L'Apollonide - souvenirs de la maison close
Note moyenne
3,2
2142 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

327 critiques spectateurs

5
33 critiques
4
59 critiques
3
85 critiques
2
65 critiques
1
43 critiques
0
42 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Zbrah
Zbrah

60 abonnés 365 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mai 2014
Certains projets suscitent la curiosité sans que l’on ait spécialement envie de sortir le porte-monnaie pour s’en faire un avis. Alors tout d’abord, merci à Arte de diffuser ce genre de film différent sur une grande chaîne, qui plus est à une heure décente. Que l’on ait apprécié ou non le film de Bonello, l’initiative reste à saluer. Pour ma part, je ne peux pas vraiment dire que je l’ai apprécié. Le film possède des qualités indéniables, mais m’a profondément ennuyé. Seule l’attente d’un élément déclencheur force l’attention. On ne peut pas dire qu’il y a vraiment une histoire, alors souvent, les minutes sont longues. On se demande où tout cela va-t-il conduire ; quand est-ce que la situation des filles de joie va-t-elle évoluer... Finalement, Bertrand Bonello semble avoir eu pour seule ambition de décrire simplement, sans jugement ni morale, à quoi pouvait ressembler la vie d’une vingtaine de femmes, coincées dans une maison close. Selon le résumé officiel, il est question d’une « femme qui rit », or celle-ci n’est ni plus importante, ni moins bien lotie que les autres. Chacune des filles est traitée de la même manière, qu’elle soit très jeune, très belle ou défigurée. Forcément, ce genre de projet repose davantage sur son casting que sur son histoire, alors la troupe d’actrices est magnifique, en particulier Hafsia Herzi ou Jasmine Trinca. De ce beau casting, Iliana Zabeth donne l’impression d’être le maillon faible. La jeune fille semble peu à l’aise. Sa petite voix traînante atténue d’un cran sa crédibilité et son charisme à l’écran. La récemment césarisée Adèle Haenel est superbe, mais toujours dotée de cette espèce de froideur, de distance qui semble si bien la caractériser. À un moment du film, son interprétation de poupée pour assouvir les fantasmes d’un des clients est une scène purement effrayante, qui laisse entrevoir l’enfer que pouvaient vivre ces femmes. Cet enfer est d’ailleurs exposé sans jamais être édulcoré. Le tout est filmé de façon très crue, mais pudique malgré tout. Les scènes de sexe ne sont pas abondantes, ne regorgent heureusement pas de plans visant à assouvir une curiosité malsaine. Chaque image est forte de sens. Malgré tous les défauts que je viens de citer, certaines scènes ont du charme, et l’on s’attache peu à peu à ces tristes femmes. Tristes mais fortes pour tenir le coup face aux misères quotidiennes. Le tout, bien qu’assez conventionnel dans la mise en scène, propose tout de même quelques rares touches d’audace (maladroites si vous voulez mon avis). Le spectateur est mis dans l’ambiance hors normes du projet dès le début avec un générique pop décalé. Durant quelques scènes, la musique est ainsi en parfait décalage avec ce qui nous est montré. Le malaise est accentué, le spectateur perdu. De la même façon, parfois, l’écran se scinde en 3 ou 4 parties alors qu’une voix-off se fait entendre. Ces procédés tranchent avec la grâce et le classicisme que cherche à insuffler Bertrand Bonello, c’est dommage.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 mai 2014
Esthétiquement, le film est un chef d’œuvre : les décors, les costumes et les plans sont superbes. Le scénario est plutôt bon, car subtil, mais il souffre peut être un peu de longueur. Il n'y a pas forcément une trame principale qui tient le spectateur en haleine. On suit juste la vie de ces femmes qui vivent dans cette maison close au début du XXème siècle. La retranscription de l'époque est excellente. Les acteurs sont bons même si j'ai eu un peu peur au tout début du film car les premiers dialogues m'ont semblé sonné faux. Mais je ne me suis plus dit ça pour le reste du film. Seul petit bémol : la musique. Les morceaux choisis sont de qualité mais cassent parfois le rythme du film (d'autant plus quant au montage on passe successivement d'une séquence en musique à une séquence sans, ce qui n'est pas très agréable pour les oreilles) ! Selon moi c'est un bon film qui mérite d'être vu pour ses qualités esthétiques évidentes. Mais il s'adresse peut être plus à des cinéphiles.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mai 2014
Très bon film. Une belle plongée dans le monde des bordels du début du XX ème. Une belle découverte.
Les actrices sont brillantes. Il n'y a rien à redire. J'ai lu les critiques négatives. Je les trouve infondées et parfois même stupide. Je conseille ce film. Il est émouvant.
Jonathan M
Jonathan M

