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Patrick Braganti
101 abonnés
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4,0
Publiée le 19 mars 2013
Le Mur Invisible ouvre des abîmes d’interrogations sur la capacité de l’Homme à s’adapter, à trouver en lui des ressources pour ne pas sombrer et penser à la mort, des raisons pour continuer. C’est aussi l’occasion pour la prisonnière de faire un bilan, de reconsidérer son existence à l’aune de ce qu’elle vit à présent, en questionnant sa place dans le monde et celle de l’amour. Grandes interrogations métaphysiques, magnificence des paysages et retour à la nature (par obligation), voix off et monologue : voici quelques éléments qu’on a vus il y a quelques jours dans À la merveille, le dernier film de Terrence Malick. Il est tentant de mettre les deux opus en parallèle et d’opposer la vacuité et l’inconsistance de l’un à la force et à la profondeur de l’autre. Le Mur Invisible parvient consécutivement à nous inquiéter, angoisser puis nous faire réfléchir et nous émouvoir – le chien constitue ici un personnage à part entière.
Comment l’être humain s’accommode-t-il de sa solitude, de l’absence de liens sociaux, accepte-t-il sa finitude dont il ne prend le plus souvent conscience que dans des situations extrêmes. Des thèmes fondamentaux abordés avec subtilité, radicalité et panache (la photo est magnifique mais ne fabrique jamais d’inoffensives cartes postales, au contraire elle souligne l’aspect anxiogène des paysages faussement tranquilles) dans un film étonnant, porté à bout de bras par l’actrice Martina Gedeck, révélée par La Vie des autres.
Une critique pour passer un gros coup de gueule... Nous sommes à Nantes et nous disposons de plusieurs grands complexes (UGC de 12 salles, Pathé de 14 salles, Gaumont de 12 salles et j'en passe). Aucune copie de ce film n'est présenté en Loire Atlantique! C'est juste scandaleux! Voilà une œuvre qui promettait de nous transporter, de la poésie, une réflexion... C'est si rare dans le cinéma moderne. Et non, ils préfèrent nous abreuver de films mille fois vus et revus où la surenchère d'effets spéciaux, d'hémoglobine et de répliques vaseuses sont leurs seuls atouts. Surtout éviter de montrer au public que le cinéma peut être aussi de l'art et une réflexion profonde! Imaginez un peu si les spectateurs se mettaient à réfléchir, ils en viendraient à réclamer qu'on leur servent encore de longs métrages artistiques. Ce serait la mort des grandes compagnies cinématographiques, des acteurs peroxydés et des actrices dont le silicone rivalise avec le botox. Toute une économie s'écroulerait! Alors ils évitent de distribuer les œuvres artistiques en espérant les tuer dans l’œuf. Désolé du coup de gueule, mais je suis écœuré! On va faire 200 kms aller retour pour le voir à Rennes...
Nous n’aurons jamais la clef de cet isolement soudain et définitif auquel est confronté l’unique personnage de ce film. La narration du récit repose entièrement sur le procédé de la voix off, qui souligne parfaitement le côté anxiogène que vit l’héroïne en opposition avec cette nature à la fois merveilleuse et inquiétante qui l’entoure inexorablement. Ce concept fonctionne bien durant une bonne moitié du film mais au-delà la répétition s’installe, le sujet semble se mordre la queue et notre attention de spectateur peu à peu se voit grignotée.
Intrigué par la bande annonce, je suis allé voir ce film. Deux personnes dans la salle... c'est dire qu'il faut faire fonctionner le bouche à oreille pour inciter à aller voir cette fable philosophique. Un Robinson Crusoé au féminin, un océan de verdure et/ou de neige. Un film dans lequel je suis entré sans m'en rendre compte mais qui m'a bien plu. Est-ce un grand film, je ne sais pas, mais le jeu quasi mutique de Martina Gedeck, le ton calme de sa voix off, le rythme du montage... en font un film réellement digne d'intérêt. A l'heure de la vie trépidante et effrénée, ça fait du bien de prendre le temps de regarder, d'écouter, de penser !
Encore un film très mal distribué ( 3 salles sur Paris ) , qui mériterait d’être découvert par un plus grand nombre de spectateurs , alors qu'un "Cloud Atlas " incompréhensible ratisse large au niveau des salles . Pas besoin d'histoire tarabiscotée et d'effets spéciaux en veux-tu en voila , une femme , quelques animaux et de magnifiques paysages peuvent captiver pendant 1h50 . Très belle interprétation , superbe mise en scène , une photo magnifique ... Une belle ode à la nature .
Quelques incoherences de scenarios dans ce beau drame insolite. La scène de l'individu etranger est hors sujet et incomprehensible dans ce cloisonnement ou l'heroine jutement a fait le tour de sa prison. Et après avoir montrer ce que chaque animal peut apporter à l'homme , pouquoi le chat n'est pas décrit comme depuis l'Antiquité comme un anti-depresseur ainsi qu'un être doux et en paix ? Juliette Binoche etait préssentie pour jouer le rôle principal et je pense que par certains moments , l'actrice n'est pas très bien dirigée. Pour l'inventivité du scenario et la maestri du chien , à voir .
très beau film . C'est un exploit d'accrocher le spectateur sur un film ou il y a seulement une actrice. Elle est avec un chien une vache un chat et tente de survivre dans un paysage super que ce soit en été ou en hiver.
On est complètement happés par cette histoire surprenante. C'est magnifique, rien à redire. Beaux paysages, excellente interprétation, tout est parfait.
Fable écologiste et humaniste réalisée avec beaucoup de délicatesse. Le film nous plonge dans l'intimité sensible d'une femme livrée à elle même au beau milieu d'une forêt. Superbes paysages, et belle réflexion servie par un monologue soigné et profond. Un bon moment (pour ma part)!