Une histoire d'amour surréaliste et... acrobatique (bravo à la performance physique) qui nous fait tordre de rire. Dominique Abel et Fiona Gordon excellent autant en tant que réalisateurs qu'en tant qu'acteurs. Que tous les intervenants qui ont contribué à la sortie de ce film soient remerciés !
J'avais adoré "l"iceberg" et "Rumba". La magie a encore opéré. A pleurer de rire, l'univers coloré et vraiment très spécial de Fiona Gordon et Dominique Abel est aussi infiniment tendre et poétique. Leurs chorégraphies burlesques et sportives méritent la comparaison avec Tati ou Charlot. On a envie de grimper sur les murs en embrassant tout le monde quand on sort de la salle !
J'ai vu La fée début juillet dans le cadre du festival Paris Cinéma et le film m'avait plu. Deux mois après je dois bien admettre que l'impression qu'il m'a laissée est bien moindre que d'autres films vus durant ces 4 jours de folies.
Abordons donc cette fantaisie havresque pour ce qu'elle est : ... la suite sur Christoblog http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/article-la-fee-83643315.html
Poétique, drôle, hommage aux grands burlesques, cette comédie est d'abord la confirmation d'un trio de talent, dignes héritiers de Tati et Etaix, avec ce brin de folie qui est la marque des grands artistes. Même si "L'iceberg" et "Rumba" étaient plus aboutis, ce troisième opus reste jubilatoire.
J'ai adoré le style qui me fait penser parfois aux films de Tati. Le début est remarquable et méritait 5/5 mais hélas le film s’essouffle et quelques longueurs viennent ternir ce petit bijou. Jusqu'à la fin qui n'en est pas une. Dommage pour cette qualité irrégulière. Reste que globalement, ce film est à voir pour son style très particulier.
J'aime le nonsense, j'ai aimé cette fée à l'humour britannique mâtiné de rigolade franchouillarde, de scènes gonflées (tout ce qui a trait au bébé) et de burlesque. Il n s'agit ni de sous-Tati ni de sous-Demy ni de sous-Keaton mais d'une belle inventivité et d'un sens de la poésie qu'on n'a pas souvent l'occasion de voir. C'est un film champagne rosé et fraises Tagada. Et c'est bon.
Qu'est-ce que le cinéma a toujours été ? C'est la question posée par La Fée, un film qui aurait pu être réalisé exactement de la même manière dans toutes les décennies du cinéma. Il est une porte ouverte sur lui, toutes ses ficelles nous en étant offertes. Grâce au burlesque, elles font soudain partie intégrante de son humour, qui n'y est pourtant que faussement intemporel. Il faut en effet avoir de quoi se repérer dans le septième art pour comprendre de quoi il est la continuité.
Souvent muet et transparent, La Fée nous fait rêver avec le hors-cadre, des trucages simples et même des fonds défilants qui vont à fond dans le second degré - parce que, paradoxalement, ils sont littéraux. Le film nous rend complice de son histoire mais surtout de la technique qui a permis de le réaliser, ces rouages qui ont longtemps été indissociables de la magie du cinéma et qu'on a trop pris l'habitude de maquiller.
Des rouages, soit une mécanique artistique dont on est devenus pudiques, car on s'intéresse à ce qu'elle peut nous offrir de nouveau et de différent et qu'on ne veut plus voir des vilebrequins huileux s'agiter dans l'ombre avec des grincements. Voilà ce que le cinéma a toujours été.
Ce film totalement déjanté et loufoque nous présente une succession de gags d'inégale qualité, mais il est difficile de ne pas succomber à l'humour à mi-chemin entre Tati et Mr. Bean de Dom et Fiona. Certaines scènes sont totalement irrésistibles, d'autres sont plus moyennes. Difficile de classer ce mouton noir dans la production actuelle. A part et à voir. Attention, ce n'est pas -- et de loin -- le film du siècle, comme certains voudraient nous le faire croire. C'est juste une bonne pantalonnade rigolote qui mérite bien ses 4* !
J'ai pas du tout adhéré au film. Je me suis vraiment ennuyé et j'ai trouvé ça trop lent, trop niais. J'approuve la démarche de film d'auteur mais là j'en vois pas trop l'intérêt. Certains trouvent le film "frais" et "marrant", moi j'ai ri parce que c'était vraiment nul. C'est dommage.
