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Un visiteur
4,5
Publiée le 19 décembre 2013
Ca fait plaisir de voir Orlando Bloom dans un autre type de rôle, moins lisse. Histoire très intéressante se déroulant à Cap Town en Afrique du Sud sur fond de reliquats d'apartheid, trafic de drogues, flics véreux de l'époque amnistiés... Je n'en dit pas plus pour ne pas spoiler ceux qui ne l'ont pas encore vu.
Seul bémol, la fin dans le désert, on ne comprend pas vraiment l'utilité de ce passage où deux hommes se 'courent' après...
Hormis ça plusieurs sentiments sont mêlés et pas tellement dans le cliché.
Pour tous ceux qui n'aiment pas le sang, les histoires de gangs de drogues et armes, les armes à feu, ..., passez votre chemin.
Bien que ce film soit ultra violent il est magnifiquement filmé et tout les acteurs sans exception joues remarquablement bien , un grand film pour public averti
Film assez violent dans l'ensemble, fallait s'y attendre!!! atmosphère pesante, angoisse....Les acteurs et la mise en scène sont très bien, mais tiré par les cheveux parfois. Je m'attendais à une intrigue beaucoup plus forte.
ZULU En France on a des talents, mais notre pays leur tourne le dos voire les lynche ; donc ils finissent par s’exiler à l’étranger…oui car en France, on s’évertue de nous faire croire qu’on est pas fait pour le cinéma de genre mais uniquement pour la comédie et le dramatique (ou pire : les deux mélangés !!) Le plus hypocrite, c’est qu’une fois reconnus à l’étranger, le cinéma français rappelle ces « enfants maudits » pour lui faire des propositions Des exemples ? Mais bien entendu, en voilà cinq même : 01) Christophe Gans : "Le Pacte des Loups" a été « détruit » par la presse avant même sa sortie et il se tira aux USA pour tourner le fantastique "Silent Hill", rien que ça ! Et Maintenant il a tourné sa version de "La Bête et la Belle" et a en tête l’intention de faire sa version de "Fantômas" !! 02) Florent Emilio Siri : son très bon "Nid de Guêpes" a été totalement snobé, il part faire "Otage" (avec Bruce Willis putain !!) et hop, on lui demande alors de faire coup sur coup "L' Ennemi Intime" et "Cloclo". 03) Jean-François Richet a été traité d’opportuniste avec "Ma 6-T va Crack-er" qu’on a considéré (à tort) comme une version moderne, sociale et politique de "La Haine"…je me tire faire aux USA faire "Assaut sur le Central 13" (avec la reconnaissance de John Carpenter s’il vous plaît !) et on me file les deux films sur Mesrine ("L’ Instinct de Mort" et "L’ Ennemi Public n°1)" ! 04) Xavier Gens : "Frontière(s)" conspué (« Un film d’horreur français ? Mais quelle horreur : on ne fait pas de l’horreur en France !! »), il s’en va aux USA où il tourne "Hitman", puis "The Divide" et on lui propose un segment de "ABC of Death"…et maintenant il revient pour adapter un livre avec "Les Authentiques". 05) Alexandre Aja : "Haute Tension" pas trop apprécié chez nous (idem que pour Xavier Gens en fait), mais c’est pas grave : direction les USA pour enchaîner "La Colline à des Yeux", "Mirrors" et "Piranha 3D"…et pour l’instant il reste aux USA (et je le comprends !!). Voilà pour le petit coup de gueule perso, mais qui me sert aussi d’intro car à cette liste, nous pouvons désormais ajouter le nom de Jérôme Salle : il s’est fait connaître par "Anthony Zimmer" (film très sous-estimé !), "Largo Winch" (un sympathique actioner qui n’a réussi qu’à se faire traiter de « pale copie de films d’action américains » par nos chers critiques !) et "Largo Winch 2" (bon ok, c’était pas terrible : tout le monde peut faire des erreurs) et lui aussi est parti aux USA pour nous livrer "Zulu", qui est tout simplement l’un des meilleurs films de cette année 2013 !! Adapté du roman éponyme, "Zulu" nous invite à nous rendre en Afrique du Sud pour suivre deux flics, un blanc et un noir, qui enquête sur le meurtre d’une jeune fille de bonne famille qui va les précipiter dans la noirceur de leurs compatriotes, de leur pays et de leur propre âme…Mon dieu quelle claque !! Et pourquoi « quelle claque » ? Simple : 01) une réalisation superbe, très bien maîtrisée, Salle nous prouve que le jeune réalisateur hésitant et maladroit de "Anthony Zimmer" a sacrément évolué et possède aujourd’hui un savoir-faire remarquable : les grandes étendues ainsi que les quartiers oppressants des villes d’Afrique du Sud nous enchantent à leur vue. 02) il s’agit d’un thriller intense de très grande classe : l’enquête assez cool va crescendo dans les découvertes et les révélations de sombres secrets et son rythme se retrouve parfois soudainement chamboulé par des séquences d’action, des éclairs de violence inouïs (la scène de la plage, la visite au bar du « Chat », le final grandiose) 03) des personnages très bien écrits et exposés à l’écran : Brian et Ali sont deux types qui ont été « castrés » par leur vie passée en plus d’avoir subit l’Histoire noire et sanglante de leur nation ; ils se sentent chacun coupable de leur situation et arrivent à compenser ce sentiment par leur travail. Mais ils vont évoluer en même temps que le scénario : de plus en plus impliqués vis-à-vis de leur devoir, c’est au final personnellement en tant qu’homme qu’ils vont « terminer » le dossier afin de redorer le blason de leur honneur (ou le salut de leur âme ?). 04) le duo principal du film est tout simplement MAGISTRAL : Forest Whitaker est à l’apogée de son talent (entre "Zulu" et "Le Majordome", s’il ne gagne pas un oscar cette année, ce serait un pur scandal !) et Orlando Bloom arrive enfin à casser son image d’aventurier beau gosse qu’il traîne depuis les trilogies du "Seigneur des Anneaux" et "Pirates des Caraïbes" en incarnant de façon spectaculaire un type meurtri à à tous les deux ! Voilà, "Zulu" est une vraie bombe et fait plus qu’honneur au best-seller de Caryl Férey. Beau, captivant, âpre, poisseux, tendu, violent, sombre, surprenant, il parvient à nous proposer comme vision de l’Afrique du Sud post-apartheid celle d’une nation toujours hantée par ses démons. Allez voir "Zulu", vous ne serez pas déçu car c'est du grand cinéma : enjoy it !!!
Un très bon thriller qui arrive á vous tenir en haleine tout le long de son récit.L'histoire est remarquablement bien trouvée. Les personnages ne sont pas épargnés et le film se sert d'une violence terriblement bien décrite. On ne ressort pas intact de ces bidonvilles mal famés, décor permanent de ce film efficace à la réalisation particulièrement adroite.
bon film policier sur fond de corruption, violence barbare, et complot de grandes industries pharmaceutiques… C'est bien filmé, les acteurs sont excellents, le scénario bon. Mais cette violence est choquante, filmée dans sa totalité, nous ne sommes pas épargnés. Cela fait peur de voir à quel point les hommes peuvent être barbares pour de l'argent… et le climat post apartheid d'Afrique du Sud nous remet les pied sur terre après la mort de Mandela : malgré tout ce qu'il a fait pour son pays, il y a encore tellement de travail… mais un seul Mandela… Ce film m'a bien remué et déprimé de part son sujet très bien traité.
