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Un visiteur
5,0
Publiée le 24 mars 2013
Bonjour, Je n'ai pas lu le roman "Le Mur invisible" de l'écrivaine autrichienne Marlen Haushofer (1963), mais le film a eu l'effet de la madeleine de Proust en évoquant ma jeunesse en montagne. Le début étrange rappelle le film "le territoire" de Raoul Ruiz (1980), et le climat général celui "Des nouvelles d'Agafia" de Vassili Peskov chez Actes Sud 2009 ou encore "Les enfants de Noé" de Jean Joubert (1988). Laissez-vous emporter ...
Bonjour Je viens de voir par hasard ce film sur arte car je ne connaissais pas et ne savais pas qu'il passait. Des les premiers moments jai été captivé. Ce film ma entraîné dans un univers duquel je nai pas pu me detacher jusqu'à la fin. C'est impressionnant car il ne se passe pas grand chose quand on prend du recul mais c'est envoûtant et bouleversant. Les images sont au millimètre pour faire mouche a chaque seconde. Vraiment jai découvert un style que je ne connaissais pas mais que j'attendais. C'est une revelation.
La voix off pourra paraître trop présente à certains, pour moi, elle accompagne parfaitement un film unique, porté par une actrice remarquable, une photographie superbe, une ambiance à part... une expérience singulière, à voir absolument.
On reste admiratif devant un tel paysage si joliment filmé et sur la performance de l'actrice qui porte sur ses épaules le film. Cette solitude la pousse à méditer et créer un lien fort avec le chien (du réalisateur d'ailleurs) et amène le spectateur à en faire autant. Film quand même assez difficile car très lent et sans histoire en soi.
Une idée de base intéressante, une performance solide de Martina Gedeck, des prises de vue magnifiques. Et pourtant... Il manque quelque chose que je ne sais exprimer, un sentiment d'interrogation sur ce que j'ai vu (perso n'ai pas lu le roman) : Est-ce un délire psychotique, une paranoïa pure ou un véritable cauchemar? J'attendais la réponse sur la fin. Et puis, le néant, un vrai mur interrogatif. Je pense que la lecture du roman va m'aider a comprendre davantage...
Nous n’aurons jamais la clef de cet isolement soudain et définitif auquel est confronté l’unique personnage de ce film. La narration du récit repose entièrement sur le procédé de la voix off, qui souligne parfaitement le côté anxiogène que vit l’héroïne en opposition avec cette nature à la fois merveilleuse et inquiétante qui l’entoure inexorablement. Ce concept fonctionne bien durant une bonne moitié du film mais au-delà la répétition s’installe, le sujet semble se mordre la queue et notre attention de spectateur peu à peu se voit grignotée.
Un très beau film complètement... déprimant ! Le rythme lent, la musique douce, de qualité, bien ajustée, une belle image et une histoire qui se laisse contée... mais franchement... what's the point. C'est triste et frustrant d'arriver à la fin de cette manière... le parallèle avec l'Histoire OK c'est la métaphore que j'y vois mais bon. En fait il faudrait prévenir le spectateur : "Attention le film qui va suivre dure 2h et se termine comme il commence, si vous n'adhérez pas aux premières minutes, abandonnez"
Ici, le coup du mur invisible devient prétexte à un questionnement philosophique sur l'être humain, son rapport à la Nature et aux autres êtres qui la peuple. Pas d'extraterrestres ni autres expériences gouvernementales. D'ailleurs, l'existence même du mur est vite passée aux oubliettes.
Très rapidement, l'être humain isolé se met en quête spirituelle. Si, dans un premier temps, la Nature semble lui être hostile, il apprend très rapidement à composer avec ces forces qui procurent nourriture et sources de contemplations et de bonheurs. C'est donc logiquement que l'Homme trouve sa place et son bonheur DANS et AVEC la Nature, et plus CONTRE. La cohabitation devient alors un enjeu crucial pour le bien-être de tous les êtres vivants.
On y retrouve la patte de Rousseau, bien entendu, mais aussi de Thoreau, Diderot et même Épicure.
Une sorte de nouvelle passion morbide pour le cinéma autrichien, que je ne partage avec personne de raisonnable, je dois bien le reconnaître, m'a poussé à aller découvrir le film du jeune prodige Julian Roman Pölsler : Le mur invisible. En réalité, je dois dire que c'est également le pitch du film, tiré d'un roman de Marlen Haushofer, Die Wand, qui m'a attiré.
Une femme se rend chez des amis, dans.... la suite ici :
Je me dis que cela doit être difficile de filmer la solitude avec une équipe de cinéma au grand complet…. Le film est passionnant dans son sujet. La place de l’homme dans la nature. Il faut du temps pour décrypter le vrai message du film et je crois que l’intérêt majeur, donc ce mur, c’est la volonté de cette femme: s’isoler du monde. Il faut prendre garde en vérité pour ceux qui cherchent autre chose dans leur vie, de créer justement un monde secret où personne ne serait bienvenu. Parfois la solitude est voulue, mais est-elle bien vécue? Tout ce que dit cette femme est troublant sur le besoin des autres. Je vais m’arrêter là dans l’analyse. Cependant je sors un peu déçu car ce qui m’a dérangé ce sont les éternels incursions dans le présent. Elle raconte donc son aventure au passé. Pourquoi ? C’est un peu gênant. Et la fin mériterait encore une analyse psychologique mais je la laisse se découvrir elle-même à tout un chacun.
Une fable fantastique et métaphysique surprenante, au récit intrigant mais un peu trop bavard, qui interroge de manière pertinente sur la condition humaine, servie par des décors naturels sublimes et l’interprétation remarquable de son héroïne.
D'une lenteur extrême, c'est plutôt morne, presque chiant, dommage car l'idée de départ m'emballait et les paysages sont somptueux. La voix off donne un ton dépressif au film, c'est sombre, froid, long, très long.
C’est un beau film profond, intriguant et contemplatif. Une réflexion sur la nature humaine… Une œuvre honnête et originale, à laquelle on pardonne assez facilement ses lenteurs…