D'une lenteur extrême, c'est plutôt morne, presque chiant, dommage car l'idée de départ m'emballait et les paysages sont somptueux. La voix off donne un ton dépressif au film, c'est sombre, froid, long, très long.
"Le mur invisible" et "Ana non" sont parmi les livres qui m'ont le plus marquée de toute ma vie. J'ai tellement adoré le 1er que je l'ai offert à tout le monde autour de moi. Le film est pareil : fascinant et bouleversant. Quelle prouesse d'avoir réussi à porter l'oeuvre à l'écran, à magnifier des paysages décrits de longues pages durant, sans jamais être infidèle ni ennuyeux, et à nous faire vivre et ressentir par procuration la survie de l'héroïne si intensément ! Le réalisateur a mis 10 ans à y parvenir je crois, ça valait le coup d'attendre.
Une belle proposition de cinéma à la fois contemplatif et angoissant. Le périple du personnage de Martina Gedeck face à ce mur invisible se transforme peu à peu en chemin existentiel au frontière du fantastique et déroule toute une réflexion sur le sens de la vie, de la mort. L'actrice occupe quasiment tous les plans de ce film et réussi une belle performance. La mise en scène est épurée, parfois malmené par l'irruption de choses incongrues ou violentes. Le film se double également d'une célébration réaliste de la nature, belle et cruelle. d'autant que les paysages filmés sont d'une beauté à couper le souffle. Singulier et prenant.
Une fable fantastique et métaphysique surprenante, au récit intrigant mais un peu trop bavard, qui interroge de manière pertinente sur la condition humaine, servie par des décors naturels sublimes et l’interprétation remarquable de son héroïne.
C'est mou, c'est long, c'est chiant ! Le postulat de base est intéressant mais on se retrouve juste avec une femme qui organise sa vie solitaire dans les montagnes : entre "Robinson Crusoë" et "ma vie de berger". Le film ne traite pas du tout de l'origine ou des conséquences du mur, mais seulement de la vie de cette femme avec ses animaux. Le seul passage vraiment intéressant c'est lorsqu'elle préfère tuer le seul autre être humain restant pour protéger ses animaux, mais c'est totalement bâclé. Bref, on s'ennuie à mourir.
J'avais lu le "roman" de Marlen Haushofer, et il m'avait bouleversée, plus que cela. C'était un attrait profond, une sorte de fascination. Puis j'ai vu le film, dernièrement, et à mon étonnement, je l'ai trouvé...tout aussi fascinant, alors que généralement, pour moi c'est la déception qui suit la réalisation d'un bon roman. Après avoir lu vos critiques, je me rends compte que beaucoup partagent mes impressions, donc je me demande quelles cordes sensibles vient toucher en nous ce mythe de Robinson ? Le film , qui a demandé du temps et du travail au réalisateur, me semble réussi par l'interprétation, le cadrage, la lumière et beaucoup aussi par le choix inévitable des séquences (que dire, que ne pas dire du roman ?), par une sorte de discrétion aussi (ne pas montrer le visage de l'agresseur), la splendeur de la nature qui peu à peu amène l'héroïne à "vivre" à un niveau tel qu'on peut espérer pour elle une fin paisible . Bref, une totale réussite !
C’est un beau film profond, intriguant et contemplatif. Une réflexion sur la nature humaine… Une œuvre honnête et originale, à laquelle on pardonne assez facilement ses lenteurs…
Je me dis que cela doit être difficile de filmer la solitude avec une équipe de cinéma au grand complet…. Le film est passionnant dans son sujet. La place de l’homme dans la nature. Il faut du temps pour décrypter le vrai message du film et je crois que l’intérêt majeur, donc ce mur, c’est la volonté de cette femme: s’isoler du monde. Il faut prendre garde en vérité pour ceux qui cherchent autre chose dans leur vie, de créer justement un monde secret où personne ne serait bienvenu. Parfois la solitude est voulue, mais est-elle bien vécue? Tout ce que dit cette femme est troublant sur le besoin des autres. Je vais m’arrêter là dans l’analyse. Cependant je sors un peu déçu car ce qui m’a dérangé ce sont les éternels incursions dans le présent. Elle raconte donc son aventure au passé. Pourquoi ? C’est un peu gênant. Et la fin mériterait encore une analyse psychologique mais je la laisse se découvrir elle-même à tout un chacun.
