Ce film, réalisé par André Øvredal et sorti en 2010, en pleine mode du found footage donc, est assez mauvais. J'en suis par ailleurs surpris car les critiques générales ne sont pas si mauvaises et je suis plutôt amateur du genre ! J'avais en effet beaucoup apprécié les classiques du genre, même ceux décriés par la critique presse et publique. Et si je ne m'attendais pas à grand-chose avec ce found footage norvégien, je pensais au moins adhérer au délire, ce qui ne fut donc pas le cas ! C'est ici l'histoire de trois étudiants qui font un docu sur le braconnage des ours mais une fois sur place, ils vont faire la rencontre d'un type qui chasse des choses bien plus grosses que des ours. Je ne raffole pas vraiment du folklore autour des trolls, ce n'est pas vraiment mon délire mais en revanche, je me suis dit qu'en found footage, ça pourrait passer. Le film est en effet présenté comme un mélange entre "Le Projet Blair Witch" (avec les étudiants, le documentaire, la forêt, la chasse à la bête etc.) et "Cloverfield" (pour l'aspect catastrophe et monstre géant, notamment présent sur l'affiche). Et si on retrouve effectivement les ingrédients qui ont fait le succès des deux films précédemment cités, force est de constater que la sauce ne prend pas. Car il ne suffit pas de filer une caméra à un acteur et de le faire filmer tout et n'importe quoi. Le found footage, on peut penser que c'est facile alors que c'est en réalité un genre qui demande énormément de travail, d'adresse et de minutie. Il faut en effet rester réaliste, il faut donc que les acteurs soient convaincants et il faut en plus, dans le cinéma horrifique, réussir à faire peur. Ce que "Paranormal Activity" et "Le Projet Blair Witch" par exemple avaient très bien réussi à faire. Dans les deux films, il y a énormément de détails et les scènes avec le "monstre" (entité dans l'un, sorcière dans l'autre) sont très rares. La peur fonctionne surtout par le fait que l'on ne voit jamais vraiment ce qui se passe mais que les personnages soient confrontés à des évènements devenant de plus en plus étranges au fil de l'intrigue. Ici, on est directement confronté aux trolls et on voit leur tronche au bout des vingt premières minutes. On pourrait se dire que "Cloverfield" a fait la même chose mais non, il ne montrait que des bouts du monstre, on ne savait jamais vraiment à quoi les personnages étaient confrontés. Ainsi, le film est très lent et ennuyeux car il n'arrive jamais à instaurer une atmosphère un tant soi peu angoissante et malgré la beauté des effets spéciaux, rien n'est spectaculaire car c'est justement du caméra à l'épaule. Seul le dernier quart d'heure (lorsque les personnages sont dans la voiture) est réellement réussi et divertissant car il reprend tous les ingrédients de "Cloverfield". "Troll Hunter" est donc un film qui ne fait que surfer sur un genre dont il se contente de copier les codes sans les comprendre.
Exercice de prédilection pour bon nombre de réalisateurs dans le domaine du fantastique et de l'horreur, un found footage plutôt efficace au schéma narratif assez classique, faisant immanquablement à "The Blair witch project" par exemple et qui entre très rapidement dans le vif de son sujet plutôt original d'ailleurs. Une mise en scène très fonctionnelle qui confère à l'ensemble un côté forcément réaliste, quelques trouvailles intéressantes mais un rythme qui traîne parfois un peu trop en longueurs. Un long-métrage à voir plus comme une curiosité ou pour ses magnifiques paysages norvégiens automnaux que comme une oeuvre véritablement effrayante. Une sensation somme toute agréable sans pour autant être révolutionnaire dans le genre.
