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Jiminou76
10 abonnés
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3,5
Publiée le 3 novembre 2016
Un très beau film d'animation marqué par son univers japonais. Trop peut etre pour faire parfaitement mouche sur moi : certains personnages sont osés et apportent une pierre à l'édifice (Hiroka, Saotomé, le père...) social, mais on sent des revendications; sur la volonté de donner plus de poids à la parole de l’adolescent (sur la famille, sur les études...) ou à expliquer l'adultère ou la prostitution; importantes pour le Japon, mais bien moins pour l'Europe où nous sommes déjà engagés dans cette voie... Mais la beauté des décours, le rythme et cette joie de vivre emportent les coeurs au delà des frontières culturelles (oula c'est un peu la punchline facile mais je la crois vraiment pour cette occasion ^^)
Une hypothèse fantastique débouchant sur un scénario réaliste concernant un ado japonais,sa vie familiale,le collège,l'amitié,l'Art,la hantise de la mort et du suicide. Récit bien mené,captivant et émouvant,belles images et notamment les paysages,les décors et,entre autres un magnifique tramway
Vu le thème... je pensais voir un film lourd... dure rien de joyeux quoi... mais c'est pas tellement morbide ce film est en total opposition avec le thème à la fois léger et dramatique. J'ai vraiment aimé ce film. Graphiquement c'est magnifique et le scénario un peu moralisateur permet de voir le desespoir se transformer en espoir un vrai retour à la vie en fait. Très beau film
J'ai eu du mal à aller jusqu'au bout. La voix française de Pura Pura est juste horripilante !! Insupportable! Le scénario est prévisible au possible et tous les messages pleins de sens manquent clairement. Vraiment dommage.
Moraliste sans être moralisateur, interpellant sans être alarmiste, Keiichi Hara emploie avec Colorful un ton parfaitement juste pour faire état des difficultés qu'on peut éprouver à se sentir connecté au monde qui nous entoure et ainsi dépeindre la déprime, jusqu'à son basculement vers la dépression. Mais il ne s'arrête pas à cette facette, la plus sombre mais aussi la plus communément dépeinte, et s’attelle aussi à son pendant, plus rare mais aussi plus subtile et délicat à représenter, la façon dont quelqu'un de totalement désemparé reprend ses marques et retrouve goût à la vie. Colorful est profond et puissant dans la simplicité de ses propos et de la manière avec laquelle il retransmet les petits riens de la vie qui lui en donnent pourtant la couleur. Son approche si réaliste évince toute interprétation un tant soit peu poétique du sujet, qui aurait pourtant permis de transporter le spectateur vers l'onirique et l'engager à se bercer de cet animé plus volontiers à l'avenir. Car si celui-ci ne manque indéniablement de qualités compte tenu de ce parti pris, il se veut très terre à terre et, en n'offrant pas de bouffée d'air frais en contrepartie, étouffe quelque peu le public, qui ne s'y repenchera certainement pas une seconde fois de si tôt.
j'ai bien aimé le concept très coherant et très reflechi , a vrai dire nous sommes le reflet de nos pensees quotidienne aquise par le train de vie de celui-ci ;) un petit chef d'oeuvre , j'aurais malgrès tout accentué sur l'émotion ^^
Un très beau dessin animé, digne, poétique et aux grandes qualités formelles, mais également à l'ambiance très lourde, pesante (ce n'est pas une critique). Des thèmes difficiles sont abordés, comme la prostitution et le suicide de jeunes adolescents, l'adultère et ses conséquences sur un enfant, le harcèlement moral et physique en milieu scolaire des souffre-douleurs, le mépris des enfants pour leurs parents, l'incommunicabilité... Ennoncé comme cela, on pourrait avoir peur du glauque. Pourtant le film ne verse jamais dans la morosité dépressive, au contraire, il est plein de vie, d'une vie qui triomphe, malgré tout. L'introduction est fascinante, le dernier repas de famille bouleversant, une éloge de la seconde chance pétrie d'humanité et de sensibilité... Seul petit défaut, le film est un peu longuet et semble parfois chercher sa direction. Pas trop grave, tant ce colorful a ravi le fan de Taniguchi que je suis ( l'intrique de Colorful est d'ailleurs une cousine lointaine d'Un Ciel radieux).
Une très belle histoire, j'ai été emballée par le début du film mais j'avoue que la dernière partie m'a laissée sur la faim... Un excellent film avec lequel on ne s'ennuie pas et qui offre une belle morale
Une idée originale qui fonctionne parfaitement laissant flotter une magie troublante. Les problèmes du personnage appellent constamment le spectateur à la réflexion. Un scénario complet qui sert des dessins merveilleusement réalisés. D'une beauté rare.