167 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mai 2014
Huit clos charnel, sans état d'âme et impure. Le récit de Bertrand Bonello est concis, fluide, trop fluide. Avec beaucoup de redondance, de retenu dans une folie trop douce. Là où on attend des palpitations, on nous conte, de manière très plate et avec très peu d'envergure, le quotidien de jeunes femmes dans la monotonie de leur prison sensuelle. Côté mise en scène, couleur chaude et chatoyante sont de rigueur, costumes éminemment bien fournis, casting féminin bien construit.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 mai 2014
Très moyen est une moyenne entre Pas mal et Pas terrible.
Ce qui est spoiler: PAS MAL
, c'est l'esthétisme non-outrancier (à ambition supérieure ?) du film avec ses costumes, sa mode & sa déco (que j'apprécie depuis toujours), ses détails, ses couleurs, sa lumière, sa douce lenteur, une certaine forme de poésie. C'est aussi un film presque documentaire sur la vie de prostituée en maison close parisienne vers 1900 dans l'aspect banal de son quotidien, et référentiel à Hugo, Huysmans, Baudelaire, Maupassant dans sa Maison Tellier, et autres huiles de notre littérature. On peut aussi apprécier le jeu de certaines actrices bien en chair.
Ce qui n'est spoiler: PAS TERRIBLE
, c'est la pauvreté du scénario seulement alimenté par un quotidien binaire entre plaisirs & fastes de la nuit, et tristes banalités répétitives d'une colonie de jeunes filles sans avenir, dont l'histoire personnelle est juste effleurée. C'est l'amitié & la solidarité entre les filles vivant ensemble sans aucune rivalité ou jalousie ou haine, comme si ça existait ! C'est la violence de certaines scènes qui coupent le style narratif de façon gore donc choquante. C'est l'exhibition faussement (je souligne) pudique ou innocente des chairs, que même un film sur une maison close n'aurait pu que suggérer. C'est les anachronismes comme justement quelques corps squelettiques (façon années 2000) de prostituées à une époque où ils auraient été perçus comme monstrueux, ou les sous-vêtements et corsets multicolores à une époque où ils étaient tous blancs ou chair. C'est des longueurs, le rythme presque soporifique du scénario duquel à un certain moment, on comprend qu'il n'y a plus rien à attendre.
Jahro
Jahro

68 abonnés 684 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2015
Bertrand Bonello s’est fait connaitre à tous par sa vision d’Yves Saint-Laurent, mais l’homme était loin d’en être à sa première sortie. Voici par exemple L’Apollonide, portrait halluciné d’un bordel à l’aube du vingtième siècle. La période est charnière : la maison, déjà close, va en plus bientôt fermer. C’est pourtant l’âge d’or pour les lupanars, mais que voulez-vous, la filière affiche un gros turnover. Bref, nous voilà coincés entre les murs (on ne voit presque jamais la couleur du ciel), décor monobloc où les filles sont jeunes et jolies et surtout captives, et les types sont malsains – des vieillards trop polis, des bellâtres trop factices. Le salon où s’unissent les convives est une scène de fantasmes, un théâtre de dépravations, tout fait de fausse retenue et de vraies attirances, de poses carnassières et de peur lancinante : le sang, les virus, le trottoir, le métier est à risques. Comme à chaque fois, le cinéaste invite Josée Deshaies, qui partage sa couche et dirige ses lumières, et nous voilà partis pour une expo photo première classe bizarrement drapée de soul 70’s. Attention, tout le monde n’appréciera pas le voyage. Symbolistes, exigeants, ces souvenirs fignolés pour la croisette diviseront les spectateurs. Alors : ampoulé ? Eclairé ? La question demeure.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 mai 2014
Très instructif. Pas un chef - d'oeuvre, car l'objectif n'est pas là, mais tout de même un film intéressant (voire explicatif) sur ce qu'était une maison close parisienne à l'époque, avec ses règles, ses contraintes, ses illusions, et sa chute. Je l'ai regardé dans le simple dessein de m'émerveiller avec la beauté de l'ambiance, j'en suis ressortie avec une réalité derrière le rideau. Pour moi ce film n'a pas pour but de faire accrocher le spectateur, mais cherche plutôt à être fidèle à la réalité historique. Il mise sur le réalisme plutôt que sur le scénario ou tout le reste, il s'accorde à respecter la réalité de ce qu'était une maison close au début du XXème siècle et tout le reste est superflu; mais il n'en convient pas moins qu'ils ont cherché à romancer un minimum, sinon cela en ferait un docu-fiction. Dans le même style (mais avec un travail moins axé sur le réalisme) la série Maison Close de Canal+.
Raphaël O
Raphaël O

