Il est indéniable que ce film est empreint d'une grande force assez inexplicable, qui trouve pourtant sa source dans plusieurs de ses dimensions. Soulignons tout d'abord que ses larges récompenses au festival de Berlin ne sont en rien usurpées : le film est excellent et les acteurs et les actrices font preuve d'une très grande intensité dans leur jeu, absolument sans faille ! Mais "Une séparation" est peut-être encore davantage marquant pour nous autres Occidentaux, tant notre méconnaissance d'un pays tel que l'Iran est mise en exergue : cette gifle reçue rend en plus cette histoire parfaitement universelle et cela aurait pu se passer à Paris ou à New York il en aurait été de même. Nous côtoyons un Iran totalement méconnu, avec ses systèmes, ses carcans, ses tabous et la fin du film montre l'incompatibilité entre mensonge, manipulation et religion. Seuls quelques éléments (foulards, langue, religion) nous rappellent cette différence. Asghar Farhadi va presque jusqu'à donner un aspect de docu-fiction à son film grâce à une grande authenticité dans les faits, mais aussi et surtout dans sa réalisation. "Une séparation" est également remarquable dans sa vaste intrigue qui lui donne des allures de film policier avec retournements de situation et libre interprétation au programme. Ce film est donc formidable et absolument remarquable sur tous les plans, tant dans le jeu, dans l'histoire et dans l'impact qui nous est porté !
Il y a quelques scènes d'une intensité dramatique surprenante, alors qu'elles paraissent à première vue anodines. L'histoire, très banale, est agréable à suivre grâce à ces scènes d'une puissance étonnante, grâce à une psychologie des personnages très fouillée, et des acteurs époustouflants. Néanmoins, on reste un peu sur sa faim. Film très instructif sur la vie en Iran, plus proche que je pensais de la nôtre.
alors pour les philosophes ou pour les gros intellos et encore... purée ce que c'était long... mais long... a ce demander quand est ce qu'il allais ce passer quelque chose!!! je me demande si les critique on vue le meme film que moi!?!?
Le film démarre avec un couple essayant de trouver un arrangement pour une procédure de divorce . (une musulmane qui menace de mettre ....les voiles : un comble ! ) . Une introduction de film très bavarde mais qui a le mérite de nous plonger directement dans la complexité de la société iranienne ( religion , us et coutumes , droit de la femme ...). Se déroulant en majeure partie en lieux clos ( appartement du couple , bureau de police ) le reste du film sera tout aussi bavard mais tellement ... prenant et passionnant qu'on s'abreuve de ces " tunnels " de dialogues s'en même s'en rendre compte . Multi-primé au festival de Berlin oû il a reçu outre le prix du meilleur film , deux autres prix (collectifs ) d'interprètation(s) masculine(s) et féminine(s) . C'est tout à l'honneur du jury de ne pas avoir voulu décerner cette récompense à un seul acteur tant la qualité de la distribution ( de la gamine au.. grand père ) est tout simplement bluffante . Intelligent , poignant , émouvant , éprouvant , sensible . Si le " mensonge " a une part importante dans ce long métrage , sachez que cet article lui n'en est pas un . Alors courez voir ce formidable film ...iranien ! En attendant la prochaine oeuvre de ce cinéaste surprenant : Asghar Faradhi ( futur palme d'or à Cannes ? )
Monumental. Ce film est riche en touts points. Jeux d'acteurs exceptionnels, scénario surprenant et émotionnellement très fort. "Une Séparation" est un plongeon dans la vie adulte, ses croyances, ses mensonges, sa complexité.
Poignant et criant de vérité. Une famille déchirée, banale me direz-vous ? Pas lorsque l'on se trouve en Iran et que s'y mêlent le poids de la religion, le droit de la femme et les traditions sur fond de mensonges. Pourtant, au départ de cette histoire, cette famille paraît évoluée par rapport à l'idée qu'on se fait de la place de la femme dans le couple iranien, mais qui est en fait prisonnière des traditions et de la religion qui mèneront ce père à ne pas faire les bons choix, tellement sa fierté "d'homme" lui colle à la peau et l'aveugle. Au milieu de tout cela une jeune fille tiraillée entre sa mère et son père, qui va découvrir que ceux qu'elles aiment sont prêts à mentir pour que le Juge (qui a bien du mal à "écouter" les explications de la femme, mais qui tente de rester "presque" impartial) leur donne raison. Toutefois, une lueur d'espoir pour la liberté de choix des femmes (mais la classe sociale a aussi son poids !). Un film magnifique qui vous tient en haleine jusqu'au bout avec des acteurs époustouflants. J'ai eu du mal,je l'avoue, à aller voir ce film ; comme quoi il faut parfois passer outre ses préjugés (la domination pour moi est insupportable)
J'y suis allé à reculons et ce fut une très bonne surprise ! Les acteurs sont excellents et l'histoire imbriquée dans les convictions religieuses est parfaite.
Une œuvre incroyablement forte sous un couvert brut d'émotions refoulées. Ce père qui plus que tout aime sa fille mais qui ne fait pas les bons choix, le quotidien des femmes iraniennes et la place de la religion, cette jeune fille d'une intelligence et d'une subtilité bouleversante (incroyable Sarina Farhadi)... Ces personnages ne sont pas juste des gens de papier, ils ont toute la complexité de l'être humain, nous ressemblent et agissent comme nous le ferions. Asghar Farhadi a tout compris: une histoire ne serait rien sans des personnages puissants; et d'un postulat somme toute assez banal il livre un superbe film doublé d'une réflexion sur la nature humaine. Bluffant...
Film sur la societe Iranienne, le rapport a la famille et a la foi, très bien réalisé, sans cliché. Les personnages sont pleins de caractère, très bien joués.
Au départ, je l'avoue, j'y suis allé sur la pointe des pieds: un film iranien (aller faire ma B-A pour les droits de l'homme dans les pays dictatoriaux en plein été, guère réjouissant...); sur une séparation (sujet un peu ennuyeux et désespérant). Mais comme on me le conseillait, j'y suis allé. Passé la première demi-heure de mise en place du scénario et des personnages, je me suis laissé captivé par cette histoire universelle d'incompréhension entre êtres humains, de tensions sociales, portée par de très bons comédiens tout en retenue. Le fait que le film soit diffusée en VO n'est pas du tout un problème, on découvre ainsi la langue perse très dépaysante... La dimension politique du film est très discrète (peut-être par souci de contourner la censure?), mais efficace, car elle imprègne le film (question de la religion, des rapports entre classes sociales, entre hommes et femmes...; et plus prosaïquement la question du visa d'émigration). Un magnifique film qui méritait d'être restée une huitième semaine à l'affiche, le temps que je dépasse mes réticences initiales. Allez le voir en 9ème semaine!