Un film bien lent , plutôt soporiphique. Le thème aurait pu être intéressant , l'idée de base étant très originale, mais la mise en scène est poussive, répétitive. On perd vite pied, et on ne suit plus les errements de cette femme isolée. L'image est belle et soignée , les paysages de montagnes magnifiques, mais cela ne suffit pas.
“Le mur invisible” est une adaptation d’un roman de Marlen Haushofer écrivaine autrichienne (1920-1970) proche de la nature pour avoir été élevée dans une maison forestière. Le livre aujourd’hui oublié comme toute l’œuvre de Marlen Haushofer reçut le prix Arthur Schnitzler en 1963 et fut un best seller en son temps. En cette période d’interrogation sur la place de l’homme au sein de son environnement, Julian Pölsler metteur en scène de théâtre et de télévision a eu la très bonne idée de porter à l’écran ce conte philosophique variante féminine et contemporaine du mythe de Robinson Crusoé. Pas de long prologue de la part de Pölsler pour expliquer la situation et la mettre en perspective comme théâtre possible d’un film d’aventure. C’est comme si Dieu avait brutalement décidé de poser sur cette portion de montagne autrichienne la coupole en verre d’un énorme plateau à fromage pour regarder ensuite ce qui s’y passe à l’intérieur. La femme jouée par la très minérale Martina Gedeck se trouve brutalement mise en situation de devoir se passer de tout contact avec ses congénères et comme Robinson Crusoé autrefois sur son île, va devoir apprendre la solitude tout en opérant un retour aux fonctions primitives de la survie. La femme qui parle en voix off narrant des passages d’un journal qu’elle remplit pour ne pas perdre contact avec tout le savoir emmagasiné dans sa vie d’avant le mur, effectue comme un voyage à rebours qui sans une vigilance en éveil constant l’entrainerait vers une animalité enfouie sous des siècles de civilisation mais qui affleure très vite dès que l’instinct de survie est sollicité. Ce sont ses périodes de doutes et ses moments de contemplation qu’elle nous fait partager, s’interrogeant sur son rapport aux animaux et sur l’incapacité de l’homme à vivre en harmonie avec la nature. Ces réflexions rythmant la vie rude de cette femme qui ne peut plus parler avec personne sont accompagnées d’une photographie sublime des paysages alpestres autrichiens offrant des vues grandioses mais parfois inquiétantes que n’aurait pas reniées Caspard David Friedrich. Trois cent ans se sont écoulés depuis la parution des aventures de Robinson Crusoé et les accents rousseauistes de Daniel Defoe se sont bien sûrs teintés d’amertume et de désenchantement, l’homme n’ayant depuis lors que su utiliser sa capacité à créer pour dominer son environnement sans se soucier des dégâts collatéraux. Le destin de cette femme donne souvent le vertige du néant mais apporte aussi une joie retrouvée de l’osmose avec la nature qui nous montre la voie que nous n’aurions jamais dû quitter. Le film permettra à chacun de ceux qui voudront bien se pencher sur le douloureux mais salutaire parcours de cette femme sous cloche, de se rappeler que l’homme n’est qu’un dans un tout plus vaste que lui. A voir absolument.
ce film est tout simplement magnifique et profondément bouleversant. Cette femme sans nom est-elle réellement enfermée dans les bois avec un vrai mur, ou bien est-elle tout simplement folle, et s'est créé elle même un "mur invisible" dans sa psyché ? Reste que son histoire d'amour avec ses animaux, et en particulier avec Linx, le chien, est sublime. Il faut avoir été attaché profondément à des animaux pour comprendre ce qu'elle peut ressentir en les perdant, et pour comprendre sa peine infinie concernant son chien. Ses paroles pour son chien: "Tu sera dans chacun de mes pas, et je serais dans chacun des tiens...", je les dédient à mon chien, Bundy, avec qui j'ai partagé ma vie pendant 11 ans, et qui est parti il y a maitenant 2 ans.
Une femme bloquée dans les alpes par un mur invisible doit apprendre à survivre en compagnie d'animaux. Stephen King sur le même sujet enfermera une ville entière dans son roman "Le Dome" (voir aussi : Les Simpson le film.. ! sur le même postulat). Dommage que la narration soit vaguement ennuyeuse car l'image est magnifique, on est plus dans un film contemplatif que dans un survival. A voir car unique en son genre.
Oh, la déception ! Je m'attendais à tout ce que l'histoire laissait présager mais rien, absolument rien de tout cela ! La voix off est plate, blanche, dénuée de tous sentiment. L'histoire de cette vie, coupée de tous et de tout, pouvait être riche d'enseignements, qu'il soit spirituel ou sur la manière de se débrouiller et le réalisateur a laissé passer sa chance de nous emporter vers le magnifique, nous laissant cloués sur place. Dommage, très dommage !
