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Fontaine Eric
78 abonnés
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4,5
Publiée le 9 décembre 2012
Olivier ASSAYAS poursuit sa route talentueuse et nous dévoile le talent de jeunes comédiens comme Clément METAYER (fils d'Alex METAYER l'humoriste), nous vous invitons à parcourir notre critique sur www.cinephiletv.com/actualite_cine.ws !!
Ce film d'Olivier Assayas est avant tout le porte-parole d'une génération. On découvre les préoccupations de cette jeunesse, ses idées politiques, ses engagements, ses moyens d'expressions... Le déroulement de l'histoire est intéressant, les jeunes acteurs convaincants et l'ambiance générale du film agréable.
3/5 Un petit film fort sympathique qui commence très bien avec des images 'choc' de l'après mai 68, mais qui manquera de couleur dans l'interprétation des rôles, et du fil de l'histoire qui n'est pas aboutie. Puisque j'ai participé à l'avant première, l'explication suivant le film à été bien agréable.
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1,0
Publiée le 25 octobre 2020
Le cinéaste a clairement vécu cette période à peu près au même âge que les personnages donc je ne comprends pas pourquoi le film est à la fois lent et superficiel. Les (post) années 60 ici c'est combattre la police, crier des slogans lors d'une réunion, publier un journal, s'asseoir dans un café, faire de l'art, lire un livre sur Mao, rencontrer une fille dans les bois et se déshabiller. Réciter de la poésie à voix haute, vandalisez votre école, organisez une autre réunion, allez en Italie pour rencontrer des filles étrangères, se déshabiller, faire des films radicaux, etc.. Sauf que personne ne s'amuse. Pas une seule personne dans ce film n'apprécie quoi que ce soit de sa vie libre ou de ses mobiles. Personne ne sourit même quand il voit un ami qu'il n'a pas vu depuis des mois ce sont les Français qui parodient les Français. J'ai gagné à vous ennuyer avec les représentations réactionnaires de la philosophie politique, de la drogue, du mysticisme oriental ou de la politique syndicale qui sont toutes rejetées sans cervelle comme étant inutiles. Les personnages principaux dérivent comme si après 1968 signifiait que vous viviez sous l'ombre dans une sorte de paralysie. L'exposition du personnage est faible et de nombreux fils d'intrigue ne sont que des impasses. Notre héros ne cesse d'avancer peut-être en hommage à une industrie cinématographique dans laquelle il devient un stagiaire encore plus cynique que le non-hommage à la politique des années 60. Rien ne semble avoir de sens leur art, peinture, la danse, le cinéma radical, les relations, le journalisme et il est complètement faux de creuser la période comme ça...
Après Mai 68 est un film sur le passage de l'âge ado à l'âge adulte de jeunes gens qui n'ont pas encore le permis mais qui ont déjà envie de s'engager dans la lutte sociale et politique. De bons acteurs mais un scénario un peu plat, il y a bien un film conducteur mais c'est difficile de suivre les personnages et les luttes qui passent d'un pays à l'autre. Moyen.
Très déçu par ce film alors que je suis un fan d'Olivier Assayas. La réalisation reste élégante, avec une lumière magnifique, de beaux paysages, et une bande son vraiment sympa. Mais les acteurs sont tous vraiment mauvais. Ils tentent un jeu mollasson qui semble s'inspirer de "La Maman et la putain", mais ça ne colle pas du tout. Enfin, le scénario est indigent. On ne sait pas vers où va ce film, et plusieurs fois on se demande "Mais qu'est-ce qu'il veut nous montrer à la fin?" L'histoire est décousue et suit les pérégrinations de quelques personnages qui ne savent pas quoi faire de leur vie, tout comme Assayas ne sait pas quoi faire de son histoire. Il y a près de vingt ans, Assayas avait tourné un autre film sur les années 70, avec Virignie Ledoyen, "La Page blanche". C'était cent fois mieux.
Malgré une bonne idée de départ, le film est raté de bout en bout. La mise en scène plate n'est qu'une série de scènes mises bout à bout sans cohérence, certaines incompréhensibles. Les acteurs jouent et articulent mal et on n'arrive pas à s'attacher aux personnages. Bref, on s'ennuie. On est loin du flamboyant "Péril jeune" qui joue à la même époque!
Quelque part près de Paris, trois ans après mai 68, certains adolescents continuent de se battre, lutter et vouloir faire avancer les choses. Il y a bien évidemment une part d'autobiographie dans ce film. Il résonne d'abord avec l'une des premières oeuvres du cinéaste, L'Eau froide. Mais il contient également des fragments de vie que le réalisateur a vécu. Trente ans après ces faits, quelle vision peut-il avoir de cette époque révolue ?
Si un mot devait qualifier le début d'Après Mai, cela serait le mouvement. Ces jeunes qui ne veulent pas rentrer dans des cases n'arrêtent pas de parler, courir, et se mobiliser pour échapper à ces conventions sociales et ces barrières que l'Etat dresse sur leur chemin. Mais à la place du dynamisme qui commençait à s'installer peu à peu, Assayas préfère poser son récit qui devient assez plat, où l'on comprend vite que Gilles hésite entre l'individualisme et la collectivité.
Il est louable de choisir des personnes dans la rue pour les faire jouer ce genre de rôle, car ces amateurs ont la fraîcheur et l'innocence que les professionnels n'ont plus. Il est cependant dommage de s'apercevoir que ces nouveaux comédiens sont moyens et sonnent faux pour certains. De même, ils interprètent des individus un peu pédants qui ne sourient jamais, et qui sont finalement assez antipathiques. Ce qui est tout à fait paradoxal vis à vis de la cause pour laquelle ils se battent.