187 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mai 2014
Malgré une bonne idée de départ, des comédiennes plutôt convaincantes et des musiques entraînantes, le scénario manque d'originalité et est confus vers la fin.
La faute, sans doute, à des dialogues plats et des situations répétitives.
On s'attendait à mieux...
The Claw
The Claw

76 abonnés 727 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mai 2014
Un film assez curieux. Quelques scènes très intéressantes, car étranges avec un certain côté macabre et cauchemardesque. Mais dommage que la majeure partie du film soit constitué de dialogues inintéressants et chiants. Ce que j'ai beaucoup aimé en revanche, c'est la bande son, qu'elle soit soul, classique, blues... elle crée des anachronismes bien sympathiques dans le film. Et la fin énigmatique m'a bien plu également. Pour les curieux.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 mai 2014
L'élégance côtoie la cruauté, la volupté flirte avec l'horreur la plus morbide. Un film étonnant dans sa construction et dans son ton, à la fois doux et brutal. "L'Apollonide" traite de la prostitution, mais je crois que son vrai sujet, c'est la condition des femmes en général - la façon dont la société les maintient dans une position d'infériorité vis-à-vis des hommes.
septembergirl

671 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2014
Un drame français raffiné et délicat qui offre une magnifique esthétique. Les décors, costumes et plans sont superbes et parfaitement soignés, tout comme la BO. Une œuvre artistique, d’une rare splendeur, qui joue avec la beauté, la sensualité, et qui propose une poésie inattendue. Une chronique d’une maison close à l’aube du 20e siècle qui présente une très belle peinture de l’époque !
willycopresto
willycopresto

152 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mai 2014
Un film très intéressant et non conventionnel : intrigant parce qu'il n'y a pas d'intrigue ou d'histoire sinon la vie d'une maison close comme il y en avait encore il n'y a pas si longtemps, avec ses joies, ses contraintes, ses malheurs, ses incertitudes, ses examens médicaux... Et la description d'un milieu carcéral finalement même si les prisons étaient dorées : on n'en sortait que de temps en temps pour aller prendre le frais à la campagne. Evidemment, un tel film eut pu donner lieu à une débauche d'érotisme et d'étalage de chair fraîche féminine : celui qui regarde ce film pour celà sera déçu car il y a de superbes nus féminins, avec tout ce qu'il y a de potelé comme on les aimait avant l'avènement des mannequins longilignes, mais ici, la nudité féminine même intégrale est traitée avec beaucoup de fraîcheur comme jadis les photos de David Hamilton : le flou n'est pas dans la photo mais dans l'espèce de spontanéité naïve des filles accumulant pourtant tous les vices : sexe, drogue, cigarettes, alcool, hantées par la crainte d'être enceintes ou atteintes de MST
A propos de photos, les prises de vues sont splendides, tout comme l'accompagnement musical. Et l'on passe plus de deux heures à être spectateur privilégié sans s'en rendre compte. On a eu beau fermer les maisons closes, la prostitution exercera toujours...
Willycopresto
francechapron
francechapron

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2014
Voilà un vrai film de cinéma, qui fait ressentir toute la tristesse du monde cachée derrière ses beaux tissus et qui fait réflêchir à nos pauvres existences. Heureusement, ce type de Cinéma est là pour nous élever!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 15 mai 2014
Cornes d'aurochs ! ! Une apologie toute en tendresse mais bouffie de clichés clinquants et fallacieux qui expose le monde de la prostitution avec une complaisance qui tient de la familiarité des gens de maison. Bref, un film qui mérite de tomber dans l'abattage !
heathledgerdu62
heathledgerdu62

175 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2014
L'empire des sens s'enflamme et se dévoile. La beauté des femmes est montrée comme une innocente , une adolescente qui se perd dans les désirs fous des hommes. L'homme n'a qu'un seul désir : assouvir son plaisir. La femme lui ouvre sa fleur. Mais il veut en plus. Il en demande trop. La femme est une prostituée sans foi ni loi. Sauf celle du plaisir , de la jouissance de l'instant présent.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse