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hematojef
17 critiques
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3,0
Publiée le 19 janvier 2015
Un honnête film policier où l'on ne s'ennuie pas. On regrettera des scènes inutilements sanglantes, et les 2 personnages de héros qui auraient mérité d'être plus fouillés car il y avait matière.
Excellent polar, qui mêle avec habilité, suspense, psychologie soignée des personnages, et les conséquences collatérales des héritages de l'apartheid. Terrible dans la violence, terrible dans ce qu'elle existe, terrible dans celle qui est la plus odieuse et la plus méprisante. Bloom et Whitaker y incarnent avec brio et justesse leurs rôles de flics,emmenés dans cette spirale sombre et amère. Un grand film.
Un polar noir, vif et bien foutu. Orlando Bloom est excellent dans un contre-emploi de flic alcoolique et Forrest Whitaker égal a lui même, c'est à dire parfait.
Zulu est un thriller rondement bien mené, Jérôme Salle dépeint une Afrique du Sud réaliste , violent et sombre. Notre petit français a probablement réalisé son meilleur film, la réalisation est vraiment très bonne, avec de très beaux plans ainsi qu'une bonne direction d'acteur , à croire qu'on dirait que c'est un américain qui a réalisé Zulu! Grâce à une histoire captivante et de nombreux rebondissement on ne tombe jamais dans l'ennui. La violence de certaines scènes pourrait choqués certains spectateurs mais c'est la triste réalité en Afrique du Sud malheureusement le taux de criminalité est l'un des plus élevés. Ce qui fait la grande force de Zulu est sans aucun doute le casting avec deux immenses acteurs , Orlando Bloom tient ici pas son meilleur rôle mais avec ce personnage qui n'a pas l'habitude de jouer, qui ressemble à un SDF , c'est un rôle à contre emploi sachant qu'il incarne souvent l'idéale masculin de milliers de femmes. Forest Whitaker est comme à son habitude excellent rien à lui reprocher à part d'être un peu moins présent dans les films depuis quelques années. Dans son ensemble Zulu est un très bon thriller porté par duos d'acteurs excellent.
Whitaker et Bloom donnent une grosse valeur ajoutée au film. On ne peut reprocher grand chose à Zulu qui est excellent dans son propos, son scénario, et dans ce duo d'acteurs, précédemment cité, des plus efficace. Quelques incohérences et une fin décevante pour ma part, viennent ternir légèrement le tableau. Pour ceux qui auront aimé, je conseil End of Watch, énorme.
Rien que pour une séquence, ce film vaut le coup. Du grand O.B, impressionant de justesse. Apres, dans l'ensemble, pas grand chose à dire sur ce film (classique) si ce n'est une mise en scène un peu trop ronflante à mon gout.
J’avais lu le roman de Caryl Férey, et bien que peu amateur de littérature policière, j’avais vraiment aimé le bouquin. C’est donc avec une impatience certaine que j’attendais de voir sa transposition au cinéma. J’avoue n’avoir pas était déçu de ce que j’ai vu tant dans le respect de l’histoire ainsi que la mise en scène et l’interprétation qui retranscrivent bien l’ambiance du roman. Le seul bémol c’est la tempérance de l’aspect violent tel qu’il est décrit dans le livre et qui a peine à transparaître à l’écran. Si l’intrigue est rondement menée et fidèle à celle du livre (hormis les changements nécessaires et inévitables à une adaptation au cinéma), l’ambiance du Cap telle qu’elle est décrite dans le livre et les relents de l'apartheid dans les deux communautés m’a parue affadie par la mise en scène au profits de l’action et de l’enquête. spoiler: La scène sur la plage où les policiers sont agressés est rendue de façon beaucoup plus efficace dans le livre et on y sent l'horreur de la situation et l’irruption d’une violence aussi barbare qu’inattendue avec beaucoup plus d’acuité . Après le film reste un polar solide avec un arrière plan sud-africain très réussi. L’interprétation est elle aussi très bonne avec un Forest Whitaker toujours très juste dans son abord des personnages qu’il interprète et un Orlando Bloom bluffant dans ce rôle de policier à la limite de l'alcoolisme où il fait assaut d’un talent que ces nombreux rôles de jeunes premiers ne lui avaient pas permis de mettre en évidence. Un polar français d’un rare qualité dont le scénario est pour 50% dans la réussite et qui grâce à un réalisateur talentueux se retrouve mis en image de manière convaincante. À voir absolument si jamais vous ne l’aviez pas encore fait.