"La Fée", c'est un peu la bonne manière de rire du quotidien et des affres de nos sociétés contemporaines. Ou l'histoire de Dom, un veilleur de nuit dans un hôtel du Havre qui un soir, donne la clé d'une chambre à une fée. Celle-ci lui accomplit deux voeux et disparaît avant même que Dom n'ait choisi son troisième. S'ensuit une histoire d'amour où le prolo se met en tête de retrouver cette âme soeur venue à lui. Comme dans "Rumba", le trio Abel-Gordon-Romy applique des codes propres à leur espace scénique (car les situations du film ressemblent souvent à du théâtre filmé), à leur humour et la portée de celui-ci jusqu'à le faire dériver dans la contemplation d'une problématique en toile de fond, ici un petit groupe d'immigrés africains qui veulent prendre le ferry. Comme à l'accoutumée le langage du film se tient sur l'utilisation économique du mouvement d'appareil puisque tout ou presque est relié en plans fixes. Même lorsque les personnages courent, aucun découpage serré n'est à signaler. La matière comique de ce trio de cinéaste tient plus que jamais dans le silence, l'attente, la répétition, c'est à dire les trois critères fondamentaux de l'absurde. La mise en scène se déroule en tableaux uniquement, mais contrairement à Tati dont ils reprennent souvent les ficelles, l'inégalité des gags plombe le film par manque de substance dramaturgique. Soit le film aurait du assumer de n'être qu'une succession de sketches se reliant difficilement entre eux, comme parfois il arrive chez Tati (notamment dans "Playtime"), soit le contraste entre comédie pure, surréalisme poétique et humanisme social aurait du s'accorder dans une même unité de ton comique. En l'état il manque soit de l'exagération dans les gags anecdotiques, soit du lyrisme lorsqu'il s'agit de filmer les faiblesses humaines et la simplicité des hommes. Ce qui reviendrait à dire un peu sévèrement que, malgré tous les efforts réunis, le film manque d'humour et peine à toucher. L'énergie déployée est belle, la sensation d'un artisanat est tout à fait charmante, mais "La Fée" semble malgré tout consensuel dans sa naïveté un peu trop mise en scène. On ne peut pas reprocher aux cinéastes leur optimisme et la coloration des sentiments qui s'effectue à mesure que le film avance, mais la mise en scène, économique, en montre paradoxalement trop. Au contraire de "Rumba" dont le rythme de danse tenait le film dans une jubilation musicale et comique qui ne flêchissait pas, "La Fée" semble construit sur des creux, des mélanges pas toujours heureux qui produisent un effet de bonheur puis d'ennui. Abel, Gordon et Romy semblent en fait avoir confondu le surréalisme avec le fantastique, et ont donné à leur film trop de clarté et de démonstration (autant dans le visuel que, par conséquence, dans le propos), faisant ainsi de notre imagination de spectateur une notion oubliée et qui ne fonctionne pas devant ce film. Celle-ci est au service de rien, car ce qui est plaqué à l'écran, et parfois avec une inventivité merveilleuse, ne tient que de l'imagination de ses auteurs, démontrée dans ses moindres détails.
N'ayant pas vu les précédents films de ces réalisateurs, je suis donc aller voir celui-ci sans à-priri, mais j'avoue ne pas avoiré été emballée... certes, c'est complètement déjanté, mais il est difficile de s'attacher à des personnages complètement débiles et dont l'humour lasse au fur et à mesure que le film avance...
Connaissant Bruno Romy ( Aide pour les cours de cinéma dans mon lycée), je dois dire que ce film lui ressemble beaucoup. Un film très poétique et recherché sur le style qui fait référence au cinéma de Tati, mais aussi au cirque. Des gags très drôle, qui correspond parfaitement aux acteurs et à leur physique. Mais l'histoire est aussi attendrissante, néanmoins, cela fatigue à la longue et le film souffre de quelques longueurs ...
Film curieusement enscencé par les critiques. Il y a des trouvailles, mais le fion semble s'épuiser depuis le premier opus. Et quelques gags visuels ne suffisent pas à faire un bon film, même quand on a des parrains et des modèles aussi illustres et brillants que Chaplin et Tati.