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Jerem69tt
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2,5
Publiée le 21 août 2015
Un scénario et un titre basé sur un concept de science-fiction avec une deuxième Terre rendait cette intrigue intrigante (c’est pour ça qu’on regarde le film en 1er lieu). C’est si mal exploité que ça en devient inutile, cette deuxième Terre n’apporte rien au film et ne sert pas l’histoire. On aurait même pu s’en passer, ou plutôt on aurait dû s’en passer. Le film s’avère être un drame classique centré sur deux personnages : celle qui a causé un accident et celui qui l’a subi. Peu de parole et un silence bien exploité pour une atmosphère lourde et pesante mais crédible. L’apport de cette autre planète est en revanche inexistant et le film n’a aucune crédibilité scientifique, c’est même d’une niaiserie et d’une naïveté déconcertante. Il ne faut retenir que le drame humain de ce film et oublier toute la part de science-fiction. Maintenant, cela reste très classique, donc prévisible et très peu approfondi par rapport aux possibilités qu’il avait. Bref film pas terrible qui arrrive pourtant à satisfaire.
Dommage.. ce film avait vraiment un pitch intéressant, mais au final l'histoire de la seconde planète et tout ce qui en découle ne sert presque à rien.. On assiste à une comédie dramatique sans rythme, mal filmée (caméra qui tremble..) et ayant peu d’intérêt.. Heureusement il reste Brit Marling qui est vraiment une actrice excellente, un jeu sans fioritures et une vraie présence à l'écran. Malheureusement je n'ai pas été touché par ce film, et dans le genre (enfin quasiment) je préfère toujours Melancholia.
Attention, ceci n’est pas un film de science-fiction. Another Earth dresse un portrait dramatique d’une jeune femme (Rhoda) qui a gâché sa vie ainsi que celle d’un homme (John) qu'elle décide de revoir quelques années après. Deux vies brisées qui tenteront un nouveau départ sous l’ombre de cette mystérieuse planète jumelle de la Terre. Une planète où tout y est identique, clone parfait où chacun trouverait son double. Rhoda et John ont alors toutes les raisons de rencontrer leur double, leur vie parallèle dans l’espoir que celle-ci ne soit pas gâchée. Une loterie a même été initiée pour choisir l’heureux élu le plus méritant qui aura l’opportunité de visiter cette seconde Terre. Ce drame sur fond de fantastique se laisse regarder avec passion sans pour autant nous surprendre. L’intrigue est lisse et l’émotion ressentie un peu fade malgré l’effort qui a été fait pour nous séduire.
L'un des favoris du Sundance 2011, « Another Earth » se présente comme un drame de science-fiction sur fond de remise en question existentielle.
Porté par une mise en scène sobre et froide, le film nous transporte dans la torpeur de Rhoda, une jeune femme pleine de culpabilité qui tente de se racheter comme elle le peut. Cependant, alors que Rhoda est en quête de rédemption, la seconde planète Terre découverte dans l'espace quelques années plus tôt, dévoile que ses habitants ne sont autres que des doubles de la première. Un voyage entre les deux planètes s'organise et Rhoda y voit une chance de se racheter, mais c'est sans compter sur la rencontre qu'elle va faire du père et mari de ses deux victimes accidentelles.
Autant le dire tout de suite, le pitch d' « Another Earth » est excellent, le sujet est fort et pouvait donner un excellent film s'il était bien maîtrisé, et il l'est plus ou moins cela-dit. Seulement voilà, le long-métrage manque considérablement de rythme, bien entendu ce n'est pas ce que l'on recherche absolument dans ce genre de film, mais tout de même. Le sujet est exploité de façons intéressantes et assez originales, le réalisateur possède un vrai sens de la mise en scène et semble également attacher beaucoup d'importance aux détails, peut-être trop ce qui fait parfois tomber le film dans le conventionnel. La dimension dramatique n'est pas totalement correcte car jamais on ne peut ressentir une quelconque émotion envers le personnage principal. Peut-être que cela est dû à une mauvaise direction d'acteur ?
Malgré tout le film nous gratifie de scènes sublimes et empreintes d'une certaine poésie. Ce sera donc tout juste la moyenne pour « Another Earth », un film somme toute assez bancal et qui manque cruellement de rythme.
