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ATON2512
78 abonnés
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5,0
Publiée le 18 juillet 2011
Beaucoup a été dit . Un Film puissant sur deux visages , deux milieux que tout oppose dans un pays lui aussi - comme cela est bien montré - traversé et par sa culture intense et ses contradictions comme de sa relation fusionnelle avec l'Islam. Un film prenant , haletant comme le serait un thriller. Un film d'une grande force nous montrant des êtres que nous en Occident , connaissons que trop peu . Très bien réalisé et joué . Assurément Un Très Grand Film .
Un film plein d'humanité. A la fois drame social et familial, chronique d'une société iranienne coincée entre modernité et conformisme religieux, "Une Séparation" bénéficie d'une excellente interprétation. La mise en scène est tendue et colle au plus près des personnages. Pas un moment de relâchement dans la conduite de la narration. Une grande réussite pour ce film intense maîtrisé du début à la fin et qui tord le cou de quelques préjugés sur la société iranienne, et en particuliers sur la place des femmes dans celle-ci.
Comme tous les films dont on m'a trop vanté les mérites avant de le voir, j'ai été un peu déçue. Le film est pas mal mais le sujet est finalement assez banal. Le jeu des acteurs est trop saccadé. La fille qui est censée avoir 11 ans en fait 15 ou 16. "Puissant, vertigineux, passionnant, haletant": les qualificatifs utilises sur l'affiche sont trompeurs.
Excellent film qui repose sur un scénario riche, une mise en scène tendue et une interprétation remarquable. L'ensemble dégage une vraie force dramatique et une grande subtilité dans l'approche des relations humaines. Asghar Farhadi a développé une histoire ambitieuse sur plusieurs niveaux. En toile de fond : un drame national, qui pousse certains Iraniens, comme Simin, à vouloir quitter le pays. Ensuite : un drame conjugal (désir de séparation entre Nader et Simin, discorde sur la façon de gérer les événements malheureux qui surviennent au long du film) et son extension, un drame familial. Celui-ci implique la fille, qui doit faire face à plusieurs cas de conscience, et son grand-père, témoin muet au regard parfois empreint de lucidité. Par ailleurs, la confrontation avec la femme chargée de surveiller le grand-père, ainsi qu'avec son mari, induit un drame social, fondé sur la fracture entre classe moyenne et classe pauvre, mais aussi sur l'opposition entre modernité et tradition. Où il est question d'honneur, d'argent, de religion... À cela s'ajoute une dimension de film-enquête dont la mécanique narrative rend le film passionnant et éprouvant. Bref, l'histoire ne manque pas d'ampleur. Son traitement aurait pu être lourd et démonstratif, il n'en est rien. Le propos est dense, certes, mais équilibré et témoignant d'un regard précis, toujours intelligent. Asghar Farhadi ne prend pas parti pour l'un ou l'autre des personnages. Il les présente avec leurs forces et faiblesses, tout en nuances, et brode un canevas douloureux de vérités et de mensonges, de responsabilités, de culpabilités, avec des noeuds relationnels magnifiquement complexes. Le cinéaste iranien creuse ainsi un sillon différent de celui des Kiarostami et autres Makhmalbaf, père et fille, à tendance contemplative et métaphorique. Plus concret et dramatisé. Plus marquant.
Il y a une certaine fulgurance dans la direction d'acteurs mené par Asghar Farhadi. Celle-ci relève surement du génie. Ce qui est le plus frappant, c'est la capacité de transposer des débats qui sont tabou dans les sociétés occidentales de nos jours. Le soucis de soigner son hors champ, la place laisser à l'impulsivité, de prendre partie tantôt pur l'un, tantôt pour l'autre. C'est puissant. Toujours le problème de la fin, qui nous laisse un goût amer. Le fait de mettre "une séparation" en titre implique qu'on doit savoir le dénouement final. Mais bon, ce n'est qu'un petit détail.
Quelle chance de découvrir un auteur qui est suffisamment convaincant pour vous faire ressentir et partager d'autres modes de vie et de pensées Nous sommes au coeur d'un quotidien iranien inconnu ou se posent les memes problèmes relationnels que ceux que nous connaissons Pour Farahdi dans ce thriller psychologique chaque étre est en quete ; mais à chacun sa vérité et son aveuglement à ce qui pourrait l' apaiser
Les acteurs sont convaincants, on suit l'intrigue avec intérêt mais l'histoire est celle d'un téléfilm misérabiliste assez caricatural et qui finit par beaucoups énerver. Réalisé par un français à Argenteuil, il serait passé totalement inaperçu, c'est cela qui est en fin de compte énervant : la condescendance des critiques occidentaux. C'est pas mal mais très retro. De plus il y a une volonté évidente de propagande pro iranienne : La justice en Iran est juste et rapide, les chomeurs sont indemnises, les femmes sont libres et peuvent partir à l'étranger, et d'ailleurs c'est parce que les hommes ne les retiennent pas qu'elles partent alors qu'elles ne veulent pas, les policiers sont intègres et sympas, la justice de dieu fait toujours éclater la vérité à la fin, les filles sont sages et apprennent bien leurs lecons, l'école est formidable, les droits de tous sont respectés et tous sont égaux devant la loi. Tout ca c'est un conte de fée mais c'est tellement ce que les bobos ont envies de voir et d'entendre venant de l'Iran.
Du beau cinéma tout simplement , voilà des semaines que je n'avais vu un film capable de vous soutirer autant d'émotions .Mention spéciale à l'acteur qui tient le rôle du père pris dans un engrenage infernal .
Un regard sur la société iranienne, avec verve et malice. La négociation comme fondement du pacte social, tel me semble être le thème central du film. La vérité n'est pas appréhendée comme un concept absolu et intangible, mais plutôt comme le résultat de tractations, de petits arrangements avec sa propre conscience ou dictés par son propre rapport aux autres.
Le film est bien écrit, joué et réalisé mais la condition de la femme s'avère humiliante et rien dans le film ne veut aller contre le système iranien. Dommage