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    Faust
    note moyenne
    2,8
    398 notes dont 96 critiques
    répartition des 96 critiques par note
    15 critiques
    16 critiques
    12 critiques
    22 critiques
    16 critiques
    15 critiques
    Votre avis sur Faust ?

    96 critiques spectateurs

    ATON2512
    ATON2512

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    0,5
    Publiée le 1 juillet 2012
    Décevant et souvent ennuyeux ! Certes les images sont souvent très belles (surtout en début de film). Parfois aurons nous l'impression d'avoir à regarder des tableaux . Pour autant est suffisant !
    Non ! On est loin du récit de Goethe ! C'est souvent laid et d'une confusion à tomber . Sans oublier une voix off trop présente et une incessante suite de paroles et élucubrations sans queue ni tête . On ne ressent rien , on s'ennuie ferme . Ai je même vu des spectateurs s'enfuir au bout d'une heure !
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 30 juin 2012
    Ce Faust au niveau des décors, et des costumes, bref tout ce qui n'est pas acteurs et mise en scène, est un des plus beaux films que j'ai vu, l'image est sublime même si elle appartient techniquement plus à la réalisation qu'à l'ensemble des aspects matériels qu'on nous sert. Quant à l'histoire, elle est cohérente, solide, si tant est qu'on soit d'accord avec la légende de Faust, l'homme qui vend son âme au diable. Après tout ça vaut celle de Batman, non? Les acteurs sont tous intenses, et le choix difficile du diable, ou plutôt de l'usurier tel qu'il est nommé, a trouvé corps (même maquillé) et esprit en la personne d'Anton Adasinskiy livrant une performance mémorable campant un monsieur larve, médiocre plaintif, fixé en névropathe sur sa survie dépendant du malheur des autres, semant ses subterfuges pour meubler de sens sa disgrâce éternelle. C'est quand même du Goethe plutôt respecté, alors si oui la mise en scène cherche le malaise et notre trouble, et y parvient, sans nous dégoûter mais nous fascinant, ce n'est pas que tout est du n'importe quoi pseudo intello, non il faut s'aventurer sur son chemin. "L'homme veut voler mais il a peur du vertige". Une fois embarqué dans le rythme du découpage très esthétisant sans jamais pourtant s'appuyer ostensiblement sur les nombreuses qualités qu'il dévoile, on déchiffre sans difficulté les développements de cette descente aux enfers. Dans un monde/ville où la guerre rôde au lointain et la faim au plus près, pendant que le cours normal des choses n'arrive plus à rendre supportable cette déliquescence, notre Faust voudrait la paix de l'âme, une spiritualité qui le comble, satisfasse son intellect et équilibre son coeur, mais le mal a sous son emprise trop de voisins, qui s'agitent et passent en chevauchant leurs instincts primaires et en respectant l'ordre établi des inégalités sociales. Il est bien intentionné, plus délicat et lucide que la plupart des gens. Seul l'amour le sauverait, comme il veut sauver une oie blanche aux cheveux blonds, prêt à recommencer sa vie, en la commençant avec elle. Sa vulnérabilité ne s'effacera pas sous l'avalanche de ce bonheur qui ne viendra jamais. Vous connaissez l'histoire. C'est long c'est lent, c'est un bout de papier où il vend son âme, qu'on peut déchirer, brûler, refuser d'honorer, parjurer; et il en tombera plus vite encore, sur la même trajectoire que là où il aurait atterri s'il ne l'avait pas vendue, s'il avait mis tout le temps d'une vie longue à rejoindre ce tombeau, ici sa vie en enfer. Sokurov a déclaré vouloir faire des films qui donnent force et espoir. Quelle ambition! Parfois il s'est loupé en devenant bien ennuyant. Ici il a réussi, égalant son maître Tarkovski peut-il s'autoriser à penser, le surpassant pouvons-nous en juger. Oui ça va rester, c'est incontestable, magique travail, oui c'est un réel chef-d'oeuvre. Oui ce n'est pas pour tout le monde. Oui ceux qui n'aiment pas peuvent être des personnes très biens, meilleures que d'autres qui ont aimé.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 9 juillet 2012
    Faust est une œuvre crépusculaire où l'horreur se mêle au vide, le néant au désespoir à travers une ambiance glaçante et une photographie parfaitement maitrisée...
    Ykarpathakis157
    Ykarpathakis157

