Inutile de le cacher, c'est désormais en freinant des quatre fers que je vais rendre visite à ce bon vieux tonton Disney. Pourquoi y aller me diriez-vous donc ? Bah, vous savez ce que c'est : il a beau être sénile et un brin réac ce cher Walt, il reste celui qui a égaillé ma jeunesse avec sa bonne foi et son envie, à un âge où justement je ne comprenais pas trop ses remarques douteuses et ses morales d’un autre temps... Et puis – pour être honnête – comment résister à un film qui entend solliciter toute la culture vidéoludique dans laquelle je baigne depuis l'enfance ? Tout semblait réuni : c'était trop tentant. D'un autre côté, voir Disney parler de jeux-vidéo c'est un peu comme écouter Benoit XVI parler de contraception. Finalement, c'était un peu du pile ou face : ou la cohésion se faisait et c'était potentiellement le paradis, ou bien alors il y avait maltraitance de ma bien-aimée culture vidéoludique et là c’était un risque aigu de réaction épidermique haineuse. Comme vous pouvez le constater par ma note, finalement – ô surprise – j'en ai tiré un plaisir plutôt consensuel. « Plaisir » tout d'abord, parce que très vite, ces "Mondes de Ralph" ont su réduire à néant les deux grosses réserves qu'avait fait naître en moi la bande-annonce. La première résidait dans un style graphique très impersonnel qui, à mon sens, allait évider toute la démarche d'hommage au rétro-gaming. Finalement il n'en a rien été. Certes, je reste convaincu qu'un peu plus de créativité n'aurait pas fait de mal, mais au final les clins d'œil sont nombreux, parfois savoureux, et aucun genre n'est vraiment éludé. La deuxième réserve résidait quant à elle – bien évidemment – sur le fond de l'intrigue qui s'apprêtait une fois de plus à renâcler les pires tréfonds vaseux de la morale disneyenne. Moi perso, je sentais venir gros comme une maison la morale du « chacun à son rôle à jouer dans la vie, même si c'est pas toujours cool. Nous, on est des Américains, le travail c'est sacré, la remise en cause de l'ordre social c'est bon les communistes ! » Eh bah finalement – ô surprise ! – là aussi les studios de la musaraigne ont visiblement été réactifs à l'influence lasseterienne de leur producteur exécutif ! En effet, loin d'être rigide et basique, le déroulement de l’intrigue se révèle riche en retournements, assez subtil dans sa peinture de l'ordre social et en fin de compte très revigorant dans sa conclusion. Difficile à croire, mais le dessin-animé le moins pessimiste, misanthrope et réactionnaire est cette année le dessin-animé de Disney ! Qui l'eut cru ? D'ailleurs, autre victoire à plat de couture de "Ralph" par rapport à la concurrence : c'est que chez lui il y a du rythme, une véritable envolée finale (qui aurait même pu être plus forte, mais bon, ne nous plaignons pas...) et de la densité dans le propos, les univers et même les péripéties. D'ailleurs, à ce moment de la rédaction, on pourrait même se demander ce qui me retient de lui mettre plus de 3 étoiles à ce film. Eh bah pour être honnête, pas grand-chose... Mais bon il y a quand même quelques petits détails qui ont contribué à ne pas faire lever la patte jusqu'au plafond. D'une part, l'essentiel des références savoureuses faites au monde du jeu-vidéo sont surtout condensées au début du film et s'évanouissent rapidement au bout d'une demi-heure. Autre constat au même moment, l'intrigue s'immobilise dans un monde à la Mario Kart-Hello Kithy en sucre, ce qui est frustrant quand on prend conscience de tout le potentiel d'univers possibles qu'offrent le concept du film. Enfin et surtout, j’avoue ne pas avoir été capable de supporter ce personnage hooooooorripilant que fut Vaneloppe (c'est le second personnage principal du film, c'est dire si ça m’a handicapé !). Mais bon, à faire la liste de mes réserves et celle de mes plaisirs, je me dis quand même que l'un dans l’autre, voir un Disney qui me distrait, me fait rire et ne crispe pas ma conscience, c’est déjà une suffisamment belle réussite pour ne pas en vanter les mérites. Mon conseil donc : amoureux du rétro-gaming ou bien parent de la trentaine, Disney a peut-être trouvé le compromis sympa de cette fin d’année avec ces "Mondes de Ralph"...
Un divertissement intelligent et référencé qui joue habilement sur les codes des différents genres de jeux vidéos. Entre délires, nostalgie et émotion, ce film rempli vraiment bien son contrat. Une belle réussite !
