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Un visiteur
4,0
Publiée le 10 novembre 2018
C’est un très bon film particulièrement par l’interprétation de ces acteurs plongés dans leurs rôles, on se croirait comme dans une tragédie américaine se déroulant en Iran, sans actrices connues. Des personnages en toute simplicité partant de broutille et de tracas quotidien dans un élan de dispute sous les effets de la colère justifiée vire inexorablement au drame de l’incompréhension. Sous le coup de l’émotion que le fin mot de l’histoire s’achève où personne n’est épargné par l’égratignure, en écoutant leurs requêtes de doléance que l’on se doit d’avoir un avis partagé, tel un juge rendant son verdict final, la religion joue une place prépondérante dans la société iranienne, aussi bien que la politique et le social.
Un film très intelligent qui nous entraine dans une guerre des nerfs au beau milieu de toutes sortes d'injustices. Place de la femme dans la société, de l'enfant dans un foyer en plein divorce, responsabilité envers nos ascendants déficients, honnêteté mise de côté pour arriver à ses fins... Tous les moyens sont-ils bons ? Si certains n'ont pas apprécié ce film, c'est qu'il n'est pas là pour vous séduire. Il apparaît même un peu austère. Mais comment pourrait-il en être autrement pour un film qui véhicule justement toutes ces situations de tension élevées ? Les acteurs sont touchants, et notre inquiétude grandissante au fur et à mesure que le film s'approche de la fin.
YOYOVIDEO a été voir "Une séparation". Wouha!!!! Un thriller intimiste. A fond dans le film jusqu'au générique final. Quels acteurs, quel réalisateur, quels beaux thèmes superbement traités. Une baffe! Courez-y vite. Écrit et réalisé par Ashgar FARAHADI. 2h03. Triomphe justifié au récent festival de Berlin. YO!!!
Fantastique. Histoire très dure, mais quand on lit des auteurs iraniens, on s'aperçoit de la difficulté et de la violence de la société. Très beaux rôles, très beau scénario
Film a voir pour sa description de l'iran d'aujourd'hui. Description qui fait froid dans le dos tellement on y sent une societe dechiree entre hommes et femmes, dechiree entre riches et pauvres, dechiree entre croyants et les autres.
Couronné à la Berlinale, "Une Séparation" s'impose par son intensité brute et son climat de tension permanente. Il faudrait souligner l'excellente interprétation des acteurs ainsi que la mise en scène étouffante et immersive de Farhadi (les 3/4 du film se déroule entre quatre murs) qui donnent corps à ce mélodrame social de haute tenue. Seul bémol: une seconde partie qui sacrifie un peu trop aux rebondissements.
C'est un voyage dans la famille, l'administration, la religion, en Iran. L'auteur excelle dans sa neutralité, laissant le spectateur maitre de ses ressentis, de ses parti-pris. Farhadi nous décrit un systéme qui cherche et dénonce des coupables, mais dans ce petit microcosme il n'y a que des victimes qui font des choix les dépassant. Et au milieu, une jeune fille, déchirée entre son père et sa mère, victime, et coupable de devoir faire un choix inéluctable.
Un drame familial dans un Iran moderne porté par des acteurs excellents. La lutte des classes et l'importance de la religion apporte un plus à une histoire qui pourrait se passer n'importe où dans le monde.
Asghar Farhadi nous offre une nouvelle perle du cinéma iranien qui, en peu de temps, est devenu le meilleur exportateur de chefs d'œuvre cinématographiques du moyen orient. Ici, on observe les relations très délicates entre plusieurs personnages tous aussi bien interprétés, où chacun défend à sa façon ses convictions et ses intérêts personnels. La mise en scène réussi à ne jamais faire de ce drame socio-familial un mélodrame manichéen et à donner une image ultra réaliste la société iranienne moderne à travers les rapports au sein d'un couple ou entre enfants et parents mais aussi de la place importante qu'ont la justice et la religion.
Triplement récompensé au dernier Berlin (Ours d'Or compris) ce film iranien, unanimement loué par ailleurs par la critique professionnelle, mérite-t-il le détour ? Au négatif : une certaine opacité des situations lors de l'exposition, et beaucoup de longueurs ; au positif : un instantané sans complaisance et quasi documentaire de la société iranienne soumise au quotidien à la chape de plomb de l'islam chiite, au-delà de la fiction qui met aux prises deux familles que tout oppose, l'argent en premier lieu, une mise en scène sobre, et surtout une belle et poignante interprétation, côté féminin principalement. Bilan en demi-teinte donc.
