La dégénérescence humaine représentée dans toute sa splendeur, la folie meurtrière d'un Serial killer, à l'état pur retracée dans "Bereavement", prequel d'un certain "Malevolence" un Slasher indépendant, inédit, Plutôt pas mal de Stevan Mena, qui récidive cette fois avec une origine du mal prenante, particulièrement dérangeante, qui relate la "genèse" d'un Psychopathe en devenir "Martin Bristol" un petit garçon souffrant d'une maladie rare, qui le rend insensible à la douleur, kidnappé par un tortionnaire sadique, un dérangé qui opère dans une petite bourgade paisible, torturant et tuant de jeunes femmes, sans motif apparent, obéissant à des pulsions obsessionnelles, meurtrières, dans un abattoir familial désaffecté...Dans une intention de "perpétuer" un héritage macabre," le monstre" trouve en ce jeune garçon, le parfait disciple, un témoin "privilégié" qui assiste en permiere loge, aux extractions sordides tout droit sorties de l'imaginaire dérangé d'un boogeyman (un voyage "initatique", perturbant et malsain, dans la tête d'un tueur en série), d'autant que la perte des sensations de ce protagoniste, est un élément clé, pertinent, qui constitue un avantage indéniable, nécessaire à l'initiation du jeune garçon
qui sombre peu à peu dans la folie "contagieuse" de son mentor, un penchant pour la violence et la torture, souvent mis en avant dans le film, qui prend de l'ampleur, traduisant un état psychique fragile, qui se détériore au fur et à mesure que les meurtres s'intensifient
.Une relation Maitre- disciple, subtilement mises en abîmes, dérangente, perturbante, qui crée un malaise constant, qui ne cesse de s'accroître face à une descente aux enfer d'une rare violence, parfaitement retranscrite, qui reflète les ficelles d'une trame assez originale, efficace et prenante dans une évolution maîtrisée, conduisant vers une issue inévitable:l'horreur totale, déconcertante, poussée dans ses derniers retranchements, lors d'un rebondissemnt final sanglant, certes prévisible,mais plutôt bien amené.
La dimension horreur prend tout son sens dans ce Slasher typique, qui renvoie aux références du genre, dont il s'inspire librement, un hommage pertinent à la saga Halloween de Carpenter, pour un tueur qui rôde dans une caisse délabrée, tel un prédateur à la recherche de victimes potentielles,ou encore un clin d'œil évident à "Massacre à la Tronçonneuse" de Hooper, pour son ambiance lugubre,poisseuse,ainsi que pour son abattoir décrépi,en guise d'Antre de la folie, pour un tordu,un cinglé à donner des sueurs froides, au charisme déroutant ,en proie à une folie ravageuse, qui prend une dimension hallucinante, quant il passe à l'acte, un antagoniste qui traduit parfaitement la dégénérescence et la noirceur humaine, une personnalité, torturée, tourmentée, au mal inexpliqué, cependant réduit lors de certains passage à un simple fou, innofensif ,en proie à ses crises de démence habituelles, et des hallucinations lorsqu'il
entreprend des "monologues" inquiétants, étranges avec une "espèce" de croquemitaine imaginaire, sous les traits de têtes d'animaux, qui semble avoir une emprise importante sur le psychopathe, le poussant même à commettre des meurtres, un boogeyman qui représente des sentiments refoulés, et des souvenirs traumatisants, pour une figure paternelle, autoritaire, violente, et sadique
. En somme un vrai tueur en série, le mal incarné, campé par un très bon Brett Riclaby convaicant, pour un rôle taillé sur mesure,un très bon choix. Dans cette frénésie de folie, le duo de tortionnaires est freiné dans son élan meurtrier, par l'arrivée d'une adolescente interprétée par la ravissante Alexandra Daddario, qui se retrouve embarquée dans une série d'évènements sordides, une future proie, qui marquera un tournant intéressant, pour l'évolution de la trame, lors d'une seconde moitié, parfaitement exécutée, qui avance à "tambours battants"
vers un Cliffhanger déroutant, qui ne fait de quartier, mêlant l'horreur à la noirceur d'une âme humaine torturée, où les bas instincts reignent en maîtres , une fin en somme pessimiste (pas de "Happy End"),audacieuse néanmoins qui change de ce qu'on nous sert habituellement dans le genre...
Visuellement, "Berevement" bénéficie d'une photographie léchée, soignée, un travail remarquable à été entrepris,qui se traduit par des plans et cadrages qui n'épargnent rien au spectateur, lors de scènes de de tortures, de meurtres ( bien que peu à mon goût) dérangeantes, gore et diablement efficaces, qui procurent un malaise permanent, par la présence de ce garçon, témoin d'atrocités, une approche intéressante , qui place le spectateur, dans une position inconfortable, assistant impuissant à son tour, aux abominations perpétrées par un dérangé, et à la naissance du nouveau Serial killer de "Malevolence"...Un bon Slasher, efficace, perturbant, dont on aimerait voir assez souvent, car malgré quelques défauts,inhérents au registre, et des invraisemblances liées, en grande partie aux réactions de l'héroïne,
la jeune femme est mise en garde par son oncle, d'approcher l'abattoir, où vit un psychopathe, mais elle décide d'y aller quand même, et d'y pénétrer, dans un acte final, la jeune femme réussit à sauver le garçon, mais retourne à la maison de son oncle, le premier lieu où le tueur ira chercher, au lieu d'alerter la police....
, une première partie lente,où il ne se passe pas grand choses ,préférant se concenter "inutilement" sur une héroïne, adolescente ( Alexandra Daddario, fait plus jeune femme qu'une lycéenne de 17 ans...) mal dans sa peau, qui joue la rebelle, un personnage cliché, sous exploité dont ne retiendra qu'une"plastique avantageuse" néanmoins la prestation de Alexandra Daddario est très bonne et donne de la consistance à la protagoniste...Un Slasher doublé d'un drame psychologique, percutant, dérangeant, plus mature et nettement plus abouti que son prédécesseur "Malevolence", une franchise annoncée au départ, avec un troisième opus qui vient de paraître, très intriguante, intéressante qui témoigne d'une certaine maturité et un amour inconditionnel au genre.Je conseille vivement.
Ma Note: 3.5/5