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Charles R
60 abonnés
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4,0
Publiée le 7 juillet 2011
Voici un film qui respire l'intelligence. Un scénario admirablement cousu, aussi fin et profond qu'une pièce de Tchekhov, des acteurs superbement dirigés et surtout trois actrices qui crèvent l'écran par leur subtilité et leur adhésion au projet du réalisateur Asghar Farhadi. Ajoutons que le thème - pirandellien en diable - ("chacun sa vérité") est une joie pour l'esprit. Replaçons l'ensemble dans un contexte socio-politique "délicat" et cela donne un film étonnant qui avait tout pour séduire les jurés du festival de Berlin qui du reste ne s'y sont pas trompés. Du plan fixe du début (la demande de divorce rejetée) à celui de la fin qui laisse dans l'incertitude, en passant par des heurts de caméra qui concourent à déstabiliser le spectateur, ce sont deux heures de grand bonheur cinématographique. Seul bémol: l'invraisemblable déluge verbal où l'on a parfois peine à prendre ses repères - surtout si l'on ne maîtrise pas le farsi...
très déçue de ce film ! une heure de film avant qu'il ne la pousse, une autre heure avant de se demander s'il la réellement poussée ou pas.... De multiples longueurs, film vraiment interminable, je ne comprends pas l'engouement pour ce film, ni ses critiques enthousiastes ! personnellement, je me suis ennuyée deux heures. Sujet à traiter en court métrage.... et encore...
Pur chef d'oeuvre, ce film est ce qui s'est fait de mieux cette année. Il brille par sa mise en scène, son scénario et bien sûr par ses acteurs . Rarement un film aura à ce point, selon moi, atteint la perfection. Magique !!!
Un film poignant qui vous montre le quotidien du peuple iranien: des lenteurs reflètent a merveille ce qu'est le lourd système "administratif": effrayant!
A voir. Un film d'une grande facture, passionnant, envoutant et magistral, on ne peut pas passer à côté d'une séparation qui ressemble presque à un thriller tant la tension est électrique à chaque minute. Un bel ouvrage.
Asghar Farhadi où le renouveau du cinéma iranien, affirmation depuis A propos d’Elly, confirmation et émerveillement avec Une Séparation. Son dernier long métrage nous montre comment la société iranienne se bat entre une vie sociale et religieuse. La force du film tendant à nous faire pénétrer dans la vie du peuple iranien est indéniable, sous couvert d’un thriller social, le réalisateur magnifie son récit par une réalisation d’une poésie sans mesure (voir cette séquence finale ou d’un simple mouvement de caméra les mots sont écrits). A travers ce drame familial complexe Farhadi nous donne une lecture simple, maîtrisée de la souffrance et des paradoxes d’une société souffrante et d’une liberté absente. On ressent tout l’humanité présente dans chacun des personnages représentants de manière détournée une pensée et/ou une critique de ce que le peuple iranien peut vivre. Sans jamais l’expliquer Farhadi nous le fait ressentir au plus profond de nous-même. Beau, intelligent, puissant.
Si on réussit à faire l'impasse sur l'aspect cinégénique, disons qu'il y a de l'info à prendre. Niveau facture, Une Séparation est presque désespérant. Rien n'accrocherait a priori dans ce téléfilm opposant deux couples de l'iran actuel dans une triste histoire de responsabilité d'une fausse couche, l'un issu de la middle classe des fonctionnaires, avec les même problèmes de petits bourgeois que partout ailleurs, l'autre issu du fond du fond du prolétariat. Sauf qu'il s'agit aussi d'une immersion dans un système social étouffant sous le coran, les foulards omniprésents, obsédants, les docteurs de la foi. Tout le film n'est alors qu'une analyse de la relation à la vérité dans la société iranienne, et donc une mise en exergue de l'hypocrisie, de cet univers de faux semblants plein de bonnes excuses prononcées à la va vite lorsqu'on déroge à la règle commune. Allo SOS islam, Allo docteur ? Est-ce un péché d'accepter du fric de quelqu'un après lui avoir menti ? demande la femme au châle noir, un brin culpabilisée de vouloir monnayer sa fausse couche. Le tout ennuyeux et un peu manichéen, mais peut-être qu'une société islamisée est de toute façon chiante et manichéenne avec son obsession de la foi. Jusqu'au plan fixe de la fin où le couple de fonctionnaires en instance de divorce se révèle dans son infantilité, façon de mettre en exergue la boursouflure du mensonge, en eux, autour d'eux, partout. ON comprend d'ailleurs parfaitemtn pourquoi le film a été interdit par la censure politique. L'air de rien, il touche un point très très sensible d'une société qui ne tient plus que par sa police, tant spirituelle que séculière.
Dommage que le début soit un peu lent, car pour le reste c'eut été le film dramatico-socialo-psychologique" parfait ... plus fort que les frères Dardenne. Le combat des 2 couples nous sensibilise bien aux facettes multiples de la société Iranienne. Mais surtout si vous recherchez du cinéma léger ou comique n'y allez pas (j'ai compté 2 scénes ou l'on sourit vaguement , pas plus ... ) !
Je voyais le film dans une toute autre optique en visionnant la bande d'annonce. J'y voyais quelque chose de plus dramatique , de plus fort. Au lieu de ça c'est une histoire qui se déballe parsemée de quiproquo. Le film commence avec la demande en divorce de Simin. Elle veut en effet partir mais Nader son mari veut rester pour s'occuper de son père atteint de la maladie de Alzheimer. Il finisse quand même par se séparer. Il emploie alors une bonne qui sera chargée de s'occuper de son père. Lorsqu'il rentre il retrouve de l'argent disparu et son père mains attachées sur le lit. Ce déroule alors une grande dispute et un incident qui va reposer sur l'intrigue du film. Que s'est il donc passé pour que sa fille soit menacé par cet affaire ? Pour que les deux familles soit en conflits permanents ? Un film à découvrir tout de même en compagnie d'un casting très modeste : Peyman Moadi , Leila Hatami et Sareh Bayat en sont les éléments révélateurs.
Ben oui mais non. Ben oui c'est bien comme scénario, comme jeu d'acteur, comme son sans post-synchronisation. Mais non ce n'est pas un chef d'oeuvre. Parce que ... je n'ai pas été emballé, tout simplement. le film façon docu m'ennui un peu, je le trouve plus télévision que cinéma. MAIS je trouve positif que le cinéma iranien se développe, c'est signe de liberté ... plus forte par les intellectuels que par le régime.
film juste, jamais manichéen, dépassionné, intéressant mais avec des longueurs et au final plus proche d'un reportage que d'un film. Bravo aux acteurs...
Des personnages tous attachants et crédibles. Un scénario parfaitement efficace. Un film qui utilise le rapport particulier de personnages iraniens à la vérité : dépaysant sans être étrange. Un très grand film.
Ces fenêtres sur un monde inconnu (celui de la vie civile iranienne) sont toujours l'occasion de précieuses découvertes et messages envoyés par leur réalisateur : c'est l'intérêt des films d'auteur venant des pays dont on ne nous montre ailleurs que des images caricaturales. Film passionnant par la manière dont se noue l'intrigue, le doute, le mélange de mensonge et de vérité... en toute simplicité et sans effets spéciaux.