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    1,0
    Publiée le 2 juillet 2021
    La réinterprétation de Faust par Aleksander Sokurov est un acte courageux. Pourtant mes problèmes avec ce film n'ont rien à voir avec la question de savoir si un réalisateur russe peut comprendre l'essence de l'œuvre de Goethe. C'est un débat futile car Sokurov est plus proche de Goethe qu'un Occidental moyen comme moi. Dans Faust Sokurov a fait ce qu'il a déjà fait auparavant. Il y a des images plutôt réalistes presque documentaires et des séquences oniriques comme il le fait dans la plupart de ses films. Encore une fois je n'exprime ici que mon point de vue et je n'essaierai pas de juger les talents et les capacités de Sokurov. Dans Faust nous commençons par le travail quotidien du Dr Faust et progressons vers l'espace au-delà de la réalité. On ne sait pas s'il s'agit d'un plan d'existence supérieur ou d'une hallucination du personnage principal mais le film dépeint bien son état intérieur déclenché par la malnutrition et la vente de l'âme. Personnellement à un certain moment j'ai trouvé ce film difficile à regarder...
    tof44
    tof44

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    1,0
    Publiée le 18 juillet 2012
    Déroutant, fascinant, irritant, passionnant, chiant... les films d'Alexander Sokourov sont tout cela à la fois. Au moins, on ne peut pas lui reprocher de laisser le spectateur indifférent. Souvent, la balance penche du bon côté ("Moloch"). Parfois, elle penche du mauvais côté, comme c'est malheureusement le cas pour cette énième relecture de "Faust". Bien qu'ayant beaucoup d'admiration pour le style du cinéaste russe, j'ai beaucoup de mal à me joindre au concert quasi unanime de louanges qui accompagne ce film primé à Venise. Sans pour autant vendre son âme au Diable (comme ses précédents films, celui-ci n'est pas vraiment facile d'accès), Sokourov a choisi de s'éloigner assez significativement de l'œuvre de Goethe. Pas sûr qu'on y gagne au change... Alors que les tourments de Faust sont censés représenter ceux de tout être humain, tiraillé entre action et réflexion, désirs physiques et aspirations intellectuelles ou spirituelles, rarement ils nous auront paru aussi étrangers. En plus, le propos est assez abscons si bien qu'on peine vraiment à y trouver un intérêt ou même seulement un peu de stimulation intellectuelle. Sur 2h14, c'est difficilement acceptable. De la même façon, la direction d'acteurs et l'interprétation oscillent entre génie et ridicule. Merci quand même à Sokourov de nous avoir permis de revoir la grande Hanna Schygulla et d'agrémenter un peu la pension de retraite de cette formidable actrice, même si sa prestation se situe elle aussi, hélas, quelque part entre le génie et le ridicule. Au niveau technique, la photo est somptueuse, tout comme les décors et les costumes, le choix du cadre est excellent (hommage au "Faust" de Murnau ?) mais la façon d'étirer l'image en hauteur lors des manifestations démoniaques énerve, rend le tout assez précieux et finalement hors-sujet. Alexander Sokourov a joué à l'alchimiste, il a échoué. Après avoir entamé sa tétralogie du pouvoir par un chef-d'œuvre ("Moloch") suivi de deux films moins réussis mais tout aussi intéressants ("Taurus", "Le Soleil"), il la termine d'une bien mauvaise façon.
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 29 juin 2012
    De belles images mais un scénario décousu et incompréhensible. Une expérience austère qui s'avère même pénible (2h14 de verbiage fumeux, tout de même).
    adamtra
    adamtra

