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pierre72
162 abonnés
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2,0
Publiée le 2 novembre 2012
Sandrine Bonnaire est une comédienne rayonnante et attachante doublée d'une femme de conviction. Pour son premier film de fiction, elle a choisi d'aborder un sujet difficile : comment vivre, survivre, après la perte d'un enfant ? Sur un scénario, inspiré en petite partie de l'histoire de sa mère à qui le film est dédié, Sandrine Bonnaire s'attache aux pas d'un homme, Jacques (William Hurt), qui revient en France pour régler la succession de son père et en profite pour revoir Mado (Alexandra Lamy) avec qui il a eu un enfant aujourd'hui décédé. Mado a refait sa vie et un autre enfant, Paul, 7 ans. Au gré de leurs rencontres, un grande complicité va naître entre Jacques et cet enfant. Gênée par ce rapprochement, Mado interdira à son fils de revoir Jacques qui, par amour (?) va s'installer secrètement dans la cave de l'immeuble où habite son ancienne maîtresse. A partir de ce canevas, Sandrine Bonnaire essaie de nous faire partager le désarroi de cet homme dont le deuil est impossible et qui va peu à peu s'enfoncer dans la folie. Malheureusement, elle n'y parvient pas. Le film traîne en longueur, chemine dans les directions incertaines du thriller pour revenir vers une trame mélodramatique. C'est long, très long, très répétitif aussi. William Hurt, le visage fermé, dur, joue l'intériorité. C'est tellement intérieur que je n'ai pas perçu grand chose, ni ambiguïté, ni amour, ni folie. Bloc humain monolithique, il hante le film sans générer la moindre émotion à l'exception peut être de la scène d'où est tiré le titre de ce film. Face à lui, Alexandra Lamy, toute en retenue, est vibrante d'émotion. Chacune de ses apparitions donne de la chair à cette histoire et confirme qu'elle est vraiment une de nos grandes comédiennes aussi crédible dans la fantaisie que dans le drame. Bien que double parfait de la réalisatrice ( la ressemblance est frappante entre la réalisatrice et la comédienne), son rôle est un peu laissé de côté pour donner la vedette à William Hurt. Du coup, la situation un peu limite de l'installation de Jacques dans la cave, devient totalement improbable. Couché à même le sol mais toujours propre, le visage aussi expressif qu'un masque mortuaire, on perçoit bien qu'il déraille, mais, ayant décroché depuis un moment, on s'en fiche quand même un peu. Pendant qu'il s'enfonce dans la folie, le spectateur plonge dans l'ennui. La fin sur le blog http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/11/jenrage-de-son-absence-de-sandrine.html
J'ai trouvé ce film excellent. Un démarrage en douceur avec un peu d'intrigue, puis on entre naturellement dans cette histoire tout à fait crédible et très émouvante. Les acteurs sont formidables, la mise en scène et la réalisation impeccables. On s'attache réellement aux personnages, à tous les personnages (le petit garçon est extraordinaire et plein d'émotions). On partage leurs souffrances, leurs joies aussi, bref c'est vraiment un film que l'on vit pleinement et ça, ça s'appelle du très bon cinéma (français). BRAVO !
C'est un film extrêmement bouleversant et émouvant. Voyez-vous, je n'ai que 16 ans, et j'ai ressenti ce film de Sandrine Bonnaire comme quelque chose de vivant, de sentimentalement exceptionnel. L'attachement entre un ancien père et le fils de son ex nous montre un lien vraiment fort entre eux, au point de tout quitter pour lui. Le but de Jacques apparait comme une identification de la personnalité de son fils mort dans celle de Paul. Cet accroissement de l'importance des deux personnages au fil du temps se ressent dans leurs yeux ; ça se sent ! Cette liaison intense, forte en émotion et en sacrifice, met le spectateur dans une spirale émotive, car on ressent vraiment ce que les personnages du film ressentent. On vit le film, et ça, c'est la meilleure chose que nous, les spectateurs, pouvons avoir.
drame intimiste réussi, il faut saluer le talent de sandrine bonnaire qui a osé faire un film ! Alexandra Lamy est une actrice géniale, et le gamin qui joue son fils est troublant de vérité.