Un véritable feu d'artifice, plein les yeux et les oreilles. Le premier degré est simple ,il va séduire les enfants et les ados: il suffit de regarder. Le deuxième degré est très réussi mais plus subtil; seulement tout va trop vite pour en saisir toutes les ficelles car les jeux informatiques sont très nombreux et les règles différent; j'aurais aimé tout apprécier d’autant qu'on aperçoit des héros et héroïnes célèbres du monde virtuel. En plus, Il y a tant de beaux dessins et de personnages richement habillés ou décorés qu'il est frustrant de ne les voir qu'un instant.. C'est tout de même dommage que autant de qualités graphiques passent si vite devant nos yeux, ces ensembles sont pourtant plus intéressants encore que les gros plans sur Ralph. L'idée du méchant gentil est vieille comme le monde ainsi que celle de l'enfant pas comme les autres...La grande originalité provient de l’idée de pixeliser par instants Vanelope, de lui effacer sa mémoire et d’en faire une ‘’anomalie’’dans le jeu de Sugar rush puis de les réunir dans leurs quêtes. Assurément, le plus moderne et le plus parfait techniquement des films d’animations jusqu’à ce jour.
Décidément, on ne peut pas dire que les studios Disney n’ont pas de la ressource ! En effet, adapter des jeux vidéo pour en faire un long métrage d’animation n’est pas une idée nouvelle en soi, mais force de reconnaître que ce pari était risqué et dangereusement casse-gueule. Non seulement la maison Disney ne s’est pas prise les petites oreilles dans une porte, mais en plus elle a relevé le pari avec brio. Et pourtant, rien n’annonçait une telle réussite, et encore moins un tel succès. Déjà au niveau promo, je n’ai pas souvenance d’en avoir entendu parler. Ensuite, s’attaquer à de grands standards de jeux vidéo, beeeeeeen... je crois que personne (tout du moins pas grand monde) n’avait envie de voir leur popularité écornée. Seulement voilà, Disney a eu une approche assez différente en imaginant ceci : et si tous les personnages que nous animons par les manettes avaient une vie ? Une vie bien à eux ? Une vie avec des sentiments, des joies, des peines, des désirs divers et variés, et même des rêves ? Entre nous, vous étiez-vous seulement posé la question ? Personnellement, ça ne m’avait même pas effleuré l’esprit ! Toujours est-il qu’à partir de cette idée (disons-le) un peu folle, la base est là pour en faire un film d’animation original. Encore fallait-il intéresser le spectateur jusqu’au clap de fin. Eh bien c’est réussi, alimentant je suppose le bouche à oreille pour transformer en succès commercial un long métrage pas forcément attendu au tournant, bien que la date de sortie (20 jours avant Noël 2013) n’était pas si innocente, encore qu’il fallait tenir la distance jusqu’aux fêtes de fin d’année. Non seulement, ça a tenu, mais la quatrième semaine d’exploitation a été la meilleure en France ! Et pour cause : Disney peut tout faire et confirme qu’en matière de film d’animation, on peut tout se permettre. Donner vie à des jouets ("Toy story" en 1995), humaniser des bolides ("Cars" en 2006), rendre trop choux des affreux monstres ("Monstres & Cie" en 2001), alors prêter vie à des pixels représentant des personnages… Le truc, c’est que ça marche ! Concernant les personnages enfermés dans les rôles pour lesquels ils ont été créés sans qu’on demande leur avis (ah bah forcément, hein !), on les décrit tout à fait différemment. Par exemple, la méchanceté doublée de brutalité de Ralph n’a d’égal que l’énorme tendresse qui lui a été donnée ici. Quant à Vanellope, elle est décrite ici comme une gamine qui a des rêves plein les yeux, munie d’une bonne dose de naïveté ; mais qu’est-ce qu’elle est craquante, avec son timbre de voix un tantinet cassé (bravo à Dorothée Pousseo qui lui a donné sa voix !). Et cela donne 1h48 de film au cours duquel on voyage de jeu en jeu dans un établissement d’arcade où différentes firmes tentent de se partager bon gré mal gré le gâteau du succès par leurs différentes créations. On y croisera d’ailleurs beaucoup de personnages issus de ces sociétés concurrentes… Heureusement, les scénaristes n’ont pas oublié que certains jeux ont eu toute la préférence du public, au détriment d’autres bien entendu, pas plus qu’ils n’ont omis le spectre de la désuétude, synonyme souvent de rebut pour le jeu vidéo en question. De plus, bien que Ralph se fasse presque voler la vedette par Vanellope, l’histoire parait tout à fait crédible, et on y croit si bien qu’au final, on se plait à penser que tous ces personnages vaquent enfin à leurs vraies occupations quand la salle de jeux ferme ses portes, ainsi que nous le faisons quand notre journée de travail se termine.