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    0,5
    Publiée le 4 juillet 2012
    Après avoir vu le film, nous savons que le Diable existe. Il s'appelle Alexandr Sokurov.
    ferdinand
    ferdinand

    Suivre son activité 11 abonnés Lire ses 449 critiques

    2,0
    Publiée le 26 juin 2012
    Il faut avoir une solide connaissance du Faust de Goethe pour y comprendre quelque chose. Techniquement impressionnant, cet à la manière de Murnau (muet, lui, ouf!) est abominablement bavard, confus, obscur et même abscons. Soit on grimpe aux rideaux avec la critique, soit on s'ennuie.. juqu'à la fin, glacier et geyser ,qui en met plein la vue. En fait c'est une sorte d'Amélie Poulain (la photo bien sûr) en gore! A quoi bon tout cela..
    slappys
    slappys

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    2,0
    Publiée le 26 juin 2012
    Film d'un ennui assez pesant... Auquel on peut malgré tout trouver quelques qualités, esthétiques d'une part (même si certains effets d'allongement de l'image et de flou m'ont laissée perplexe), et de mise en scène, avec une ambiance moyenâgeuse très bien transmise. Les acteurs quant à eux sont remarquables. Mais les dialogues loufoques m'ont souvent déroutée et gênaient la compréhension globale de ce film.
    Et 2h15 pour un film aussi ...bizarre, c'est vraiment trop long.
    marsenavril
    marsenavril

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    4,5
    Publiée le 8 juillet 2012
    Une plongée dans la matière : et pour commencer, dans les entrailles d'un autopsié, puis tout est filmé avec un mélange de désordre et de passion méticuleuse, les visages, les objets, les corps, le village, la taverne, des caves, des chambres, des souterrains, le lavoir, la pierre, la terre, les odeurs, les trognes, les salles, la densité des corps, les conflits, bagarres, la faim, la pauvreté, la misère, la mort, et la radieuse figure de Margarete, aperçue, perdue, retrouvée, et son sexe radieux, lui aussi, cet émouvant buisson de lumière, c'est une humanité de soudards et de trognes, et la figure du docteur Faust en quête de l'âme, ou du siège de l'âme, ou de lui-même, et qui finit par vendre la sienne, presque par mégarde, par les roueries orthographiques de son compère. (Mephisto, son compère ? une histoire de double, sans doute). Il y a des longueurs, la caméra en fait trop, on perd le fil, on oublie la moitié de ce qu'ils se disent, mais cette bizarre déambulation de Faust et Méphisto, en usurier difforme, dans ce monde improbable (moyen-âgeux?) est assez fascinante.
    C'est un film d'images et de force visuelle, avec des mots qui se baladent là-dessus, ils se perdent, s'évanouissent, on ne comprend pas tout, on s'ennuie aussi, il y a des morceaux magnifiques, et le rire de Faust à la fin, est génial (c'est inclus dans le mythe, ce rire de Faust ? ou c'est Sokurov qui l'a inventé?)
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 22 octobre 2013
    Le nouveau film de Sokourov est un bel ovni trempé dans des couleurs sombres d'un siècle de mort, de romantisme noir, de fin de vie. On retrouve l’esthétique Soukourov (peinture, format carré, flous, déformation de l'image) et également son plaisir du portrait de société, cette Allemagne, cette Europe du 19 ème vue par ce Docteur Faust qui s'interroge sur ce qu'il a fait de sa vie et sur les êtres en perdition qu'ils l’entourent. Acteurs : un énorme point fort de cette adaptation très libre : les acteurs (et surtout l'usurier) sont dégénérés et s'en donnent à cœur joie. L'image est superbe, parfois un peu nauséeuse (teintes vertes et grises surtout) et c'est toute l'horreur d'une société en souffrance qui en ressort. La musique est en parfaite adéquation, même si finalement peu présente. Décors/costumes mis en avant et magnifiques, très bons maquillages, autant de visages morts et desséchés que de jeunesse à la fois. La continuité tient bien la route (on ne s’ennuie pas pendant 2h14 (au moins pour moi)) et l'histoire est prenante, une sorte de grande ballade bavarde. C'est là qu'on se rend compte que Faust est avant tout une œuvre philosophique et assez épuisante (inadaptable??), ce qui rend sa première vision délicate si l'on suit mal. En bref, une énorme réussite plastique, plus simplement cinématographique et une surprise de 2012, adapter une œuvre monumentale comme celle-là n'était pas des plus simple, et surtout la rendre intéressante à notre époque semblait difficile. Sokurov a réussi à créer un univers de folie et de dégoût, de croyance, de haine et d'amour à l'écran, il a réussi à créer une chose de bien singulier avec ce film très esthétisant et mélancolique, qui se finit par une marche perdu d'un monde dans la solitude et le crime. C'est aussi là la fin d'une quadrilogie exceptionnelle sur les hommes de pouvoir, où les femmes étaient finalement les plus fortes et les plus mystérieuses, gagnées par un esthétisme de l'espoir et de poésie.
    Manuel L.
    Manuel L.

