un beau film pour ses décors, ses musiques, ses lumières et ses poésies... Cependant je trouve que les textes sont un peu trop chuchotés, mais ce film reste de toute évidence magnifique
Oeuvre d'art magnifique ! On est emporté par la superbe musique du 17ème siècle, une photo faisant penser à des tableaux de Rembrandt et un jeu d'acteurs subtil, avec entre autres le regretté fils Depardieu. Un grand moment qui ne se décrit pas, mais qui nous scotche du début à la fin. Quand le septième art mérite vraiment son nom...
Magnifique! Bien que le personnage de St Colombe soit romancé, la façon dont est décrite l'époque, tant au niveau de la musique, des costumes, des décors et des moeurs, est sans doute très proche de la réalité historique. La bande originale est superbe, et chaque scènes du film, jouant avec de belles lumières, ressemblent aux peintures du XVIII ème siècle. L'atmosphère du film, singulière, est aussi servie par des acteurs d'exception. ( le roman ne pouvait être que bien adapté, puisque c'est Quignard lui-même qui a travaillé au scénario...)
Ce film a le mérite de faire découvrir au "grand public" (passez moi l'expression) la musique renaissance, la viole de gambe ce si bel instrument. A part ça, l'intrigue, même servie par de bons acteurs (mention spéciale à Anne Brochet et Marielle), me semble "planplan". On ressent même un certain ennui à la fin du film (dernière demi-heure). Quant à Guillaume Depardieu, son nom n'excuse pas sa performance, particulièrement fade.
"Tous les matins du monde sont sans retour"... Un film triste, mélancolique, mais juste, ô combien juste. A tout point de vue. Il ravira les cinéphiles comme les mélomanes.. Marielle et Depardieu sont incroyables. La musique est géniallissme.
Un film qui n’est pas seulement un film. Un Film qui a su cueillir la beauté au cinéma, la poésie des mots de Pascal Quignard, la musicalité de l’oreille de Jordi Savall et surtout le regret, le désespoir et la douleur de l’homme qu’on aborde ici avec tendresse, pour ne pas oublier, dans l’espoir que cette musique, Le Tombeau des Regrets, nous quitte bientôt…à regret cependant.
Une immense deception et pensez bien que ça me chagrine de mettre cette note car c'est vraiment pas celle que je prévoyais. Cette adaptation du roman de Pascal Quignard malgré un charme certain dégage une lourdeur et un ennui assez écrasants. Les seules fois où l'on est comblé sont celles où l'on prend plaisir à écouter la divinité de cette musique. Mention spéciale aussi aux acteurs en particulier le troublant Jean-Pierre Marielle au sommet de son art.
Un film austère, très austère... à l'image de Monsieur de Sainte Colombe, aussi froid que rigoureux, le Bach de la viole de gambe. Et voilà que tout à coup, du fond de cet univers froid et dépouillé se laisse entendre l'âme même de la musique, aussi authentique que la douleur humaine la plus poignante. Alors tout se tait à l'écoute de ce "tombeau des regrets" joué en duo par le maître et l'élève. Tout s'éteint comme un cierge sur lequel on souffle, et la musique s'élève. Non, elle n'est pas cet assemblage de sons joués pour distraire la cour. Elle ne se prostitue pas. L'élève le comprendra enfin, dans cette ultime leçon, et leçon ultime, léguée par le maître...
Un film magnifique d'Alain Corneau (tiré du roman de l'excellent écrivain Pascal Quignard), très bien écrit, magistralement interprété, où le rapport à l'art (la musique ici)et la solitude est traité avec une grande justesse. J'en suis sorti vraiment remué. A noter aussi l'exceptionnel face à face entre Jean Pierre Marielle et Gérard Depardieu à la fin du film. Un film marquant pour ma part, à voir absolument.