Une Séparation
Note moyenne
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623 critiques spectateurs

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170 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 juillet 2011
Que dire ... Ce film est absolument Magnifique !!!!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 juillet 2011
L’histoire est universelle. Une mère souhaite partir à l’étranger pour donner à sa fille de meilleures chances de réussite dans la vie. Son mari ne veut pas quitter son pays : son père souffrant de la maladie d'Alzheimer nécessite des soins quotidiens. Devant son refus, la mère demande alors le divorce, mais le juge refuse sa requête face à l’insuffisance de son motif. Elle quitte alors le foyer conjugal et se réfugie chez sa propre mère. La fille choisit de rester avec son père.
Sur les conseils de sa femme, ce dernier engage une femme pour s’occuper de son père pendant la journée. La jeune femme vient travailler avec sa fille et cache à son employeur qu’elle est enceinte. Mais l’infirmité du vieil homme complique énormément le travail de cette femme très pieuse.
C’est une histoire moderne relatant les aléas de la vie familiale et combinant les rencontres entre des personnes issues de milieux sociaux et culturels différents (ville et campagne, bourgeois et populaire, teintés aussi de degrés de religiosité différents – nous sommes en Iran, et il semble impossible d’envisager l’athéisme de la famille bourgeoise –). Les acteurs jouent admirablement bien, le scénario d’Asghar Farhadi (اصغر فرهادی) est bien tendu et réserve surprise et réflexion. Les séquences avec le juge sont très révélatrices d’une façon de fonctionner aux antipodes de la justice européenne (pas de traces d’avocats), tout autant débordée que celle que nous connaissons mais assez humaniste dans le traitement des différentes parties. Cela est probablement dû aussi à la personnalité du juge, qui ne semble pas obtus et prend le temps d’écouter les différentes parties, tout en se référents à la loi. Cette dernière semble elle bien plus critiquable sur différents aspects.
Les questions d’honneur, les relations homme/femme font bien souvent penser à ce qui pouvait se jouer, il y a quelques années encore (et peut-être encore aujourd’hui en certains lieux) dans les pays de culture méditerranéenne. Cette histoire universelle sous bien des apparences, malgré une religion intégriste se mêlant de tous les aspects de la vie quotidienne, est suffisamment révélatrice aussi de ce qui se joue dans la société iranienne aujourd’hui. Le peuple iranien est bien plus proche de nous que nos médias et hommes politiques veulent bien nous le laisser entendre. La maturité de cette population, déjà narrée par Marjane Satrapi (مرجاﻧ ساتراپی ) dans ces bandes dessinées, ne doit pas nous faire oublier qu’elle vit sous le joug d’un tyran et d’une religion aux pratiques dictatoriales et inquisitrices. Vivement une constitution qui renvoie la religion à la sphère privée et laisse les affaires publiques à la charge d’un état laïc !
Il n’empêche que le cinéma iranien est source d’une richesse incroyable pour qui peut et veut lire entre les lignes de la censure. Il importe de ne pas oublier le réalisateur Jafar Panahi (جعفر پناهي), Le ballon blanc, Hors-jeu… condamné à 6 ans de prison et à 20 ans d’interdiction d’exercer son métier.
mexico03
mexico03

3 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 juillet 2011
Plein d' humanité dans ce film magnifique qui va crescendo,
les acteurs sont sublimes. A voir absolument !!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juillet 2011
Un drame banal dans l'Iran d'aujourd'hui.
Le film serait dénué d'intérêt si la façon de nous présenter cette histoire ne frisait pas la perfection.
Les acteurs, adultes comme enfants, sont incroyables de sincérité et de justesse.
Plus que la séparation d'un couple, le réalisateur nous présente la séparation entre la vérité et ses apparences trompeuses.
Le manque de communication, nos mensonges et les malentendus mènent à l'incompréhension et à des drames.
Nous sommes constamment dupés par nos préjugés, nos émotions et notre perception du monde.
La société iranienne n'est qu'un contexte particulier mais les causes sont universelles.
latinofou
latinofou

