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Un visiteur
4,5
Publiée le 15 juillet 2011
À ne rater sous aucun prétexte , un pur moment cinéma . Tous les ingrédients du grand film sont réunis : une réalisation parfaite , des acteurs géniaux et un super scénario . Courez le voir !
L’histoire d’une homme, Nader, interprété par Peyman Moadi, son épouse Simin, interprétée par Leila Hatami, vient de le quitter, se retrouve seul avec sa fille, son père malade et son quotidien. Obligé d’employer une garde malade pour son père, il s’en sépare le jour ou il rentre plus tôt et retrouve le vieil homme à terre attacher à son lit et seul. Il bouscule la garde malade, qu’il a accusé de maltraitance et de vol.
Ce qui devait rester un problème somme toute ordinaire, devient une affaire devant le tribunal. La plaignante est une femme enceinte, Sareh Bayat, aux conditions de vie très difficiles. Le mari de la plaignante, Shahab Hosseini, en fait, comme Nader, une affaire d’honneur. Cela devient une lutte des classes, Nader appartient à un milieu sociale moyen, l’autre famille est pauvre. S’en suivent les problèmes et les gros ennuis. Il est aussi confronté à sa femme qui réclame le divorce et le droit de gardede sa fille de 11 ans.
Asghar Farhadi réalise un film fort et haletant. Le film aborde des nombreux problèmes : le divorce, ,les relations parents-enfant, les classes sociales, la religion, le mensonge, l’honneur, les conditions féminines, les responsabilités… Le film est précis, humain, narratif, intelligent..
Les acteurs sont étonnants, et Leila Hatami (l’épouse) est bouleversante
Tout commence par une scène pénible -mais hélas banale sous nos cieux- celle de la confrontation entre un homme, Nader, et de sa femme, Simin, devant un juge. Cette dernière demande la séparation. Elle reproche à son mari de rester auprès de son père atteint de la maladie d’Alzheimer, alors qu’elle a obtenu de haute lutte un visa pour l’étranger. Elle va revivre chez ses parents tandis que Nader se voit obligé d’embaucher une garde malade. La fille unique du couple, Termeh, choisit de rester auprès de son père en sorte de préparer ses examens dans sa chambre où se trouvent tous ses livres, cahiers et cours. Puis viennent les ennuis. Qu’est ce qui nous différencie, nous autres petits français, de cette famille ? Rien ou presque rien. Elle nous est plus proche que ces familles sophistiquées américaines qui peuplent ces médiocres feuilletons TV dont nos ados sont si friands. Asghar Farhadi réalise un film de la même hauteur de vue, de la même sensibilité que les bons films italiens tels « la chambre du fils ». Les acteurs sont tous excellents. Leur jeu sobre nous émeut plus que les grimaces stéréotypées de l’ « actors studio ». Dialogues, montages, découpages, prises de vue, tout est d’un bon niveau. Ce n’est pas révolutionnaire, ce n’est pas non plus un chef d’œuvre du niveau du « voleur de bicyclette » mais quelle différence à coté la copie bâclée des frères Dardenne !
Superbe. Une trame très subtile et poignante,reflet d'un Iran méconnu,magistralement interprétés par des acteurs surprenants surtout l'adolessante:admirable!!Superbe.
Il y a des semaines comme ça ou l'on ne voit que des bons films (ah qu'elles sont belles ces semaines!) Avec Une séparation, Asghat Farhadi opère à la fois une tranchante comédie savourée d'une double tragédie familiale aux finaux incertains. Le casting est somptueux, le jeu d'acteurs et surtout d'actrices est irréprochable, d'un très haut niveau, plongeant le spectateur dans la vie des personnages, de façon sincère et juste. De la justesse des sentiments aux poids des valeurs et de la religion en passant par l'importance de la famille, ce film nous rappelle que l'on est toujours seul, et que la famille sous-entend des compromis. Une petite note sur le jeu psychologique qui, se mélangeant subtilement aux sentiments d'amour, de famille, de peur et de principe, est absolument bien travaillé, pour que peut-être au final, personne ne soit de mauvaise intention, mais que tout le monde finisse par perdre.. Sur certains aspects, ce film m'a fait pensé à Tokyo Sonata de Kiyoshi Kurosawa. A voir!!
Grace a un bouche a oreille grandissant ,ce film réalise un joli parcours (mérité) dans nos salles preuve qu'au dela de l'exposition mediatique ou bien encore de la 3D ,le succes d'une oeuvre repose avant tout sur une bonne histoire et sur le talent des comédiens a lui donner vie.Loin d’être exempt de tout reproche (absence de rythme ,multiples scènes "d’engueulades" ainsi que plusieurs longueurs ici et la) cette vision du quotidien de 2 couples Iraniens que les circonstances vont voir s'affronter s’avère ,pour nos yeux d'occidentaux ,riche d'enseignement a tout point de vue : religieux ,familial ,culturel ,social ...Les acteurs sont tous formidable de justesse et de sincérité ,ils participe pour beaucoup dans l'aspect poignant et fort qui ressort de leur face a face.Sans aller jusqu’à évoquer le mot de chef d'oeuvre ,voici en tout cas un film instructif qui nous permet d'observer un univers assez éloigné du notre.
Ennuyeux et long. Le réalisateur est manipulateur et les ficelles un peu grosses. Envie d'attraper les acteurs par le col et de leur demander de dire tout ce qu'ils savent pour éviter d'entretenir les malentendus. Et puis des acteurs au jeu monolithique. Deux voire trois expressions chacun. A mille lieu d'Abbas Kiarostami.
Une séparation n'est pas seulement l'image de l'iran d'aujourd'hui, c'est également un film d'une intelligence hallucinante. L'exercice de style (déjouer la censure iranienne) devient un acte de résistance pur pour le cinéaste, comme si les contraintes lui servait a injecter toujours plus de complexité dans l'essence même des personnages. Au départ j'avais un peu peur d'y voir apparaître des personnage caricaturaux, la femme émancipée, l'homme iranien légèrement progressiste (son mari), les fondamentalistes, mais j'ai été surpris par la tournure que prennent les évènements, lorsque les différents travers de chacun (l'égoïsme, le mensonge...) forcément liés à leur instinct de survie nous les rendent tous un peu plus humain. La séquence d'ouverture est à ce titre judicieux et révélateur : la caméra en plan fixe placée à la place du juge qui devra invalider la demande de divorce voulue par la jeune femme. Voilà exactement où se situe le spectateur, en cette position de juge, car le réalisateur ne cherche pas à nous donner toutes les clés de l'histoire, il fait confiance à l'intelligence de son spectateur pour se faire sa propre opinion. Un chef d'oeuvre à découvrir absolument, comme son précédent film qui ressortira pour l'occasion : A propos d'Elly.
Superbe film joué remarquablement. On passe pas tous les états et on reste captivé pendant 2 heures. Les acteurs jouent juste, on se met facilement à la place de chacun des personnages et quel portrait de l'Iran d'aujourd'hui!