Nebraska
Note moyenne
3,9
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230 critiques spectateurs

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David T.
David T.

23 abonnés 99 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2014
David décide d'accompagner son père, un vieillard plutôt borné, dans le Nebraska afin de récupérer un million de dollars que celui-ci est persuadé d'avoir remporté grâce à un jeu bidon.

Au cours de ce voyage le fils découvrant le passé du père se rapproche peu à peu de lui. Cette comédie, pourtant toute simple, parfois touchante, parfois drôle, est rafraîchissante.

June Squibb qui incarne la femme de ce vieillard peu commode est juste excellente dans son rôle de mamie un peu rock'n roll et Will Forte est désarmant de gentillesse dans son rôle de fils attentionné.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 20 février 2014
c'est mignon mais pour une comedie, c'est fort peu hilarant...
et puis pourquoi noir et blanc, sérieusement!
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 896 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2014
Après Sideways et About Schmidt, Alexander Payne revient avec un nouveau film sous forme de road-trip existentiel, style qu'il semble apprécier tout particulièrement. Les deux premiers étaient déjà assez moyens voire médiocres et ce Nebraska ne déroge malheureusement pas à la règle, il souffre exactement des mêmes défauts que ses prédécesseurs : le scénario, qui pourtant aborde des sujets intéressants tels que la vieillesse ou la maladie, navigue à vue dans un faux rythme propice à l'ennui sans jamais chercher à développer une intrigue forte; la narration est extrêmement laborieuse et peu constructive, le film s'apparentant en fait à un vaste fourre-tout fait d'idées balancées en vrac sans réelle cohérence; et les personnages sont très superficiels et parfois caricaturaux, sans compter qu'on ne ressent aucune réelle alchimie entre les acteurs. Quant au noir et blanc, il ne sublime en rien ce film qui manque un peu (beaucoup) de tout. Alexander Payne semble être un des réalisateurs en vue ces dernières années et pourtant son travail est très décevant et surtout, plus inquiétant, il ne semble pas s'améliorer au fil du temps.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2014
Alexander Payne comprend toujours aussi bien l'Amérique profonde,la vraie finalement. Celle où les retraités ne savent que faire à part aller au bar du coin. Celle où un morceau de papier peut faire naître les rêves les plus déplacés. Celle de la solitude,où les resserrements des liens familiaux relèvent du pur instinct de survie. Et pour expliquer tout cela,Payne n'utilise aucune fioritures,aucun artifice,si ce n'est un noir et blanc extrêmement lumineux et élégant. "Nebraska" est une comédie dramatique,tout à fait dans la lignée des Sundance movie,mais qui a pourtant été présenté à Cannes,avec le prix d'interprétation pour récompense à Bruce Dern. Du haut de ses 76 ans,l'un des acteurs américains emblématique des années 70 joue un vieux grognon,alcoolique et têtu,qui va peu à peu laisser apparaître son humanité au contact d'un fils dévoué et apaisant. C'est un road-movie,et Payne respecte toutes les règles qui vont avec: rencontres cocasses,humour à froid et révélations inattendues. Le rythme est lent,les cadres sont fixes,ce qui peut déconcerter. Mais parfois,un peu de suggestion ne vaut-il pas mieux qu'un long discours?
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 février 2014
cette traversée de l'Amérique profonde entre ce vieil homme atteint de dégénérescence cérébrale et de son fils qui ne veut pas le contrarier à la recherche d'un hypothétique prix de 1 million de dollars et qui n'est en fait qu'une publicité comme nous en recevons tous dans notre boite aux lettres est un petit bijou d'intelligence et de finesse. Admirablement porté par Bruce Dern comme par tous les personnages y compris les seconds drôles, plus truculent et attendrissants les uns que les autres, ce road-movie en noir et Blanc filmé avec subtilité enchante, fait sourire et émeut sans jamais tomber dans le pathos, toujours avec pudeur et par touche de générosité. Un vrai petit grand film à côté duquel il serait regrettable de passer.
Jean-philippe N.
Jean-philippe N.