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2011
Exceptionnel, un chef d'oeuvre de tous les points de vue. Avec "Blue valentine" (qui aurait largement mérité de mieux se faire connaitre) ce sont pour l'instant, et selon moi, les films de l'année 2011. A recommander !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 juillet 2011
un très beau film ,fort, puissant, les acteurs ainsi que leurs interprètations y sont éxéllente ,je comprends mieux la complèxité de la culture iranienne ,sans aucun doute un film a voir et a revoir.........................
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 juillet 2011
Que de bonnes critique pour ce film qui les mérite. Les acteurs sont excellents le scénario tient la route. Après il y a quand meme un petit coté répétitif qui est dommage.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 juillet 2011
Un film construit sur le mensonge et la tromperie: les personnages se trompent, se mentent, et le réalisateur nous dupe tout autant. Voilà un excellent film, simple, sans musique ou effet spécial. J'ai été captivé pendant les deux heures de la projection en étant tour à tour amusé, intrigué, angoissé ou révolté. Fortement conseillé.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 juillet 2011
Autres lieux ,autres moeurs !
Une femme islamiste travaille en Iran comme aide soignante en cachette de son mari ( violent) au chômage.
Cette femme se fait renverser par une voiture et accuse son employeur de lui avoir fait une fausse-couche de peur de son mari !
Film très bien réalisé et servi par des acteurs talentueux. N'empêche que ce n'est pas passionnant comme film - à éviter le soir !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 juillet 2011
Un film absolument magnifique, des acteurs sublimes...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 juillet 2011
Un très beau film sur un scénario simple. Beaucoup d'émotion. Les acteurs jouent très juste et on découvre un peu de la vie de gens "ordinaires" en Iran ( plutot classe moyenne ). On peut reprocher une certaine lenteur au début du film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 juillet 2011
Superbe film! On est emporté par les acteurs. Les relations humaines amour, orgueil et le rapport très fort à la religion sont les sujets centraux du film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 juillet 2011
J'ai adoré ce film, excellent, bien interprété, émouvant, instructif, bonne mise en scène. Tous les rôles même secondaires, sont bien joués, le casting est parfait. Pour ceux que la langue iranienne rebute, on y prête plus attention très rapidement, tant on est pris par l'histoire, le scénario, classique mais attachant. A voir, car cet été il n'y en a que pour les enfants !!!
ChauvelCinema
ChauvelCinema