Situé dans un cadre ordinaire, ce récit policier ne se démarquerait pas particulièrement par rapport à un grand nombre de films du même genre. Seulement ici, énormément d’atouts font la différence. Et quelle différence ! L’Afrique du Sud n’est pas une nation tout à fait comme les autres et sa violence intrinsèque n’est pas un cliché. Sous la houlette de Jérôme Salle, elle nous est déployée tout au long du film avec une réelle efficacité et met nos nerfs souvent à rude épreuve. Les fantômes de l’apartheid demeurent toujours présents et l’enquête criminelle qui nous est décrite s’en abreuve comme d’un poison aux vertus décuplées. Les principaux flics de cette histoire, Ali et Brian, habités chacun par un vécu personnel douloureux, seront confrontés l’un et l’autre à une expérience professionnelle et humaine sans pareil. La dramaturgie de « Zulu » atteint son apogée avec la confrontation finale située en plein désert namibien. Orlando Bloom et tous les acteurs sud-africains sont réellement convaincants. Quant à Forest Whitaker, il transcende une fois de plus le personnage qu’il incarne, ici un solitaire meurtri dans sa chair et dans son cœur, et nous bouleverse grâce à toute l’humanité qui se dégage de lui. La mise en scène maîtrisée, les rebondissements constants dans l’évolution du script donnent à « Zulu » un réel crédit qui singularise ce film intense inscrit dans le genre policier.
Alors que tous les yeux sont braqués sur l'Afrique du Sud suite à la mort de Nelson Mandela, le film de Jérôme Salle sort à point nommé. Un thriller policier post apartheid qui montre que si certains ont tourné la page de cette période et on choisit de pardonner, d'autres dans l'ombre garde une haine qui ne s'éteindra jamais.
Film de clôture du dernier Festival De Cannes, Zulu est l'adaptation d'un polar du romancier français Caryl Férey. Dans la lignée des livres de Jean-Christophe Grangé, l'auteur aime dépayser ses lecteurs en proposant des enquêtes sombre dans des univers secrets à travers le globe. Sorti en 2008, le livre a remporté de nombreux prix et intéressée de nombreux producteurs jusqu'à ce que Richard Grandpierre décroche les droits pour confier le projet à Jérôme Salle.
Se déroulant entièrement à proximité de Capetown avec un casting international constitué majoritairement d'acteurs sud africains ou américain, le réalisateur Jérôme Salle n'a cependant pas réussi à ne pas faire ressembler son film à un film français. C'est un gros ratage au niveau de la réalisation molle avec une photo sans saveur qui montre a quel point ce réalisateur manque d'influences. Alors que certains nouveaux metteurs en scènes français arrive à signer des œuvres noires et inspirées, Jérôme Salle signe une sorte de téléfilm indigne d'un budget de 16 millions d'euros foutu en l'air.
Alors que la bande annonce ne fait aucun suspens sur l'intrigue caché derrière le meurtre, le film met un temps incroyable à venir au fait. Présentation trop longue des personnages avec un héros queutard (Orlando Bloom) devenu un déchet après son divorce et son collègue au passé lourd. Pendant plus d'une heure l'enquête piétine, il ne se passe rien. Puis enfin le scénario se fait plus sombre et violent et donne finalement quelques frissons. L'ensemble parait cependant trop gros et par moment carrément ridicule avec une scène de poursuite dans le désert involontairement à mourir de rire.
D'habitude trop fade dans ses longs métrages hors Seigneur Des Anneaux, Orlando Bloom est cette fois ci un peu plus intéressante dans ce rôle d'un inspecteur incontrôlable capable de se mettre la terre entière à dos. Il faut dire que pour exister face à Forest Whitaker, il faut forcement donner de son mieux. Après Le Majordome il y a quelques mois, l'acteur donne une interprétation bien différente de vieux flic désabusé qui avait réussi à passer l'éponge sur les violences qu'il avait subit aux pires moments de l'Apartheid et qui vivre ici la pire de ses enquêtes.
Totalement raté au niveau de sa réalisation et de son scénario, le seul intérêt de Zulu est l'interprétation de ces deux acteurs principaux. L'ensemble sent malheureusement trop le réchauffé pour satisfaire les amateurs de thrillers nerveux.
Très bon film sur fond des suites de l'apartheid, les blancs dans les belles maisons, les noirs dans les townships, malgré la réconciliation, au fond , il reste un apartheid de fait Le scénario est bien ficelé, Forrest Whitaker et Orlando Blum sont magnifiques
Incisif, violant et poignant. Le réalisateur français Jérôme Salle réussit bien son passage de l'autre côté de l'Atlantique (bien que Largo Winch avait déjà un air de production américaine). Il s'entoure d'un casting assez riche avec Orlando Bloom qui se détache un peu de son image de beau gosse et Forest Whitaker, valeur sur du cinéma américain, égal à lui même. Le scénario sur fond historique est pas mal foutu bien qu'il y ait quelques passages dur à avaler (on se détache un peu des blockbusters standards mais ça reste une production américaine quand même !). Un film policier de très belle qualité globalement.
