Colorful
Note moyenne
4,1
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99 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 mars 2012
"Colorful" est un très beau film, c'est incontestable, peuplé de moments hyper touchants, un peu trop touchants même (l'émotion du spectateur est parfois "forcée" par des scènes exagérément déchirantes, et là je pense à celle du repas familial où il est question du futur lycée de Makoto), mais sa structure quelque peu grossière (aux discordes et crispations de la première partie, succède une réconciliation générale dans la seconde) rend l'ensemble facile et décevant, ce qui édulcore un peu la chaleur et l'énergie positive qui s'en dégage (finalement, cinématographiquement parlant, n'est-il pas plus intéressant de voir, comme chez Cronenberg ou Scorsese par exemple, une trajectoire personnelle se briser plutôt que de continuer tranquillement sa route, de regarder un destin humain subir une longue dégradation sociale, morale ou corporelle l'emmenant jusqu'à la mort plutôt que de se reconstruire petit à petit pour épouser la cause de la vie ?).
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mars 2012
Trois ans après « Un été avec Coo », Keiichi Hara est de retour avec « Colorful », oeuvre aussi séduisante par moments qu’elle est agaçante à d’autres. On y retrouve d’emblée un univers très personnel, celui d’un réalisateur doué pour le fantastique, comme en témoigne une introduction aussi étonnante qu’envoûtante mettant en scène l’au-delà. Celui-ci nous apparaît comme un endroit mystérieux et intrigant, d’où surgit le personnage de Pura-Pura, ange-gardien vif et malicieux, apportant une touche de gaieté totalement inattendue. Ce préambule laisse augurer le meilleur pour la suite, et nous ne serons d’ailleurs jamais déçus de ce point de vue tant le merveilleux constituera l’une des forces du film. Cette idée de la seconde chance offerte après la mort à un adolescent qui vient d’essayer de se suicider et son regard nouveau porté sur le monde et le dénouement, poétique à souhait, sont les bienvenus ; ils apportent une âme, une chaleur, une émotion et même un humour permettant au film de se démarquer du tout-venant. Malheureusement, plus proche du rythme contemplatif d’un Mizoguchi que d’un Miyazaki, le long-métrage souffre d’une lenteur qui nous fait parfois décrocher. Le montage, au milieu de quelques fulgurances et plusieurs scènes très réussies, aurait gagné à être resserré. La faute aussi à une approche psychologique à peine convaincante, notamment lorsqu’il s’agit de nous faire plonger dans le quotidien répétitif de la famille du héros, le jeune Makoto. Que ce soit son frère, son père ou sa mère, chacun manque cruellement de personnalité, ce qui rend tout relationnel avec ce dernier poussif et fade. C’est d’autant plus regrettable que l’adolescent lui-même échoue à provoquer toute empathie. Personnage intrinsèquement énervant durant près d’une heure et demie, Makoto n’évolue positivement que sur le tard. Son voyage vers un regain d’humanité est tardif et brutal, laissant peu de place à l’émotion ainsi qu'à une réelle identification avec sa personnalité. Le film peut heureusement compter sur quelques beaux personnages : Saotome, l’ami de classe, patient et généreux, apporte une vraie touche de sensibilité à l’oeuvre, tandis que la belle Hiroka et son étonnant secret, à l’origine sans doute de la plus belle scène du film, donne à l’ensemble une maturité aussi réelle qu’inattendue. Grâce à eux, le manga gagne en substance et en profondeur, preuve de l’importance souvent mésestimée et pourtant essentiel des rôles secondaires. Du coup, il y a à boire et à manger devant ce spectacle par ailleurs très élégant d’un point de vue technique (les couleurs pastel chaleureuses alternent harmonieusement avec des teintes plus sombres, représentatives du quotidien de l’adolescent). S’il ravira les amateurs de fantastique et ceux qui chérissent les belles histoires sur l’adolescence (la façon dont traite Hara l’univers du lycée est un régal), il laissera ceux ayant besoin de rythme et d'un protagoniste principal attachant sur leur faim.
Vivien19
Vivien19

