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Un visiteur
4,5
Publiée le 30 juillet 2012
Des claques. C'est un peu ce que l'on a envie de mettre dans la tête du jeune protagoniste pendant un bonne partie du film. Très réaliste, dur quelque fois, Colorful nous emmène dans une histoire pas très drôle, pas vraiment encourageante et pourtant pleine de poésie. On apprend à accepter et comprendre ce gamin égoïste, réservé et mal dans sa peau. On tente de se mettre à sa place, à se demander comment on aurait réagit. Puis on se découvre une empathie naissante, jusqu'à l'arrivée de cette jolie fin sans qui le film n'aurait surement pas cette douce et agréable saveur.
Un film d'animation japonais à conseiller, assurément.
Absolument magnifique éxtrêmement riche en émotions, ce film nous montre la dure réalité de la vie et en extrait toute sa poésie avec brio. Personnages attachants et visuellement splendide de réalisme. Peut-être un peu étiré sur la longueur mais c'est le genre de film qui redonne le moral dans des moments de faiblesses. 21 / 20
Un des meilleurs films d'animation du moment, je vous le garantis, à voir sans hésitation. Tout est beau, les dessins, l'histoire, le message... Après "Un été avec Coo" Keiichi Hara continue de nous émerveiller, voir même plus avec Colorful.
Sur le sujet délicat du suicide des adolescents, Keiichi Hara nous offre avec son "Colorful" un périple patient à travers la vie de l'un de ces ados qui, un jour, sans que son entourage sache pourquoi, a préféré en finir en avalant les somnifères de sa mère. C'est accompagné d'un ange un peu paradoxal qu'une âme perdue doit affronter les milles tourments de la vie d'un lycéen presque ordinaire, rejeté par ses compagnons et doté d'un réel talent artistique. Curieusement, "Colorful" prend son temps avant de vraiment nous intéresser, et choisit d'entretenir longtemps un sentiment maussade, certes pertinent par rapport à son thème, mais pas forcément aimable pour le spectateur. Puis, un à un, les éléments du film se mettent en place, et nous voilà soumis, comme le personnage principal, à une sorte de "révélation" sur la complexité de la vie et des êtres. Il est vraiment dommage que le rythme du film soit lent, on regrettera également des dessins un peu irréguliers et une animation pas très fluide. Le film m'a donné une impression mitigée, une petite déception en comparaison du 1er film de Hara, Un été avec Coo.
Sur le sujet délicat du suicide des adolescents, Keiichi Hara nous offre avec son "Colorful" un périple patient à travers la vie de l'un de ces ados qui, un jour, sans que son entourage sache pourquoi, a préféré en finir en avalant les somnifères de sa mère. Comme souvent dans l'univers du manga, le thème est abordé sous un angle apparemment fantastique, qui peut également rappeler celui que Capra utilisait dans "la Vie est Belle" : c'est accompagné d'un ange un peu paradoxal qu'une âme perdue doit affronter les milles tourments de la vie d'un lycéen presque ordinaire, rejeté par ses compagnons et doté d'un réel talent artistique. Curieusement, "Colorful" prend son temps avant de vraiment nous intéresser, et choisit d'entretenir longtemps un sentiment maussade, certes pertinent par rapport à son thème, mais pas forcément aimable pour le spectateur. Puis, un à un, les éléments du film se mettent en place, et nous voilà soumis, comme le personnage principal, à une sorte de "révélation" sur la complexité de la vie et des êtres. Si c'est un peu "chargé" - une succession de scène superbes et émotionnellement fortes -, ce n'est pas - heureusement - aussi simpliste qu'on pourrait le craindre : la surprise finale et la conclusion, pour donner un sens à l'histoire, n'en restent pas moins douces-amères. On regrettera des dessins un peu irréguliers, une animation pas très fluides, et surtout une variation excessive de la technique utilisée pour les décors, ultra-réalistes et souvent magnifiques : ce petit bémol n'empêche pas "Colorful" d'être une belle expérience de cinéma intelligent.
Un bon film. Un hymne à la vie. Mais niveau réalisation, pour un grand film d’animation japonais, c'est vraiment basique... Les musiques sont biens mais on les entend presque jamais. Dommage. Sinon, niveau décors j'ai trouvé ça super beau, trop beau même. Et en effet, à certains moments, on voit facilement que ce n'est qu'en fait des photos adaptées en dessin en les trafiquant sur photoshop ou autre j'ai l'impression. Heureusement, l'histoire reste la partie la plus intéressante, avec un rendus très réaliste de la persécution au Japon et le taux de suicide des jeunes qui ne cesse d'augmenter avec les années.
Ce film aborde avec tendresse et sincérité le thème du suicide juvénile, devenu un fléau au Japon. La première partie alterne humour et tragique à merveille, tandis que la gravité qui tapisse le fond de l'histoire s'installe ensuite, rendant l'évolution des personnages un peu plus plate. Mais le réel intérêt de cet animé réside en ce qu'il parvient à fouiller dans notre psychologie toutes sortes d'émotions, lacrymogènes pour certains, seulement nostalgiques pour d'autres. Car en effet, la figure maternelle présente tout au long du film, par son constant chagrin, aurait presque le don de culpabiliser le spectateur (qui se sera identifié au préalable au jeune Makoto) et nous renvoie à des souvenirs de notre propre enfance. Dans ce climat familial oppressant où l'on fait "comme si de rien n'était", notons aussi le grand frère taciturne, frigorifique, plongé corps et âme dans ses études, tout l'inverse de son frère, et au milieu, le père, mou celui-là, qui ne fait montre d’aucune personnalité. Finalement, ce sont deux heures de dessins éblouissants, plein de couleur, qui se soldent par un timide rebondissement et une fausse morale. Mais bon l’intention y était et Keiichi Hara impose son talent en tant que peintre miniaturiste de la société nippone. Et ça c’est balèze !
