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Hastur64
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2,0
Publiée le 14 septembre 2013
Dans ce film semi-autobiographique Olivier Assayas raconte la fin de son adolescence et le début de l’âge adulte dans la fièvre contestataire de ce début des années 70 entre contre-culture et mouvement de gauche révolutionnaire. Il s’est pour cela entouré d’acteurs inconnus qui prêtent leurs traits à ces jeunes adultes plein d’idéal et révoltés dans cette société qu’ils considèrent bourgeoise et corsetée et dans le même temps qui cherchent leur voie entre lutte, épanouissement personnel et vie amoureuse. Si l’évocation de cette époque et la reconstitution s’avère vraiment réussie, le film n’arrive pourtant pas à entraîner le spectateur. La faute à une intrigue incroyablement plate pour ne pas dire inexistante. Le réalisateur suit Gilles et ces amis dans ces quelques mois de leurs vies sans rien amener de plus qu’une chronique papier glacé de la jeunesse de la classe moyenne de ce début des années soixante-dix. On les suit sans mal, mais également sans véritable intérêt pour ne pas dire parfois avec un certain ennui. Ce passage en revue des aspirations de cette jeunesse immédiatement post-soixante-huitarde, n’est non seulement pas vraiment inédite, mais leurs discours révolutionnaires et artistiques ne lasse pas d’irriter quand on connaît le devenir de tout cela au point d’en devenir d’un cliché risible. Les acteurs dont le non-professionnalisme saute parfois aux yeux débitent parfois leurs textes avec une absence d’émotion assez singulière, la palme revenant à Carole Combes qui joue avec un air blasé tout le long de ces deux uniques apparitions. Un film personnel qui portraiture une jeunesse de façon plate, parfois ennuyeuse et souvent clichée et qui finit par laisse le spectateur mi-moqueur mi-exaspéré. À voir pour ceux qui sont fans du cinéaste ou que la période passionne, pour les autres le film ne manquera pas de décevoir.
Un petit film assez sympathoche mais qui se transforme très vite en film politicien, rebelle. C'est dommage parce que l'idée de départ pouvait plancher sur une histoire d'amour, belle, novatrice; Bah, non. Certes la mise en scène d'époque est séduisante, les acteurs un peu moins. Mais, on a vraiment un retour en arrière réaliste, mais ça manque de fond, on parle trop souvent de politique, littérature et pour beaucoup on tombe dans une inconnue qui prive les bons côtés du film. Moyen, très moyen, pas toujours séduisant;
C'est vrai que c'est un film intello. Mais le sujet du film est justement très intellectuel: le jeune Gilles est-il un activiste ou un futur artiste. Tout au long du film, on s'interroge... la réponse est simplement Olivier Assayas...
Le militantisme, la culture et les sentiments. Trois éléments majeurs du dernier Assayas, au milieu d'adulescents du début des années 70, temps des illusions et de la rébellion contre l'ordre établi. Dans Après mai, on retrouve comme un condensé des préoccupations du cinéaste, infiniment doué pour donner du rythme grâce à un montage serré comme un bon expresso. Dans cette période, de la vie et de l'histoire, où tout va vite, où tout change, Après mai attrape l'air du temps sans effort. Paradoxalement, le film est bien trop long, tellement Assayas a voulu y mettre de choses, quantité de thèmes qu'il ne fait qu'effleurer : la drogue, l'avortement, la Chine ... D'où cette impression brouillonne, de trop plein, de cafouillage même, dès lors que le scénario oublie d'avoir une véritable ligne directrice. Mais cette absence de rigueur, cet aspect débridé, font tout l'intérêt du film qui colle parfaitement à la psychologie de ses personnages, tous en quête de valeurs et d'un style de vie à inventer. Ce n'est certes pas le meilleur Assayas mais une oeuvre personnelle qui lui ressemble par son foisonnement et ses échappées aléatoires, hors du réel. Cette chronique n'a pas la prétention d'être un document, sa subjectivité et ses défauts de fabrication en font le prix.