Film splendide et original à tous égards. Revu hier sur Arte. Seul bémol des "trous" ou plutôt incohérences , ou ai-je somnolé ? : tout d'un coup, deux chats au lieu d'un seul..Pourquoi pas plus d'explication sur les paysans figés dans la ferme derrière le " mur" ? Ne veut-on pas induire que la vie est figée dans le vrai monde et ne suit son cours que dans l'enclos ? etc
Une réflexion philosophique sur la solitude, l'isolement et la survie. Ce fameux mur invisible est bien représenté et produit son petit effet claustrophobique. A part ça, c'est uniquement le visage triste de Martina Gedeck qui va occuper le cadre pendant 1h30 avec de nombreuses balades dans les alpages par toutes les saisons où elle va rencontrer quelques animaux qui lui tiendront compagnie. C'est très bien filmé avec de jolis passages musicaux. C'est tout ce qui se passe avec sa voix off constante qui raconte un peu tout et n'importe quoi. Peut-être une oeuvre où il valait mieux lire le bouquin avant pour bien saisir son contenu...
Que d'ennui... De jolies images certes, et puis quoi?... Une actrice pas franchement charismatique et qui joue dans l'ensemble de manière très plate, un scénario pour ainsi dire inexistant, aucune explication, aucune tension... bref rien. Ce film n'est qu'un long monologue un brin décousu et plutôt ennuyeux.
On reste admiratif devant un tel paysage si joliment filmé et sur la performance de l'actrice qui porte sur ses épaules le film. Cette solitude la pousse à méditer et créer un lien fort avec le chien (du réalisateur d'ailleurs) et amène le spectateur à en faire autant. Film quand même assez difficile car très lent et sans histoire en soi.
Bonjour Je viens de voir par hasard ce film sur arte car je ne connaissais pas et ne savais pas qu'il passait. Des les premiers moments jai été captivé. Ce film ma entraîné dans un univers duquel je nai pas pu me detacher jusqu'à la fin. C'est impressionnant car il ne se passe pas grand chose quand on prend du recul mais c'est envoûtant et bouleversant. Les images sont au millimètre pour faire mouche a chaque seconde. Vraiment jai découvert un style que je ne connaissais pas mais que j'attendais. C'est une revelation.
1 étoile pour le paysage. Si vous voulez déprimer c'est un film pour vous, Après avoir commencé le films j'ai voulu absolument allé jusqu'au bout pour voir comme il se termine mais il termine comme il a commencé. Ennuyeux, lent. spoiler: 3/4 Du films tourne autour de la mort du chien.
C'est avec un certain interêt et plein d'interrogation que l'on suit la vie de l'héroïne dans ce huis clos énigmatique. Les images, les couleurs de l'environnement sont vraiment magnifiques. On ressent l'angoisse de la prisonnière mais on peut s'étonner de ses réactions qui semblent parfois être minime face à la situation terrifiante à laquelle elle est confrontée. Ce mur invisible reste une énigme jusqu'à la fin, fin émouvante pour un film emplit de mystère et de poésie.
En roman, ça aurait pu être supportable. Au cinéma, ça ne l'est pas. Il ne se passe rien pendant des plombes. Les dix premières minutes du film suffisent. Tout juste le scénario pour faire un court-métrage, et ça dure, et ça dure. Éprouvant et vain.
Tout était là pour faire de ce film un chef d’œuvre malgré les lenteurs attendues et (parfois) explicables, mais quelques points noirs l'empêche d'atteindre les 5 étoiles, à commencer par la fin. Note : n'ayant pas lu le livre, mes critiques concernent uniquement le film. La fin donc : je ne demandais pas un final hollywoodien avec explication sur la présence de ce mur (libre à chacun d'interpréter la métaphore qu'il voit en lui), mais j'aurais au moins souhaité un approfondissement sur la vie de l’héroïne spoiler: (se résigne t-elle à ne plus chercher à savoir si le mur est toujours là, préférant cette nouvelle vie d'isolement au milieu des animaux et de la forêt ?) . La musique ensuite : je l'ai trouvée presque agressive, ces quelques notes de violon ne m'ont pas semblé appropriées aux paysages magnifiquement filmés par Pölsler. Le récit du journal en voix-off : il devient de plus en plus poético-philosophique au fur et à mesure du film et lasse quelque peu sur la dernière partie, je ne sais pas si le livre est écrit et structuré de la même façon mais il y avait peut être matière à choisir des passages moins plan-plan (pour ne pas dire chiants). Comme dit au début, certaines lenteurs sont explicables, d'autres non, on avait bien compris le principe, inutile de nous montrer 10 fois l'héroïne en train de marcher dans la neige pendant de longues minutes. Ça peut paraître beaucoup, mais ces points négatifs ne sont que peu de choses comparés au potentiel qu'avait ce film dès le départ. Dommage...