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Kouto
29 abonnés
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4,0
Publiée le 14 septembre 2025
Pour son second long-métrage, le réalisateur Keiichi Hara tisse un drame familial au trait simple et épuré. L’antipathie que dégage le personnage principal, jeune garçon dont une âme s’est réincarnée en son corps après son suicide, va peu à peu se transformer au fur et à mesure que celui-ci redécouvre le plaisir de vivre et abandonne la solitude dans laquelle il s’était enfermé.
Karafuru intrigue une heure durant par la tension qu’il représente spoiler: entre la reproduction mimétique de la personne de Makoto Kobayashi, jusqu’alors inconnue et donc transmise par bribes au fil de la lecture d’un mystérieux carnet rouge, et l’affirmation du caractère singulier de l’âme qui l’occupe : notre protagoniste se fait à la fois acteur et spectateur des situations qu’il vit, si bien que les révélations successives éclairant la spoiler: conduite malheureuse du garçon le changent en moraliste soucieux d’observer d’abord son entourage avant de l’approuver ou de le disqualifier. Ce faisant, il oublie la raison principale qui régit sa réincarnation, à savoir l’identification de sa tare et les efforts entrepris pour la corriger. Le film anticipe quelque peu la série américaine 13 Reasons Why par la construction d’un dispositif de mise en scène permettant d’interroger spoiler: le mal-être adolescent , non pas ici au moyen d’analepses par cassettes interposées mais suivant l’idée d’un jeu de rôle : continuer l’existence d’un individu spoiler: qui devait s’éteindre à l’hôpital , remonter les différentes pistes à l’origine du spoiler: geste fatal . Cette enquête échappe à tout misérabilisme, préfère l’allusion ou la déambulation solitaire durant laquelle se décante un trouble du corps hôte redoublant celui de l’âme. Nous regretterons pourtant que la seconde partie, axée sur l’amitié naissante puis confirmée, énumère les clichés du genre au moyen d’un pathos facile : les spoiler: crises familiales et amicales se suivent et se ressemblent, reliées par des réconciliations niaises sur fond de refus de la normalité et d’éloge de la « palette de couleurs intérieures »… Sans oublier la musique larmoyante. Dommage.
Sans mièvrerie ni pathos cette comédie dramatique traite intelligemment de sujets âpres tels que le suicide, le harcèlement et même la prostitution de mineure. Avec pertinence et tendresse le scénario déroule une intrigue qui emprunte tant à la romance qu'au buddy movie et au policier qu'à la quête initiatique pour dresser le portrait subtil d'une âme en réinsertion au sein d'une famille confrontée à des difficultés universelles - qui s'incarnent pleinement dans la touchante scène du dîner final. Même s'il aurait été possible de raccourcir légèrement l'animé (notamment dans sa conclusion), l'ennui ne pointe pas grâce au dessin psychologique de l'ensemble des protagonistes, à quelques touches d'humour, à un univers fantaisiste singulier entre dessin urbain réaliste et paysages naturels irisés. Un joli conte qui bien que doux-amer encourage à célébrer les menus plaisirs de la vie et à savourer l'existence en créant chacun sa propre palette et un tableau personnel...
Dans une globalité le film est ennuyant , le passage du tramway n’était nécessaire à l’histoire. Le seul personne intéressant et appréciable du film (malgré quelques fois énervant) était Pura-Pura. Le sujet du suicide est globalement bien traité malgré que romantisé. Le personne principale est insupportable, comme ça sa copine aux lunettes. Bref 2h de perdue.
Un animé japonais de bonne facture qui aborde des thèmes difficiles comme le suicide et la persécution chez les ados. Au-delà du style graphique léché de Keiichi Hara (remarquable, notamment sur les plans extérieurs), Colorful contient quelques éléments fantastiques qui lui permettent de sortir des sentiers battus et qui entretiennent une forme de mystère sur les tenants et les aboutissants de l'histoire: celle-ci parvient parfois à s'élever et à offrir des moments forts, dans un registre généralement dramatique. Colorful n'est clairement pas destiné au très jeune public, il s'agit d'une œuvre mature, plutôt terre-à-terre, et assez profonde : un film d'auteur !