Voilà un très bon film d'animation qui se veut résolument optimiste avec un bon scénario et une musique appropriée et sympa. Le film aborde un sujet sensible (le suicide d'un ado, Makoto), son retour à la vie via un esprit, une âme qui se glisse dans son corps et dans son quotidien... Un beau film d'animation, sérieux et pour adultes. A voir.
Un beau film, indépendant et original accompagné d'une magnifique bande son. Les dessins sont très beaux et la poésie légère est vraiment agréable. Il n'y a que des bons sentiments dans ce film.
Colorful est un film d’animation bien mis en scène qui aborde un sujet grave et véhicule de grandes questions sur l’amour de la famille, la vie, la mort… Le réalisateur sait intéresser le public en ménageant un suspens autour du personnage principal, même si ce suspens ne tient pas tout le long. Qu’importe, il reste un beau film avec un beau message.
Colorful est un trés beau dessins animé.Beaucoup d'arriere plan semblent etre de véritable photos ou evoluent les personnages.L"histoire est intriguante et la musique digne d'un film,ce qui donne un réel cachet à cette oeuvre.Dommage que le coup de crayon des personnage soit moyen,on est loin du presque parfait 'Ponyo sur la falaise"
Esthétiquement réussi, Colorful livre quelques messages pseudo philosophique qui passent plutôt bien, mais il m'a semblé être clairement trop long, pour un final somme toute trop prévisible.
Un esprit gagne une deuxième chance de vivre à condition d'apprendre de ses erreurs. Il renait dans le corps de Makoto, un élève de 3ème qui vient de mettre fin à ses jours. L'esprit doit endurer la vie quotidienne de cet adolescent mal dans sa peau. Avançant à tâtons, s'efforçant de ne pas reproduire les fautes de Makoto, il va finalement découvrir une vérité qui va bouleverser son existence.
Film d'animation Japonnais poétique qui donne un message d'espoir.
Tout en donnant une vision très dure sur l'adolescence et le monde qui les entourent auquel certain sont particulièrement sensibles, le film traite aussi des rapports humains.
Jolie histoire pour un film qui vaut le coup d'oeil.
Sympathique. Voilà le premier mot qui me viens à l'esprit pour qualifier ce "Colorful". Tout d'abord, j'ai été sur le cul (pardonnez moi l'expression) pour la qualité des dessins de l'environnement, on croierait carrément de l'image de synthèse tellement tout est bien fidelisé. Pour les personnages, c'est un peu moins le cas mais rien d'alarmant, ne vous iqnuiétez pas. L'histoire est intéressante et plutôt originale même si certains points ont déjà été abordés quelques fois dans l'histoire du cinéma. Certaines choses m'ont dérangées comme le personnage d'une des filles ou encore la longueur du long métrage d'animation. Ce qui est bien, c'est que dans la première partie, on ne s'ennuie pas, tout comme la deuxième, mais cette dernière possède quelques scènes de pleurnichages dont je me serai bien passé. La bande son est adéquaté quoique un peu farfelue par moment. En bref, j'ai passé un bon moment même si je pense que quelques détails auraient pu en faire un super film. 12/20.
Formidable dessin animé japonais. Après quelques instants de déceptions, je retrouve le même émerveillement que dans Un été avec COO. Le travaille des animateurs est superbe, car il ne devait pas être simple d'animer si bien tous les petits rien de la vie quotidienne. C'est paradoxal pour une histoire sur l'Après-Vie dont on commence bien tardivement à s'intéresser en Occident. La musique et l'image en contrepoint s'enrichissent constamment. Les décors de paysages et d'agglomérations urbaines sont superbes, avec des tons pastels. Ce dessin animé est un chef d'œuvre dans le mesure où sont traité, encore une fois, les petits riens mais aussi les drames de la vie quotidienne dans notre monde spatio-temporel.
Keiichi Hara se fait un maître des descriptions de la vie familiale orientale, hélas contaminée ou plutôt minée par le mercantilisme occidentale, avec son délire technologique qui paradoxalement fait que l'on communique de moins en moins, et que l'on s'enferme de plus en plus dans sa bulle de l'ego ou égoïsme. Contamination occidentale qui conduit à la pensée unique, à la mondialisation en forme de stéréotype, de norme, de robotisation, ce qu'aborde Keiichi Hara dans le long et intéressant interview se trouvant dans le DVD. On peut résumer ça par le drame de l'instinct grégaire, se fondre dans le groupe, au point de ne plus exister, alors que tout de même : chacun est unique. Il ne faut pas oublier aussi le point de départ de Colorful : le suicide d'un jeune adolescent. D'après K. Hara 30.000 personnes se suicident chaque année au Japon. L'esclavage au travail et la compétition et la rentabilité doivent en être une grosse cause. Et parmi ces suicidés se trouve des collégiens et élèves du primaire. Les brimades et rejet par les autres dans les lycées et autres méchancetés humaines y sont une cause de suicide. Mais on trouve tout de même des amis, même sur l'Internet...