126 abonnés 925 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2014
Il semblerait qu'avec l'allongement de l'espérance de vie, les films sur et autour "des vieux" deviennent un genre à part entière. On pourrait même aller jusqu'à imaginer qu'avec le vieillissement de la population occidentale et l'importance disproportionnée donnée "aux jeunes", ce genre ainsi que les comédies "teen-moviesques" et autres blockbusters à base de super-héros tous plus ou moins improbables, deviennent les genres majeurs des prochaines décennies, les générations et classes moyennes intéressants finalement de moins en moins de monde. Sans parler que le pouvoir d'achat et le temps libre, celui qui permet d'aller au cinéma, se trouve en grande partie dans ces deux catégories sociaux-culturelles. Quelques essais de mélange de genre sont parfois tentés, style "Last Vegas" avec les résultats catastrophiquement ridicules que l'on sait. Reste des films aux charmes nostalgiques, poétiques, parfois cyniques, qui tentent de nous parler avec tendresse mais sans concessions ni fards, d'une chose essentielle qui nous touche tous: la vie. Ce fut le cas avec "The bucket list" (2007) de Rob Reiner, "trouble with the curve" (2012) de Clint Easwood, "Quartet" (2013) de Dustin Hoffman, pour ne citer que ceux-là. Alexander Payne semble avoir compris cette tendance, car il n'en est pas à son coup d'essai. Il faut dire qu'avec "Nebraska", il nous livre une œuvre particulièrement aboutie, allant jusqu'à oser le noir & blanc pour renforcer cette impression de vaine vacuité mais pimentée de scènes et de répliques gentiment méchantes et drôles. En ce sens, son film est une franche réussite: la vie n'est qu'une farce dont nous ne sommes que les dindons...
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2014
Le sujet n'est pas nouveau mais ... filmé et admirablement mise en scène par Alexander Payne !

Pour raconter ce road movie, Alexander Payne a choisi le noir et blanc, su-bli-me. La magnifique photographie est signée par Phedon Papapamichael. Le film est lent, peut être trop pour certains, surtout que le début est un peu longuet. Mais on se laisse aller à l'atmosphère tranquille du long métrage. Le réalisateur nous offre des images sublimes de paysages entre les scènes. Le naturel du noir et blanc mélangé au regard du réalisateur posé sur ses personnages apporte une profondeur et met en avant leur côté humain.
Le film raconte la misère, la crise (cette ville avec ses boutiques fermées...), la classe moyenne, la jalousie, la convoitise, l'intimité d'une famille...l'incroyable mère, les cousins improbables (même caricaturaux on les aime

Le récit est cruel, drôle, très drôle, tendre, et raconté avec beaucoup d'émotions. Le tout accompagné par une musique qui colle parfaitement.

Le casting est emmené par Bruce Dern par-fait dans son interprétation de Woody Grant. Il est à la fois tendre, et donne au personnage une humanité et une détresse mélancolique. June Squibb, la mère est parfaite, caractérielle et drôle. Will Forte, le fils éffacé david, a un côté lunaire, limite à coté, mais son personnage évolue et prend toute sa place