Ce film a peiné à cumuler les 100 000 entrées : c'est dire l'intérêt que le public a manifesté pour ce navet indigeste ! Que le réalisateur ait la nostalgie des "évènements de Mai-Juin 1968" ça peut se comprendre ! Tenter d'en recréer un contexte qu'il n'a pas vécu échoue lamentablement ! D'ailleurs, tous les soixante-huitards sont rentrés petit à petit dans le rang puis devenus de paisibles et bons grands parents, Et les révolutionnaires de jadis sont devenus des politicards friqués ! Bref, ce film pseudo autobiographique, prolongation d'une autre oeuvre du réalisateur et inachevée, n'est guère passionnant à suivre.. Assommant même avec un prétendu artiste qui asperge une toile d'éclaboussures. D'autant qu'à part Lola Creton, tous les protagonistes du film ne sont pas acteurs de métier et jouent faux : ça fera plaisir aux intermittents du spectacle ! Ce film (une co-prroduction de France 3) sans scénario réel, est poussif, truffé de poncifs et tend à montrer la vraie jeunesse telle qu'elle n'est pas de nos jours (et à part les casseurs invétérés) : quelque peu désabusée Seuls les amateurs de métaphysique apprécieront peut-être ? Je déconseille aux autres... willycopresto.
Olivier Assayas est un cinéaste dont on admire l'écriture filmique et la fluidité de la mise en scène. Mais il faut une sérieuse dose de bonne volonté pour trouver quelque intérêt à son dernier film. Certes tous les ex-soixante-huitards regarderont avec attendrissement ces souvenirs d'une époque où l'on prétendait refaire le monde en passant du maoïsme au situationnisme tout en croisant les chemins de Katmandou. Une anthologie de la naïveté: sous cet angle le film se défend. Mais ce qu'on reproche surtout au réalisateur, c'est de ne pas avoir pris de distance - ou si peu - par rapport à son sujet. En d'autres termes, il manque un ingrédient qui eût fait passer ces images d'un autre temps, l'humour. Non, d'humour il n'est vraiment pas question et le spectateur qui n'a pas connu les vertiges de la jeunesse bourgeoise en proie à un malaise politico-existentiel se voit contraint d'avaler deux heures d'images saupoudrées de dialogues susurrés par des voix inconsistantes et franchement peu convaincantes. Heureusement que Lola Creton illumine le film de sa présence... Et puis, reconnaissons une fois de plus qu'Olivier Assayas sait filmer, que les plans sont toujours maîtrisés, qu'il a le sens du rythme. En somme, malgré le côté "ancien combattant" de l'après-68, le film peut être vu, en tout cas il représente certainement un témoignage - un de plus - de cette période sur laquelle on n'a pas fini de gloser.
Et encore un film sur l'adolescence... Même si Olivier Assayas cherche à sortir sa carte du jeu avec un contexte post-mai 68, le film s'enfonce dans tout les travers des films sur la jeunesse (histoire d'amour éphémère, rébellion inutile, discours débile,...). Le scénario aurait put sauvé l'ensemble si seulement celui-ci était ne serait ce que censé. En effet, le film n'a pas d'intrigue propre et se contente de suivre un personnages pendant 2h sans jamais lui faire affronter de vraie difficultés. Coté casting, les acteurs joue faux ou surjoue abondamment (la palme revient à Laure Combes, absolument ridicule et agaçante à chacune des ses apparitions). La musique est elle magnifique, piochant dans le répertoire 70's de Syd Barrett et autre Canned Heat, le seul bon point du film. Au final, on s'ennui et on compte les minutes nous séparant de la fin du film.
...Car si l’auteur ne verse jamais dans la nostalgie facile, en prenant même une certaine distance vis-à-vis d’un récit pourtant autobiographique, encore faut-il avoir vécu cette époque pour que la vision d’Après Mai soit réellement profitable. En reste un témoignage sincère d’une jeunesse pour qui l’engagement politique fit un révélateur et un catalyseur spirituel, et où chacun dû trouver sa voix : en s’engageant de manière encore plus radicale, en embrassant le mouvement hippie débarqué sur le tard en France, ou en s’ouvrant à l’art, à l’image de Gilles/Assayas pour qui la peinture fut une réelle passion, en même temps qu’une échappatoire au vacarme ambiant. La révolution comme parcours initiatique en somme...
Ma critique complète sur www.generationcinema.over-blog.fr
Que c'est long avec un montage desastreux , ajoute a cela des comediens parfois mauvais , une confusion dans leur engagement politique , un scenario pas trop credible.Vraiment rate et dommage car l'apres 68 et ses explosions ideologique aurait pu donner un bon film.
Qu'on le veuille ou non, ce film marque bien une époque où l'on pouvait croire en tout même à l'impossible. Sûr que ça fout le cafard de voir où on en est 40 ans après! La musique des seventy's est un vrai bonheur. mais certains acteurs sont en-dessous et certaines scènes parraissent surréalistes.
