam par l’essence même de sa mise en scène, son propos, son intelligence du récit prouvent que Bullhead n’est pas le film parfait, heureusement, mais un coup de maître qui nous rappelle encore ce que cinéma et sensations veulent dire.
http://requiemovies.over-blog.com/
reymi586

558 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2013
Avant tout je dois admettre qu'après j'avais entendu sur ce film, je m'attendais à mieux. Il n'y a pas à dire c'est très intéressant mais le film est surtout l'occasion de mettre en avant un futur très grand acteur : Matthias Schoenaerts. Sans lui le film n'aurait pas eu la même force. En tout cas, je ne peux pas non plus dire que ce film est un chef d'oeuvre, je reste sur ma faim et je ne garderai pas ce film en mémoire bien longtemps.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 février 2012
Grosse surprise. Film dont on ne soupçonne pas toute l'étendue durant son visionnement mais une fois le générique de fin, il ne nous laisse pas indifférent. Tout ce qu'on demande à un film ! Rien de révolutionnaire mais on y retrouve tous les bons ingrédients (Humour/Drame, Policier/Mafia) avec un côté décalé inexprimable qui le rend unique. A voir.
WardStradlater
WardStradlater

70 abonnés 469 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2012
Un thriller belge jouissif à souhait. Dans un milieu rural, grisâtre et bovin ; dans le traffic d'hormones et la mafia. Ce décors réaliste, voir parfois naturaliste, n'est qu'un prétexte pour mettre en scène, non seulement la séparation Flandre Wallonie et une réalité sociologique, mais surtout pour nous dépeindre l'histoire d'un homme en quête de masculinité et d'Amour. L’interprétation de Matthias Schoenaerts crève l'écran; et il faut rajouter à tout ça les longs plans-séquences et une réelle immersion dans l'ambiance. Une réalisation soignée, de vrais acteurs et un scénario mature et complexe font de ce film un thriller original, cohérent - en définitif, une œuvre cinématographique (comme on en voit de moins en moins).
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