La vie de 12 prostituées dans un bordel de luxe fin 19e siècle. Si le film est esthétiquement parfait, le film tourne en rond et manque d'émotion et de progression dramatique.
Bertrand Bonello est un réalisateur qui s'est spécialisé dans le sexe ("Le pronographe" et "Tiresia") mais ici il offre une oeuvre plus "sage" et moins abrupte. Il s'agit clairement d'un des plus beaux films sur les maisons closes que le cinéma ait offert. Dans la forme les costumes sont de toutes beautés et le reste est digne d'un docu-fiction. Les filles sont toutes talentueuses malgré que leur physique est loin de l'archétype de l'époque ; en effet les anorexiques sont en lieu et place de femmes plus charnelles (plus appropriées au canon de beauté des années 1900). Le scénario a quelques trous (ellipses notamment lors du retour du tailladeur, l'émeraude...) mais le montage donne une mosaïque des plus envoûtante. Les actrices sont toutes magnifiques (quoique trop maigrichonnes pour certaines) et l'émotion a pied dans un réalisme assez radical ; lent car elles attendent une chimère c'est avant totu l'histoire unique et fidèle d'une maison close. Un superbe écrin qui manque jsute, peut être, d'un peu plus de passion.
Derrières de grands rideaux au velours mélancolique, une ombre se glisse. Timide client aux mains crispées sur son couvre-chef - riche habitué au regard narquois, l'homme s'avance dans le salon, jonché de coussins moelleux aux envies mutines. jeux futiles, regards en biais, poitrines vibrant au rythme des conversations qui finalement, ne comptent pas vraiment, moustache taillée au cristal alcoolisé, l'Apollonide passe un doigt rieur sur les contours du trou - le verre s'exclame, la femme se redresse, ses boucles tièdes rebondissent mollement contre son cou, souffle d'extase à peine retenu, vite, montons. Long plan horizontal, intime travelling dans l'antre des plaisirs, traversé par ces mouvements verticaux, d'un corps qui subitement se lève, pressé d'atteindre l'orgasme, l'organe pointé vers les cieux habités par la femme sourire, par la femme qui songe. Rêverie animale d'un félin ruminant sa vengeance en silence, étalage de sons et d'odeurs, la maison close bouillonne, se libère, parfois - putain de grâce éclaboussée - combien, pour l'éternité?
Illustration des frustrations profondes de la société bourgeoise du XIXème siècle , coincée entre moeurs puritaines et alliances maritales indissolubles. Le lien indéfectible à cette fidélité castratrice est le terreau fertile au développement de bordel en tout genre , consécration inassumé des désirs les plus enfouies , des passions les plus inavoués. L'Apollonide est la maison de tout les fantasmes , à assouvir sans vergogne ni pudeur dans les bras , dans l'intimité des dames de joies dévouées corps et âmes. Nous suivons les tribulations orageuses , passionnées , jalousées de ces filles d'Apollon en quête d'amour et de liberté prisonnières du carcan des passions et des pulsions. Aimer les huit-clos , aimer la vie , le sexe , l'impudeur , aimer les non-scénarii ... C'est une apologie décomplexée de l'esthétisme au détriment du fond. Le cadre (le bordel) , la musique , les costumes (récompensés à Cannes) , la photographie , tout est rassemblé pour créer cette ambiance , décadrant l'histoire dans une ode intemporelle. C'est beau , lent , un peu vide , un document suranné de la prostitution close et "morale".
Un film qui représente bien le décor, le scénario est très long pour exprimer peu de chose, la prison de l'esclavage pour se soumettre aux hommes qui existent depuis l'aube de l'humanité. Un film qui n'est pas à la hauteur de ce que j'espérais. Bref, je me suis ennuyé ! (Note : 2/20)
Sulfureux huis-clos, mais pourtant pas vulgaire, j’ai décidé de regarder ce film présenté à Cannes en 2011, qu’est l’Apollonide. Je n’en attendais pas grand-chose, je l’ai plutôt regardé par curiosité (on peut aussi penser par perversion, mais non, même pas). J’ai trouvé qu’au final il n’en ressort pas grand-chose, je veux dire qu’en ce sens le film est un peu vide. Mais c’est pourtant très intéressant à regarder, la mise en scène est délicieuse, les actrices parfaites, les décors sublimes. Mais ce qui m’a gêné c’est un peu cette absence de scénario, bon oui il y a bien l’histoire de la femme qui rit, et de la petite de 16 ans qui arrive, mais j’ai plus l’impression que le film s’efforce de décrire comment fonctionnait une maison close à l’aube du XXe siècle. Ca demeure donc assez contemplatif et il n’y a pas vraiment d’intrigue à suivre, ni même de dénouement à attendre. Mais bon c’est joli à voir, la musique est très belle, ça se laisse parfaitement regarder. Et c’est même légèrement émouvant.
Avec son Apollonide, sous-titrée "Souvenirs de la Maison Close", Bertrand Bonnello invite le spectateur à goûter avant tout à une ambiance. Très proprement reconstruit, le cadre de cette maison de passe au début du siècle est convaincant. On a l'impression d'être l'un de ces visiteurs, attendu mais aussi un peu voyeur (malgré le fait que le film soit tout de même assez pudique), mais un de ces visiteurs habitués et invité partout ou presque, qui va pouvoir attraper des bribes du destin de plusieurs de ces prostituées, quasiment toutes très bien campées par des actrices talentueuses. Le plus gros problème du film, c'est qu'il n'a pas grand chose à nous raconter. Peu d'enjeu scénaristique. Juste une ambiance et des destins. Personnellement, je n'ai pas trouvé ça suffisant. A force d'être trop esthétique, le film est pour moi devenu, lentement mais sûrement, passablement ennuyeux au fil de la projection.
Un film qui nous replonge dans le début du XX ème siècle et dans l'univers des maisons closes. Un film crédible qui je pense est une bonne retranscription de l'époque. Un film tout en longueur qui nous plonge très rapidement dans l'ambiance et qui nous ballade entre les différents personnages. Si il ne semble pas y avoir vraiment de fil conducteur, le film est une réussite tant par le jeux sublime des actrices que par cette réalisation réaliste.
Pas mal du tout ! Le film essaie de montre ce qui se passe dans les maisons closes et il y arrive très bien. Par contre les filles sont parfois grossière dans leur dialogues, je me demande si avant au début su siècle ils parlaient comme ça mais bon... Assez captivant.
Vraiment une très bonne surprise. Si il faut 45 minutes pour que le film soit plus que "pas mal" se film est très bon,voir plus après ces 45 premières minutes. Se qui est fort c'est que le film évite les clichés sur les prostitués,et rend les prostitués humaines,se sont des femmes très fragiles. Les décors sont vraiment splendides,le panel d'actrices est super(désolé je ne connais pas la plus part). Le film montre aussi les hommes qui sont fragiles. C'est donc un film remplis de tristesse,beaucoup d'émotions traverses ce film, un film tout en sensation. Et que dire de l'actrice qui joue la défiguré,grande classe. Bref très bon film un peux long, mais qui met du temps à vraiment démarrer.
Très bon film , l'ambiance est parfaite , Les actrices sublimes de talent , à n'en pas douter l'un des meilleurs films de 2011 . Choix osé de musique mais tout à fait dans l'air de ce temps .