611 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
136 critiques spectateurs
5
18 critiques
4
37 critiques
3
38 critiques
2
16 critiques
1
14 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 septembre 2011
Un petit bijou de cinéma plein d'humour, de poésie et d'émotions et d'inventions porté par des auteurs/réalisateurs/comédiens absolument magnifiques... J'ai adoré également les parties dansées, allez-y, c'est du cinéma qui fait du bien !!!
Après le plus que délirant Rumba, le trio de réalisateurs revient avec un nouveau film tout aussi drôle, burlesque et poétique. De nombreuses scènes sont hilarantes: l'humour n'est jamais vulgaire mais très fin. Certes, le film souffre de quelques petites longueurs mais il reste très agréable et divertissant. Les acteurs sont époustouflants car ils arrivent à faire rire avec leur corps, leurs expressions du visage et les idées sont toutes originales. Après un final merveilleux (la scène de poursuite en voiture-scooter est jubilatoire), le trio nous prouve une nouvelle fois qu'il est une perle rare dans le cinéma français grâce à son univers inventif et cloré.
J'avais adoré "l"iceberg" et "Rumba". La magie a encore opéré. A pleurer de rire, l'univers coloré et vraiment très spécial de Fiona Gordon et Dominique Abel est aussi infiniment tendre et poétique. Leurs chorégraphies burlesques et sportives méritent la comparaison avec Tati ou Charlot. On a envie de grimper sur les murs en embrassant tout le monde quand on sort de la salle !
Georges Melies en trépignerait de plaisir. Il se lisserait sa barbe avec un plaisir malin. La Fée que j'ai vu deux fois de suite m'a enchanté par sa poésie, sa créativité. C'est un film signé. Il coule la même sève que dans les précédents bijoux Iceberg et Rumba. La photo et le cadre plus la lumière sont beaux. Du travail d'orfèvre. Bien sûr le quatuor de ses acteurs sont si attachants. Le mouvement est graphique, émouvant. Les gags, des bons, des vrais. Pierre Etaix et Jacques Tati se sentiraient en famille. La grande famille du burlesque qui vous invite à leur table pour partager un moment nécessaire dans ces jours de déroute de nos sociétés.
Ce film totalement déjanté et loufoque nous présente une succession de gags d'inégale qualité, mais il est difficile de ne pas succomber à l'humour à mi-chemin entre Tati et Mr. Bean de Dom et Fiona. Certaines scènes sont totalement irrésistibles, d'autres sont plus moyennes. Difficile de classer ce mouton noir dans la production actuelle. A part et à voir. Attention, ce n'est pas -- et de loin -- le film du siècle, comme certains voudraient nous le faire croire. C'est juste une bonne pantalonnade rigolote qui mérite bien ses 4* !
La fée est le premier film du trio de réalisateurs, Dominique Abel Fiona Gordon Bruno Romy, que je vois. Et je crois bien que si je n’avais pas été obligé, je n’y serai pas allé. Comme leurs précédents cela ne me disait vraiment rien. Mes craintes ont été justifiées. Je n’ai pas du tout fonctionné, jamais rentré dedans. Il faut dire que cela ressemble beaucoup à du Tati (les dialogues en plus) et que je n’aime pas du tout Tati. Cela ne m’a pas fait rire et même s’il y a une certaine poésie, elle ne m’a pas touché. Reste des acteurs à la gueule pas possible et plutôt doué (le même trio, aussi scénaristes), de belles couleurs et une certaine ambiance un peu bizarre. Mais je n’ai pas aimé, je ne le conseille pas vraiment…
Après L'Iceberg et Rumba, voici le troisième film du trio Abel-Gordon-Romy. Malheureusement, ce film est dans la lignée des deux premiers, frôlant l'exercice de style durant toute la durée du métrage. Le scénario imparfait y est aussi pour beaucoup, les réalisateurs se contentant de filmer plusieurs saynètes sois disant comico-poétique avec pour fil directeur l'amour qu'éprouve Dom, le veilleur de nuit, à Fiona. Seul le jeu d'acteur sauve un minimum le film mais l'ennui arrive rapidement notamment à cause de la mise en scène très "amateur", digne d'un film de fin d'études. Car c'est l'impression qu'on a en regardant ce long-métrage, d'être devant un film d'étudiants expérimentant différentes techniques de film. Bref, "La Fée" est une déception...