C'est un film singulier, extrémement intéressant sur la façon de penser et de vivre des iraniens. A cet égard, il n'y a rien à dire, il est parfaitement joué et le réalisateur dirige de main de maitre ses comédiens. On sort de ce film enrichi sur le plan des connaissances humaines. Question cinéma c'est beaucoup moins bien, la mise en scène est brouillonne, sans éclat et trop souvent sans rigueur. Le spectateur manque de séquences plus explicites pour tout juger et la fin est à la limite de l'honneteté. Il faut choisir: ou bien on est dans la fiction et on abandonne le réalisme pur et dur qui caractérise ''une séparation'' ou bien on reste dans le document et tout doit s'expliquer et se comprendre. Trop de questions restent sans réponses . Il est bien entendu que la religion et l'honneur jouent un rôle considérable et nous en acceptons les regles même si elles nous semblent un frein au bonheur. Non, c'est surtout la compréhension du comportement de Simin qui ne tient pas la route et comme elle est l'élément déclenchant de cette histoire, c'est redhibitoire. Pourquoi veut -elle partir, avec un tel mari travailleur, sérieux, fils et père modèle, vie correcte, appartement sympathique, chacun a une voiture, soins médicaux etc...? Pourquoi fiche t'elle la pagaille à chacune de ses interventions ? Fahradi serait-il misogyne à ce point ? Sans elle pas de scènario possible et avec elle beaucoup trop d'invraisemblances. Qu'est devenu aussi l'argent ayant disparu ? Il est loin d'être sans importance. Les iraniens nous apparaissent ici largement aussi intelligent que nous. Nous ne sommes differents que par nos cultures et notre modernisme, mais surement pas par nos sentiments. Alors il ne faut pas nous depeindre une femme qui telle quelle nous est décrite ne peut aprés 14 années de mariage avoir un tel comportement. C'est trop simple de créer comme cela des tensions qui n'ont pas de fondements et de dissimuler des scènes essentielles comme ce qu’il se passe dans la rue quand la femme de ménage va y rechercher le grand-père.
Ours d'or au festival de Berlin ( 2011) , " une séparation " est, selon moi, à ce jour, le meilleur film de A.Farhadi, cinéaste Iranien de grand talent.
La séparation sentimentale d'un couple de la bourgeoisie iranienne, entraîne par un enchaînement de circonstances les personnages principaux dans un puits de problèmes sans fond.
La richesse scénaristique de " une séparation " et son interprétation constituent les points forts d'un opus qui mérite d'être vu plusieurs fois pour en saisir ses subtilités.
Il me semble qu'" une séparation " montre avant tout pourquoi le bonheur est aussi difficile à atteindre. La part des egos surdimensionnés, les comportements irrationnels, les mensonges, n'y occupent pas la moindre part, dans cette entreprise à la fois simple et compliquée, selon ce que montre le film.
La filmographie de A. Farhadi, mérite d'être connue dans son ensemble, même si " une séparation " fût son plus grand succès public et critique et occulte parfois malencontreusement ses opus antérieurs.
L’histoire d’une homme, Nader, interprété par Peyman Moadi, son épouse Simin, interprétée par Leila Hatami, vient de le quitter, se retrouve seul avec sa fille, son père malade et son quotidien. Obligé d’employer une garde malade pour son père, il s’en sépare le jour ou il rentre plus tôt et retrouve le vieil homme à terre attacher à son lit et seul. Il bouscule la garde malade, qu’il a accusé de maltraitance et de vol.
Ce qui devait rester un problème somme toute ordinaire, devient une affaire devant le tribunal. La plaignante est une femme enceinte, Sareh Bayat, aux conditions de vie très difficiles. Le mari de la plaignante, Shahab Hosseini, en fait, comme Nader, une affaire d’honneur. Cela devient une lutte des classes, Nader appartient à un milieu sociale moyen, l’autre famille est pauvre. S’en suivent les problèmes et les gros ennuis. Il est aussi confronté à sa femme qui réclame le divorce et le droit de gardede sa fille de 11 ans.
Asghar Farhadi réalise un film fort et haletant. Le film aborde des nombreux problèmes : le divorce, ,les relations parents-enfant, les classes sociales, la religion, le mensonge, l’honneur, les conditions féminines, les responsabilités… Le film est précis, humain, narratif, intelligent..
Les acteurs sont étonnants, et Leila Hatami (l’épouse) est bouleversante