69 abonnés 443 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2012
Après le prometteur Un été avec Coo il y a deux ans, le metteur en scène nippon Keiichi Hara fait son retour avec Colorful. Là où Colorful diffère de ce que l'on a l'habitude de voir récemment au pays du soleil levant, c'est qu'il s'intéresse à la vie quotidienne, avec certes un postulat fantastique, mais en grande partie mis en retrait par le déroulement de l'histoire. Car Colorful aborde avec intelligence des sujets aussi sérieux que le suicide, l'adultère, la prostitution infantile ou la discrimination mais en gardant une pudeur et une distance assez remarquables avec la véritable violence physique dont il aurait put souffrir. Car avec ces sujets tabous de l'animation mais bien réels, Hara arrive à donner vie à ses personnages, si bien que le quotidien de ce jeune garçon devient réel et l'histoire prend réellement vie. On aura rarement vu un dessin-animé aussi réaliste et aussi véritable sur les sujets qu'il dénonce.
Car Colorful s'attaque aussi à la société, aux secrets, aux failles de notre société moderne, le tout avec une intelligence et une pudeur rarement vu dans ce domaine. Pour parler de l'animation en général, même si ce n'est pas révolutionnaire (dut aussi au fait qu'il n'y a rien de fantastique donc qu'on a pas besoin de faire une débauche de scènes d'ampleur fantastique), reste d'une qualité plus qu'acceptable. Dégageant une beauté hors normes et un réalisme déstabilisant, Colorful n'est cependant ni un chef d'oeuvre ni une révolution, c'est un OVNI, un film remarquable à voir absolument et qui a souffert du fait que ce n'est ni un Ghibli ni un MadHouse. C'est un film d'animation nippon qui défit les règles du genre et qui se révèle un très bon film qui reste une tragédie des plus belles et des plus réussies. Hara est dorénavant l'un des réalisateurs d'animation japonaise les plus prometteurs du moment.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2012
Une histoire belle, un poil mélancolique, un peu à la façon de Capra mais avec la touche japonaise. La délicatesse avec laquelle le réalisateur raconte cette renaissance touchante émeut instantanément. Tout y est permis: des petits détails a priori anodins donnent toute leur saveur à l'histoire et participent à la beauté du film. La gravité de certaines situations étonnent et nous rappellent que "Le tombeau des lucioles" avait déjà ce pouvoir: simplement bouleverser. "Colorful" traite d'un autre sujet, il n'a pas la même puissance, mais il s'en approche souvent.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2012
Phénoménal ! KAZE revient avec une merveille ! "Colorful", aucun autre mot ne peut mieux le qualifié ! Et dans cet aspect esthétique se cache l'émotion, qui fait de nous, objet de contraste, de doute mais également de confiance. La simulation sympathique d'une seconde chance face à la mort, nous illustre bien en même tant, tout ce qui nous touche en tant qu'adolescent ! L'aventure du héros est à son comble, on redécouvre la vie du jeune par le biais d'un "esprit" différent ! La mise en valeur des couleurs, au sens métaphorique du terme, rend toute personne aussi bien admirable que chaotique !
Une liberté n'est pas un jeu, et n'est pas donner à tout le monde. La vie est dure, certes, il y a un certain équilibre à gérer entre notre liberté et nos ambitions. La seule clémence qui nous est offerte reste nos sentiments et notre volonté, les seules choses qui nous permettent de nous définir !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 janvier 2012
"Colorful" de Keiichi Hara traite frontalement le thème de l'adolescence. Si certains des aspects abordés sont universels (comment trouver sa place dans ces micro-sociétés que sont la famille, l'école, les amis ?), d'autres sont plus spécifiques à la société japonaise (suicide et prostitution des ados, notamment).
On le voit, tous ces thèmes sont très forts mais leur traitement est nettement plus simpliste. Les causes du suicide de Makoto telles qu'elles nous sont exposées apparaissent plus comme des évènements déclencheurs que comme les sources profondes d'un mal-être qui resteront mystérieuses. A ce mal-être, Hara oppose sans cesse les petits bonheurs du quotidien (un dessin, un bonbon offert, un repas partagé...) comme pour nous marteler que la vie vaut d'être vécue. De la même manière, chaque contrariété, chaque accident de la vie à son antidote : la faute/le pardon, la déception amoureuse/l'amitié, le spleen/l'art... Tout ceci n'empêche cependant pas le film de conserver une tonalité assez sombre dans la globalité de son propos et notamment dans les scènes familiales, d'une rare pesanteur pour un dessin animé.
A l'image de la peinture sur laquelle travaille Makoto et dans laquelle il trouve un semblant de sérénité, le scénario passe de l'obscurité à la lumière, de la dépression à la joie, par petites touches. Très sombre également d'un point de vue design (les limbes, la chambre de Makoto...), le film se colore petit à petit (d'où le titre !) en fonction de l'évolution des sentiments du personnage principal.
Au niveau technique, pas grand chose à dire, l'animation est proprette et classique, à part l'intégration de prises de vues réelles dans une jolie scène de visite de la ville. On est loin des innovations visuelles d'un "Amer Béton" ou d'un "Mindgame", par exemple.
Avec "Colorful", Keichi Hara nous livre donc un film sur les adolescents, plutôt destiné aux adolescents. Cela n'empêchera pas les adultes d'y prendre beaucoup de plaisir malgré la durée du film (plus de deux heures pour un anime, c'est long, quand même) et les quelques temps morts qui le parsèment. Le précédent film de Hara, "Un Eté avec Coo" était destiné aux enfants, on attend donc avec impatience son prochain.
hulot02
hulot02