Un film qui ne parlera qu'aux fans de mangas qui seront très indulgent et peu objectifs. Le passage par l'adolescence est difficile. Encore plus dans l'animation japonaise. Des dialogues inconsistants, des longueurs à n'en plus finir et surtout un intérêt proche du néant. Mais bon, apparemment comme tout le monde trouve ce DA très bon...
Abordant les thèmes difficiles de la prostitution et du suicide adolescents - entre autres - "Colorful" de Keiichi Hara est un film d'animation qui oscille entre fantastique et ultra réalisme. Celui-ci s'avère au final assez difficile à cerner, et surtout très inégal. Apparemment, la majorité du public semble avoir apprécié sa qualité graphique et son animation... Personnellement, je n'ai pas aimé... Tout n'est pas à jeter bien sûr, mais une majorité des plans - des personnages crayonnés sur des fonds en images de synthèse, ou encore de la 3D rarement bienvenue - n'ont été qu'un gloubiboulga d'images superposées et particulièrement disgracieuses à mes yeux - en particulier au milieu du film... Et justement, le milieu de "Colorful" n'en finit pas de traîner en longueur : cette passion de son nouvel ami pour les trains, par exemple, m'a profondément ennuyé - au-delà même de sa laideur visuelle. Pour le reste, il y a de très bons passages, de justes vérités sur l'adolescence, mais bon nombre d'autres séquences semblent totalement superflues et, à la longue, la vie du jeune Makoto au sein de cette famille aux personnalités fadasses m'a pour le moins lassé. D'ailleurs, les personnages ne sont globalement pas très attachants, et c'est étrangement celui de la jeune fille qui se prostitue qui m'a le plus ému - au cours de la plus jolie scène du film... La BO n'a rien d'exceptionnel non plus, mais je dois dire que le scénario est plutôt bien vu, et le twist final relativement efficace. Malheureusement, c'est son manque de rythme qui coule ce film qui n'est pourtant pas dénué d'intérêt sur le fond.
Jamais un film d’animation n’est allé puiser aussi loin dans les tréfonds de l’adolescence, abordant des thèmes aussi graves que la mort, la prostitution, la brutalité envers les plus faibles, le droit à la différence, cet ensemble d’écueils, qui pour certain est une véritable barrière à la vie qui s’offre. Sous l’apparente simplicité de son histoire, « Colorful » apporte réflexions profondes et stigmatise quelque peu l’inertie du monde des adultes, incapable de se souvenir de leurs propres peurs et émotions et trop occupé à affronter un monde souvent difficile, voire impitoyable. Cette fable fantastique, remarquablement écrite, tient sa force dans son propos qui n’est jamais racoleur, bien au contraire mais également par le vécu de cet esprit qui investit le corps de Makoto, jeune garçon qui s’est suicidé. C’est cette distanciation entre le spirituel et le charnel qui apporte au film une originalité dans le traitement, mais également dans l’émotion. Placé en témoin privilégié, le spectateur découvre par étape, en même temps que l’esprit, ce qui faisait la vie, de Makoto avant qu’il n’attente à ses jours. La famille (dont le relationnel est subtilement abordé), le lycée (prémices d’un monde adulte effrayant), l’art (comme moyen d’expression, ou exutoire). L’approche psychologique de chaque personnage, auquel est apporté un soin tout particulier, révèle un mécanisme de vie, dans les rapports humains mais également dans sa manière de l’appréhender. « Colorful » est extraordinaire, il dépasse le seul cadre de l’animation. Ce n’est pas seulement une culture qui nous est soumise dans sa complexité mais belle et bien une approche de la vie réaliste, devenant de fait universelle par sa force sensitive et l’espoir qui y réside. L’émotion, telle une symphonie de Mahler, est présente dès les premières scènes et ne cesse, à l’image d’une vague puissante, d’enfler, et l’on se laisse emporter par cette pression qui nous étreint. Il n’est pas étonnant que la toile sur laquelle travaillait Makoto nous montre un corps à la silhouette floue plongé dans un océan trouble, sombre et inquiétant. Ce corps si fragile sombre t-il ? Ou est-il appeler à remonter en surface ? C’est tout le propos de ce grand film, digne héritier d’un cinéma japonais ou brillent encore les feux de Ozu ou Mizoguchi.
Apres son chef d'oeuvre "un été avec Coo", Keiichi Hara revient en abordant un autre sujet sur fond fantastique : le suicide. Et c'est une réussite, tant au point de vue des dessins/musiques que du scénario, il est difficile de rester indifférent devant cette palette d'émotion. Keiichi Hara est définitivement un réalisateur à suivre de près.