Authentique et naturel, ce film est touchant, entre drame et comédie. inratable
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2014
Une comédie dramatique tournée en noir et blanc qui à travers un road trip nous fait voyager dans l’Amérique profonde. Le film offre des moments de rigolades avec des bonnes punchlines de la part des habitants qui sont plus naturels que jamais et aussi bien déjantés mais ce que j'ai surtout aimé c'est le coté dramatique avec cette relation père/fils qui donne des moments vraiment touchants sans jamais tomber dans le pathos et toujours avec pas mal de pudeur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 février 2014
Road movie très sympa chez les "bouseux" du middle-west .
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2014
Alexander Payne m'avais envoûté avec son The Descendants en 2011, il revient en 2014 pour nous présenter son dernier né(braska), oui c'est jolie comme jeu de mot hein !^^
Au départ en voyant la première affiche je m'attendais à un biopic sur Einstein ou un truc dans le genre^^ et puis en voyant la bande annonce par curiosité ça ma semblé très intéressant donc je regarde le film et là une grosse surprise.
NEBRASKA s'est révélé être un p*tain de bijou, une pure merveille.
Bruce Dern que je connais assez peu ma bluffé, il est juste incroyable, à ses cotés Will Forte que je ne connaissais pas, il est vraiment excellent, June Squibb que je ne connaissais pas non plus est carrément délirante en vieille vulgaire à souhait, Bob Odenkirk (Saul Goodman pour les connaisseurs) n'a plus rien à prouver, il est extra, Stacy Keach bon bah là y'a rien a dire hein, tout le reste du casting qui est inconnu est juste formidable, tout les personnages sont si géniaux et si réaliste.
Le film est un espèce de road movie rempli d'humour noir et surtout d’émotion, ça parle énormément de la famille, des relations parent/enfant et tout ça avec un esprit décalé et morbide, morbide dans le sens ou les gens sont pourris, vulgaires, alcoolique et j'en passe, ce film n'est en rien joyeux, la morale du film est sublime mais dans l'ambiance, dans l'image (le noir et blanc) rien n'est joyeux, c'est simplement réaliste, on nous montre se qui arriverait si quelqu'un de proche gagnait 1 million, la famille ne compte plus, l'amitié peut aller se rhabiller, seul l'argent compte.
En bref c'est presque un scénario cruel, et c'est pour ça que l'humour est là, pour atténuer cette sensation de morosité, et les 2 se marient à merveille, certaines scènes sont juste incroyablement drôle, je pense notamment à celle du compresseur.
Pour amener tout ça Alexander Payne nous propose une réalisation impeccable, énormément de plan fixe, on ne pourra pas reprocher à ce film d'avoir la tremblote, chaque plan est bien précis, bien calculé et parfaitement filmé, le noir et blanc apporte un plus je trouve, pour avoir l'ambiance un peu noir et morose quoi de mieux que du noir et blanc, et le N/B c'est aussi la vieillesse, le principal point du film.
N'oublions pas la bande son absolument magnifique, un pur régal, chaque musique se marie (décidément y'en a qui se marie^^) parfaitement bien avec les images.
Non franchement une grosse surprise, un véritable bijou, grandiose de A à Z.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 avril 2014
Alexander Payne ne recevra probablement pas le même succès qu'avec The Descendants. Le film, en noir et blanc, sans acteur réellement connu dans l'Hexagone, mérite pourtant toute notre attention. Payne met au coeur de son histoire un drame familial banal, celui d'un fils qui souhaite, un peu trop tard, resserrer les liens avec son père, désormais à moitié grabataire. La mise en scène est jolie sans être exceptionnelle, le timing (1h55) parfait, les lieux que l'on nous propose de découvrir (le Midwest quasi-urbain) très rares à l'écran. Et pourtant passionnants. De l'humour (noir, parfois), et des figures attachantes permettent à ce film de se hisser comme la comédie la plus réussie de Cannes 2013. Si l'on passe un excellent moment, on ne peut en revanche pas crier au génie. L'absence de sentimentalisme peut apparaitre comme un point fort du film, mais se transforme en une certaine imperméabilité qui empêche le film de se hisser aux côtés des grands de la compétition cannoise.
gvnm73
gvnm73