Ça commence bien, j’aime cette lenteur et l’étrangeté d’une situation absurde qui ne cherche pas de pourquoi. Et puis, la forme me lasse, les réflexions de la protagoniste ne m’étouffent pas de leur philosophie. Même si c’est une fable, on sent trop la mise en scène. Là où je décroche carrément c’est la scène de la mort du chevreuil. Je ne comprends pas qu’on tue un animal pour un film. Même s’il va être mangé après j’imagine. Il ne faut pas mélanger la survie d’une personne dans la vraie vie qui tue pour se nourrir, et se « payer le luxe » de tuer un animal sauvage pour la « beauté esthétique » de la mort qui sert le propos d’un film. Je suis très choquée par ce permis de tuer au nom d’une œuvre, qu’elle quelle soit. Il y’a plein de manières de signifier la mort de manière frontale sans la donner !
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1,0
Publiée le 25 octobre 2020
Voici le synopsis en vacances avec un couple dans leur refuge à la montagne une femme se retrouve seule au chalet un après-midi inexplicablement piégée par un mur invisible. Son isolement derrière la barrière devient de plus en plus surréaliste au fil des heures, puis des jours, puis les semaines passent. Ca sonne comme une histoire cool non. Je veux dire comment va-t-elle sortir. Mais malheureusement elle va passer la majeure partie du film à découvrir la nature de ce mur puis à essayer de lui échapper. Quand elle rencontre le mur pour la première fois elle est sur un chemin. À côté du chemin se trouve une rivière où l'eau coule clairement à travers le mur est ce que vous n'essaieriez pas de nager dans l'eau pour voir si vous pouviez passer sous le mur. Lancez-lui des pierres pour essayer de voir à quelle hauteur il va. Il semble que les oiseaux puissent traverser et sortir du mur et la pluie, la neige et le vent existent toujours donc ce n'est pas comme un dôme. Si vous voyez quelqu'un deux ans après ce voyage n'essaieriez-vous peut-être pas de lui parler pour voir d'où il vient (même s'il vient de tuer votre chien) au lieu de simplement le tuer. Vous et moi le ferions probablement parce que nous ne sommes pas des vecteurs de philosophie. La femme cependant, n'existe que comme véhicule de la philosophie donc rien de ce qu'elle fait n'a de sens. Elle est trop occupée à contempler sa solitude que d'essayer de faire quoi que ce soit. Alors nous les spectateurs de ce film magnifiquement tourné (c'est vraiment magnifique !) devons souffrir de la solitude avec elle plutôt que de la voir essayer de faire quelque chose à ce sujet. Elle ne creuse jamais un trou sur le bord du mur pour voir à quelle profondeur cela va. Au lieu de cela elle passe 10 jours à attendre d'être sauvée puis accepte simplement son destin. Et cela se produit environ 10 à 15 minutes après le début du film alors préparez-vous à philosopher...
après avoir vu le film , je me dis que j'aurais peut être plutôt dû lire le roman. La photographie est belle dans ce film, mais ce film donne plus l'impression d'être raconté par la voix off omniprésente que par les images. Quel est l’intérêt du film par rapport au roman du coup si l'histoire se base essentiellement sur la parole et pas sur l'image qui sert juste à nous montrer de beaux paysages. Il y avait moyen de faire un chef d’œuvre si seulement la réalisatrice avait compris qu'on peut véhiculer un message juste par l'image sans avoir à expliquer par la voix off ce qu'on est censé ressentir en regardant l'image. Genre quand le personnage part dans les alpages, il y a une succession de plans magnifiques sans voix off qui montrent qu'elle se sent apaisée, et paf il faut quand même après ca que la réalisatrice nous sorte une voix off pour expliquer à quel point le personnage est apaisé.
Un message passe parfois plus facilement par les mots (livre) que par les images (cinéma). Le Mur Invisible tourne un peu en rond et si des points sont bien atteints, comme le climat d'isolement, le ressenti de solitude, d'autres sont moins bien rendus. C'est le cas notamment du thème de la survie qui n'en est pas vraiment une, tellement tout à l'air d'être à portée de main (bois de chauffage, vêtements, nourritures), loin d'un Robinson Crusoé. Bref j'ai peiné à voir où la réalisatrice voulait en venir et quel était le sens profond du film...Avec ce genre de scénario psychologique et une voix off permanente sur une belle photographie des alpages, certains parleront de chef d'oeuvre. D'autres décrocheront peut être avant d'être touchés.
Le mur invisible est un film calme, lent et composé de réflexion. Il n'y a presque pas d'actions mais une voix off qui correspond à la narration du journal qu'elle écrit. Il n'y a aucune recherche de réponses sur la présence ou l'origine du mur. Elle parle beaucoup des sentiments qu'elle ressent et très peu de la façon qu'elle arrive à survivre. Le film n'est pas inintéressant mais n'a rien de passionnant.
Magnifique ! Bien sûr, il faut être sensible à ce genre de réflexion et à une adaptation (du roman de M. Haushofer) tout en subtilités. Nous ça nous a bouleversés.