La chasse aux Trolls où comment démontrer le savoir faire norvégien en matière d’effets spéciaux. Ensuite ne pas en demander plus tant l’effet faux documentaire ne fonctionne que les 10 premières minutes. Pas désagréable à regarder, plus compliqué si on recherche un film pour se divertir…
Film au concept très novateur (la chasse aux Trolls pas le found footage) mais traité de manière peu passionnante au final, l'approche documentaire étant un peu longue et sans réel enjeu dramatique. 2,5/5
Plutôt sympathique, le film prend le parti de rapidement dévoiler le mystère, ce qui ne nuit en rien l’intérêt du film...malgré des effets spéciaux basiques et des idées farfelues(qu'est ce que c'est que cette histoire de Trolls attirés par des chrétiens?), le film se démarque des found footage classiques avec une histoire de Trolls, et toute la "mythologie" qui va avec. Pas parfait, mais distrayant et plutôt réussi, pour le genre bien évidemment.
Quelle bonne surprise! Je m'attendais a visionner assez rapidement ce film qui ressemblait a tant d'autres, mais pourtant il assez différent. Dans le style de Cloverfield, on nous plonge dans un monde fantastique spoiler: ou le gouvernement Norvégien organise la chasse des traques de Troll ! Les effets spéciaux sont très bon, le jeu d'acteur excellent et les plaines de Norvège magnifiques ! Le style rend parfois des scènes un peu longues mais l'ensemble est vraiment bien réalisé! Une autre petite critique pourrait être la prétendue main mise du gouvernement sur le sujet des trolls qu'il essaye de cacher à toute la population. Le film ne représente pas extrêmement bien ce sujet qui aurait sans doute pu être mieux exploité: spoiler: dans le film, seul un agent est supposé tout contrôler . A noter que le "troll hunter" a une personnalité vraiment originale ce qui change des stéréotypes américains :) Petit bonus: la scène de fin est vraiment top :
Un ovni ce film, le depart est etrange avec cette manie du film home-made. Mais une fois la presentation des personnages effectuee, ca part et monte un scenario mettant en scene les mythologies nordiques. C'est finalement sympa a regarder
Un film de sciences fiction norvégien sans prétention tournés dans le style "blair witch" avec une caméra vidéo et à petit budget qui arrive toutefois à s'en sortir avec les honneurs en terme de scénario (très crédible vu que tourné façon reportage) et même d'effets spéciaux bien réussis! Bravo
j'avais hâte de découvrir les dessous de cette légende trollienne filmée caméra à l'épaule.De bons moments dans le film, de l'humour, on est bien attiré dans ce monde fabuleux des trolls mais c'est trop long.trop de troll tue le troll je dirais mais c'est un film à voir tout de même par curiosité. [11/20]
Un faux documentaire nordique plutôt bien foutu. On peut regretter que le réalisateur cède lui aussi à la mode dun found footage, bien que ce choix de mise en scène se justifie. Mais au regard dont semblait bénéficier le réalisateur, il était peut-être posible de nous proposer quelque chose de plus élaborer. Malgré son thème surfant sur le légendaire fantastique, "Troll Hunter" ne se prend jamais vraiment au sérieux, utilisant un humour tout particulier mais en restant crédible quand il s'agit de faire une description réfléchie du comportement des trolls, à l'image d'un scientifique traditionnel.
Parmi les rares films qui nous parviennent de Norvège (qui de ce point de vue semble plus loin géographiquement que le Japon ou la Corée du Sud) voici « The Troll Hunter » qui a réussi à franchir les frontières de son pays pour arriver dans le nôtre, grâce probablement à une sélection dans six festivals de cinéma à travers le monde. Le film en lui-même fait partie d’un genre qui fait florès depuis le très surestimé « Projet Blair Witch » à savoir le « mockumentary found footage » c’est-à-dire un faux documentaire présenté comme la compilation de vidéo fait par des individus disparus ou morts, on peut citer comme autres exemples : « REC » ou « Paranormal Activity ». Ici point d’extra-terrestres, de sorcières ou de fantômes, mais des trolls (terroir scandinave oblige). Le scénario, hormis la présence de ces créatures peu utilisées en général dans les films d’épouvantes, reste basique avec sa bande de journalistes curieux qui par hasard tombent sur un sujet surnaturel et y laissent leurs peaux. Le point positif est la présence bien visible des trolls (qui sont d’ailleurs plutôt réussis) et non, comme trop souvent dans ce genre, de simples effets suggestifs de leurs présences, méthode pour cinéastes fauchés qui amusant pour les premiers films du genre sont devenus simplement agaçants et la marque de peu d’imagination. L’intrigue en soi a parfois un aspect second degré agréable avec son agence gouvernementale de dissimulation du problème troll ou la façon dont les journalistes pointent l’irrationalité d’une centrale électrique dont le courant n’alimente aucune structure. Pour le reste on ne sort pas des sentiers battus, mais il faut avouer que pour un found footage il fait partie des plus réussis de ce genre qui pourtant me laisse souvent exaspéré par sa médiocrité scénaristique. Agréable, amusant pour une soirée détente sans prise de tête.