8 abonnés 189 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2014
Time passes by in a blink of and eye, and at the end it’s not a waste to take the opportunity to look back at what you have done and faced. “Nebraska” is an absurd road movie through the Cornhusker State shared by a father and a son with nothing to gain at the end. Nothing? Maybe not, as the two of them will receive respect and affection from each other and much more than the falsely promised million dollars at the origin of their trip, by being able to better understand their past, their mistakes and destiny.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 décembre 2023
Il aura fallu attendre presque un an pour que ce film, en compétition à Cannes 2013, sorte enfin dans nos salles. Toutefois, croyez moi, cela valait le coup d'attendre car ce film était le plus enthousiasmant de tous les films en compétition l'année dernière. Osons même l'écrire : dans une sélection 2013 extrêmement décevante, c'était même le seul à être vraiment enthousiasmant ! "Nebraska" est l'oeuvre du réalisateur quinquagénaire Alexander Payne, dont le film précédent, "The Descendants", avait réuni pas loin de 800 000 spectateurs dans notre pays. Un film plutôt intéressant, un film qui avait à coup sûr bénéficié de la présence de George "What Else" Clooney, un film, toutefois, loin de valoir "Nebraska". Dans "Nebraska", pas de grand nom à l'affiche mais la présence d'un vieil acteur américain, Bruce Dern : présent dans plus de 100 films, premier film en 1960, "Le Fleuve sauvage" d'Elia Kazan, Ours d'argent du meilleur acteur à Berlin en 1983 ("That championship Season", jamais sorti en salle dans notre pays), et ... Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 2013. Récompense méritée mais insuffisante, à mon avis, pour le seul film qui méritait la Palme d'Or l'an dernier ! Habituellement scénariste de ses films, Alexander Payne a, cette fois-ci travaillé sur le premier scénario écrit par Bob Nelson. Un scénario très intelligent qu'Alexander Payne a mis près de 10 ans à porter à l'écran : lutte avec la production pour imposer Bruce Dern, pour imposer le Noir et Blanc, ... Oui, le film est en noir et blanc, un noir et blanc magnifique, une photo que l'on doit au Directeur de la photographie Phedon Papamichael (a travaillé, entre autres, avec Cassavetes, Wenders et Clooney; déjà responsable de la photographie de "The Descendants"). La qualité de la photo est donc une des qualités du film, mais c'est loin d'être la seule : c'est émouvant, c'est drôle, le scénario est solide, les dialogues sont savoureux, l'interprétation en tout point excellente et le montage est parfait. Quand je vous dit que c'est un film enthousiasmant, croyez moi, ce n'est pas du pipeau ! Un film sur l'Amérique profonde, un road movie qui nous conduit du Montana au Nebraska, sur les traces d'un vieux monsieur qui croit dur comme fer qu'il a été tiré au sort et qu'il a gagné 1 million de dollars alors que, de toute évidence, il s'agit d'une de ces arnaques que notre pays connait bien, tout comme les Etats-Unis. Après l'album de Springsteen, le titre "Nebraska" réussit bien aux artistes américains. A noter que le Nebraska est l'état dont le réalisateur est originaire.
ghyom
ghyom

110 abonnés 150 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2014
Une jolie histoire, joliment filmée mais tout ça manque un peu d'originalité, ça reste un peu convenu. Le scénario suit sa ligne sans jamais en dévier. C'est un peu comme écouter un conte pour enfant qu'on connait par cœur mais qu'on apprécie quand même. Il y a ce côté confortable et rassurant parfais pour s'endormir paisiblement mais au final on n'a rien expérimenté de nouveau.
C'est bien interprété, la photo noir et blanc est belle, il y a des dialogues cyniques et des réparties cinglantes comme j'aime. Mais je regrette surtout cet entre deux dans le quel on navigue qui empêche l'unité de l'univers du film (et donc que j'y rentre totalement) notamment en mélangeant des personnages "normaux", "réalistes" avec d'autres cartoonesques (les cousins foncièrement débiles notamment).
Ca reste néanmoins un comédie agréable qui fait sourire voire même parfois rire.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 décembre 2013
Sous un abord austère, le périple d'un vieillard déphasé et de son fils résigné au cœur de l'Amérique profonde, se cache une perle d'humour noir et de finesse, un de ces films qui en appellent à l’intelligence sans jamais céder à la facilité, en restant toutefois parfaitement accessible et humainement remarquable. Le choix du noir et blanc se révèle judicieux, car il permet de mettre en valeur les nombreuses trognes inénarrables qui jalonnent le récit, et des séquences surréalistes à la fois glauques et hilarantes. Ce contraste permanent constitue la moelle et la force de Nebraska, aux ressorts plus comiques que dramatiques, bien joué, bien pensé, bien filmé et par conséquent, fort recommandable !
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