Cette plongée dans l'un des pays les plus violents du monde ne peut laisser indifférent. Le film ne prend pas de gant et montre la violence et la criminalité avec un réalisme froid. L'ambiance est très sombre et atteint une noirceur rarement vu pour un film qui a certaines ambitions commerciales. L'intrigue est captivante, tendue même si elle ne ménage pas de gros rebondissements. Elle a le mérite de rester au plus près de ses protagonistes, des anti-héros dépassés , dont l'humanité est sans cesse mis à l'épreuve et qui sont constamment sur la brèche. Forest Withaker et Orlando Bloom forment un duo assez étonnant, car très différent donc presque improbable mais qui se révèle au final complémentaire et qui emporte totalement l'adhésion. Surtout, les deux acteurs livrent leur meilleur performance depuis longtemps. Forest Withaker est poignant en flic désespérément honnête mais qui voit cette honnêteté se fissurer progressivement. Orlando Bloom livre sans doute la meilleur performance de sa carrière dans un rôle ou il est méconnaissable dans ce personnage imprévisible mais surtout très humain. Le scénario distille au compte goutte les informations sur ses héros ce qui tient en haleine et est assez efficace. Le bon point est que la violence, bien que souvent trash, n'est jamais démonstrative. On ne peut soupçonner Jérome Salle de complaisance sur ce point. Le film n'en est pas moins sombre sur la nature humaine et les fléaux qui la corrompent. Ce polar, sombre et noir à souhait, n'est donc pas simplement un petit divertissement efficace du samedi soir. Comme « Prisoners » sorti la même année, il dit un petit quelque chose sur la société actuelle et sur la nature humaine ce qui met le film (pour moi) plutôt dans le haut du panier du genre que dans le ventre mou. Ce n'est peut être pas un chef d'oeuvre comme certains Scorsese mais il donne largement ses lettres de noblesse à un genre, le thriller, qui perd un peu de son aura au cinéma depuis quelque temps.
Voilà une réalisation intense, soutenue. Jérôme Salle est un réalisateur qui sait s’expatrier, mieux que les protégés de Luc Besson qui nous pondent des films hystériques à la manière de… Un récit crasseux, malfaisant, un film qui s’accroche sur le pardon mais qui n’y parvient pas toujours. Un film qui veut rendre hommage à Mandela, à ses propos ; Forrest Whiteker le cite, et tente de le traduire dans son comportement. Une Afrique du Sud qui tente de refermer les cicatrices de l’apartheid, ouvertes par des hommes sans loi sans foi, par des hommes qui n’acceptent toujours pas la « réunification », laquelle à travers le film semble bien fragile. « Zulu » n’est pas manichéen, blancs comme noirs sont concernés, responsables, coupables, de bonnes volontés. Le scénario est assez conventionnel, on l’a vu mille fois ce genre d’histoire de trafiquants liés à des hautes huiles, néanmoins, grâce à une mise en scène énergique, grâce à l’engagement des acteurs, ce film est parvenu à me tenir en haleine. L'Afrique du Sud comme décors, y est pour quelque chose. Orlando Bloom nous montre une autre facette de son métier, de son talent. A voir en VO, évidemment.
très bon polar, tendu, moite, dans une Afrique du Sud post-apartheid aussi fascinante que dangereuse. Les acteurs sont remarquables, Forest Whitaker en tête est éblouissant en flic blessé et tourmenté.
C'est quoi cette loi du talion qu'on nous sert maintenant à toutes les sauces? Après Denzel Washington qui flingue à tout va pour venger une prostituée, voici Whitaker pris d'une folie meurtrière pour venger sa mère. Ben voyons! Et c'est un flic...Faites justice vous-mêmes, les petits chéris, c'est plus rapide et ça soulage. Bel exemple! D'autant que ça dessert le scénario quand un film se transforme en jeu vidéo. Dommage, car la première heure est bonne. Certaines scènes violentes reflètent bien les tensions inter-communautaires de ce pays meurtri par l'apartheid, mais cette fin a plombé mon enthousiasme initial.
Quel polar ! Tout à fait à la hauteur de l’excellent roman éponyme de Caryl Férey. Une histoire très bien menée, d’une violence rare, à la mesure de celle qui règne dans ce pays superbe mais pas encore remis de l’apartheid disparu. L’action est continuelle mais très intelligemment menée, pas une suite invraisemblable pour cacher le vide. Les deux acteurs principaux sont époustouflants : Forest Whitaker (à peine reconnaissable tant il est amaigri), on avait l’habitude, mais Orlando Bloom, moins connu est également sidérant. Un troisième acteur est inoubliable… c’est l’Afrique du Sud, sa beauté sauvage et sa laideur sociale, ses inégalités criantes, son racisme indestructible. Un sacré décor, mais pas toujours de rêve ! Voilà un polar français de grande valeur, une réalisation de haut vol très supérieur à la production habituelle de Jérôme Salle. On attend le suivant avec impatience.
Un tel sujet aurait mérité de mettre au premier plan la réflexion sociale et politique autour des séquelles de l'Apartheid sur l'Afrique du Sud d'aujourd'hui ce qui aurait au fond donné une réflexion sur toute société humaine en proie aux inégalités de couleur ou de classe... Jérôme Salle n'exploite hélas que le sensationnalisme de séquences censément choc où tout finit inévitablement par faire réchauffé, pas bien spontané. D'ailleurs à propos de réchauffé, tout est prévisible du blanc alcoolo fana de "petites" au flic noir issu des Townships et traumatisé depuis l'enfance (psychologiquement et physiquement, allons-y chargeons les boeufs) sans parler du petit blanc à la tête de victime dont on sent dès la première scène avec sa copine guérissant du cancer que le pauv' gars va y passer dans quelques minutes... bref pas fin, trop prévisible, ce qui constitue une forme de crime sur un sujet pareil qui recèle autant de grandes idées à faire passer...
bonne idee de base de faire un polar dans ce pays fascinant qu' est l afrique su sud, mais trop d invraisemblances et des tonnes de clichés alourdissent le scenario (un condensé de l histoire de l AFS pour les nuls pendant 1h30, le flic noir chatré dans son enfance par des mechants policier et le flic blanc alcoolique et depressif mais affuté comme usain bolt...), les acteurs s en sortent bien malgré tout mais sa reste lourd, tres lourd, trop lourd...