Oui, c'est original, plutôt bien fait et le début est accrocheur. Cependant, on s'ennuie vite et ça ne devient plus aussi fascinant que ça l'était. Les personnages perdent de leur attachement et cette aventure devient vite moyenne et lassante !!
Les effets spéciaux sont impressionnants, quelques belles scènes à sauver, mais ça ressemble qu’en même à une grosse blague un peu vaine ce « Troll hunter ».
Le Found Footage est un art bien particulier du cinéma qui nécessite une grande connaissance des artifices du genre, et une utilisation correcte d’effets de style. Les premières prémices de ce genre remontent au moins aux années 60/70 avec les films de Peter Watkins (La Bombe, Punishment Park...), mais c’est bel et bien le moins ambitieux Projet Blair Witch qui « révolutionnera » la prise de vue amateur, dotée d’un réalisme à toute épreuve. De nombreux cinéastes s’y sont risqués avec plus ou moins de réussite (Paco Plaza, , Ruggero Deodato, Matt Reeves en passant par Nima Nourizadeh), mais le norvégien André Øvredal semble être un des premiers à en maîtriser l’essence même. Car avec l’assez récent Troll Hunter, ce réalisateur ambitieux marque d’une pierre blanche sa marque dans le Found Footage. Et au final, qui aurait pu pondre un tel chef d’œuvre si ce n’est un enfant du pays dont les grands-parents lisaient sans cesse les écrits des années 1840 de Jørgen Mo et Peter Christen Asbjørnsen ? Grands amateurs de ces légendes mettant en scène des trolls aussi difformes et inimitables les uns des autres, ces derniers ont fortement inspiré la mise en scène percutante de Troll Hunter, ne souffrant de presque aucun temps mort. L’intrigue s’installe paisiblement pour mettre d’emblée le spectateur dans une ambiance inquiétante, au fond assez curieuse, qui ne laissera personne indifférent. Bien joué, sans être trop redondant, Troll Hunter dépayse un spectateur peu habitué à contempler des montagnes nordiques aussi mystérieuses, et offre un final aussi époustouflant qu’admirable ! Une véritable réussite qui prouve que le cinéma norvégien a les capacités nécessaires afin de se faire un nom dans le septième art.
Plus de dix après sa sortie, la formule du "Proet Blair Witch" n'en finit plus de faire des émules. Cette fois, il s'agit d"un complot gouvernemental norvégien visant à camoufler l'existence de diverses espèces de Troll se cachant dans les forêts et lands du pays. Un gardien doit s'occuper de leurs excès. Évidemment une bande d'étudiants mène l'enquête et les choses ne tournent pas en leur faveur. Une histoire archi-vue depuis 1999. Mais la sauce prend assez étonnamment. D'abord le chasseur bourru et las et un vrai personnage assez sympathique auquel on croit. Ensuite les principes d’existence des Troll sont bien déclinés et on se laisse volontiers prendre au jeu de leur extermination. Bien sûr, il n'y a guère de surprises. Mais à côté des exorcismes campagnards et autres fantômes dans le placard qui applique paresseusement les principes "Projet Blair Witch", "Troll Hunter" est à la fois fun et angoissant dans certaines scènes. C'est déjà pas mal.