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Marc Taton (Belgique)
42 abonnés
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1,0
Publiée le 7 octobre 2025
Ce film qui se veut à la croisée du poétique et du burlesque, rate complètement sa cible. Il y a une certaine influence de la troupe des Deschiens, mais le tout manque cruellement de talent pour faire une comparaison. Je n'ai ni ri, ni pleuré, ni été ému, j'ai juste ressenti un soulagement lorsque le générique de fin a fait son apparition.
Une charmante fable pour qui sait voir la poésie dans la misère ! À première vue, les protagonistes n'ont pas l'allure des canons de beauté habituellement jeunes, bien habillés et joliment fardés ; mais on découvre de superbes danseurs qui sont aussi des acteurs très émouvants.
C’est tendre et émouvant, loufoque et surréaliste, poétique et décalé. C’est cependant aussi inégal et long parce que la créativité arrive par à-coups, trop absurde ou pas assez, bricolé et répétitif, avec un scénario inexistant. Il y a du Charlie Chaplin, Jacques Tati et Buster Keaton. Une folie douce et colorée qui doit être prise à un degré stratosphérique.
Joli découverte le travail de ce trio à tout faire, une façon artisanale matinée d'humour belge: acteurs, scénaristes, metteurs en scène d'une comédie déjantée, qui suivent les traces de Tati voir de Laurel et Hardy! L'atmosphère urbaine du Havre offre un cadre, poétique et réaliste à la fois, à l'histoire de cette fée qui vient proposer sa magie au veilleur de nuit hébété. Inconstant dans ses trouvailles, le film avance en équilibre sur un fil, construit d'astuces, de bricolages, de gestuelles étudiées, voire d'un pas de deux inattendu. Le résultat est rafraichissant et certainement plus riche que la fausse facilité qu'il affiche au premier abord. A partager avec de enfants cinéphiles et amoureux de Chaplin. TV - juillet 2025
La Fée - ou l’itinéraire de 2 loosers inadaptés à la société mais qui essaient de vivre dans leur monde. Le debut à son charme mais ça finit par lasser. Le film se regarde mais ne laissera pas de grands souvenirs. 2,4/5
Ce film qui est dit burlesque et poétique a bien peu d'attrait, original mais pas tant que cela, absurde mais juste un peu, incompréhensible de même. Moyennement esthétique et humoristique il semble très marqué par une grisaille toute nordiste même si c'est dans le fond un résumé de l'histoire de l'humanité.
Aaah, quelle fraicheur, quelle poésie. Dans une ambiance à la Tati, Fiona la fée arrive à réveiller le coeur du gardien de nuit. Les scènes ont un grain de folie qui nous entraine et nous émerveille. Excellent.
Film délicieusement désuet avec des tableaux comme un clin d'oeil à Hopper. Une histoire où le loufoque et la poésie se confondent à la réalité. Un vrai moment de bonheur.
Je ne sais pas comment j’ai réussi à finir cette comédie tellement je l’ai trouvé nulle. Peut-être pour voir jusqu’à quel point cela pouvait être ridicule. La réponse est simple, cela n’a pas de limite. Je ne supporte pas ce genre de film où le réalisateur se fait son petit délire dans son coin sans jamais le communiqué. Enfin je devrais plutôt dire « les » car ils s’y sont mis à trois pour pondre cela. Bien entendu, ce sont aussi les protagonistes principaux. À défaut t’avoir une réalisation totalement tordue, on a aussi un casting raté. En effet, si je critique leur talent derrière la caméra, je suis tout autant sévère sur leur prestation devant. Je ne ressentais rien en les voyant. J’observais cette histoire sans intérêt, partir dans tous les sens. Plus cela avance, plus ça devient lourd. J’étais épuisé après les 1h30. Il y avait peut-être la volonté de faire passer un message mais c’est resté au statut de hiéroglyphe pour moi. Bien entendu, pour faire plaisir aux intellectuels fans de ce type de cinéma pseudo recherché, le film a eu le droit à son passage au Festival de Cannes.
Qu'est-ce que le cinéma a toujours été ? C'est la question posée par La Fée, un film qui aurait pu être réalisé exactement de la même manière dans toutes les décennies du cinéma. Il est une porte ouverte sur lui, toutes ses ficelles nous en étant offertes. Grâce au burlesque, elles font soudain partie intégrante de son humour, qui n'y est pourtant que faussement intemporel. Il faut en effet avoir de quoi se repérer dans le septième art pour comprendre de quoi il est la continuité.
Souvent muet et transparent, La Fée nous fait rêver avec le hors-cadre, des trucages simples et même des fonds défilants qui vont à fond dans le second degré - parce que, paradoxalement, ils sont littéraux. Le film nous rend complice de son histoire mais surtout de la technique qui a permis de le réaliser, ces rouages qui ont longtemps été indissociables de la magie du cinéma et qu'on a trop pris l'habitude de maquiller.
Des rouages, soit une mécanique artistique dont on est devenus pudiques, car on s'intéresse à ce qu'elle peut nous offrir de nouveau et de différent et qu'on ne veut plus voir des vilebrequins huileux s'agiter dans l'ombre avec des grincements. Voilà ce que le cinéma a toujours été.