Une belle trouvaille ce film au niveau du scénario et c'est super beau visuellement. Un chef d'oeuvre. Dommage que les grands personnages célèbres du jeux vidéo présent dans le film ne soient que secondaires.
Un excellent Disney au scénario tendre et a la fois drôle . Bourré de références au jeux vidéos il plaira aux plus grands comme aux plus petits avec son humour omniprésent.Les dessins sont super et les personnages attachant . Sorte de mélange entre toy story et monstrs et compagnie ce film est la surprise de l'année .
Walt Disney ont toujours été malgré le temps un studio ayant les talents de raconter une histoire au travers de plusieurs thèmes et reprises de contes de fées à leur sauce. Mais quand Disney s'attaque à adapter une histoire dans un domaine de jeux vidéo, on peut avoir peur de la manière dont il vont retranscrire tout ça. Les Mondes de Ralph et un exemple une nouvelle fois que Disney savent très bien retranscrire une très bonne histoire dans un nouveau domaine. Sur un premier point que j'apporte en premier, le film réussi le pari à rendre un hommage aux jeux vidéo que Disney illustre dans le film avec beaucoup de personnages issue de l'univers de SEGA, Nintendo, Konami, Capcom et j'en passe des meilleurs.( n'hésitant pas aussi à certains passage de bien montrer des produits connus ) Mais le film brille surtout dans son histoire. Ne sombrant pas dans le coté marketing avec des caméo de personnages vidéo udique, Disney à compris le plus important pour un film de leur image et le pari aussi est réussi. Gardant les codes d'un très bon Disney tout en créant une mise en scène logique et des passages cohérentes, le film est au final une bouffé d'air frais et un très bon divertissement qui réussi à certains moment à nous émouvoir, tel que fessaient les bon Disney des années 90. Ce n'est certes pas le meilleur Disney qui à été conçu mais il fait parti sans problème de ma liste perso de mes Disney préférer et apporte un grand soufflé qui nous montre que le studio retrouve leur talent qui ont jadis oublié dans les années 2000. Un grand hommage de jeux vidéo mêlée à une histoire touchante ! Techniquement irréprochable et doté d'une B.O excellente. Voilà sans nul doute une des plus belle surprise de cette année
"Les Mondes de Ralph" est un long-métrage réalisé par Rich Moore, lui qui avait déjà été à l’œuvre sur quelques épisodes de la série "Futurama", mais aussi sur "Les Simpson". Il est un film qui est censé rendre hommage à une certaine époque des jeux vidéo, mais plus particulièrement aux salles d'arcade. Personnellement, sans le trouver extraordinaire, je trouve que ce projet est un bon long-métrage d'animation. Si l'humour est un trop peu enfantin et/ou trop basique, malgré le sujet de base, le reste du film est plutôt très bien géré. Tout d'abord, l'animation est plus que réussie, même si c'est une habitude pour les films Disney à notre époque. Le long-métrage est également un bon divertissement, il est bien rythmé et saura vous faire passer un bon moment. Maintenant, en ce qui concerne l'écriture, c'est là où il y a effectivement quelques petits problèmes, car comme évoquer précédemment, l'humour gâche un peu certaines scènes, et même le concept de base du film sur certains passages. J'aurais aimé que le ton soit plus maîtrisé et qu'il évite de partir autant dans tous les sens. On sent qu'ils ont clairement choisi de faire cela uniquement dans un but d'attirer les plus jeunes, ce qui était compliqué au vu du sujet de base, mais cela n'est vraiment pas très subtile. Maintenant, pour le reste, le tout est très honorable. Les deux personnages principaux notamment, qui se révèle être assez attachants et bien écrits de par leurs caractères opposés. Cependant, cela reste des personnages d'animation assez classique, il n'y a rien de sensationnel, mais leur alchimie fonctionne plutôt bien. Ce sont des personnages typiques de film d'animation, auxquels on peut facilement s'identifier. Dans l'ensemble, le film a donc réussi son pari, même si tout cela n'est pas absolument parfait. Une réécriture de l'humour aurait été bénéfique à mon avis, mais l'ensemble reste quand même intéressant. Pour conclure, un film plutôt très bon, qui se laisse regarder.