19 abonnés 193 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 décembre 2011
Réalisé avec une rare délicatesse et une grâce certaine, cette hymne à la vie charrie des thèmes essentiels sublimés par un traitement riche et subtil. Mettant en exergue la responsabilité affective que tout un chacun a envers ses proches, le film montre à quel point notre existence est un savant rouage de relations humaines ou chacun a une place essentielle. Traversé de superbes idées poétiques (le magnifique déambulage suivant l'ancienne voie de chemin de fer ...), Colorful est un moment magique et émouvant. A voir absolument.
Pascal H.
Pascal H.

6 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2011
Colorful est l'histoire prenante d'une âme a qui l'on donne une seconde chance, une seconde vie, en intégrant le corps dont l'âme précédente s'est suicidée. Le scénario de base ainsi que la mise en place des personnages et de l'intrigue nous tient forcement en haleine. On veut savoir ce que va devenir le personnage et on est agréablement surpris et touché par la tournure des évènements. Autant on touche au domaine du spirituel, autant on revient vite à une histoire plus terre à terre qui nous fait prendre conscience de notre place en ce monde. Beaucoup d'émotions passent au travers des différents personnages, la mère en particulier. spoiler: La culpabilité qu'elle ressent car les médicaments utilisés par son fils étaient les siens, la gêne et l'effondrement que l'on perçoit lorsque son fils lui fait comprendre qu'il est au courant de la relation qu'elle a entretenu avec son professeur de flamenco ou l'épuisement à essayer de récupérer son fils, celui qui la déteste et enfin la joie qu'elle a quand ce dernier se remet à manger ses plats. Tout cela est extrêmement bien porté par le dessin.
On est pris par cette affaire de famille et par le devenir de cette "lucky soul". Une très belle histoire qui souffre de certaines lenteurs, surtout sur la partie du tramway, mais qui derrière nous offre un très beau message. spoiler: Que la vie n'est faite que de bonheurs simples et qu'il faut savoir regarder et apprécier simplement ce que l'on a. La première scène à table lors de son retour de l'hôpital, c'est tout cela. Il se demande sur le coup, mais pourquoi il s'est suicidé? Sa famille est parfaite. C'est là où il voit le plus clairement, là où il n'est pas pris par son propre ressenti. Et que même si cela n'est pas évident au premier abord, on a tous sa place ici bas.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 décembre 2011
J'ai découvert ce film d'animation lors du salon d'Annecy 2011. J'ai été très agréablement surprise!
Je ne m'attendais pas à autant d'émotions : on se retrouve pris dans l'histoire de ce garçon.
A voir!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 décembre 2011
HYMNE A LA VIE : Sous son histoire sombre et pessimiste, "Colorful" est en fait un immense hymne à la vie, à la seconde chance et la rédemption. Makoto se voit transporter par un processus de Métempsychose dans un nouveau corps, pouvant ainsi gagner une seconde vie ; mais c'est une période d'essai, il doit s'éloigner des erreurs du passé et parvenir à convaincre "ses juges" qu'il mérite de ne pas sombrer dans le néant et la mort. La trame n'est certainement pas follement originale mais elle s'assume pleinement. On suit alors les déambulations spirituelles douloureuses de ce jeune adolescent, bouleversé, désireux d'être seul et de ne point perpétuer le lourd fardeau de son existence. Mais peu à peu, les choses changent, au fil des rencontres et des connaissances, Makoto prend gout à la sève qu'il inhale, qu'il absorbe et se rend compte que, peut-être, le bonheur est envisageable. Commence alors une période faite de joies pleines et de profondes désillusions. Le film, à travers un graphisme simple mais réussi, explore les fantômes et les drames de l'adolescence ainsi que ceux d'une société japonaise ( pas seulement ) perdue dans ses propres dérives. Solitude amicale, sociale, familiale, désamour des parents, pensées lugubres, mortuaires, haines, violence, amour, désir sexuel, art : tout y passe et c'est pour notre plus grand plaisir que s'ouvre un océan de possibilités et de question à poser. La réponse, elle, vient à la toute fin, surprenante mais parfaitement logique après réflexion ; "Colorful" se révèle être, au fond, une incitation vers la vie, la croyance à la jouissance sur terre malgré les formes et le caractère tellement emprunt de tristesse et de douleur qui accompagnent l'ensemble des deux heures. Un reproche tout de même ; quelques longueurs nuisent à la qualité de la narration et viennent troubler ce récit qui mériterait d'être tout aussi bien projetés que les navets d'animation fréquemment proposés, connaissant la docilité du public enfantin hélas...
gemini-hell
gemini-hell