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    4,0
    Publiée le 24 juin 2012
    Beau film expressionniste avec une très belle photographie.La reconstitution d'une petite bourgade du XIX ème et de ses habitants fait ressembler le monde à un cul de basse-fosse sordide d'où seule émerge la beauté féminine.Faust n'en a que plus d'excuses à céder aux manoeuvres de Méphisto.Pour public motivé tout de même.
    Lapin-54
    Lapin-54

    Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 136 critiques

    2,0
    Publiée le 15 octobre 2012
    Cette nouvelle version de Faust, est quand même bien déroutante et parfois dérangeante. La mise en scène mérite d'être regardée certes, mais que retenir d'un pareil film ? A se demander si ce n'est pas le réalisateur qui donne son âme au diable : céder aux appels de la mode.
    Antn D
    Antn D

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    1,0
    Publiée le 2 juillet 2012
    Une diarrhée verbale de plus de deux heures, tantôt magnifiée par des images suffocantes de beauté, tantôt tutoyant le kitsch laid et facile du Seigneur des Anneaux. Sokurov nous éclabousse de son génie plastique et de sa bouillie pseudo-philosophante totalement inepte. J'ai retrouvé le même syndrome que celui de Tarkovski dans Stalker: une purge vertigineuse et parfois sublime, mais une purge tout de même. Rien de plus indigeste qu'une mise en scène envoutante et une esthétique puissante au service d'un propos vaseux et volontiers scatologique et grossier. Fascinant et consternant.
    Nikolaus S.
    Nikolaus S.

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    0,5
    Publiée le 14 juillet 2012
    Festival d'images grotesques et de scènes christianophobes ( spoiler: le diable qui chie dans l'église, qui roule une pelle au Christ ou à Marie
    , etc. pffff quelles pitoyables pantalonnades) ou tout simplement répugnantes (autopsie, spoiler: exhibition d'un quasi-foetus mourant
    , spoiler: anatomie difforme du démon
    ), le film de Sokourov est surtout pour l'essentiel d'un ennui mortel ; ce qui s'y passe tient en 2/3 lignes, la narration est faible, le jeu théâtral, le cabotinage de certains acteurs omniprésent, les dialogues lourdingues se parent d'une profondeur feinte. On est extrêmement loin de Goethe, aussi le tournage en allemand ne s'imposait guère.
    Seule la photo est à sauver de ce naufrage qui a été encensé par tout ce que la critique compte de pseudo-intellos arty de gôche, qui ne sont à l'aise que dans la fange de la médiocrité déguisée en génie. Sokourov, qui n'a manifestement rien d'antimoderniste et dont le prétendu nationalisme me semble bien usurpé (c'est une technique habituelle des escrocs qui dirigent ce monde), est donc bien un auteur ; mais un auteur surfait.

    PS Évidemment, le diable est blond et le bon Faust est brun. Aucun cliché antieuropéen ne nous sera épargné.
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