Confession d'un commissaire de police au procureur de la république
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chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2016
Un des premiers films italiens à traiter le thème de la corruption dans les milieux policiers et politiques! Dans la voie ouverte par Petri, Damiano Damiani exploite la recette qui consiste à aborder un sujet engagè, scandaleux s'il le faut, puis à utiliser les dèmêlès avec la censure à des fins publicitaires et à intimider la critique par une rèputation d'artiste courageux! Ce processus tend à faire oublier certains effets lourds de la mise en scène des films de Damiani. "Confessione di un commissario di polizia al procuratore della repubblica" n'est pourtant pas de cela! C'est une oeuvre courageuse où le commissaire Martin Balsam et le magistrat Franco Nero traquent un mafieux sanguinaire! Mais pourquoi est-il libre alors ? Faute de preuves sans doute! Faute de tout! Plus on a peur, plus le loup est dangereux! Votre frousse est sa force, c'est ça sa puissance! Si vous renoncez à demander tout vos droits, qui donc ira les exiger à cet homme sans coeur ? A l'instar du western spaghetti, le thriller de ce pays est excessivement violent, preuve en est avec le film de Damiani! On signalera enfin que la musique de Riz Ortolani colle parfaitement avec le pessimisme de l'histoire...
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2011
Un polar politique italien des années 70 de très haute volée. Il ne manque pas grand-chose pour que sa portée morale atteigne celle d’un film comme « Enquête sur un citoyen au dessus de tout soupçon ». Le scénario déroule la logique de la corruption avec le maximum de rigueur et de vraisemblance, grâce à une observation implacable du fonctionnement des institutions judiciaire et policière. La réalisation de Damiano Damiani est d’une fluidité et d’un tempo parfaits, sans un gramme de graisse inutile. Les affrontements du policier et du juge, de la vengeance et de la justice, la séquence de l’asile d’aliénés, rattachent le film au grandes œuvres hallucinées et pessimistes.
this is my movies

822 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2019
Un film assez solide, bien écrit, plutôt bien rythmé, qui met en lumière les pratiques de la Mafia dans cette Sicile oubliée par l’État, avec des magouilles immobilières dans lesquelles trempent inévitablement les politiques. Mais rien de bien neuf depuis "Main basse sur la ville" (avec Rod Steiger !), et jusqu'à aujourd'hui, comme le démontre le génial film espagnol "El Reino". Quelques scènes fortes émaillent le film, comme la construction de ce pilier, avec un corps à l'intérieur, métaphore du fait que les meubles de la ville sont construit avec le sang de ses habitants. Un film pour ouvrir les yeux, même si la morale pourrait paraître un poil douteuse à certains aujourd'hui. Une autre époque.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2022
Damiano Damiani fait l'objet d'une reconsideration de sa filmographie à l'occasion de la réédition de plusieurs de ses films dont "les confessions d'un commissaire de police...". réalisé en 1971.

C'est le plus officiellement capé au sein d'un filmographie de presque 20 longs métrages. Film italien qui aborde la question de la corruption des institutions dans le pays et du rôle clef de la mafia dans ce fléau.

Martin Balsam, acteur nord américain passé par l'actor studio ( il obtint un oscar du second rôle lors de sa carrière) domine la distribution. Franco Nero qui lui donne la réplique tout en bénéficiant d'un physique avantageux à beaucoup de mal à ne pas être écrasé par son partenaire dont les talents d'acteur crèvent l'écran.

Curieusement, cet opus de Damiani privilégie les dialogues aux scènes d'action finalement peu nombreuses et vite expédiées. Proche dans sa façon d'aborder la problématique de la corruption au sein de la société transalpine des films de Francesco Rosi, il n'atteint pas et de loin la force démonstrative des chefs-d'œuvre de ce dernier.

Toutefois, le film présente de nombreuses qualités qui lui valurent la médaille d'or au festival de Moscou. Notons parmi ses quelques défauts, des décors bâclés et une photo pas franchement transcendante.

