Un casting de grande qualité au service d'un récit écrit avec intelligence, traitant d'une imposture. Avec une phrase clé "nous faisons tous des choix et le plus dur, c'est de vivre avec", ce drame s'avère poignant et la narration, un atout judicieux. Dommage que le final nous laisse avec des interrogations.
Rory Jansen, jeune auteur rejeté par les maisons d’édition, peine à lancer sa carrière. Son épouse lui offre un porte-documents. Rory y découvre un manuscrit. Il se l’approprie et le fait publier sous son nom.
C'est la première réalisation de Brian Klugman et Lee Sternthal qui avait travaillé ensemble sur Tron l'héritage. Ils en ont également écrit le scénario.
Les adaptations de roman ne sont pas toujours évidentes au cinéma, mais là on est à la vitesse supérieure en adaptant l'histoire d'un roman. Le résultat peu se définir en un mot : sublime.
Afin de pouvoir réussir à suivre agréablement, la construction se devait d'être à la hauteur. Il y a une imbrication de trois récits et ils rentrent en osmose. On a d'une part l'histoire de cet écrivain cherchant à se faire éditer, de l'autre, celle du roman en lui-même et enfin pour chapeauter le tout celle de l'homme ayant écrit tout cet imbroglio. Un parallèle intéressant et qui rajoute une belle richesse. D'autant plus, que les trois sont admirablement bien traités.
Cette tournure fait qu'on ne sait pas véritablement quelle était la limite entre la réalité et la fiction. Cela n'est pas dérangeant bien au contraire. La narration agréable à suivre.
Le tout va donc être extrêmement émouvant dans les deux parties. Déjà, car l'histoire racontée est très belle. Elle est aussi prenante avec des personnages attachants dans les trois parties. Chacune à son enjeu, que ce soit l'amour, la reconnaissance, ou la paix intérieure.
Tout cela est possible grâce au magnifique casting. La tête de gondole va être un grand Bradley Cooper. Comme d'habitude, il est parfait dans son interprétation. Les rôles secondaires n'auront pas à rougir avec des performances toutes aussi belle à l'image de Dennis Quaid, J.K. Simmons et Jeremy Irons.
Ce drame sur l'existence humaine aurait pu être un labyrinthe mais il s'avère être une symbiose émotionnelle
Dur à rentrer dedans, j'avoue je n'étais pas très concentré mais une fois le vieux monsieur racontant son histoire, impossible de sortir du film, film troublant et touchant. A revoir plus concentré car le casting est sublime :-)
Les mots me manquent pour parler de ce film à tout point splendide. Mais deux faits ressortent encore plus de ce film : - la performance des acteurs. Vraiment !! Et mention spéciale à monsieur jeremy Irons
- l'écriture des dialogues. Surtout les dialogues des personnages de Cooper et Irons
Comme quoi les américains excellent dans tous les genres de cinéma quand ils le veulent
Un synopsis plutôt alléchant et un casting pas déplaisant . Mais quel ennui! Le scénario est plat, pas intéressant, on manque de s’endormir entre chaque scène aussi inutiles les unes que les autres. Cerise sur le gâteau : des flashs back et des histoires « en poupée russes » s’entremêlants, qui poussent le spectateur déjà endormi vers une incompréhension encore plus profonde ...
Un scénario sur une imposture et le remord qui en découle. Ca aurait pu être enthousiasmant sans les interventions de Denis quaid et avec une vraie fin
Un scénario trop alambiqué. Le sujet de l'auteur qui s'approprie un manuscrit ancien aurait suffit, il y avait assez de blé à moudre. Mais le rajout du personnage de Denis Quaid est incompréhensible; il n'apporte rein au récit et le final en queue de poisson ne fait que rajouter à cette ineptie. Quel est le rapport entre cette jeune arriviste , ambitieuse et le reste du sujet? Des effets miroirs ratés. Reste un très bonne interprétation de l'ensemble des acteurs , impeccables, (un casting 1ere étoile, avec Jeremy Irons au top), une bonne réalisation , mais le scénario aurait demandé à être resserré .
Une bonne surprise, notamment grâce à une interprétation étonnamment sensible pour un drame "calibré Hollywood" comme le speech pouvait le laissait penser. Bradley Cooper trouve un rôle moins basé sur son physique que sur ses émotions à transmettre (pour une fois...) et il y parvient avec une certaine aisance qui en fait un de ses meilleurs rôles. Zoé Saldana également tient une vibrante interprétation dans le rôle de cette compagne dupée et trahie par un époux qui voulait bien faire. L'arrivée de Jeremy Irons, tout en délicatesse et retenue, finit de placer des rebondissement tragiques très bien pensés dans cette intrigue de vol de manuscrit autobiographique. L'histoire du jeune écrivain est d'ailleurs émouvante et apporte plus de profondeur à l'intrigue première. Peu de choses à remarquer sur l'aspect technique du film (un drame hollywoodien comme il s'en fait des dizaines par semaine), pas d'esthétique ni musique particulière, et même un côté très lisse qui peut entacher l'émotion de quelques scènes. Les acteurs portent ce drame avec succès, qui bénéficiait déjà d'une double intrigue solide.