Un très très bon film. De l'intrigue, de la délicatesse, une histoire bien ficelée. Techniquement très bien réalisé : lumière, cadrage, son impeccables. Du Grand Art ! Des acteurs remarquables dans leurs rôles Bravo Sandrine, ... dans la lignée des frères Dardenne ? Du bon cinéma comme on en redemande.
Une catastrophe ! On comprend bien les intentions de Sandrine Bonnaire ( que j'aime beaucoup ) mais malheureusement rien ne fonctionne dans cette impossible histoire, pas crédible un instant. Du coup, à force de situations improbables, on décroche rapidement, et on soupire en attendant la fin du film avec impatience. Alexandra Lamy réussit quand même à sortir son épingle du jeu.
Film très long à démarrer, très lent....la cerise sur le gâteau avec la fin à la limite du risible ! Les acteurs sont quant à eux plutôt bons (mère, mari(s), enfant)
un film bouleversant. Pour qui connait l'absence, les émotions, le vide correspondant à cette situation sont particulièrement filmés avec justesse. Peu de dialogues, la caméra suit chaque mouvement, chaque émotion sur les visages des acteurs.
Non mais je rêve. Certaines critiques frise la bêtise et la méchanceté pur. Qu'y a t il de pas crédible au fait qu'un homme, malgré les années, ne soit pas arrivé a faire le deuil d'un enfant, de son enfant, alors que son ex femme ai elle (de son côté) réussi (comme elle pouvait) à se reconstruire. Tout le film est là, dans cette différence. Le film repose aussi sur la question du secret que les adultes impose parfois aux enfants. Le personnage de Mado (la formidable Alexandra Lamy) impose a son fils de ne rien dire de ses retrouvailles avec son ex... Jacques (le également charismatique William Hurt) impose au même enfant de ne rien dire sur le fait qu'ils se voient et qu'il s'installe dans la cave... La réaction d'un enfant et sa "logique" n'a rien de réaliste, elle est celle d'un enfant c'est tout avec son absurdité, sa poésie et sa douleur. Le petit garçon de ce film est d'une émotion déconcertante et rare. Pour terminer sur les "question techniques". Je trouve le film extrêmement maitrisé et une photo très belle et "colorée" ce qui devient rare pour un film d'auteur... A voir sans aucun doute.
Une fois de plus, l'engouement des critiques professionnels qui, comme souvent, sont unanimes, oblige à se poser des questions sur leur empathie avec le bon public payant sa place et donc sur leur réelle utilité. Je n'ai vu pour ma part, qu'un film dont le scénario est tellement éloigné d'une quelconque vraissemblance qu'il est impossible d'y entrer. Les principaux protagonistes arrivent à tirer leur épingle du jeu mais souffrent de crédibilité dans des scènes surjouées où l'hyper-expressionnisme est mêlé à un surjeu rappelant les acteurs du cinéma muet. Et que dire de la musique pleine de bruit et de coups de cymbales et qui fait plus que friser le ridicule? Des répétitions de scènes sans intérêt finissent par rapidement éteindre le peu d'intérêt qu'on pouvait essayer de manifester.
Le film repose sur un scénario qui n'est pas crédible : huit ans après, un homme fait le deuil de son enfant en restant prostré dans la cave de son ex-femme, tandis que l'enfant de celle-ci lui apporte des vivre en cachette. C'est grotesque ! Sur un plan cinématographique (technique), ce n'est guère mieux. A éviter...
Le premier film de Sandrine Bonnaire est maladroit, grossier, et bascule malgré la présence de William Hurt, dans la catégorie "Mauvais feuilleton de l'été". Dramatique mais pathétique.
S. Bonnaire est aussi une grande realisatrice et ce film le reflete magnifiquement . A. Lamy trouve enfin un role a la mesure de son talent et que dire du petit garçon.
Bref, un vrai bijou ce film. Des images fortes, de l'émotion et des acteurs tous surprenants. Un talent évident de réalisatrice pour Sandrine Bonnaire.