Un film très honorable, qui vaut la peine d'être vu. Mais Damiani, même s'il n'est en aucun cas un maître de l'art cinématographique, merite vraiment beaucoup mieux que sa réputation.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 342 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2017
L’histoire se déroule en Sicile où deux hommes s’affrontent, l’un, commissaire de police [Martin BALSAM, connu, notamment pour avoir joué le détective Arbogast dans « Psychose » (1960) d’Alfred Hitchcock] et l’autre, un jeune juge (Franco NERO). Le commissaire ne pouvant, faute de preuves, faire condamner un agent immobilier corrompu, emploie des moyens à la frontière de la légalité mais efficaces ; cela lui vaut la réprobation du juge qui décide de le mettre sur écoute et de respecter la loi à la lettre…C’était déjà le sujet du film d’Orson Welles, « La soif du mal » (1958) où un flic mexicain intègre (Charlton Heston) se heurtait aux méthodes peu orthodoxes d’un flic américain (Orson Welles) mais qui avait raison. Le film italien est moins noir, moins poisseux que celui de Welles mais tout aussi pessimiste sur la situation en Sicile (corruption généralisée du monde des affaires, de la police et de la justice, disparition de témoins gênants dont le corps est recouvert de béton à la faveur de constructions d’immeubles, etc.). L’avenir, malheureusement, lui donnera raison sur le diagnostic. L’opération « Mains propres » (« Mani pulite ») ne démarrera qu’en 1992….
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2026
A Palerme, un commissaire de police tente désespérément de coincer un promoteur immobilier mafieux. Après des années d'efforts stériles, il se résout à tenter des combines illégales. La dernière accumule 4 cadavres, et attire l'attention du substitut du procureur...
Attention, malgré ce que peut laisser croire le premier acte et sa fusillade, on n'est pas vraiment dans le poliziottesco. "Confessione di un commissario di polizia al procuratore della repubblica", ou "les scénaristes italiens étaient-ils payés au mot ?", est un drame policier typique de Damiano Damiani. Dans le sens où l'intrigue avance lentement mais solidement, et où le film se veut avant tout social et dénonciateur.
En l'occurrence, Damiani critique la corruption généralisée, et l'influence violente de la mafia en Sicile. Une thématique évidente aujourd'hui, mais encore taboue à l'époque. Le réalisateur n'y va d'ailleurs pas de main morte pour évoquer leur pratique implacable, entre des meurtres d'enfants et des corps coulés dans le béton !
L'aspect assez malin du film est que le promoteur véreux n'apparaîtra en fait qu'assez peu. On ne le voit qu'au bout de 40 minutes, et il n'aura que quelques scènes. La vraie dynamique du film, c'est cette opposition entre deux figures de l'ordre, qui en viennent à se mettre des bâtons dans les roues.
Le commissaire briscard incarné par un Martin Balsam déterminé et résigné, qui sait qu'il ne pourra plus avancer dans un systèmes aussi corrompu et verrouillé. Le substitut vigoureux et intègre, joué par Franco Nero, lui-aussi dédié à faire tomber un criminel, mais qui ne peut croire l'étendue de la corruption.
Il y a bien quelques répétitions, et du surjeu par-ci par-là, mais il s'agit d'une drame policier avec des idées fortes.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2023
Un polar italien captivant pendant les années de plomb en Italie, qui dresse un constat désenchanté de l'impuissance de la police et justice face à la mafia et son système impitoyable de corruption des institutions.
AK13
AK13

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2022
Malgré quelques lenteurs, très bon film politique italien sur la gangrène de la corruption dans le centre ville et le quartier Monreale de Palerme.
Excellent jeu d'acteurs. L'ensemble du film interroge les liens entre loi et morale, le respect de ces lois au regard des fonctions qui leur incombent, la nécessité de parfois désobéir pour se faire justice.. Mais jusqu'à quel point ?
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