Alors oui, l'intérêt pour la culture en général (peinture, musique, cinéma) est bien représenté et semble être omniprésent, à l'instar de cette liberté de moeurs. Mais le cinéaste veut-il seulement décrire une époque qu'il a vécu, ou son film fait-il aussi écho à l'actualité dans notre société ? Alors qu'on était entré dans la salle pour découvrir (pour certains) une période que nous ne connaissons pas mais que l'on a toujours présenté comme des années révolutionnaires, nous sortons assez déçus et ennuyés de ne pas avoir appris ni ressenti grand chose.
Un peu méli-mélo entre Gilles Christine et Laure , malgré tout interressant . Il ne parle pas seulement des révoltes lycéennes et ouvrières mais aussi de l'art de la vision du capitalisme de la politique en général. Bof...
Un propos mal desservi par une réalisation fade et sans relief. Il manque cruellement du peps et de l'allant à ce film qui brossé pourtant le portrait intéressant d'une jeunesse post soixante-huitarde. Les acteur sont de niveau inégal mais presque tous ont une diction déplorable. On manque la moitié des phrases même en tendant l'oreille. Sans doute que le réalisateur avait un excellent casque pour écouter les rushes. Il a dû bien être déçu lors de la projection en salle. Film non indispensable.
Je viens de voir ce film que j'ai trouvé très ennuyeux... J'ai vécu mai 68, avec le recul je n'en tire aucune gloire et je n'ai pas de nostalgie de cette époque.. mais mon dieu... ! l'image qu'en donne Assayas est bien caricaturale et tristounette... Jamais il n'a réussi à rendre l'ambiance de l'époque.. ! On dit que c'est autobiographique.. ? c'est plein d'anachronismes.. Les lycées n'étaient pas mixtes en 1968 pas plus que les résidences universitaires et c'est une des raisons de la révolte des jeunes en 68...Les costumes les coiffures ne sont pas d'époque.. les jeans tels que portés par les héros datent de 2010, la robe longue blanche de l'héroïne n'est pas du tout d'époque.. A tout moment on s'attend presque à voir un tél portable sortir d'une poche.. On n'y croit pas un instant...
Voila un bien jolie film, esthétiquement réussi, les personnages sont très bien écrits, jonglant au fil du film entre de grands idéaux (révolution, pensée libéral/anarchiste), des ambitions personnelles (art, voyage, la quête de l'herbe "plus verte ailleurs...") et des questions plus sentimentales...
Bref 2h d'un plaisir léger, finalement un peu insouciant, des textes sans trop d'emphase mais précis et justes, le tout sur une bonne BO.
Certes les jeunes comédiens sont attachants et bien mis en valeur par O. Assayas (petit coup de coeur pour Carole Combes), j'ai eu davantage de mal à comprendre le fil conducteur du film et me suis un peu perdu dans les destins et les amours croisés de ces jeunes adultes en pleine période seventies. Dommage.
Qu'est-ce qu'ils ont l'air triste... Et qu'est-ce qu'ils ont l'air de prendre au sérieux... En cela, les acteurs et les personnages résument bien le film ! :-)
Après Mai est un film très personnel qui constitue une véritable chronique d'une époque. Le dernier film d'Olivier Assayas n'a pas vraiment d'histoire, ou alors a trop d'histoires. C'est la première constatation que je me suis faite en sortant de la projection. C'est long, et il ne se passe pas grand chose. Ou encore une fois, il se passe plein de choses mais il n'y a rien qui puisse vraiment lier tous les évènements : les principaux dialogues (tous très idéalistes) n'aboutissent pas et se terminent souvent sur un fondu au noir, les actions ne sont commentées que par paroles militantes, etc... Mais finalement, je ne reprocherais pas à Olivier Assayas de ne pas commenter ses images de façon classique. J'ai réalisé qu'il a réussi ici - en contournant légèrement la dramaturgie contemporaine - à esquisser les itinéraires de jeunes lycéens, de leurs premiers émois (amoureux, artistiques, politiques) à leurs véritables choix dans leurs vies d'adultes, cela à une époque passionnée, idéaliste et fragile. Le personnage de Gilles est central mais ne constitue que l'un des itinéraires possibles : il aurait pu aussi bien suivre Christine (Lola Créton) plus loin en Italie, ou apprendre le métier de son père - producteur de télévision, etc. Cette position centrale n'est pas exempte de défauts : Gilles n'est passionné que dans ses mots, sinon sa façon d'agir, de se déplacer, son ton lorsqu'il parle, etc., tout est très neutre. Neutre comme Laure (Carole Combes), la première petite amie de Gilles qui débite chacune de ses paroles d'une façon plate et sans saveurs, que ce soit pour dire je t'aime, dire de la poésie ou quitter Gilles... Ce serait mon principal reproche à Après Mai : la chronique aurait pu être beaucoup plus touchante si les principaux intéressés s'étaient un tant soit peu passionnés pour la vie de liberté qu'ils souhaitent vivre ; à l'instar des nombreuses musiques placées ça et là par Olivier Assayas. Mais ils semblent blasés, et nous perdent ainsi parfois sur la route.
Source : Plog Magazine, les critiques des ours http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/11/apres-mai.html