22 abonnés 598 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2011
Un très beau film iranien, sur un scénario simple mais fort et rempli d'émotion. Les acteurs jouent très juste et on découvre un peu plus la vie de gens "ordinaires" en Iran. On reprochera juste une certaine longueur/lenteur, mais c'est le lot de ce genre de film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 juillet 2011
Très bon film d'Asghar Farhadi, qui propose, dans Une séparation, une immersion dans la vie iranienne - et plus particulièrement à Téhéran - comprise comme nexus général de lois, de traditions, de normes sociales, politiques et religieuses. Le but de Farhadi consiste non seulement à décrire ce que peut être que "vivre iranien", c'est-à-dire vivre en étant pris dans ce nexus mobile et conflictuel, mais localement et historiquement situé (cela correspondrait si l'on voulait à la vertu ostensive, monstratoire du film) ; mais aussi et peut-être même surtout à rendre compte des multiples sources et forces qui jouent à l'intérieur d'une société (ici iranienne, mais au fond peu importe : cela correspondrait si l'on voulait à la vertu explicative et universelle du film) afin d'établir - une grande partie de l'intelligence du film se trouve là - que le malheur (la tuile, le négatif, bref) n'est finalement voulu par personne en particulier. Ce malheur (négatif...), découle moins d'une intention malsaine présente à la racine même de l'action humaine (certains diraient le mal radical... en tous les cas une volonté individuelle, indéracinable de faire le mal) que des heurts et des frottements entre les normes (multiples, hétérogènes, tout ce qu'on voudra en fait) dont le "nexus" constitue le socle fragile. Alors petite attaque, quand même, au passage : Farhadi ne veut absolument pas critiquer la société iranienne pour son retard sur la voie du progrès (on trouve quand même ce genre d'ânerie indicible sur certains blogs !) : à la limite il insisterait davantage sur la force du social que sur sa faiblesse.
Parce que l'essentiel est là : montrer qu'une situation humaine s'envenime, se complexifie et se détériore jusqu'à ce qu'on pourrait appeler un bug humain (où la conclusion pourrait être un meurtre ou un suicide mais aussi bien une séparation de deux êtres qui pourtant s'aiment encore) en raison d'une part de normes sociales si ce n'est contradictoires du moins en chevauchement et en affrontement, d'autre part de hasards incontrôlables. A la limite, l'idéal vers lequel tend le film de Farhadi serait le suivant : une histoire qui se termine le plus mal possible, avec des personnages doués de la meilleure volonté qui soit (id est voulant intrinsèquement le bien). Ainsi (pour donner un peu des éléments du film, tout de même) : Simin, femme libérée et cultivée, feint (comme l'on feint dans un jeu où l'on espère secrètement de l'autre partie un certain effet, un certain résultat) une séparation avec Nader, père et fils aimant (on pourrait également ajouter sans trop de risque : mari aimant) : il s'accroche tant qu'il peut à Termeh, la fille du couple, avec qui il s'entend à merveille, et s'occupe de son vieux père souffrant d'Alzheimer à un degré pour le moins avancé. Bref première tension, autour de laquelle toutes les tensions ultérieures prendront place et sens, celle entre une femme qui souhaite vivre avec davantage de liberté et d'aventure, et un mari coincé par le handicap de son paternel dont il a la charge. Toutes les difficultés qui s'appuieront sur ce premier problème lui emprunteront son caractère de jeu, ou de mensonge calculé mais bienveillant. Le tragique d'Une séparation, c'est que ce mensonge aura les effets contraires à ceux attendus ; c'est que la fausse séparation en devient irrémédiablement une vraie.
Tensions multiples supplémentaires : Nader engage Razieh pour s'occuper de son père la journée ; Razieh n'a pas une tune, est enceinte jusqu'aux poumons, et doit s'occuper en même temps de sa mignonne petite Somayeh : elle galère physiquement, et ne sait plus bien si elle doit changer et laver le vieux lorsqu'il se fait dessus, sous la menace d'un interdit religieux contre le contact inter-genre. Razieh galère, mais elle n'a pas le choix, étant donné que son mari, Hodjat, est endetté lui-même jusqu'au cou, sort de prison etc. Ce couple-là représente la classe pauvre de Téhéran, en même temps que la classe la plus imbibée de religiosité (ce n'est pas négatif, mais disons que la norme religieuse est davantage incorporée là). Je ne développe pas, mais tous les personnages veulent s'en sortir, lever la tête, survivre, s'émanciper ; tous sont "bons" au sens où personne ne veut directement nuire à autrui ; bien plutôt, la règle qui régit les relations inter-individuelles dans Une séparation est celle de la générosité, de la bienveillance mutuelle (alors encore une fois, on repassera pour la critique d'une société attardée...) : la fille Termeh, qui fait double jeu et attend que ses parents se réconcilient ; le vieux évidemment, qui ne veut rien, mais qui ne veut certainement pas la mal dont il est le premier ressort, comme le poids mort, l'inertie irréductible qui fait basculer toujours un peu plus le film vers une issue fâcheuse [...]

La critique complète sur le Tching's Ciné bien sûr (note finale : 17/20) :
http://tchingscine.over-blog.com/
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