Un film sur l'art, l'engagement politique, et les incompatibilités qui surgissent de la collision de ces deux sphères. A priori un film qui aurait dû m'intéresser. Mais non, il m'a dégoûté. Un jeu d'acteur exécrable, couplé à une mise en scène terne et plate, m'ont rendu ce film antipathique au plus haut degré. Dès lors, tout m'a semblé sonner faux, et surtout pédant. On se rend bien compte que le propos du film est justement de souligner la fracture entre une classe bourgeoise totalement déconnectée des réalités, et dont les luttes n'atteignent que le néant le plus complet. Sauf que, à trop vouloir rendre ses personnages antipathiques, Hannelas plonge son film, et le spectacle avec, dans une torpeur irritante. D'autant plus irritante que, encore une fois, le propos du film est vraiment intéressant. Les bonnes questions sont abordées, et subtilement proposées. Mais le ton est définitivement trop guindé. Dommage.
l'époque est bien rendue, mais j'ai eu beaucoup de mal à m'interesser à la vie de ces jeunes idéalistes, entre convictions politiques exagérées et amours adolescentes frisant le ridicule. mais tout ça est bien interprèté, les acteurs sont pleins de charme. c'est déjà pas mal. par contre, 2 heures, c'est long, très long, trop long.
En somme, Gilles, le personnage principal du film, ne s'énerve que sur un seul sujet, le jeu de Jean Richard dans Maigret à la télévision. Tout le reste, deux histoires d'amour qui se terminent, sa copine qui se drogue, etre coursé par des flics puis des vigiles , etre potentiellement complice d'un meutre , ses camarades qui lui disent qu'il n est pas en accord avec ses idées, la condescendance des maoistes, tout ça le laissent froid. on peut meme caviarder sa peinture , peu importe. cela n'a aucun sens, surtout lorqu on se remèmore l effervescence des militants de l époque, grandes gueules criardes et exaltés pour la plupart. Je ne parviens pas à comprendre la nécessité de ce jeu volontairement monocorde, qui nuit en tous cas à la cohérence du propos et surtout à l interet du spectateur. Ce film sans clignement d 'yeux - à l instar de Lola Creton- présente une autre invraisemblance: c'est toujours l'été! Le temps passe , les relations se nouent et se dénouent , les comités changent mais sur une seule saison. Ce film mal écrit et mal découpé ne permet pas que l on colle au sujet qu on perd de vue trés vite , tant il rassemble des fragments de l'époque en les concassant comme de l ail et des tomates. il y a de surcroit quelques erreurs et je m apercois qu enfant , on a une mémoire incroyable: j étais sur que l oeil perdu de richard deshayes c était en hiver( j ai vérifié c est en fevrier) , et puis jean richard n' a son accident qu en 1973. Bon cela dit ,la citation de Pascal du début, la réfèrence à Simon Leys et à son ouvrage phare (qui lui a valu une cabale de toute la gangrène maoiste de l 'université française de l' époque, c est la réedition récente du livre qu on voit pas l'E.O.), les deux tableaux de Frans Hals, résonnant comme une condamnation de l avortement, rehaussent un peu le film, ainsi bien sur que les musiques additionnelles (belle époque qd meme de ce point de vue là). Enfin, la toute dernière scène est trés belle: le jeune homme revoit l amour de sa jeunesse (et pas lola creton!) sur l'écran de son imaginaire, une dernière fois avant de laisser rentrer la réalité.
C'est un film délicat et sensible. S'il est "daté" juste après Mai 68, il me semble que les questions posées restent les mêmes aujourd'hui. À cet âge, les jeunes oscillent entre engagement politique (ou autres) et épanouissement personnel... Assayas nous montre la difficulté du "choix" et même du discernement. C'est intéressant parce que ce questionnement est universel.... MAIS, on peut trouver que le ton général est bien désabusé; que malgré les fêtes (BOURGEOISES), la musique, les joints, les relations amoureuses, les jeunes ne respirent vraiment pas, "la joie de vivre"... Je veux aussi mentionner que si c'est la jeunesse d'Olivier Assayas, c'est une minorité de jeunesse "étudiante-bourgeoise" dans laquelle le monde ouvrier d'alors ne se reconnaîtra pas.... Cela n'enlève rien à l'intérêt des questions posées ni aux difficultés des jeunes à trouver leur voie; ces questions restent d'actualité. Encore un film où les adultes sont absents (sauf le Père de Gilles/ Olivier)