La Fée, le troisième long-métrage du couple Dominique Abel et Fiona Gordon, toujours assisté de Bruno Romy, ne semble exister que pour attester de la symbiose qui lie le tandem aussi bien à la ville qu’à la scène. L’amour, la complicité et le recours à un même référentiel à la fois poétique et burlesque, ce sont indéniablement ce que partage inspire le duo qui réalisa L’Iceberg en 2005 et Rumba en 2008. Mais plus que jamais, le travail de nos trois amis belges se résume à une succession de sketches truffés de gags plus ou moins heureux, de numéros acrobatiques empruntant tant à la gestuelle du cirque qu’à la chorégraphie des ballets, témoignant au passage de la souplesse, pour ne pas dire de l’élasticité, de leurs auteurs. Hélas, le scénario où une fée surgit dans l’existence terne d’un veilleur de nuit, capable d’exaucer trois vœux, paraît bien mince pour captiver. Très vite viennent s’agréger des greffons qui révèlent du coup la minceur scénaristique. De loin en loin, on peut évoquer les figures tutélaires de Jacques Tati ou Buster Keaton, notamment pour le langage des corps caoutchouteux et désarticulés, on peut aussi être touchés par le regard empathique sur les laissés-pour-compte de la société (les trois clandestins voulant rejoindre l’Angleterre ou les soi-disant fous enfermés dans un curieux hôpital où ils se livrent à des parties de cartes surprenantes). Cependant, l’ensemble manque de rythme, la répétition des situations provoquant rapidement lassitude et ennui. Au final, et contre toute attente, ce qui séduit le plus dans La Fée, c’est son parti pris esthétique : tourné au Havre, le film se singularise par ses ambiances en demi-teintes, voire crépusculaires, utilisant au mieux la lumière des bords de mer. Peut-être bridée par le manque de moyens qui l’oblige à produire un cinéma artisanal et bricolé, la triplette Abel, Gordon et Romy peine à renouveler son inspiration. Si l’hommage au réalisme poétique cher à Prévert et Carné transparaît souvent, le manque de liant finit par pénaliser le film. À notre tour, nous émettons des souhaits pour que les sympathiques réalisateurs changent un peu de registre et mettent leur talent au service d’une histoire davantage consistante.
-on peut admirer la scène de l'hotel qui réflète le contraste des lumières terrestres et blafardes avec la pénombre nocturne symbolisant la noirceur de la lumière folle dans sa plénitude, la représentation imagée de l'oxymore faite par une mise en scène féerique!
-On peut aussi souligner que le coté burlesque et est mis en exergue par le vélo symbolisant le mouvement rapide dans un cadre figé inter temporel.
-Par ailleurs, la scène de danse dans l'océan aux couleurs multiples est une analyse ludico océanique qui rappelle le mouvement circulaire et le rêve dans un contraste spatio temporel fuyant comme l'océan, et qui démontre l'absurdité de l'homme dans sa mise en confrontation avec sa conscience symbolisée par l'eau et la magie de la procréation!
-Enfin, les scènes de course poursuite décrivant le mouvement perpétuel hasardeux dans une ambiance feutrée et colorée symbolise l'humour burlesque et fantasque puisque un acte de vol qui se veut condamnable est tourné en dérision avec un effet de sublimation et d'étonnement crescendo!
Vraiment une oeuvre DIVINE !!!! A quand la suite???
Poétique, drôle, hommage aux grands burlesques, cette comédie est d'abord la confirmation d'un trio de talent, dignes héritiers de Tati et Etaix, avec ce brin de folie qui est la marque des grands artistes. Même si "L'iceberg" et "Rumba" étaient plus aboutis, ce troisième opus reste jubilatoire.
L'amour rend t-il le monde différent, moins cohérent, plus fou et totalement dénué de géométrie et de mimétisme mathématique ou est-ce l'irrationalité de la vie qui se penche vers l'amour ? S'ouvrir aux autres, est-ce vraiment ouvrir son moi vers l'extérieur ou s'ouvrir déjà soi-même, permettant ainsi à autrui de s'introduire dans le brèche ? .. Une perle ; inventif, original, féérique, magique, entrainant, joyeux, touchant, onirique, absurde 'La fée' est un de ces films que l'on ne peut classer dans aucune catégorie, un drame et une comédie, pleine, vibrante où l'absurde se mêle à l'irrationnel, au burlesque et aux explosions inventives ; quelle bouffée d'air frais, de liberté, une impression d'ivresse constante, permanente, comme être ailleurs tout en étant accroché avidement à l'écran.. C'est dans un monde démantibulé, finement décomposé de l'intérieur que s'épanouit l'histoire, tendre et passionnel, de Dom et Fiona ; deux êtres à la recherche d'un inconnu et d'un pays où toutes les convenances cessent d'exister, laissant libre place à l'imagination la plus pure et la plus débridée. Avec pour décors, la ville du Havre ; tout confine au génie ; les situations loufoques sont d'une drôlerie extrême, d'une inventivité constante et d'une très grande force poétique, les personnages sont attachants, honnêtes et incapable de faire le mal si bien que c'est, à travers ce long métrage, la vie transcendante qui respire et qui chavire le long de nos cœurs.. Un film que je considère comme pleinement abouti et qui mérite d'être accepté ; c'est-à-dire que le pacte est d'entrée posé, la cohérence et la linéarité ne sont pas primordiales et c'est aussi là que réside toute la beauté de cette fée, terriblement excentrique, amoureuse et flou ; un amour flou, fou..