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Kouto
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3,0
Publiée le 12 août 2025
S’il n’a plus la fraicheur et le charme de son précédent long-métrage, le film de Michel Leclerc conserve la même envie et une sympathie pour des personnages marginaux attachants. En profitant pour mettre un petit coup de pied au derrière des chaines de télévision, la comédie manque de peps car elle se montre un peu trop longue et n’est pas aussi impertinente qu’espérée.
Télé Gaucho est un film français réalisé par Michel Leclerc en 2011. Michel Leclerc est aussi le réalisateur des très bons films : "J'invente rien" et du "Nom des gens" et plus récemment "La lutte des classes" et l'excellent " la vie très privée de Monsieur Sim". "Télé Gaucho" s'inspire librement de l'histoire de "Télé Bocal", Michel Leclerc et sa femme, la scénariste Baya Kasmi, sont des anciens de Télé Bocal. Ce film autobiographique raconte l'aventure de cette chaîne de télévision associative qui a bel et bien existé et diffusé ses programmes à la télévision par la TNT. Télé de quartier associative crée en 1995, Télé Bocal a ensuite développée une chaîne YouTube, qui a été censurée en 2018. Télé Bocal existe toujours via son site internet. Un univers totalement foutraque, une bonne distribution, avec Félix Moati (fils du réalisateur et journaliste Serge Moati), Sara Forestier, pétillante, Éric Elmosnino, Maïwenn, Emmanuelle Béart, Zinedine Soualem, Christiane Millet et Lionel Girard, qui effectue une très bonne prestation dans le rôle d' Adonis. Lionel Girard a réellement participé à l'aventure Télé Bocal où il fut monteur de 1996 à 2001. Il est comédien et chanteur ; il joue ici son propre rôle. Une comédie très sympathique, qui peut paraître, au départ, comme une petite comédie mal filmée avec une addition de scènes gesticulantes, bruyantes et désordonnées filmées caméra sur épaule, cette première impression peut légitimement donner envie de décrocher, mais Télé-Gaucho s'avère être un véritable long métrage, avec une durée généreuse et une réalisation de bonne qualité. Un bon moment passé en découvrant l'histoire d'une télé libre ayant réellement existé dans les années 90.
Bonne réalisation De Michel Leclerc. Avec " Télé Gaucho", il nous offre une Comédie rythmée, à l'ambiance jeune et au ton hyper sympathique. Son scénario nous conte l'histoire de Victor (de Bures-sur-Yvette). Le jeune cinéaste en devenir, va travailler pour une TV libre, une télévision associative de quartier qui va changer le Monde. L'action se passe dans les années 90. Avec une approche sociale coutumière, Michel Leclerc écorche au passage le CSA et les grandes chaînes de télévision. Le film nous propose également une belle distribution avec la participation très appréciable d'Emmanuelle Béart, la belle présence de Sara Forestier, et les superbes prestations d'Éric Elmosnino et de Félix Moati à juste titre récompensé pour ce rôle.
Un bon film français sur les manifestations sociales. Eric Elmosnino incarne un journaliste. Félix Moati interprète un jeune intellectuel . Une bonne fiction engagée.
sans avoir de sympathie particulière pour le mouvement présent qui colle à la mouvance de nuit debout, j'ai tout de même apprécié ce film qui à mon sens représente fidèlement la tendance extrême gauchiste décalée libertaire et utopique.
Un peu gaucho, mais surtout rigolo. L'histoire du jeune Félix Moati évolue en toute légereté tout en étant engagée, drôle, attendrissante... Une vraie découverte. Les acteurs sont très bons.
N'écoutez pas ceux qui descendent ce film juste par conviction politique personnelle. Ce film recèle de bonnes idées mises en application de bien forte manière et dans l'ensemble, les comédiens tiennent bien leurs rôles. C'est une univers abstrait et décadent mais qui reflète bien une atmosphère réelle. D'ailleurs, il suffit de regarder des chaînes comme TF1 et toutes les niaiseries de téléréalité abrutissantes pour se convaincre de la médiocrité audiovisuelle du paysage français.
Un film à voir comme la période de l'adolescence, c'est-à-dire comme une expérience pleine d'incohérences, de combats, d'amour, immature mais remplie de tendresse pour la vie avec ses échecs et réussites. A la fin, comme Victor, nous devenons mélancolique de cette période, de ce que nous avons partagé avec les personnages durant ces quelques minutes.
Il n'y a pas à dire, Michel Leclerc est un réalisateur situé à gauche dans la sphère politique, si on ne l'avait pas déjà compris avec "Le nom des gens" on le comprend encore plus avec "Téle Gaucho". Ce que j'aime dans ce film c'est son intelligence. En effet il aurait été facile de tomber dans la propagande à tout va de l'extrême gauche. Mais le film va plus loin grâce aux différents points de vue des personnages, avec Eric Elmosnino génial, et Sara Forestier qui livre encore une grosse performance. Ensuite,e même si je n'ai pas trouvé l'acteur folichon Félix Moati il permet de faire le lien entre la gauche et la droite. Il montre que la droite est inséré dans un système qu'elle ne peut se défaire, représenté par le personnage de Emmanuelle Béart et au fond montre que l'extrême gauche à ne pas être assez ouvert d'esprit va la conduire à créer sa propre perte. Bref un film qui tend à gauche mais qui ne fait pas son apologie et qui montre les dérives d'une doctrine sans pour autant dire, la droite c'est de la merde. Et c'est cette subtilité qui fait toute la force du film.
Quel joyeux bordel ce film ! A l'instar de ce que pouvait être Télé Bocal dans les années 90 où Michel Leclerc a collaboré. Cette atmosphère anarchiste est donc particulièrement bien retranscrite, mais c'est aussi cela qui entraîne les limites du film. Une critique également des idéaux de gauche où chacun doit faire face à ses contradictions. Malgré tout, cette bande de pieds nickelés est attachante et l'on passe un bon moment de divertissement. Une des rares comédies françaises tenant la route sans le battage médiatique que connaissent les films de Dubosc, Boon ou Mérad, par exemple...
Une comédie un peu faussement irrévérencieuse, un peu bourrée (volontairement) de clichés, mais avec de bons moments. La fraîcheur des comédiens et des dialogues fait plaisir dans un cinéma français parfois un peu terne. Hélas pas grand chose de marquant à retenir de ce film, qui fait passer le temps en arrachant parfois un ou deux sourires, sans plus.
BROADCAST NEWS. Les révoltés de la télé pirate. C'est foutraque, plein de charme, de la fantaisie, de la dérision et comme d'habitude le grain de folie de Sarah Forestier. En 3 films Michel Leclerc s'exprime avec talent.
Le film met assez bien en scène les déboires auxquels ce groupe de gauchistes engagés fait face et déroule en parallèle plusieurs histoires plus personnelles qui rendent le film plutôt touchant par moments.