« Another Earth » est un bon film dramatique dont il faut plus retenir l’aspect psychologique que l’aspect science-fiction, qui ne sert que de support métaphorique. L’histoire est forte, servie par un scénario bien écrit et l’intrigue repose essentiellement sur l’auto-dénonciation et l’acceptation. La prestation est de très bonne qualité notamment de la part de Brit Marling. Un long-métrage qui s’adresse certainement à un public qui recherche autre chose qu’un film pop-corn.
Très bonne idée, très bon casting, manque juste un petit quelque chose d'action. Mais la psyché des personnages est lisible en transparence tout au long du film et c'est assez impressionnant.
L'origine du monde (The Tree of life), sa fin (Melancholia) et, maintenant, sa duplication (Another Earth). Attention, ce dernier film n'a pas les ambitions des deux autres, n'est pas réalisé par un "maître" du cinéma contemporain, et son budget doit être équivalent à celui de la cantine dans le film de Malick. N'empêche, même fauché, Another Earth ne manque pas d'idées et de charme, malgré un télescopage de genres hautement improbable. Soit une histoire de rédemption qui explore les voies du mélodrame et qui se déroule sur fond de SF douce (une nouvelle planète apparue dans le ciel semble être la réplique exacte de la Terre), pour un dénouement qui marie laborieusement les deux thématiques. Les maladresses abondent dans ce premier long-métrage de Mike Cahill, mais on aurait plutôt tendance à être indulgent tant l'aspect fantastique est traité avec une originalité qui n'est pas sans évoquer les hasards et coïncidences du cinéma de Kieslowski, toutes proportions gardées. Brit Marling, physique entre Alice Taglioni et Juliette Binoche, est une réelle révélation et il n'est pas douteux que l'on entendra parler d'elle à l'avenir. D'autant que la jeune femme de 27 ans est aussi réalisatrice, productrice et scénariste. Aucune hésitation pour la suivre, même sur une autre planète.
Un beau film, poignant, très bien joué, surprenant, onirique et profondément humain. De la difficulté de se pardonner et de supporter la culpabilité. Magnifique (brit marling est bien jolie aussi)
"Another Earth" est un film simple et profond à la fois... La réalisation est basique voire brouillonne, les décors sont naturels, urbains, quotidiens, réels en fait, dans une lumière tout à fait banale, mais avec cette deuxième Terre qui rôde au-dessus, magnifique, lumineuse et mystérieuse. La base de l'histoire est déjà vue maintes et maintes fois, mais le fond original et finalement assez peu apparent et développé contrairement à ce qu'on aurait pu présager, est sublime mais presque oppressant et inespéré. Et puis une très belle interprétation de Brit Marling (avec une voix de doublure française que j'adore, décidément !) tout en retenue et tout autant bourrée d'émotions. Au final ce film laisse un goût de rêve mélancolique.
« Another Earth » est un film indépendant américain du meilleur cru. Des premières minutes aux dernières secondes, on est envoûté par l’ambiance atypique de ce projet étrange, ayant reçu le prix spécial du jury à Sundance en 2011. Impossible de décrocher tant l’atmosphère développée est prenante. La précédente collaboration du duo Marling/Cahill s’était faite autour du documentaire « Boxers and ballarinas ». L’influence documentaire se ressent fortement dans leur « Another Earth ». Une caméra à l’épaule souvent tremblotante qui suit sans relâche l’héroïne ainsi que des zooms express sur gestes et expressions sont caractéristiques de ce style, qui bien que maladroit et souvent gênant, est finalement assez cohérent avec l’histoire. Pour un film de science-fiction, l’œuvre de Mike Cahill adopte un ton réaliste. Exit le débarquement des aliens ou le voyage dans l’espace, place aux rapports humains suite au cataclysme provoqué par la découverte de Terre 2. Quoique secondaire, la planète fait naître dans le cœur des hommes une fascination accrue pour l’espace. L’autre Terre est constamment présente en arrière-plan, comme une ombre promettant un avenir meilleur. Jamais ses paysages ne seront dévoilés et pourtant elle est essentielle. C’est en jetant son premier regard sur la seconde planète bleue que la jeune fille déclenche un évènement qui modifiera sa vie à jamais. Les liens entre habitants de la Terre et de Terre 2 sont fascinants. Imaginer que l’on est lié à un autre nous ressemblant du tout au tout mais menant une vie probablement différente intrigue. Qu’aurions-nous à apprendre de nous-même ? Une question qui ne cesse de hanter Rhoda, persécutée par le souvenir de l’accident. Dans « Another Earth », il est surtout question d’oubli, de pardon et de reconstruire sa vie. Les héros remontent peu à peu la pente, cela se voit au travers de leurs attitudes, des dialogues plus légers mais aussi de leur style vestimentaire de plus en plus soigné. Une relation touchante et sincère se noue entre Rhoda et John. Le duo d’acteurs est au sommet. Brit Marling est magnifique dans son rôle de jeune femme mutique qui ne peut se pardonner. Non seulement l’actrice tient la tête d’affiche, mais elle a aussi contribué à la production et à l’écriture du scénario de ce petit bijou. Son personnage est finement écrit et finement interprété. Elle porte l’œuvre entièrement sur ses frêles épaules. Un petit mot sur la photographie, qui reste dans l’ensemble froide, cohérente avec le renfermement que s’inflige Rhoda. « Another Earth » est donc une œuvre aboutie, fascinante dans son étude des rapports humains sur un léger fond de science-fiction. Indispensable à qui souhaite trouver un peu de douceur dans le genre.
