867 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
139 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
36 critiques
3
53 critiques
2
28 critiques
1
8 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 avril 2012
Sans doute le plus beau film à l’affiche en ce moment. Pas mal de parenté avec le cinéma de frères Dardenne, la nervosité en moins, ce truc caméra à l’épaule censé nous dire l’énergie, la colère des personnages… Chez Ursula Meier le filmage est plus classique, plus calme, presque contemplatif par moments. On sent une cinéaste sûre d’elle même et sûre de son histoire. Très concentrée sur ses deux personnages, au point d’éclipser tous les autres qui ne sont en fait que d’aimables silhouettes. Samedi, nous étions tout un groupe. Tous touchés par ce récit sensible et cruel. Tous étonnés pourtant que sa tristesse ne nous affecte pas davantage, comme si elle finissait par glisser sur nous : - C’est parce que la réalisatrice est très forte, elle tient le truc à distance, elle veut pas de pathos. – C’est parce que c’est un conte, un conte tu vois, ça ne fonctionne pas sur le réalisme ou l’identification. – Il est pas un peu fabriqué ce scénario, un peu théorique, cette métaphore du haut et du bas , c’est pas un peu too much ?... Là dessus, on n’a pas réussi à se mettre d’accord.
L'histoire d'un moins que rien du niveau inférieur qui va prendre les miettes des gagnants des niveaux supérieurs.
Il n'y a pas si longtemps, il restait deux espaces paradisiaques préservés où le vol n'avait pas sa place, la plage (je ne parle pas de celles de Marseille) et les stations de ski. Hélas, même dans les hauteurs des dieux tout blancs immaculés, la trêve des confiseurs a cessé. Faute de combattants éduqués sans doute, la pauvreté n'ayant pas changé.
C'est donc cette histoire de deux ou trois derniers tabous qu'essaye d'écrire la réalisatrice de l'excellent "Home". Vol, deux fois symbolique, inceste, et statut inamovible de la mère à une époque où la naissance est enfin choisie par les gens responsables. Sauf qu'une mère peut-être une pétasse et une salope comme une autre.
Évidemment, comme dans son précédent opus, on soulignera son courage de remettre en cause la sacro sainte croyance en la famille havre de paix, sauf qu'avec Isabelle Huppert en fol-dingue, on était en train de planer, avec Léa c'est tout doux, on atterrit douloureusement dans un ersatz des frères Dardenne.
Aucun problème sur les acteurs, sur le côté malsain qui effleure souvent de ces destins brisés qui n'ont rien à envier aux fantasmes bourgeois, qu'ils soient désœuvrés ou pervers. Ce gauchisme de bon aloi est presque rafraîchissant tellement il flirte avec l'extrême droite la plus décomplexée. Oui, les pauvres, continuez à vous multiplier avec talent, vous faîtes honneur à votre rang et le bonheur illumine vos soirées.
Il y a deux twists de scénario bienvenus, il y a une propreté d'image rare dans ce type de réalisation indé, comme dans « Home ».
Ce n'est peut-être qu'un accident de parcours, courage, laissons une chance à une jeune réalisatrice qui, effrayée par son originalité et son talent a voulu singer les maîtres du néo réalisme de gauche sans laisser parler son cœur moins ancré et sa géniale fibre artistique.
Reste un superbe pamphlet sur les pauvres, que l'on analysera comme l'on veut suivant son bord politique, contrairement aux délires séniles d'un Guédiguian par exemple. Car la rigueur de la réalisatrice fait merveille dans le constat de l'intérêt de certains choix.
Par contre, si vous voulez vous divertir ou oublier notre dur quotidien, je propose plutôt les pirates !
NOTA : il m'a fallu passer sur la fiche film d'Allo Ciné pour reconnaître la superbe anglaise des cimes, Scully tout simplement, jamais elle n'a été aussi belle ! Vivement qu'elle reparte à l'assaut du septième art.
film dur sur les rapports d'une jeune mère et de son fils. le thème n'est pas original mais il est remarquablement interpreté tant par Léa Seydoux que par le jeune Klein qui nous stupéfait tout au long du film. C'est deux monde qui s'ignore le haut riche et le bas la galère tout un symbole.