Que les mots puissent s’exprimer en sentiment l’expérience vécue le temps du reflet littéraire, une fiction d’auteur qui raconte l’histoire de celui d’un autre qui plagie scrupuleusement et sans autorisation un manuscrit très personnel. Le sage vieil homme se retrouve propulsé face au jeune voleur de son travail, racontant l’époque du débarquement de G.I en Europe. Paris est sa base, le coup de foudre dans l’éternelle ville romantique, les aléas d’un couple affecté par leur propre drame. Le remake français de 2015 vient de ce scénario américain datant de 2012 en moins sombre, pas d’engrenage meurtrier infernal, beaucoup plus de point fort qui transperce le romantisme. La virtuosité orchestrale est découpée en trois partie par le discours du romancier devant ses auditeurs. Le dernier carré en soirée de tête à tête à l’ambiance amoureuse est très important personnellement. Le mélancolique laissant filer sa compagne meurtrie, croyant l’avoir blessée profondément, entame une autre vie dans l’acceptation du passé, à quai d’un train du destin, à cheval entre le présent et futur. C’est à ce moment-là que ces justes mots matures se transforment en larmes tellement l’histoire romancée est belle, une inspiration cinématographique d’art réaliste devient chef-d’œuvre surprise.
Une vraie belle histoire qui témoigne d’une difficulté à accepter son sort. Car le vieil homme le dit lui-même: « prenez ce qui vous est offert car c’est la vie qui a choisi ce chemin pour vous ». Mais le jeune homme doit accepter aussi la douleur de l’autre et vivre en quelque sorte le malheur dont il a été témoin en rendant compte de la triste jeunesse de l’écrivain. Qu’importe lorsqu’arrive la fin il devra accepter son sort et repenser à ses hésitations.
Un beau film, Jeremy Iron apporte une dimension intensément profonde et teintée de sagesse, le duo impeccable de Bradley et Zoe est une belle alliance entre deux être touchants, naïfs rempli d'espérance, profondément humain et poétique, une romance qui parles des choix, des failles, de l'amour simplement. Si la trame de l'histoire est captivante et que chaque mot à un sens, l' élan a été malheureusement interrompu par un duo Wilde/Quaid qui n'enrichis rien et laisse sur sa fin . Bien que si cela avait été le cas, l'intrigue dès le début aurait été dévoilée et le passé présent futur non clairement définis, j'aurai aimé un dénouement avec un Bradley porté en puissance, un peu vieilli par quelques artifices de maquilleuses. Je regrette qu'il ne nous ait pas submergé de son regard jusqu'au dernier souffle retenu à la lecture de ce beau roman. Libre a chacun d'imaginer sa propre fin.
Une idée intéressante exploitée à travers une double mise en abyme ainsi qu'un casting très alléchant (Jérémy Irons en tête) mais qui est handicapée par un métalangage et un didactisme trop présents. spoiler: "Nous faisons tous des choix et le plus difficile est de vivre avec" aurait suffi, et énoncé une seule fois!
Un bon film et bon divertissement. Au niveau du scénario, le film laisse à désirer car il se perd en bavardages inutiles, il n'est pas assez centré sur le personnage de Bradley Cooper (toujours aussi charismatique). Sinon il est bien mis en scène, le côté "exploration du métier d'écrivain" est très bien mais pas assez imposant. Il est supplanté par une histoire de vie qui prend trop de place. La fin du film est soit absurde soit excellente, selon l'interprétation qu'on lui donne. Dans l'ensemble The Words reste très bien avec ce scandale et cette arnaque impressionnants. Bon film.
Très déçu ! J'ai lu un scénario similaire dans le livre "Le mort saisit le vif" de Henri Troyat où un manuscrit est usurpé et publié. Mais ici, les deux écrivains sont vivants. Déçu parce que la poésie n'est presque pas présente dans le film ou très écourtée. Le mot laissé par Célia "Mon amour..." est très banal ! La lecture de quelques passages des livres n'ont rien de spécial. De la description tout ce qu'il y a de plus banal. Et l'histoire d'amour dont est tirée le livre est commune pour l'époque. Bref, il y a beaucoup mieux, pas assez d'implication des acteurs en dehors de Jeremy Iron qui se montre perçant, ni de profondeur. Même Dennis Quaid l'avoue à travers son personnage. C'est banal !