Sur fond de SF, l'histoire d'une femme qui essaie de recoller à sa façon les morceaux d'une vie qu'elle a brisé. Ambiguïté, gêne, malaise, le spectateur ressent tout cela vis à vis de cette femme étrange. L'aspect SF est très intéressant, mais on voit néanmoins pas trop le rapport avec l'histoire principal du film. Et c'est au final le problème, tout ce qui m'a intéressé dans le film c'était les histoires secondaires à la trame principale. Je ne sais pas si c'est un critère rédhibitoire pour juger de la qualité d'un film, mais en tout cas ça m'a grandement refroidi quant à l'intérêt que je portais aux personnages. C'est d'autant plus dommage, qu'il y avait de grosses bonnes idées derrière le speech d'une autre Terre; mais le focus sur la vie de cette femme relayant tout cela au second plan est plus que frustrant.
Quelques grincheux trouvent que les films "Sundance" ont tendance à se répéter un peu depuis quelques années. "Another Earth", sans être foncièrement novateur, est cependant un objet surprenant qu'on ne voit pas tous les jours. Avec son pitch de départ (une jeune fille qui sort de prison veut se rapprocher de l'homme dont elle a tué la femme et le fils lors d'un accident), on pourrait s'attendre à un mélo classique, sans plus. Mêlé de science-fiction, cela devient déjà plus original. Et ça marche, pour plusieurs raisons. Brit Marling, scénariste et actrice absolument inconnue, est une bonne surprise. William Mapother est parfait dans son rôle (pour lequel il n'a touché que 100 dollars par jour, soit dit en passant). Mais c'est aussi la réalisation volontairement maladroite de Mike Cahill qui donne son charme à ce film : cadrages, zooms et bascules de point semblent être parfois hasardeux, mais il y a au moins une certaine recherche formelle intéressante. "Another Earth" n'est pas un chef d'oeuvre, mais c'est un bon film duquel se dégage une belle mélancolie, fait par quelques artisans indépendants qui essayent de faire leur truc, et ça fait plaisir à voir.
Scénario très intéressant, mais réalisation très mauvaise. Le film date de 2011 mais on ne sait pourquoi, la qualité reflète les films des années 1980. Je ne sais pas si c'est volontaire pour simuler une ambiance particulière ou s'ils n'avaient pas le budget pour de la bonne image, mais cela gâche tout le plaisir. C'est flou tout le long, presque pixelisé. Le film tombe dans la série B alors que ça aurait pu être un chef d’œuvre. Et hormis l'idée intéressante, rien ne se développe. Il n'y a ni introduction ni conclusion au film.
Un drame inexplicable car excessivement métaphysique où il pose une situation impossible à appréhender bien au-delà des conventionnelles questions d'existence et des classiques traitement du "moi". Une seule question : Si vous vous retrouvez devant votre "moi" "physique", votre miroir en vrai, quel jugement aurez vous de vous ? Êtes vous satisfait, pas de ce que vous ferez ou faites, mais de ce que vous avez fait ? Voilà le thème du film très particulier et terriblement dérangeant ! On regrette uniquement mais considérablement le rythme très très lent qui enlève toute saveur à l'ensemble, d'où une note assez dure ! Un film à méditer, troublant ! 3.5/5 !!!