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Un visiteur
4,5
Publiée le 14 novembre 2012
Au-delà de l'agréable effet "madeleine de Proust" que semble produire le film (je suis trop jeune pour en rendre compte!!), il s'agit juste d'un excellent film : scénario intelligent, photo à tomber par terre... Un meilleurs films de cette fin d'année * * * * 1/2
Non, non, et non. Olivier Assayas, vous m'avez mise en colère. Déjà, par ce que vous m'avez fait perdre deux heures et 10 euros devant un film qui ne raconte rien et ne m'a provoqué aucune émotion, si ce n'est l'ennui et l'agacement. Ensuite, par ce que votre vision idéalisée de la jeunesse des années 70 est grotesque. Sérieusement, qui sont ces "jeunes", soit-disant lycéens mais qui vivent seuls dans des ateliers d'artistes, soit-disant révolutionnaires de gauche mais manifestement issus des milieux les plus bourgeois de la capitale, qui s'embarquent dans des "voyages initatiques" à travers l'Europe de toute évidence financés par papa-maman... ? On ne sait si le poids de vos années a transformé vos souvenirs au point de leur faire perdre toute vraisemblance, mais le spectateur, lui, n'est pas dupe. Ce qui est étrange, c'est qu'on vous sent attachés à vos personnages, et en même temps ils sont antipathiques au possible. Pas un sourire de tout le film, un ton de voix systématiquement monocorde, l'air de s'ennuyer en permanence (et donc nous avec), et surtout ce côté faux-rebelle-vraie-tête-à-claque qui nous les rend rapidement insupportables. Bref, pour un hommage à la jeunesse, c'est bien raté.
Certes émouvant, mais le récit qui semble autobiographique, est tellement intimiste que le spectateur se sent un peu exclu du film. On comprend l'intention générale. Il s'agit de décrire "l'après". Ce passage à l'âge adulte où il faut tout à coup faire un nombre de choix si difficiles, que soudainement tout devient différent et prend une tonalité grave en contradiction avec des rêves et des idéaux adolescents finalement évanescents. Cet éveil au monde se révèle bien douloureux. Et puis il y a ces dialogues verbeux, que les acteurs ont tellement du mal à prononcer qu'ils ont tendances à les chuchoter. Je ne sais pas si cela vient de la direction d'acteurs, mais le jeu d'acteur s'en retrouve et fade et monotone.
Encore un film lénifiant avec des acteurs probablement pistonnés car ce n'est pas humain de jouer aussi mal. Assayas a essayé de se la jouer Jean Eustache et surprise : ben il s'est planté ! La suite ici : http://cinerama.unblog.fr/2012/11/20/les-films-qu%E2%80%99on-n%E2%80%99ira-pas-voir-apres-meuh/
La vrai révolution c'est la vie. Bon, elle n'est pas toujours très drôle la vie, et ici on ne peut pas dire qu'ils rigolent beaucoup, Les libertés de l'époque et la créativité qui en découlait étaient sans arrière pensée mercantile. Surtout du plaisir et de la jouissance sans peur du lendemain; cette liberté leur laissait le temps de choisir leur chemin parfois dans la douleur. A voir pour les nostalgiques.
Il y a de vrais bonnes idées dans ce film. Je vois ou le réalisateur voulait en venir et l'intérêt de traiter le sujet. J'ai particulièrement apprécié le fait d'invoquer le passage à l'âge adulte pour des jeunes révolutionnaires, l'idée de grandir et de se construire avec des valeurs, de savoir comment faire la part des choses à cet âge si difficile ou on doit faire des choix et ou toutes nos émotions sont finalement décuplées... Seulement c'est extrêmement mal joué, mal filmé, mal construit... Ce film conforte toutes les idées négatives qu'on pourrait avoir à l'égard des films français et c'est dommage.. Un téléfilm dans toute sa splendeur.. Il parait que le réalisateur a choisi la plupart de ses acteurs dans la rue et franchement ça se voit... On a la terrible impression de voir des lycéens jouer au hippie, il y a pourtant tout l'attirail, de la bonne musique, de l'art, des idées, de l'amour, de la nudité, de la folie mais tout sonne faux! C'est juste horrible quand on apprécie l'époque..
Totalement bluffée par le nouveau film d'Assayas : il aborde un sujet inédit d'une manière intéressante et réussi son pari. En débarassant son récit pourtant autobiographique des éléments narratifs attendus et classiques, il arrive à imerger le spectateur dans son propre souvenir de cette époque. C'est donc hautement personnel et inattendu. La réalisation est splendide et la musique incroyable. J'ai adoré !
Oui oui oui ! Quel talent ! Olivier Assayas au sommet de son art après les excellents CARLOS et L'HEURE D'ETE. Une fresque absolument passionnante, une époque incroyablement bien rendue, un BO de très bon goût et d'enthousiasmants jeunes comédiens (enfin de nouveaux visages !). Superbe.
Un vrai régal, moi qui ai connu cette période je m'y suis complètement retrouvé. Même s'il est dur de s'avouer qu'à cette époque on était vraiment c...Je suis revenu sur terre depuis.
Olivier Assayas confie qu'il a écrit très vite cette histoire. Le problème c'est que ça se voit. Pire, ça s'entend. Je ne sais pas le temps qu'il a consacré à son casting (sauvage pour l'essentiel, beaucoup de jeunes amateurs), mais à l'évidence pas assez. On a les oreilles qui saignent, tellement ça joue mal, tellement ça parle faux. Comme à son habitude, Assayas orchestre des plans séquences. La caméra balaye les visages et au top chrono chacun lâche sa réplique. Souvent, le sens des mots parait échapper à leur interprète. Parfois, il n'atteint même pas l'oreille du spectateur. Dans le genre, Carole Combes est un phénomène ; elle débite son texte sans même ouvrir la bouche. Hypothèses : Soit elle se destine à une carrière de ventriloque, soit Assayas s'est aperçu très vite qu'elle jouait comme un pied et il lui a demandé de ne pas remuer les lèvres, en se disant que ce serait plus facile pour la post-synchro. Le soin apporté à la reconstitution, le travail de documentation, le souci relatif d'exactitude, tout cela ne sert à rien, puisqu'il n'y pas d'incarnation. Le film n'a pas de personnages, seulement des fantoches uniformément tristes.
Une réussite totale Un scénario finement articulé On développe notre curiosité pendant ce film ett on en apprend un peu plus sur une période pas si souvent abordée dans les films. C'est la première fois que je peux découvrir le "juste après" mai 48 et pour en avoir parlé à des proches, je me rend bien compte que Olivier Assayas a réussi son pari!
« Après Mai » marque un tournant pour Assayas, après avoir réalisé les différents volets de « Carlos » pour Canal +. Terminé l’action à gogo, voilà un long métrage plus réfléchi, plus posé, sur une période compliquée. Avait-il trop de choses à dire ? Trop d’idées qu’il ne voulait pas laisser inexploitées ? Je n’ai pas la réponse, et je me suis perdue dans un long métrage trop fouillis et trop mou à mon goût. Critique complète sur :