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Un visiteur
5,0
Publiée le 15 septembre 2011
La fée convoque des univers proche de ceux de Tati, Keaton, Chaplin, mais en plus loufoques, drôle et simples. C'est juste un film sympa, à ne pas louper!!!
J'adhère aux bonnes critiques postées à propos de ce film modeste mais attachant, drôle et poétique. Très bon moment et bravo au trio de réalisateurs-acteurs.
Merci pour ce conte aussi poétique que drôle ! La mise en scène est absolument fabuleuse d'inventivité.... Très originale chorégraphie dans l'aquarium!! A voir et revoir !
Très sympa découverte ; j'avoue que je ne connaissais pas le trio de comédiens-réalisateurs, mais le film est vraiment exellent ! une bulle de bonheur et une très belle soirée.
Faut vraiment être touché par un sérieux manque de personnalité pour avoir la folie ou l'éventuel projet d'aller voir un pareil film. Peut importe ce que la TV ou le Cinéma diffuse, on ce rend compte encore ici qu'il y aura toujours des gens naïf, et totalement dépersonnalisé pour faire monter l'audience.
C'est un univers particulier que celui des acteurs/réalisateurs Dominique Abel et Fiona Gordon (L'iceberg, Rumba), auquel on adhère, ou pas. A mi-chemin entre Tati et Kaurismäki (qui a lui aussi choisi La ville du Havre comme cadre de son dernier film), pour aller très vite. Pour apprécier La fée, il est nécessaire d'apprécier l'humour élastique et la poésie lunaire des deux escogriffes nommés plus haut. Sinon, autant passer son chemin. Mais même dans un état favorable a priori, La fée ne fait mouche que par instants (le ballet subaquatique), son inventivité n'est pas permanente et on dénombre de lourdes chutes de tension, comme si, d'un coup, l'imagination s'était tarie. Et les gags visuels, inégaux, ne compensent pas la légèreté d'un scénario (euphémisme) qui patine vite dans la répétition. Allez, on passe un bon moment, mais ce n'est pas un monument. Loin de là.
Contrairement à l'avis de corrio, autant j'avais aimé Rumba, autant celui ci m'est devenu indifférent passé le premier quart d'heure (comme quoi les gouts et les couleurs...)...Au fond le film démarre très bien, l'arrivée d'un client américain et d'une fée dans un petit hotel du Havre...C'est drole et il y a de la création, de la trouvaille....Hélas contrairement à rumba (oùil y avait une infinité de détails), les réalisateurs ont laissé leur imagination au vestiaire passé le premier quart d'heure pour s'inscrire dans un scénario pale (inexistant ?) et avec dialogues...Les scènes de chansons et danses (deux dans le film) vont presque jusqu'à énerver tant elles sont faciles et naives...Bon j'arrête de dire du mal car à trop en dire on perd de la crédibilité, ceux qui aiment les couleurs et les fécéties aimeront peut être...Quant à moi le scénario a manqué de vrai travail d'écriture et de création...A vous de voir. (peut être que je changerais d'avis en le revoyant tranquillement chez moi (car j'aime en général leur travail)... il y a des jours comme ça....)
N'ayant pas vu "Iceberg", leur premier film et ayant très moyennement gouté "Rumba", leur 2ème, je suis allé voir "la fée", le 3ème long métrage du trio Dominique Abel (belge), Fiona Gordon (canadienne) et Bruno Romy (normand), en me demandant ce qui m'attendait. Dès le premier plan du film, j'étais rassuré : un long travelling sur un cycliste chevauchant sous la pluie un vélo de marque Jacques Anquetil, ça me cause tout de suite ! En fait, je me suis régalé face à ce conte de fée contemporain, plein de tendresse, de poésie et de ... non-sens. Certes, des spectateurs mal embouchés pourront prétendre à juste titre que "La fée" n'est pas totalement abouti, qu'il y a quelques longueurs, mais, croyez moi, c'est le plus souvent loufoque, très drôle et on ne peut que rendre les armes face à une profusion de gags succulents. On n'est jamais très loin de Keaton, de Pierre Etaix et de Tati, c'est tout dire. Tourné au Havre, "La fée" nous donne en plus à entendre Dinah Washington, Duke Ellington, Louis Armstrong et The Ventures (Les Shadows US des années 60). Courez-y !
J'ai vu La fée début juillet dans le cadre du festival Paris Cinéma et le film m'avait plu. Deux mois après je dois bien admettre que l'impression qu'il m'a laissée est bien moindre que d'autres films vus durant ces 4 jours de folies.