31 abonnés 395 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 décembre 2011
Après une entrée en matière prometteuse, le récit a une fâcheuse tendance à s’enliser. Sorti des limbes, Makoto et son réapprentissage de la vie semble nous envoyer là d’où il vient justement. Du point de vue de l’animation, il ne faut s’attendre à aucune originalité : si l’image est agréable à regarder, elle est toutefois comparable à celle d’autres dessins animés japonais connus (le graphisme en général, les mouvements des visages et des corps, un effet de glisse dans les déplacements de ces derniers). Et puis la durée du film : deux heures, c’est beaucoup trop long pour maintenir éveillée la curiosité du spectateur.
jeremie747
jeremie747

48 abonnés 484 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 novembre 2011
« Colorful » est un dessin animé japonais, qui part d’une jolie idée. Une âme pécheresse se voit attribuer une deuxième chance, elle va pouvoir revivre dans le corps d’un adolescent qui s’est suicidé.

Le film commence de façon très onirique, dans un purgatoire un peu étrange et dont l’ambiance rappelle l’atmosphère de certains romans d’Haruki Murakami puis très vite bascule dans un réalisme assez basique.

Le scénario tient la route et le réalisateur construit une belle histoire d’amitié et un petit suspense autour de la recherche de la faute qu’a bien pu commettre l’âme pécheresse.

Cependant, on ne peut s’empêcher de penser que la philosophie de comptoir déployée pendant l’ensemble du film n’est supportable que parce qu’elle est déclamée en japonais. Pour une raison qui m’échappe, on est beaucoup plus indulgent avec le cinéma asiatique, tolérant une sorte de naïveté zen qui nous paraitrait d’une incommensurable banalité en français.

En réalité le film a probablement valeur de fable sociale à destination des jeunes japonais qui sont de plus en plus à se suicider, incapables de supporter la pression que leurs parents et professeurs font peser sur eux. La morale du film semble vraiment être un message à destination de ces adolescents, une façon de leur dire que la réussite académique n’est pas primordiale.

« Colorful » se laisse donc regarder mais est à la fois un peu long et pas toujours très intéressant. Il aurait sans doute gagné à garder un peu plus l’ambiance ouatée et mystérieuse des premières minutes du film.
ThiHat
ThiHat

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2011
J'ai beaucoup, vraiment beaucoup aimé ce film. J'ai adoré les dessins, des paysages et des personnages ; les voix japonaises ; l'histoire ; la musique aussi. C'est un film qui fait réfléchir, méditer, philosopher, tout en restant simple dans la forme. Il est à la fois très drôle et émouvant, on ressort de la salle de cinéma changé, on ne voit plus la vie de la même manière. C'est un chef-d'oeuvre, tout simplement. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un film aussi sensible et bouleversant. Allez le voir !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 novembre 2011
Que dire ... si ce n'est que je ne mets pas les 5 étoiles parce que le film est parfois un peu longuet ! Mais sinon, il n'y a vraiment rien à jeter, le dessin de l'animation n'est pas un problème, même s'il n'est pas parfait, les personnages sont tous tellement attachants avec leur histoire différente et tragique, la musique est somptueuse, passant d'une mélancolique à une plus "rock" , pour souligner les moments de lueur, d'espoir dans la nouvelle vie de Makoto. Et la profondeur des dialogues nous fait oublier que des films tels que Twilight ou Transfomers existent. A voir et revoir, sans problème ! :-)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 décembre 2014
Absolument magnifique, comme film. Délicat, douloureux, plein de justesse, d'humanité et de tendresse... Le graphisme est superbe et explore à merveille la part poétique de l'ordinaire. La méchanceté, la dureté, la surdité sociale, la solitude du cœur sont décrites avec lenteur et simplicité ; mais le film tout entier chemine vers la joie. On en sort plus paisible et plus heureux qu'on y entre ! :-)
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