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Un visiteur
4,5
Publiée le 23 novembre 2013
Il est vrai qu'en commençant à regarder le film j'étais plutôt sceptique. Ne comprenant pas trop qui faisait quoi le tout avec un rythme lent, mais ça ça ne me gène pas outre mesure, au contraire même. Mais je me suis accroché et force est de constater que j'ai bien fait! Car contrairement à ce que j'ai lu, le film a un scénario bien plus ambitieux qu'il n'y paraît. Évidemment on n'atteint pas les sommets de prises de tête scénaristique de certains blockbuster qui les rend inutilement compliqués à mon goût d'ailleurs. Mais là je diverge, retournons plutôt au film. Ce n'est pas que le film n'a pas de scénario, c'est que les moyens mis en œuvre pour le faire vivre sont minimalistes : peu d'acteurs dans peu de décors et une mise en scène sobre (avec tout de même des trouvailles visuelles judicieuses). Certains se plaindront du rythme lent du film, ce qui peut être compréhensible, mais c'est justement pour moi la plus grande force du film. Kiarostami imprègne le spectateur de chaque situation (sans l’écœurer) avec un sens du dosage extraordinaire. Le sujet pourtant délicat à traiter ne nous saute pas aux yeux, mais c'est pour mieux le décortiquer que le film prend autant son temps. spoiler: Je n'ai découvert qu'au bout d'une demi-heure que le sujet du film était la prostitution! Les acteurs sont tous très bons et servent à merveille l'intention première de Kiarostami : un film touchant de réalisme. C'est sans conteste une réussite totale pour ma part comme vous avez pu le lire!
Une notule peut être vu comme un article court qui ne prend pas le temps de s'intéresser à un film. Cet écrit en est une.
Malgré la très grande notoriété de Kiarostami, son film n'est pas bon. Deux personnages que tout oppose se rencontrent mais ce schéma de pseudo couple est déjà vu. Leurs dialogues sont barbants, et ces plans trop longs qui rendent le récit inintéressant au possible sont répétitifs. À quoi bon filmer un homme sortir de voiture pour le voir finalement faire marche arrière ? La volonté de viser le réalisme ? Nous opterons plutôt pour l'ennui.
Tokyo, de nos jours. Akiko, étudiante et escort-girl, doit renoncer à une rencontre avec sa grand-mère pour honorer un rendez-vous "professionnel". Le client s'avère être un vieux monsieur qui prendra plus de place que prévu.
Esthétiquement, le film est magnifique. La lumière est superbe et la mise en scène efficace. Le scénario semble malheureusement ne pas avoir reçu autant de soin. Kiarostami fait dans le minimum syndical. Cela ne nous mène pas bien loin. L'ensemble est sympathique mais un peu vain.
Dommage. Ce film m'intéressait et je commençais à le trouver intéressant bien que assez ennuyeux tout de même... Puis, arrive la fin où il se passe enfin quelque chose! Sauf que c'est complètement nul comme fin, je dirais même ratée! Comment peut-on conclure un film assez poétique si je puis dire de manière autant médiocre et bâclée??? C'est incompréhensible et elle gâche le film à elle toute seule! Juste la moyenne pour moi... Rien de bien intéressant au final, hélas... spoiler: Le pépé à la fin qui n'appelle même pas la police et qui se met au bord de la fenêtre pour prendre des risques, désolé mais c'est vraiment trop abusé et tiré par les cheveux... Désolé monsieur le réalisateur, votre scénario part en cacahuète complet là!
Kiarostami nous a tellement habitués à des films inouïs que quand ils s'égarent il faut sortir le carton rouge. C'est long, chiant, ça se regarde filmer sans inspiration. J'irai voir le prochain avec appréhension, et si c'est pareil je n'irai plus du tout.
J'avais déjà vu un film où il ne passe rien, mais celui-là a en plus le bon goût de le faire d'une manière terriblement longue et lente. Amis du plan fixe, vous serez ravis, puisque le réalisateur peut passer 10 minutes sur une scène sans mouvoir la caméra, que les acteurs soient ou ne soient plus dans le champ. L'histoire n'a pas plus d’intérêt que les ragots de votre tante sur sa boulangère et le film regorge de détails inutiles qui ne sont là que pour faire durer pendant deux heures un film qui pourrait être résumé en deux minutes, montre en main. Même en retournant l'histoire dans tous les sens jusqu'au 91° degré, je n'arrive pas à en tirer autre chose que des gens qui ne répondent pas au téléphone et qui mettent des chaussures en seulement sept minutes.
J’ai été déçue. C’est très lent, trop d’ailleurs. Bien sûr la vie est faite de lenteur, de silence, d’inaction, les Japonais ne sont pas des personnes très démonstratives de surcroît mais c’en était trop, j’ai décroché.