Abordons donc cette fantaisie havresque pour ce qu'elle est : ... la suite sur Christoblog http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/article-la-fee-83643315.html
"La Fée", c'est un peu la bonne manière de rire du quotidien et des affres de nos sociétés contemporaines. Ou l'histoire de Dom, un veilleur de nuit dans un hôtel du Havre qui un soir, donne la clé d'une chambre à une fée. Celle-ci lui accomplit deux voeux et disparaît avant même que Dom n'ait choisi son troisième. S'ensuit une histoire d'amour où le prolo se met en tête de retrouver cette âme soeur venue à lui. Comme dans "Rumba", le trio Abel-Gordon-Romy applique des codes propres à leur espace scénique (car les situations du film ressemblent souvent à du théâtre filmé), à leur humour et la portée de celui-ci jusqu'à le faire dériver dans la contemplation d'une problématique en toile de fond, ici un petit groupe d'immigrés africains qui veulent prendre le ferry. Comme à l'accoutumée le langage du film se tient sur l'utilisation économique du mouvement d'appareil puisque tout ou presque est relié en plans fixes. Même lorsque les personnages courent, aucun découpage serré n'est à signaler. La matière comique de ce trio de cinéaste tient plus que jamais dans le silence, l'attente, la répétition, c'est à dire les trois critères fondamentaux de l'absurde. La mise en scène se déroule en tableaux uniquement, mais contrairement à Tati dont ils reprennent souvent les ficelles, l'inégalité des gags plombe le film par manque de substance dramaturgique. Soit le film aurait du assumer de n'être qu'une succession de sketches se reliant difficilement entre eux, comme parfois il arrive chez Tati (notamment dans "Playtime"), soit le contraste entre comédie pure, surréalisme poétique et humanisme social aurait du s'accorder dans une même unité de ton comique. En l'état il manque soit de l'exagération dans les gags anecdotiques, soit du lyrisme lorsqu'il s'agit de filmer les faiblesses humaines et la simplicité des hommes. Ce qui reviendrait à dire un peu sévèrement que, malgré tous les efforts réunis, le film manque d'humour et peine à toucher. L'énergie déployée est belle, la sensation d'un artisanat est tout à fait charmante, mais "La Fée" semble malgré tout consensuel dans sa naïveté un peu trop mise en scène. On ne peut pas reprocher aux cinéastes leur optimisme et la coloration des sentiments qui s'effectue à mesure que le film avance, mais la mise en scène, économique, en montre paradoxalement trop. Au contraire de "Rumba" dont le rythme de danse tenait le film dans une jubilation musicale et comique qui ne flêchissait pas, "La Fée" semble construit sur des creux, des mélanges pas toujours heureux qui produisent un effet de bonheur puis d'ennui. Abel, Gordon et Romy semblent en fait avoir confondu le surréalisme avec le fantastique, et ont donné à leur film trop de clarté et de démonstration (autant dans le visuel que, par conséquence, dans le propos), faisant ainsi de notre imagination de spectateur une notion oubliée et qui ne fonctionne pas devant ce film. Celle-ci est au service de rien, car ce qui est plaqué à l'écran, et parfois avec une inventivité merveilleuse, ne tient que de l'imagination de ses auteurs, démontrée dans ses moindres détails.
On attendait La Fée avec impatience après le délirant Rumba et je n'ai pas été déçu. Les films de Dom et Fiona sont une bouffée d'air frais dans un univers cinématographique nécrosé où l'on a de plus en plus de mal à croire qu'acteurs et réalisateurs sont là pour autre chose que pour le pognon. Les héros ordinaires et drôlatiques de La Fée sont plus vrais que nature, chaque geste, chaque pantomine traduit un amour et une sincérité profonde, on est touché, on rit, on s'extasie comme des enfants à les voir virevolter dans l'air comme des ballons au bout d'un fil. Leurs aventures et mésaventures sont à mourir de rire, du cinéma frais, brillant, décalé, sincère comme en on voit malheureusement trop peu. Des acteurs accomplis qui avec une vieille bicyclette et un coussin peuvent transformer le sinistre port du Havre en un royaume magique où tout peut arriver, où tous les enchantements deviennent possibles, où l'on veut encore croire à l'amour et à sa magie.
génialissime !!! burlesque, poétique, intelligent, humain. dans la lignée de L'Iceberg et Rumba que j'avais adoré. Ils se dépassent dans LA FEE. j'attends déjà le quatrième...