Le concept de Wreck-It Ralph est excellent mais le résultat final n'est peut-être pas à la hauteur de ce qu'on pouvait en attendre. En voyant l'affiche par exemple, on s'imagine vraiment avoir affaire aux personnages des classiques du jeu vidéo, mais les interactions avec ces derniers sont finalement minimes et leurs apparitions se comptent sur les doigts d'une main. Reste que le film est agréable malgré le fait qu'on se retrouve en bonne partie dans cet univers bonbon de Sugar Rush qui, sans être mauvais, ne méritait peut-être pas qu'on s'y attarde autant. Les dialogues sont plutôt bien écrits, et quelques jeux de mots ou product placements bien sentis viennent agrémenter le tout. Malheureusement, l'ensemble manque peut-être d'un humour un peu plus adulte, plus corrosif sans doute, ou d'une double lecture comme ont su le faire certaines productions Pixar par exemple.
"Les Mondes de Ralph" présente tous les ingrédients d'un bon film d'animation Disney: un humour justement dosé, un scénario bien ficelé et des références aussi nombreuses que jouissives. Une véritable réussite !
Les mondes de Ralph, ou comment crée une bonne surprise. Ce monde de raplh est le parfait film de Disney. Drôle, attachant, tendre, original. Cela fait du bien de voir des bonne animé dans cette époque où les blockbusters font rage. Certes l'humour n'est réellement présent que pour la première moitié du film le reste ce contente de suivre en suivant sa trame banal ( dommage ). Après on ne vas demandez la lune non plus, cela reste un long métrage pour enfants parfaitement maitrisé. L'introduction du film est juste agréablement pimenter de bons souvenir. Le fait de voir des jeux rétros de l’extérieur puis de passez de l'autre côté de l'écran, tout cela est riche en bonnes idées. Une réunion de méchant pas si méchant, des gentils pas si gentils, enfin bref du vrai délire ( et oui même chez Disney sa existe ) et du bon divertissement. Léger certes mais on se surprend sois même à être pris dedans. A voir !
Oui, mais non. Alors je vais sans doute et même surement me poser à contre-courant de de toutes les critiques dithyrambiques du film mais il faut que ça sorte. D'abord "LMDR" est un film animé au poil. Les animations ont été soignées, les musiques sont entrainantes, les personnages mignons, avec des références à d'autres jeux vidéos pour faire genre clin d’œil et enfin la cerise sur le gâteau: un morale soit disant bien: "accepte-toi tel que tu es". Youhou. Oui mais non, c'est pas vraiment ça le message en fait! Alors, d'abord Ralph c'est un mec qui bosse depuis 30 ans comme méchant. spoiler: C'est un boulot un peu merdique pour lui vu qu'il se sent pas vraiment adapté dans ce rôle. En plus ça fait quand même trois décennies qu'il se tape ce boulot de merde. C'est le méchant du jeu et en tant que méchant il est sujet à des discriminations (il est sans cesse contrôlé quand il passe les portes du hall jeu vidéo). Il vit à l’extérieur de l'immeuble ou se passe le jeu, dans un dépotoir, il se couvre avec des briques et de là ou il est il voit l'immeuble des autres joueurs ou ceux-ci vivent bien et font la fête. C'est donc un marginal, exclu de la société, avec des haillons pour fringues; autrement dit le clochard qui vit près des beaux quartiers.
Un jour, il se rend compte qu'il en a marre et il décide de gravir les échelons sociaux. Il grimpe donc dans l'immeuble du jeu ou tout le monde fait la fête sans avoir invité le clodo du coin (lui, il vit dans une poubelle pour mémoire) et il se fait envoyer chier dans les grandes largeurs. Afin de se faire accepter, il décide de trouver une médaille dans un autre jeu pour vivre comme les autres dans l'immeuble. Après bien des péripéties, il se fait ami avec la princesse d'un autre jeu vidéo (mais c'est une amie seulement, donc pas de possibilité non plus de grimper les échelons sociaux par un beau mariage). Il retourne donc dans son jeu, est toujours le méchant, vit toujours dans un dépotoir (qu'il à emménagé et ou il y a même d'autres SDF), bon j'exagère les résidents lui fabriquent quand même un lieu ou crécher une fois qu'il à poussé sa gueulante. Et enfin il finit par accepter ce qu'il est à savoir "un méchant" alors que pendant tout le film, il nous est prouvé qu'il n'en est pas vraiment un. Moralité de l'histoire: tu es né dans un dépotoir, accepte-le.
Bah... non...