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Flowcoast
74 abonnés
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3,0
Publiée le 24 juin 2013
Très peu connu du grand public, malgré une révélation pour les professionnels et les médias, Sous la Ville est un film sensible. Je craignais que ça soit très long pour un film où l'on voit un homme qui n'est pas juif, qui cache des juifs dans les égouts. Certes, c'est intéressant, mais c'est parfois trop lent, long et ça donne un sentiment d'ennui à un film, qui au final, n'apporte pas grand chose tant certaines scènes n'ont aucune utilité. Après, je pense que le film relate plus l'effet humain qu'autre chose. Mais c'est loin d'être unanime car la fin est absolument pas celle qu'on attendait, mais c'était long.
ce film est surprenant par ar les atrocités qu'on voit et qui, malheureusement, ont existé, mais par la qualité du scénario, de l'interprétation, du montage et surtout du jeu des acteurs. du 1er au plus petit rôle il sont tous tenus avec brio et justesse. ce film est réalisé comme un film d'auteur, sans prétention et beaucoup de discrétion dans l'expression des sentiments. on ne voit pas le temps passé malgré les 2h25 de projection. il faut le voir pour la beauté du travail des différentes équipes du film.
Puissant . Peut être un peu long mais n'est ce pas la rançon pour nous faire entrevoir l'indicible . Un film sur des justes en Pologne sous le joug nazi . Un Film sur Un cheminement vers la Raison et l'Espérance .
Poignant, émouvant, terriblement prenant, éprouvant, les mots manquent pour qualifier ce film.On est pris au plus profond de nous-même, on vit la misère de ces rescapés cachés au fond de cet égout.Et surtout point ultra positif, la B.O n'est pas en américain.
Tous les films traitant de la Shoa souffriront de la comparaison avec "la liste de Schindler". "Sous la ville" ne fera pas exception avec cette histoire d'égoutier qui cachera, protégera et sauvera des juifs dans les profondeurs de la ville de Lvov. C'est beaucoup trop long, la plupart des personnages ne sont pas assez développés, l'émotion peut être pas assez présente (il manque les violons du film de Spielberg pour accompagner certaines scènes) mais il reste le devoir de mémoire qui fait que l'on regarde avec respect et une certaine bienveillance pour un cinéma polonais qui est rare dans nos salles.
Un peu lent, un peu long. Mais belle histoire de gens simples qui ont été amenés à vivre un épisode de leur vie vraiment pas simple, quand leur existence ne tenait qu'à un fil, ou plutôt qu'à un labyrinthe d'égouts. Film très sombre, au figuré comme au propre, grâce à la réalisation on imagine sans peine ce que ces 14 mois ont du être, aussi bien pour les juifs réfugiés sous terre que pour cet employé des égouts, héros discret et obscur. A éviter si vous êtes claustro.
S'il est peut-être un peu long, il est assez bon ! Prenant par la dureté de l'histoire, retracé assez humainement même dans les moments les plus sombres et terrifiants, en montrant directement certains aspects peu ou pas montrés dans d'autres œuvres sur ce même sujet.
L'histoire de "Sous la Ville", c'est la survie d'un groupe de juifs cachés dans les égouts par un employé de la municipalité de Lvov pendant 14 mois, de la liquidation du ghetto jusqu'à la libération de la ville par l'Armée Rouge. Une histoire vraie ayant sans doute été pas mal triturée pour les besoins de la dramatisation (comme si c'était nécessaire...) et pour tenir sur une durée acceptable (2h25, quand même...). Un film ayant pour principal mérite de combattre les idées reçues. D'une part, en choisissant comme personnage principal le Juste Leopold Socha, Agnieszka Holland nous montre que, malgré le poids énorme de l'antisémitisme dans son pays à cette époque (même si dans d'autres pays ou à d'autres époques, bon...), tous les Polonais ne se sont pas comportés comme des fumiers se réjouissant -voire participant- des malheurs d'une population haïe et, d'autre part, en dédiant son film à Marek Edelman, figure emblématique de la résistance juive et de l'insurrection du ghetto de Varsovie, elle nous montre que tous les juifs ne se sont pas comportés comme de dociles agneaux en partance pour l'abattoir. L'autre grand mérite du film, c'est d'éviter le manichéisme (ici, à part le grand méchant con de supplétif ukrainien de la SS, aucun personnage n'est complètement bon ni complètement mauvais), le lyrisme ou l'angélisme déplacé qui sont souvent l'apanage des productions hollywoodiennes traitant de la Shoah, même quand celles-ci sont de qualité ("La Liste de Schindler", "Le Pianiste"). Sauf peut-être en ce qui concerne son héros... On ressent vraiment de l'empathie pour Socha (excellente interprétation de Robert Wieckiewicz), mais on a l'impression qu'on nous force un peu la main. En effet, si, de prime abord, ce Schindler prolo n'a pas grand chose pour lui (égoutier de profession, monte-en-l'air de vocation, profiteur de guerre et éponge à préjugés et propagande antisémites), il va, au fil des évènements et de ses contacts avec les malheureux cachés dans ses égouts, gagner en humanité puis atteindre carrément la sainteté (symbolisme un peu lourdingue : c'est au fond des ténèbres qu'il a trouvé la lumière...). Du côté des réfugiés juifs, par contre, pas grand chose nous est épargné : promiscuité, souillure, dégradation des corps, dégradation des esprits... même sous terre, à l'abri (relatif) des Einzatsgruppen ou des camps de la mort, la machine de destruction et de déshumanisation remplit toujours son œuvre. Et puis, paradoxalement, il y a aussi parfois de vrais moments de bonheur : un spectacle d'enfants, une cérémonie religieuse... la vie, quoi ! Tout ceci est brillamment mis en lumière (si j'ose dire, l'action se passant la moitié du temps dans l'obscurité souterraine des égouts) par une photo superbe et des mouvements de caméra très maîtrisés. Non, vraiment, le seul bémol du film, c'est le traitement parfois "à l'américaine" de son héros. Pour le reste, "Sous la Ville" est une œuvre puissante, à voir et à revoir. Même si on a peur dans le noir.