j'ai du m'endormir...enfin vue le tps que j'ai passé a attendre la fin en fait non, je ne me suis pas endormie. tres belle histoire, des personnages merveilleux et attachant en effet mais qqe l'histoire a du mal a demarrer, je veux bien qu'il faut que l'on comprenne tt mais il y a des limites, beau sujet mal traité
Ursula Meier revient avec une oeuvre moins brillante que Home, attachante, ambigue, pudique et, paradoxalement, bien trop lisible dans le filage de sa métaphore. Le contraste entre la vallée, peuplée de gens normaux, qui ont du mal à joindre les deux bouts, et le sommet des pistes de ski où se prélassent de riches touristes est forcée, mais elle permet à la réalisatrice d'introduire L'enfant d'en haut, ce gosse livré à lui-même, voleur, menteur et en cruel manque d'affection. Le personnage de la soeur, oiseau écervelée, est plus intéressant, parce que mystérieux. Ses rapports avec son jeune frère, complexes, sont d'autant plus touchants qu'ils sont totalement renouvelés par un twist, au milieu du film, qu'il serait indécent de révéler. Dans la direction d'acteurs, Ursula Meier se montre une fois encore remarquable, le petit Kacey Mottet Klein est excellent et Léa Seydoux, aux antipodes de son rôle dans Les adieux à la reine, simplement superbe. On en dira pas autant de la mise en scène, assez paresseuse, contemplative, et dont aurait aimé qu'elle prenne de la hauteur. Globalement, L'enfant d'en haut est plus que recommandable, dans une veine sociale où il manque peut-être la touche fantastique qui faisait de Home un film plus réussi.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que le début du film ne m'a convaincu. La mise en place des personnages et du décors (primordial) est un peu longuette, ou du moins, m'a paru telle. A posteriori, cette longue introduction à l'univers du film s'avère absolument nécessaire, tant il est inhabituel (la station de ski en haut, la misère sociale en bas, le télécabine au milieu).
Petit à petit, on s'attache donc aux personnages, qui au premier abord sont un peu insupportables : un petit voleur (exceptionnel Kacey Mottet Klein) et sa soeur (la toujours brillante Léa Seydoux).
Le film m'a complètement convaincu à partir de sa scène centrale, déflagration esthétique, émotionnelle et narrative.
Toute la deuxième partie se suit donc comme sur un petit nuage, l'intrigue s'égarant dans des chemins à la fois puissants et prévisibles, jusqu'à cette superbe séquence de fin d'hiver et de fermeture de station (ou de passage à l'âge adulte ?).
La mise en scène d'Ursula Meier est spectaculairement discrète, réussissant par ces cadrages souvent très serré à nous faire ressentir les sentiments - compliqués - des deux protagonistes principaux. Il y a un peu d'Andrea Arnold dans la façon de filmer d'Ursula Meier dans cette deuxième partie, comme il y avait du Dardenne dans la première.
Au final, malgré quelques scories et une entrée en matière un peu pesante, un film particulièrement marquant et accompli, que je conseille avec enthousiasme. D'autres critiques sur Christoblog : http://www.christoblog.net/
un film gentillet, sans un vrai caractère, répétitif à l'ennui, on dirait que les deux comédiens cherchent un réalisateur, certaines scènes sont complétement ratées (la bagarre entre .... et .....), d'autres ont une petite touche de poésie qui évite l'endormissement fatal...
Un film émouvant mais où l'émotion n'apparait quasiment jamais tant les personnages sont atypiques et difficiles à cerner. Léa Seydoux est une nouvelle fois formidable mais que dire du jeune héros, acteur déjà remarqué dans "Home" et qui signe ici une incroyable prestation, parvenant à cacher jusqu'à la fin du film ces réels sentiments...
Dans ce film, la réalisatrice alterne comte et naturalisme sans jamais tomber dans la psychologie, qui pourrait le rendre empathique vis avis des personnages mais ce n'est pas le cas.Elle nous raconte juste hansel et gretel au temps moderne sans jamais se demander pourquoi les personnages sont comme ça mais en se demandant comment leur comportement influe sur leur vie et celle des autres.Ursula Meier livre un comte social tout a fait admirable avec la présence de Léa Seydoux et du petit Kacey Mottet Klein,tous les deux exceptionnelles.Un grand film.
Entre la vallée et les pistes, le jeune Simon a organisé un trafic de revente d’équipement de sport d’hiver volé aux vacanciers. On constate rapidement que la cause de cette délinquance fondée sur le vol et le recèle est du à une situation de pauvreté. Simon habite avec sa sœur dans un appartement de la vallée où les parents sont inexistants. Une précarité sociale que le jeune Simon va prendre en main pendant que sa sœur vaguera à ses occupations. Cette responsabilité du plus jeune et le manque de maturité de l’ainée offre un portrait de relation très intéressant et très bien réalisé du début à la fin. Kacey Mottet Klein apparaît comme une révélation dans le rôle de Simon et Léa Seydoux jouant la grande sœur affirme sa position d’actrice accomplie. Présentant ce contraste social vertical, la réalisatrice Ursula Meier nous dévoile un environnement sale, humide, pollué dans les coulisses du paradis des stations de sports d’hiver. Un regard original qui crée un cadre idéal pour l’intrigue et le secret du frère et de la sœur.
Remarquable… Quelle émotion, et quels comediens… et quel sujet!!!!… et enfin un film social bien fait qui prend pas le spectateur pour un gogo… Superbe
Beau portrait, plus complexe qu'on ne pouvait l'imaginer ou le craindre au premier abord, évitant tout manichéisme. Les acteurs sont excellents, Léa Seydoux confirmant tout le bien que l'on pense d'elle !