D'abord les points positifs : haletant, évoquant un racisme latent et fort vraisemblable, des personnes dignes au milieu de crapules et de psychopathes, plutôt fort en sensation macabre, en particulier la scène du chien (faut voir le film donc... je spolie pas !). Donc une impression de thriller plutôt bien rendu, d'autant que les scènes de cruauté sont... bien cruelles et donc assez vraisemblables.
Maintenant venons-en au vif sujet voulez-vous...
Les points négatifs (très négatifs) : Car à quoi sert un thriller ? Est-ce simplement pour avoir un frisson ? Pourvu que ça ne m'arrive pas ? Pourvu que je passe une bonne soirée assis dans mon siège de cinéma ? J'espère que ce ne sont pas que les seules raisons... Car, selon moi, un film laisse nécessairement une marque, un sentiment, au moins un vague souvenir. Et là je suis particulièrement déçu. D'autres critiques ont déjà détaillé les points invraisemblables du scénario et je suis plutôt d'accord avec eux.
Maintenant là où je je souhaite en venir, c'est sur le sens de ce film. Je suis particulièrement fatigué que le mal et le bien fassent toujours l'objet d'un traitement aussi dichotomique. Je sur d'accord pour dire que les 2 flics doutent de leurs convictions, au fur et à mesure du film. Mais c'est oublier que la nature humaine est bien plus complexe que cela..
Pour commencer je vais répéter que le mal est purement gratuit. Il n'a pas besoin de justification. Au même titre que le bien d'ailleurs.. Il n'est pas nécessaire d'essayer de me convaincre qu'il existe des personnes bonnes moralement et d'autres non. Cela est tout simplement faux. L'apartheid était le cadre "légal" où s'exerçait l'arbitraire humain : qui est capable de dire qui est "bon" ou "mauvais", lorsque la même personne aime sincèrement ses enfants, les entoure d'amour et d'attention et en même temps de pourchasse des enfants noirs jusqu'à la mutilation, l'humiliation, et la mort ?
Attention, à partir de maintenant, je spolie le film, donc ne lisez pas si vous ne voulez pas que je vous révèle quelques scènes du film... : L'ex femme du flic blanc est faite prisonnière par les tueurs mais est "épargné" en même temps que son ex-mari (alors que le "valeureux" compagnon de madame est tué lâchement d'une balle dans le dos). Pour couronner le tout, notre flic blanc casse une vitre, dans un accès de virilité récompensé par une larme non caché de son ex-femme, trop digne pour lui dire qu'elle l'aime encore.. Et encore pire : un gardien des "méchants" tente de violer madame... qui évidemment se fait tuer par... ? Vous n'avez pas deviné ?
Le film tente de sauver les apparences à la fin, puisque le "bon" flic noir meurt quelques heures après avoir tué son "ennemi" blanc, en plein désert (mais que fait un chercheur en pharmacologie dans un repaire de truands ?? LOL). Et par volonté du scénario, le "mauvais" flic qui n'a pas varié dans ses principes, lui, survit, évidemment (à de trop nombreuses balles MDR), et fait prisonnier le SEUL survivant "méchant" ??
Houa édifiant... quelle supercherie ce film LOL, pour ne pas dire autre chose de plus désagréable. Bref.. une énorme déception, comme il en existe trop.
Film difficile à trouver encore à l’affiche , 10 jours après sa sortie sur Rouen ou Caen (ville d’origine de Caryl Ferey). Il est vrai qu’en 1H50 on ne peut pas retrouver tous les détails du livre , mais l’essentiel est là, le livre peut pallier à la compréhension de l’intrigue. Les deux acteurs principaux sont très crédibles dans leurs rôes magnifiques , et des scènes d’actions percutantes. A quand l’adaptation de Haka roman du même auteur au cinéma ???