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Tiwayker
48 abonnés
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3,5
Publiée le 8 janvier 2016
Bonne réalisation, mise en scène originale, mais la presse en a trop fait pour un film bien mais loin d'être exceptionnelle. De bon acteurs pour un moment de cinéma agréable.
Histoire intéressante d'une femme de 40 ans qui se retrouve plongée dans son adolescence et qui cherche à échapper au futur qu'elle connait deja à tout prix. Bande originale sympa mais le tout reste moyen et parfois un peu long.
On en a fait tout un plat...pour pas grand chose! Certes, l'histoire est amusante, les personnages bien interprétés et on se retrouve bien dans certaine situations...Mais pas si drôle que cela...je n'ai pas rie, juste sourie...dommage
J'ai passé un très bon moment à regarder ce film, belle fable qui fait rire et réfléchir sur le temps qui passe. J'ai replongé dans mon enfance en replongeant dans la jeunesse de Camille, malgré les quelques décennies qui me séparent que Noémie Lvovsky. Très joli film, sans prétention, qu'il faut prendre comme tel.
Vraiment un très bon film que je recommande, tant au niveau du jeu des acteurs que du scénario et des dialogues. C'est frais, tantôt réjouissif, tantôt émouvant.
Source : Plog Magazine, les critiques des ours => http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/09/camille-redouble.html
Camille redouble est un film imparfait dès l'écriture, mais qui contient néanmoins des éléments charmants. Ce film est en effet un "bel ouvrage" : de mon point de vue la photographie est soignée, le générique est (anecdotique mais) beau et stylé, la musique est agréable, la direction artistique (moche car) fidèle à l'époque dépeinte... Mais ça ne tient pas. L'ensemble ne tient pas à cause d'un scénario "inachevé", semble-t-il. J'imagine bien que Noémie Lvovsky (qui a fait la Fémis en Scénario) et ses 3 coscénaristes ont estimé que le scénario était terminé au moment du financement du projet mais... Il y a quelque chose qui cloche. Le retour en arrière n'est pas vraiment utilisé à fond (même "La vie d'une autre" de Sylvie Testud se servait plus du potentiel infini du dispositif, et pourtant il y avait déjà des manques). On en est venu à conclure que le "pire film américain" était probablement mieux écrit car même dans sa médiocrité, tous les éléments (médiocres) du film se répondent, sont fouillés, sont référencés, etc. On voit les ficelles grossières qui tiennent l'ensemble, mais au moins il y a des ficelles ! Dans "Camille redouble", il semble manquer ces ficelles. Parfait exemple : la plupart des conflits sont résolus par un air de guitare, un regard enfantin détourné et une non-réponse systématique du personnage de Camille. C'est assez frustrant car elle est sensé être "torturée" par l'envie de changer le passé, mais en même temps elle ne fait presque rien pour. Elle n'avoue qu'à un personnage (le sous-exploité Denis Podalydès) son retour au passé, et encore cette scène n'est pas satisfaisante car presque rien n'est exploité. Ah si, l'éternel "Le président Américain est noir" dans le futur. Original tiens. Heureusement que je suis allé voir la trilogie des Retour vers le futur au Grand Rex la semaine dernière, là au moins j'avais une véritable exploration - une vraie fouille - du principe de retour en arrière et tous les paradoxes qui en découlent. Après, peut-être ai-je mal compris une facette du film, qui expliquerait le fait que le personnage de Camille est "faible" : le retour en arrière a affecté son "âge mental" malgré son apparence physique de quarantenaire conservée. Mais alors une partie des dialogues enflammés qu'elle a avec son "futur mari" sont un peu étranges... Hmm... J'aurais voulu aimer "Camille redouble", mais passé le début où je le trouvais charmant malgré les nombreuses "erreurs" (notamment les faux-raccords systématiques), je me suis malheureusement un peu ennuyé...
La comparaison inévitable entre ce « Camille Redouble » et « Peggy Sue s’est Mariée » prend rapidement court dès les premières minutes de projection au large bénéfice de la réalisation de Coppola. Camille traverse le temps avec une apathie inquiétante, état qui donne au film son rythme léthargique, dénué de charme, et surtout privé de fantaisie et de poésie qu’aurait pu inspirer un sujet comme celui proposé par cette idée de scénario. L’interprétation est relativement médiocre mais heureusement son niveau en est relevé grâce aux apparitions sporadiques de Moreau, Vuillermoz, Léaud et Podalydès. Quelques anachronismes musicaux (notamment « Venus » par Bananarama qui date de 1986 alors que l’action du film se situe une année plus tôt), l’accessoiriste qui lui aussi s’est emmêlé les pinceaux de la chronologie (l’album « True Blue » de Madonna, dont on voit la pochette dans la chambre de Camille, est sorti en été 1986), une illustration musicale irréelle (avoir le choix de sélectionner une chanson de Barbara datant de 1964 dans le juke-box d’un café au beau milieu des années ’80 me laisse interrogateur), achèvent de compléter mon impression mitigée pour cette réalisation de Noémie Lvovsky.
J'avoue que pour moi, « Camille redouble » était un peu le rendez-vous de la dernière chance, comme lorsque vous revoyez une fille avec qui le précédent rencart s'est mal passé : ça passe ou ça casse. En effet très peu convaincu par « Faut que ça danse ! », j'ai quand même fait le choix d'aller voir le dernier film de Noémie Lvovsky, séduit par un postulat ambitieux et fantastique que le cinéma français nous offre plus que rarement. Bonne nouvelle : je ne le regrette pas ! Alors bien sûr la réalisatrice nous ressort son rythme un peu lent et on se serait bien passé de quelques caricatures et excès, mais globalement l'expérience est rafraîchissante. En effet, la réalisatrice ne se sert pas de ce point de départ captivant pour nous offrir ensuite des poses d'auteur interminables et n'allant souvent nulle part (qui a cité Michael Haneke ?), exploitant au contraire souvent à fond cette savoureuse idée, sans jamais sacrifier pour autant l'univers du lycée, des copines et des parents. On est même assez étonné que Lvovsky aie réussi en un laps de temps si court à ressusciter de manière aussi convaincante l'univers de notre jeunesse, l'idéalisant probablement un peu, sans pour autant que le plaisir s'en ressente. De plus, l'œuvre se double d'une réflexion passionnante : alors que Camille « subit » ce voyage dans le temps en pleine instance de divorce, va t-elle faire les mêmes choix ou au contraire renoncer à « l'amour de sa vie » pour ne plus souffrir autant par la suite ? La question est là encore traitée avec beaucoup de pertinence, et si l'on regrette une morale assez conventionnelle voire banale, on ne peut que saluer l'intelligence et la sensibilité d'une réalisatrice faisant un tant soit peu honneur au cinéma hexagonal, capable à la fois de nous faire rire et de nous émouvoir... De quoi ressortir le sourire aux lèvres et le cœur léger : c'est déjà beaucoup.
j'ai tout simplement adoré le jeux de l'actrice principale qui tient tout le film à bout de bras... l'histoire surprenante m'a surpris et amusé. une trés beau film à voir absolument !