Un récit ambitieux sur le suicide et la différence avec une perspective intéressante mais que j'ai trouvé malgré sa pertinence trop modelée dans des mouvements d'ensemble distincts et pas nécessairement juste dans l'évolution du personnage. Le principe étant celui de l'inconnu c'est bien fait dans un sens mais dans un autre je n'ai pas accroché à certaines parties de cette histoire qui est bien complexe sans en avoir l'air. Cependant toujours dans ces animations qui parle des adolescents beaucoup de sensibilité, de joli moments et dessins. Orienté sur l'art pictural mais en fait trop ambitieux ; le sujet central disparait un peu sous une multiplicité de problèmes et circonstances cohérente et en perd une bonne part de son réalisme. Aussi on finit par y voir ou en retenir que ce que l'on en ressent ou ce que l'on en comprend.
Le scénario est pas mal, le dessin est particulier avec les filles qui ont des mains de camionneurs. Le seul problème c'est le synopsis du film où l'on comprend déjà la fin avant même d'avoir regardé le film.
Un film doux et sensible qui évoque joliment le mal-être adolescent. Avec intelligence et sans verser dans la mièvrerie, il réhabilite des valeurs telles que la famille et l'amitié. Il ne manquait pas grand chose pour en faire un chef d'œuvre : peut-être un trait de crayon plus affirmé et un peu plus de rythme...
Le film n'est vraiment pas mauvais, mais je n'ai pas réussie à m'attacher au personnage ayant une envie irrépressible à plusieurs reprise de lui donner des baffes car très souvent insolant et irrationnel dans ses actes surtout vis à vis de sa mère. Après je pense que c'est un ressentit plutôt personnel, surtout pour tous ce qui touche à la mère, et je comprends amplement pourquoi il a plu à autant de monde mais pour moi ce n'est pas un chef d'oeuvre ayant vu des films d'animations bien plus poignant et prenant.
Le début du film m'a laissé envisagé le pire: le petit ange est en particulier assez tête-à-claque. Mais le film surprend finalement dans sa composition avec un final émouvant. J'ai eu un coup de coeur sur la bande son.
Je m'attendais pas à un tel film. Excellent sans en faire trop. Des larmes de bonheur ! On pourra regretter quelques longueurs (non sans utilité cependant)spoiler: et le décalage "fantastique" du début, mais ça ne m'a pas dérangé plus que ça... #jsuispeutetreunpeusensibledanslefond
Colorful au delà d'une idée de base excellente, est une véritable expérience touchante sur les sentiments de la vie, la tristesse, l'amitié, l'amour, la haine ou encore l'ignorance ou l'incompréhension, et c'est tellement bien traité, le personnage passe de l'insupportable au touchant, certaines scènes sont bouleversantes, notamment celle avec hiroka sous ce pont qui est juste à pleurer, on passe de scènes dures à regarder comme celles avec sa famille, a des moments de bonheur avec ses amis, c'est un film sur la vie et même si les thèmes abordés sont très dures, on en ressort avec le sourire, si vous n'êtes pas bien, je pense que ce film vous remontera le moral. 18/20
B mol sur la lenteur. La lenteur est essentielle à ce film, mais la c'est un peu trop. J'ai trouvé certains personnages en VF particulièrement grisant (tonalité de voie), mais si vous faite abstraction d'un personnage mal doublé, c'est juste grandiose, poétique, avec des piques dans les dialogues qui permettent de tranché certains passages et rythment l'histoire.
Bien appuyée par le dessin, l'histoire qui se découvre petit à petit est vraiment saisissante. je peux pas en dire plus pour pas gâché le plaisir.