Un peu trop long un peu répétitif, mais on peut en permanence rester captivé. Plus ou moins huis clos réussi, pour ce film sur la seconde guerre mondiale sympa. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 3/5
Très grand film sur une des pire périodes qu'a vécu l'Europe. c'est un témoignage de ce qu'on souffert des milliers de gens en Pologne, et rien ne nous est épargné. la barbarie des nazis, la bêtise des catholiques qui ne sont même pas foutus de connaitre leur propre religion (et oui, Jésus, celui qu'ils vénèrent, est un juif), la difficile survie des populations frappées par la guerre, et bien évidemment, la calvaire de ces familles obligées de se cacher dans les égouts pendant des mois et des mois, leur vie ne tenant plus qu'à un mince fil. un film choc, mais aussi profondément humain, dans tout ce qu'il y a de mieux et de pire.
J'ai du mal à comprendre les notes. Film très long et surtout très ennuyeux. Les acteurs sont pas top, le film se déroule d'un 15m2 et c'est tout. Le scénar est plus que simple, rien de nouveau. Pour ma pars je ne recommande pas du tout.
Un chef-d'oeuvre dans son genre, j'ai lu un livre racontant une histoire similaire à celle de ce film, c'est incroyable ce que des centaines de personnes juives ont vécu de tele drame et bien d'autres encore pire et oublier tous ces événements tragiques de la Seconde Guerre mondiale est un affront pour toutes celles et ceux qui l'ont vécu. Ce film retransmet bien l'état de désarroi et l'instinct de survie de ces malheureux juifs cachés dans des égouts malfamés et le courage aussi de certaines autres personnes de donner le minimum de nourriture pour survir dans de telles conditions et si longtemps. Alors qu'à notre époque l'abondance finira par nuire aux plus démunis d'entre nous. Un film hommage aux courages de milliers de ces personnes. Je note 5 grandes étoiles.
Un très bon film, que toutes les personnes intéressées par le sujet devrait voir. Il n'est pas aussi poignant que la Liste de Schindler (comme on pu le dire les critiques) mais il a tout autant son intérêt. Bien différent on y voit l'évolution des personnages face à cette situation, les dangers pris par chacun pour défendre l'autre ou leur famille. Une belle histoire, un casting très convaincant, avec une mention spéciale aux deux enfants et une bande originale qui sait se faire oublier pour que le spectateur prenne conscience par lui même de l'action.
Sous la ville est clairement mon film coup de cœur de ce mois d'octobre 2011, même si je n'écarte pas l'excellentissime God Bless America dont je reparlerais dans une prochaine critique. Travaillant aux côtés de Polonais quotidiennement, j'ai une profonde affection pour ce pays et ce peuple courageux et travailleur qui a connut les pires horreurs comme d'autre pays de l'est pendant la seconde guerre mondiale et même après. Je n'ai donc pas réfléchi à deux fois pour aller voir ce In Darkness qui est vraiment pas restés longtemps à l'affiche dans les salles parisiennes. Le poids et la gravité des événements de cette époque nous embarque d'entrée de jeu comme souvent dans ce type de reconstitution ayant pour objet l'occupation nazi dans les années 40. Sous la ville se concentre essentiellement sur le personnage de Poldec, Leopold Socha, à travers l'histoire vraie de cet employé municipal affecté aux égouts de la ville de Lvov qui se servit de sa parfaite connaissance du réseau souterrain pour abriter et cacher des juifs pendant la guerre, moyennant rémunération. Présenter comme un type vénal et opportuniste qui vendrait sa mère pour une poignée de zloty, Poldec le Juste va au fil des mois prendre sa mission de plus en plus à cœur et sa compassion va prendre le dessus sur son rôle de percepteur quitte à prendre de gros risques pour sa survie et celle de sa famille. Car vous l'aurez compris, les faits se déroulent dans la période la plus sombre du XXème siècle, une période pendant laquelle les opposants aux régimes nazis et ceux qui aidaient des juifs étaient jugés au bout d'une corde quand c'était pas pire. Le film nous rappelle les conditions épouvantables dans lesquelles des hommes, des femmes, des enfants ont vécu, sous terre, cachés, devant à la fois penser au jour le jour à ne pas flancher et à rester sur ses gardes pour ne pas se faire repérer. Malgré cette précarité, la vie sous terre possèdent aussi son lot de tensions, d'amitiés, de disputes et d'amour...à Lvov en 44, il y avait une vie sur et sous la ville. L'ambiance est des plus prenantes, comment ses gens vont s'en tirer ? Comment Poldec va t-il pouvoir garder son secret ? ....on ne voit franchement pas passé les 2H25 de projection tant on est suspendu au dénouement...le personnage de Poldec en devient même émouvant à un moment ou l'étau se resserre de plus en plus. Un film bouleversant, à voir...vraiment.