Abbas Kiarostami prend son temps. On avait pu le constater dans Copie Conforme, notamment, où le film se déroulait également dans un temps court. Like someone in love (superbe musique d'Ella Fitzgerald) se déroule sur 24 heures et quelques scènes seulement. Mais chaque scène est vécue dans son ensemble. Le spectateur assiste aussi à ces moments creux, qui sont finalement le coeur de la vie, avec parfois des trouvailles visuelles magnifiques. Cette histoire de prostitution, traitée de façon non manichéenne, touche et questionne sur les raisons d'agir de 3 personnages fort différents : la jeune fille se prostituant, son client, intellectuel âgé, dont la motivation n'est pas vraiment élucidée, et le fiancé de la jeune fille, violent bien qu'amoureux. La lenteur permet une totale immersion dans les lieux fréquentés mais Kiarostami n'oublie pas l'humour, omniprésent, qui relance l'attention du spectateur. Un très beau film.
Bonjour tout le monde, juste si vous me lisez et que vous n'avez pas vu le film, arrêtez votre lecture car je risque de trop en dévoiler... Pour les autres j'aurais quelques questions a vous poser pour une étude en option cinéma de mon lycée, si vous voulez bien m'aider je vous en remercie d'avance. Quel est le point de vue adopté dan le film exactement ? et il me faudrait le voir une seconde fois pour comprendre donc : Takashi meurt-il a la fin ?
Autrement j'ai beaucoup aimé le rythme posé du film en contradiction avec un Tokyo tout en effervescence et la façon dont cette histoire paradoxale est racontée... et aussi je suis tombée amoureuse du petit papi adorable !
Rien à voir avec ce que je connaissais de Kiarostami (Où est la maison de mon ami ?, Au travers des oliviers, Le Goût de la cerise, Le Vent nous emportera, Ten). Déroutée mais pas déçue. Étonnée.
Un grand film japonais dans le sens où le rythme très très lent et contemplatif du début, la photo très posée et lyrique sur Tokyo contraste petit à petit avec le rythme de la fin. C'est une accélération très fine et très bien orchestrée propre à ce cinéma. Pour ce qui aime, c'est un pur régal, pour les autres un ennuis certain. Dans les films européens dans le genre, si vous avez aimé Lost in translation, le genre ici s'en rapproche.
Doux. Doux malgré les thèmes centraux abordés, la prostitution et l'amour. Même trop doux voire carrément soporifique. Des personnages riches, des situations "cocasses", une esthétique visuelle très réussie ... Mais la chantilly a du mal à monter, la somnolence s'installe et le film vous laisse de glace. Peut-être la véritable prouesse du film : nous endormir devant le sexe et l'amour ... Rrrron pshittt rrronn pshitt ...
"Like someone in love", et non "Someone in love". Film du romanesque et non film romanesque, le titre indique d'emblée sa dimension esthétisante, aux réminiscences d'un Flaubert. Autant le dernier film d'Abbas Kiarostami, Copie conforme, m'avait laissé sceptique, autant Like someone in love m'a beaucoup plu. La mise en scène est magnifique, à l'image du jeu subtil sur les points de vue, entre présence et absence des regards et des êtres. La lenteur apaisante et la montée brutale de la tension rappellent certaines façons de faire propres à Manoel de Oliveira, pour faire un parallèle. On peut se demander s'il y a vraiment quelque chose au-delà de ce film : pour preuve, sur le papier, le scénario n'est guère excitant. En fait, l'art de Kiarostami réside dans son style, qui met à distance les personnages avec force et réalisme. Et cela suffit. On lui aurait bien attribué un prix à Cannes ...
Je risque de me répéter, pourtant pour moi c'est toujours pareil. A vouloir trop bien filmer la normalité, dans tout ses instants, y compris long, mélancolique, ennuyeux, et quand on le film bien comme Kiarostami, ce qui nous arrive toujours, c'est d'être emmené par ces sentiments. Kiarostami prend soin de montrer cette histoire pas banal d'un oeil normal, sans trop d'effets, juste assez, en multipliant les nombreux plans séquences qui ne nous ménagent pas des longs temps d'attentes, des temps de repos, des temps de déplacements etc... Pourquoi pas a vrai dire. D'autres films l'ont fait (sans doute moins que celui-ci tout de meme), mais quand tu joue sur la patience, il vous à côté de ça ravir l'oeil. Et la, c'est mitigé. Certaines scènes sont très belles, que ce soit sur le jeu des lumières ou de la photographie. D'autres ne présentes rien, de la pure banalité. Un film lent donc, mais pas toujours contemplatif ; il manque quelque chose. Dans le pire des cas, on posera notre regard sur Rin Takanashi, sublime actrice, tandis que le trio amoureux mis en place joue globalement bien. Un beau film, on sent les emotions, mais on les adoptes trop et le contrepoids d'un visuel parfait n'est pas assez présent.